environnement
334.000 tonnes d'équivalent CO2, les émissions d'ANNECY
Le premier comité de pilotage (COPIL) du plan climat d'ANNECY, associant de nombreux partenaires institutionnels de la Ville, a eu lieu ce mardi.
J'y reviendrai longuement.
Je vous livre dans un premier temps, le chiffre des émissions de gaz à effet de serre des annéciens, soit 334.000 tonnes d'équivalent CO2 qui intégre tous les aspects de la vie quotidienne des habitants d'ANNECY et du fonctionnement de l'économie locale : habitat, déplacement, consommation, tourisme, industrie, etc.
Le logement se taille la part du lion dans ces émissions : nos maisons et nos immeubles sont trop peu isolés et l'efficacité énergétique est mauvaise.
Regardez dans les vitrines des agences immobilières annéciennes les étiquetages de consommation
énergétique et le nombre d'étiquettes vertes !
D'après un participant au COPIL, l'effet se fait déjà sentir dans les transactions immobilières. Les acheteurs tirent argument de la faible efficacité énergétique d'un appartement pour négocier le prix à la baisse au motif des travaux d'isolation à réaliser.
Les locataires prennent en compte aussi cet étiquetage en compte dans la mesure où cela leur permet de mesurer tout de suite l'aggravation que cela va générer sur leurs charges locatives.
Nous avons donc un chantier de première ampleur et d'une grande complexité à conduire, car le changement passera par les conseils syndicaux et les assemblées générales des copropriétés qui doivent s'approprier cette nouvelle donne immobilière et énergétique.
La commune peut avoir un rôle incitatif, mais la décision d'investissement relève de chacune de nos copropriétés : les assemblées générales de propriétaires, nouvel espace écologique ?
Il va falloir le prendre en compte. Ca chauffe !
Gilles-Eric SERALINI a bien été diffamé
L'excellente lettre électronique d'Inf'OGM à laquelle je vous conseille de vous abonner vient de publier l'article ci-joint qui se félicite de la victoire obtenue par le chercheur Gilles Eric SERALINI (on se souvient du débat au Lycée agricole de POISY avec un représentant de MONSANTO il y a quelques années avec délectation).
OGM - L'AFBV reconnu coupable de
diffamation
par
Le mardi 18 janvier, le tribunal de Paris a rendu son délibéré dans le procès qui opposait Gilles-Eric Séralini, chercheur en biologie moléculaire à l'Université de Caen et Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN [1], et l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), présidée par Marc Fellous.
Le tribunal a condamné l'AFBV à 1000 euros d'amende avec sursis, un euro de dommages et intérêts (ce qui avait été demandé) et 4000 euros de frais de justice.
Corinne Lepage, présidente du CRIIGEN, contactée au téléphone par Inf'OGM, s'est tout d'abord réjouie de cette victoire, d'autant qu'elle reconnaît qu'elle n'était pas optimiste en sortant de
l'audience qui s'était tenue le 23 novembre 2011. « On ne peut plus dire n'importe quoi sur les lanceurs d'alerte », commente-t-elle.
Et elle ajoute : « C'est la première fois qu'un lanceur d'alerte n'est pas sur la défensive mais en offensive ».
G.-E. Séralini avait attaqué l'association et son président en justice, considérant qu'ils avaient diffamé ses travaux de recherche qui remettaient en cause l'innocuité de plusieurs maïs
transgéniques de Monsanto [2].
En effet, à plusieurs reprises l'AFBV avait cherché à jeter le discrédit sur les travaux de G.E. Séralini.
[1] Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique
[2] MOBILISATION - Soutien à Gilles-Eric Séralini, un lanceur d'alerte attaqué
DIOXINES, encore et toujours...
Je suis devenu bien malgré moi, un "spécialiste" des dioxines sur le plan judiciaire, avec la catastrophe de l'incinérateur de GILLY SUR ISERE.
On pourrait penser que ce type de catastrophe va permettre de rendre les organismes de contrôle plus vigilants, compte tenu de la notoriété médiatique de tels dossiers.
Il n'en est rien.
En FRANCE, les choses sont encore plus graves puisque ces organismes de contrôle sont démantelés lorsqu'ils relèvent de l'Etat (voir la dilution des DRIRE dans les DREAL), ceci étant encore aggravé par la réduction des effectifs.
Et que ceux qui dépendent des différentes agences de vigilance créées pour certaines entre 1997 et 2002 sont déjà sujettes à toutes les interrogations.
La dernière en date étant l'affaire du MEDIATOR, absolument invraisemblable. Il faut lire l'article du Dr Irène FRACHON dans le dernier numéro de XXI, dont je vous recommande la lecture pour l'ensemble de la parution (en vente dans les librairies, pas chez les marchands de journaux...)
Et voilà qu'en ALLEMAGNE, un scandale de même nature met à nouveau en cause les dioxines et l'alimentation animale
:
BERLIN (AP)
Le scandale de la dioxine a rebondi samedi en Allemagne avec la décision des autorités d'interdire à 934 exploitations agricoles supplémentaires de vendre des oeufs, de la volaille ou du porc après la découverte de ce qu'un fabriquant avait dissimulé la livraison d'alimentation animale potentiellement contaminés.
Le parquet du land de Basse-Saxe a ouvert une enquête et la police a perquisitionné plusieurs des bureaux du producteur, a précisé la ministre de l'Agriculture, Ilse Aigner. "C'est un scandale dans le scandale", a-t-elle constaté, critiquant "la qualité de la surveillance de l'alimentation et des aliments pour l'élevage par les autorités régionales".
Le ministère de l'Agriculture de Basse-Saxe estime que des produits, "principalement des oeufs" des exploitations ont probablement été vendus depuis dix jours mais que "la consommation de ces produits ne représente pas de risque sanitaire" étant donné le faible niveau de contamination.
Le scandale a éclaté la semaine dernière lorsque des enquêteurs ont découvert des taux excessifs de dioxine dans des oeufs, des poulets et quelques porcs. Les autorités ont fait abattre des centaines d'animaux et suspendu les ventes de 5.000 exploitations.
Seules 400 étaient encore sous le coup de l'interdiction vendredi mais la Corée du Sud et la Chine maintiennent leur gel des importations de porc et de volaille allemands.
Les autorités allemandes sont remontées jusqu'à la société Harles & Jentzsch. L'entreprise, qui a déposé son bilan cette semaine, est soupçonnée d'avoir utilisé des graisses contaminées à la dioxine dans la production d'aliments pour le bétail. AP
Claude COMET ne siégera pas au GIP
Claude COMET, en charge de la montagne et du tourisme à la Région, et d'autres conseillers régionaux écologistes ont tenu une conférence de presse hier à propos du Groupement d'intérêt public "Annecy 2018".
Claude COMET qui était pressentie pour y siéger dans la délégation de la Région Rhône Alpes, a annoncé qu'elle n'y siégerait pas pour protester notamment contre l'absence de précision dans le dossier de candidature des mesures de compensation que la Région avait votées dans sa délibération d'adhésion au GIP, mais aussi en critique de la nomination de l'homme d'affaires Charles BEIGBEDER à la présidence, sans aucune concertation ni avec la Région, ni avec la Ville d'ANNECY.
La FRAPNA a publié aujourd'hui un communiqué de presse que je reproduis ci-dessous.
COMMUNIQUE DE PRESSE - FRAPNA Haute-Savoie
Annecy le 11 janvier 2011
Un vent de misère environnementale souffle sur Annecy 2018 !
Le dossier de candidature de la ville d’Annecy aux jeux olympiques d’hiver de 2018 vient d’être déposé
officiellement au Comité International Olympique. Sous la pression du CIO, le nombre de sites s’est resserré et par conséquent les impacts environnementaux directs et indirects prévisibles se
concentrent désormais sur trois sites majeurs :
- Le massif et la plaine du Mont Blanc
- Le Semnoz
- et surtout la chaine des Aravis
Quel que soit l’avenir de la candidature d’Annecy, ces sites de fort à très fort enjeu environnemental, sont
ou seront à brève échéance, l’objet de nouveaux projets d’aménagement dans la foulée du projet « Annecy 2018 ». Afin de réduire l’impact environnemental immédiat et à posteriori
de la candidature « Annecy 2018 », la FRAPNA a demandé aux organisateurs la mise en place de mesures d’accompagnement permettant une protection forte des espaces de grande valeur patrimoniale à
savoir :
- La plaine du Mont Blanc (ou du Fayet) intégrant les zones agricoles plates des communes de Sallanches,
Domancy, Passy et Saint-Gervais. Il s’agit de la dernière coupure d’urbanisation de la vallée de l’Arve et elle présente un enjeu non seulement agricole, mais aussi paysager et biologique
irremplaçable (corridor écologique majeur). Elle est aussi sans cesse grignotée par les extensions de zones industrielles.
Une Zone Agricole Protégée nous semble être un outil adapté aux enjeux.
- Le Semnoz en dehors des limites du stade de neige. En effet, le Semnoz est un massif périurbain soumis à
d’incessantes pressions d’aménagement. Sa protection contractuelle (type Espace Naturel Sensible) ou réglementaire (Réserve Naturelle Régionale ou Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope),
serait de nature à préserver ce massif et à conserver son caractère d’espace récréatif familial auquel les habitants de la région annécienne sont particulièrement attachés.
- Les Combes des Aravis des communes de La Clusaz et du Grand Bornand (de la combe de Bellacha à la combe
des Verts incluses) par un classement au titre des sites et paysages (loi de 1930). Ces espaces constituent une véritable épine dorsale paysagère et biologique du sud du département de
Haute-Savoie et sont tout aussi emblématiques que le Massif du Mont-Blanc pour la population du département. Ce classement est acté par décision de l’Etat depuis 1982, confirmé à deux reprises en
1985 et 1986 mais jamais mis en œuvre en raison de l’opposition des élus locaux. Il constitue pour nous une mesure essentielle et incontournable afin de préserver ces espaces, sans équivalents,
des appétits d’aménagement qui naitront immanquablement au décours de la candidature « Annecy 2018 ».
Seule la mise en œuvre de ces mesures d’accompagnement sous forme de protection forte de ces territoires
d’exception, et plus particulièrement des combes des Aravis, aurait rendu crédible l’engagement d’exemplarité environnementale de la candidature « Annecy 2018 » et aurait permis de préserver à
long terme ces espaces indispensables au « bon état
écologique » du territoire et à la qualité des paysages de notre département.
Malheureusement, pour l’heure, la présentation du dossier se contente d’effets d’annonce.
Nous dénonçons un exercice de « green-washing » (verdissement) destiné à tromper l’opinion publique. Il ne
suffit pas d’annoncer que l’on est exemplaire en termes d’environnement, il faut le prouver aux populations locales par la mise en place de mesures concrètes.
Par ailleurs, la récente nomination à la tête du GIP de l’homme d’affaires Charles Beigbeder, personnage
ayant précédemment exprimé ses ambitions politiques, nous fait craindre que cette mission ne serve de support à nourrir son aspiration d’élévation vers les cimes politiques et n’occulte
définitivement le volet environnemental « d’Annecy 2018 ».
Il n'y a malheureusement rien à retirer à ce constat.
Depuis que l'UMP pilote ce dossier au plus haut niveau de l'Etat, nous allons de mal en pis.
SARKOZY a imposé M. GROSPIRON qui s'est ensuite démis après avoir réclamé 14 millions d'euros de plus, en parfaite contradiction avec la philosophie de jeux "modestes" qu'avait initiée la Ville d'ANNECY...
Je m'étais déjà exprimé à ce propos :
JO 2018, convaincre ou communiquer ?
Edgar
GROSPIRON, l'héliski, les Jeux
Aujourd'hui, il impose sans demander l'avis de la Région qui est le plus gros financeur, ni à la Ville d'ANNECY qui a pris l'initiative d'une candidature française, un président de GIP qui ne connaît rien à la montagne, rien au ski de compétition, rien à l'environnement, et n'a pour atout que son réseau au sein de l'UMP.
« Il ne nous semble pas porter nos préoccupations sociales et environnementales. Il juge le droit du travail trop contraignant. Il a créé une société, AgroGeneration, dans le but d’acquérir 100 000 hectares de terres en Ukraine pour produire de la matière première agricole. C’est de la spéculation foncière et alimentaire. Cela va à l’opposé de nos convictions, basées sur la souveraineté alimentaire et les circuits courts. » dit notamment l'amie Claude.
Pour autant, les adversaires "par principe" des JO auraient tort de se réjouir par avance de l'échec de la candidature française. Le raisonnement du CIO nous est étranger et le risque d'une guerre en COREE, comme l'image d'une candidature plus petite rompant avec les délires gigantesques et totalitaires de SOTCHI et de PEKIN permettant l'expression de nouvelles candidatures plus modestes et plus démocratiques, peuvent faire choisir ANNECY.
Reste que l'incapacité d'une gouvernance collective de la candidature ne laisse rien présager de bon quant à la
réalisation des travaux, si la candidature de la FRANCE était acquise, en particulier sur le plan environnemental.
Sauvegarde des abeilles, bougeons nous !
La Ville d'ANNECY, avec la suppression de tous les phytosanitaires, et la collaboration avec les apiculteurs qui souhaitent installer des ruches en ville, travaille activement à la sauvegarde des abeilles. Pour autant, le problème est bien celui de la chimie utilisée à tort et à travers.
Je vous invite à signer cette pétition.Et je rappelle à nos amis apiculteurs que nous pouvons encore accueillir des ruches sur le territoire
municipal.
Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les abeilles ne font
pas seulement du miel, elles sont une humble et géante force de travail, pollinisant 90% des plantes que nous cultivons.
De multiples études scientifiques mettent en cause un groupe de pesticides toxiques pour expliquer leur rapide disparition, et les
populations d'abeilles ont augmenté dans plusieurs pays d'Europe qui ont interdit ces produits. Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler
l'autorisation de l'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles nous devons faire changer la position de notre gouvernement.
Nous n'avons pas de temps à perdre -- le débat fait rage quant aux mesures à prendre pour sauver ces espèces. Il ne s'agit pas
seulement des bourdons et des abeilles, il s'agit de notre survie. Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire
ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de
l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens:
https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl
Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour une
valeur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate
pour les sauvegarder, le monde pourrait se retrouver sans fruits, ni légumes, noix, huiles et coton.
Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles
sont maintenant éteintes et d'autres ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le
déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant
de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont
interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde. Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions,
vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.
La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener
les décideurs français et européens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait
connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non
ciblés [les abeilles]".
Nous devons faire entendre nos voix pour contrer la très forte influence des industriels sur les décideurs politques et les
scientifiques en France, en Europe et aux Etats-Unis où ils financent les études et siègent dans les organes de régulation. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs --
demandent l'interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles, jusqu'à ce que, et seulement si de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à
présent. Signez la pétition ci-dessous, et faites suivre cet email :
https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl
Nous ne pouvons plus laisser notre fragile chaîne alimentaire aux mains d'une recherche contrôlée par les entreprises de chimie et les organes de
régulation que ces industriels soudoient. Bannir ce groupe de pesticides nous rapprochera d'un monde plus sûr pour nous-mêmes et pour les autres espèces que nous aimons et dont nous
dépendons.
Avec espoir,
Alex, Alice, Iain, David et toute l'équipe d'Avaaz
PLUS D'INFORMATIONS
Abeilles: le ministère de l'Agriculture renouvelle l'autorisation du Cruiser, L'Humanité, 8 Décembre 2010
http://www.humanite.fr/08_12_2010-abeilles-le-ministère-de-lagriculture-renouvelle-lautorisation-du-cruiser-459571
L'UNAF dénonce le renouvellement illégal de l'autorisation du pesticide Cruiser, Communiqué du 9 Décembre 2010
http://www.avaaz.org/communique_unaf
Le futur des abeilles entre les mains du lobby des pesticides? Corporate Europe Observatory et Cordination Apicole Européenne, Novembre
2010
https://docs.google.com/viewer?url=http://bee-life.eu/medias/news/futur-fr.pdf
L'apiculture française s'organise, la lutte contre les pesticides au coeur de l'action, Actu-environnement, Février 2010:
http://www.actu-environnement.com/ae/news/apiculture_abeille_unaf_pesticides_9639.php4
Les élus signent une charte de soutien aux apiculteurs, La France Agricole, Mars 2010:
http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/abeilles-pesticides-les-elus-signent-une-charte-de-soutien-25513.html
Document révélant la connaissance qu'avaient les autorités des Etats-Unis de la toxicité des pesticides (en anglais):
http://www.sfgate.com/cgi-bin/blogs/green/detail?entry_id=79910
Les grands lacs chauffent
Un ami m'envoie les références de cet article du site internet "UNIVERS NATURE" que je ne connaissais pas, à propos du réchauffement des lacs. Bien entendu, le lac d'ANNECY n'échappe pas à ce phénomène.
Quoi qu'en pensent les négationnistes du réchauffement climatique global actuellement en cours, la planète se réchauffe et, même s'il est impossible de déterminer la part anthropique, les activités humaines y contribuent et s'en trouvent également perturbées. Un des derniers exemples en date provient d'une étude de la NASA, menée sur la température de 167 lacs d'au moins 500 kilomètres carrés de surface et répartis sur l'ensemble de la planète. En moyenne, la température de ces grands lacs a augmenté en moyenne de 0,45°C par décennie depuis 25 ans.
Menées par satellite durant la période estivale de chaque hémisphère, pour éviter les difficultés de mesures durant les saisons où certains lacs sont recouverts de glace ou masqués par les nuages, les analyses mettent en avant une propension à chauffer plus importante dans l'Est de l'hémisphère Nord. La Sibérie, la Mongolie et le Nord de la Chine sont ainsi particulièrement concernés. Certains lacs s'y sont réchauffés de 1°C en 10 ans, soit plus de deux fois la moyenne mondiale.
Si ces valeurs peuvent sembler faibles, nombre d'écosystèmes présentent pourtant un impact déjà identifiable. C'est notamment le cas du Tanganyika, un des plus grands lacs du monde, qui a vu la température de ses eaux s'élever de 0,9°C au cours des dix dernières années. D'une surface légèrement supérieure à la Belgique, pour une profondeur maximale de 1433 m, ce géant voit en conséquence le brassage de ses eaux de surface, avec celles de profondeur, se ralentir, orientant son exceptionnelle production piscicole à la baisse, tandis que des algues nocives pour la faune s'y développent.
Pascal Farcy
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4523
"Faites pousser une ferme près de chez vous !"
Je vous ai déjà entretenu des questions stratégiques de maîtrise du foncier.
Par exemple :
SCOT du bassin annécien : quelle méthodologie ?
Ferme de Quincy, incompréhension totale
TERRES DE LIENS a pour objectif de collecter l'épargne des citoyens pour acheter des terres agricoles et les mettre à disposition d'agriculteurs.
Ils ont souscrit 7 millions d'euros jusque maintenant permettant d'acquérir 24 biens et d'installer ou de conforter dans leur exploitation 55 paysans.
Leur site web donne le lieu et le descriptif de cette acquisition.
Faites comme moi, donnez et bénéficiez d'une réduction d'impôts de 66%; soit 17 euros de coût réel pour un don
de 50 euros.
Leur nouvelle campagne de souscription est lancée sur le thème
"Faites pousser une ferme près de chez vous !"
Covoiturage
M. Edmond LUCA qui milite de manière ardente pour une réorientation de la politique des transports m'adresse ses voeux.
Il joint cette photographie en forme de clin d'oeil en faveur du covoiturage, une façon de commencer l'année avec le sourire, mais en même temps de rappeler l'ardente obligation que l'accent soit effectivement mis sur les transports publics dans notre département.
Dans le même ordre d'idées, l'ARDSL interpelle les élus locaux et régionaux sur la mise en place de transports collectifs ferroviaires pour les matchs de football de l'ETG et notamment le match contre MARSEILLE en Coupe de FRANCE cette semaine. Courrier parfaitement pertinent car ces grandes manifestations sportives devraient être accompagnées de mesures fortes d'incitation au transport par rail et ensuite par bus de la gare d'ANNECY au stade. Il va falloir qu'ETG y pense sérieusement et sollicite les autorités régulatrices de transports collectifs pour proposer une offre alternative à la voiture.
Publications...
Un peu de rangement en ce début d'année et je redécouvre le bulletin de l'observatoire des déplacements dans le SILLON ALPIN, rédigé sous l'égide de la coopération métropolitaine du sillon alpin, dont ANNECY est membre. Le n°2 de mars 2010 est une manne de renseignements sur les transports dans l'arc alpin français. Mais les données commentées datent de 2008.
Plus d'infos sur
Sur le même sujet, la CIPRA a publié un rapport "Les transports face aux changements climatiques" qui est une mine de recommandations et de présentation d'expériences particulièrement utile.
La commission européenne, quant à elle, publie au titre de la Direction générale de l'environnement un magazine trimestriel remarquable sur les politiques communautaires en faveur de l'environnement. Le n° de septembre 2010 est consacré au "programme LIFE au secours des papillons et des libellules".
L'abonnement est gratuit, il suffit d'envoyer un courriel à l'adresse suivante :
ec.europa.eu/environment/maillingregistration/main/mailing_reg.cfm
Dans le supplément "semaine verte" sur la biodiversité, l'intervention de Claude BOURGUIGNON est notamment présentée de manière très positive, preuve que la question de la politique agricole commune est aujourd'hui interrogée de l'intérieur par les décideurs européens.
J'ai parlé de M. BOURGUIGNON ici :
Agriculture, une analyse remarquable
Et à propos du "peak oil", je retrouve cet article de Hervé KEMPF dans le MONDE du 24 novembre 2010 : "le pic a eu lieu
en 2006". Il annonce que l'Agence internationale de l'énergie dans son rapport annuel intitulé "World energy Outlook 2010" énonce : "La production de pétrole brut se stabilise plus ou
moins autour de 68-69 millions de barils/jour à l'horizon 2020, mais ne retrouve jamais le niveau record de 70Mb/J qu'elle a atteint en 2006"...Autrement dit, face à la croissance de la
consommation, la crise de l'énergie a déjà commencé.
Cet article vient en écho à : Vers le peak oil
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