environnement
Atelier de plutonium de CADARACHE
Le Juge des référés du Conseil d’Etat a rejeté ce 18 mars le référé déposé par le Collectif antinucléaire 13 demandant la suspension du démantèlement de l’Installation nucléaire de base n°32 implantée sur le centre nucléaire du CEA de Cadarache.
Cette ordonnance appelle plusieurs remarques d’une grande actualité en pleine crise nucléaire mondiale.
L’ordonnance expose tout d’abord que le Juge des référés a entendu les parties présentes à l’audience et notamment l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Or l’ASN n’était pas partie prenante au procès : elle n’était pas mise en cause par le Collectif antinucléaire. C’est donc à la demande de l’Etat que l’ASN est venue à l’audience cautionner la politique nucléaire en cours.
L’ASN est au titre de l’article 4 de la Loi de 2006 une « autorité administrative indépendante, (qui) participe au contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection et à l'information du public dans ces domaines. »
La présence à l’audience de l’ASN aux côtés de l’Etat, du CEA et d’AREVA, pour défendre le point de vue des exploitants, illustre que l’ASN n’a rien d’un organisme indépendant comme elle essaie d’en persuader les populations.
Ensuite, l’ordonnance considère que l’absence de crédibilité de la masse de matière fissile présente sur le site et qui a été largement sous estimée ne rend pas caduque l’étude de dangers et qu’il suffit que celle-ci ait évoqué le risque de criticité nucléaire pour que celui-ci soit suffisamment maîtrisé.
Cette utilisation de la méthode Coué dans une étude de danger concernant le démantèlement d’une usine contenant du plutonium laisse pantois alors que le CEA et AREVA sont incapables de dire aujourd’hui encore quelle quantité de plutonium se trouve sur le site.
Ainsi va la politique nucléaire en FRANCE, l'un des principaux dirigeants de l'ASN est un...conseiller d'Etat en la personne de M. SANSON.
Quand le juge qui est sensé contrôler la légalité est en même temps susceptible d'être aux commandes de l'institution qui devrait être indépendants et qui vient malgré tout assister les exploitants nucléaires... on a bouclé la chaîne d'intérêts convergents qui rend une catastrophe nucléaire possible en FRANCE par manque d'autonomie du contrôleur par rapport aux contrôlés.
Semaine du développement durable à ANNECY
Du 28 mars au 3 avril, c'est la 5° édition de la semaine du développement durable à ANNECY.
Un débat tous les soirs du lundi 28 mars au jeudi 30 mars salle Pierre LAMY à 19 heures 30. Tout y passe : les abeilles, habiter en 2040, se déplacer en 2040.
Le jeudi 31 mars à 19 heures 30 salle Pierre LAMY également, conférence de Pierre RADANNE directeur de l'agence "Facteur 4", ancien président de l'ADEME...
Ce sera une introduction aux ateliers CLIMAT ouverts aux habitants d'ANNECY mi mai 2011...
Vous pouvez vous inscrire en envoyant un courriel à Plan.climat@ville-annecy.fr
Et le Village du développement durable sur la Place François de Menthon avec une trentaine d'exposants.
Vous pouvez demander la communication du dépliant d'information en envoyant un courriel à agenda21@ville-annecy.fr
A noter enfin la sortie nature accessible notamment aux personnes malvoyantes ou mal entendantes pour découvrir
la faune et la flore locales le dimanche 3 avril à 9 heures 30 rendez vous Place de l'Hôtel de Ville.
Plan climat, restitution des ateliers en pleine crise nucléaire
Ce 15 mars après-midi, j'ai introduit la réunion de restitution des ateliers techniques du Plan climat.
Voici le texte de cette introduction.
Introduire notre après-midi de restitution des ateliers des 8 & 9 février, à un moment aussi dramatique que celui que vit la planète avec la crise nucléaire japonaise nous renvoie à l’urgence écologique.
La FRANCE a cru et certains croient encore que l’énergie nucléaire était le sésame magique qui nous permettait d’afficher que nous étions les bons élèves de la classe européenne en matière de gaz à effet de serre.
Ce qui se passe au JAPON nous renvoie au fait que l’uranium est une matière fossile non renouvelable, que les déchets nucléaires restent une interrogation et que le raisonnement probabiliste en matière de risque nucléaire est radicalement inadapté aux conséquences d’une catastrophe majeure.
Pendant ce temps, le prix du pétrole s’envole.
Les plus faibles d’entre nous sont touchés en priorité : celui qui habite dans un logement mal isolé dont le propriétaire ne veut pas faire les travaux nécessaires, celui qui n’a pas d’autre choix que d’utiliser son automobile pour se déplacer.
Une ville humaniste comme ANNECY ne peut pas rester sans prendre des mesures à son échelle géographique de compétences. Ces mesures, ce seront, après l’agenda 21, le Plan climat énergie de la Ville.
Ici et maintenant, ensemble, nous travaillons concrètement à apporter ce que Pierre RABHI appelle si joliment, « la part du colibri ». Celle de nos consciences et de nos engagements pour faire d’ANNECY une ville en transition vers une économie décarbonée.
Je vous remercie.
Japon, le point de vue de la Criirad ce 14 mars
La catastrophe qui frappe le Japon me rappelle ma première manifestation antinucléaire en 1976 à PENLY en Seine Maritime. En 1979, sortait le film "le syndrome chinois" :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Syndrome_chinois
Depuis cette date, malgré toutes les alertes, la FRANCE continue son cavalier seul sur le nucléaire, sans débat démocratique...
Actifs aujourd'hui ou radioactifs demain. Peut-être que demain est aujourd'hui...
Voici le point de vue de la CRIIRAD ce 14 mars.
La CRIIRAD dénonce la sous-évaluation de la gravité des accidents survenus sur la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et le manque crucial d’information tant sur les quantités de radioactivité rejetées depuis vendredi que sur les niveaux de contamination de l’air. Faute de ces données, il est impossible de se prononcer sur les niveaux de risques radiologiques. Les rares chiffres disponibles empêchent en tout cas de qualifier les rejets de « mineurs » (niveau 4 dans l’échelle INES) ou de « faibles » (déclaration télévisée de Mme Kosciusko-Morizet dimanche matin).
Un classement prématuré
Samedi 12 mars, les autorités japonaises ont classé au niveau 4 de l’échelle INES l’accident survenu sur le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima Daiichi alors que l’accident était encore – est toujours – en devenir et que plusieurs autres réacteurs étaient en situation d’urgence radiologique. Les opérateurs de la centrale sont toujours en train de s’exposer à des niveaux d’irradiation très élevés pour éviter que la défaillance des systèmes de refroidissement des réacteurs n°1, 2 et 3 ne se transforme en catastrophe nucléaire. Des mesures extrêmes ont été prises pour refroidir à tout prix les réacteurs (notamment l’injection d’eau de mer en dépit des risques associés).
Le classement au niveau 4 a été enregistré sans correctif par l’AIEA. A notre connaissance, à ce jour, aucune autorité de sûreté nucléaire ne l’a remis en question.
Rappelons que l’échelle dite INES (International Nuclear and radiological Event Scale) classe les accidents nucléaires en fonction de leurs conséquences dans le site et à l’extérieur du site. Concernant les conséquences à l’intérieur du site, le niveau 4 correspond à un « endommagement important » du cœur ou des barrières radiologiques ; dès lors que l’endommagement est « grave », le classement passe aux niveaux 5, 6 ou 7 en fonction de l’importance des rejets de radioactivité à l’extérieur de l’installation, importance qui conditionne évidemment le niveau de risque d’exposition de la population :
- Le niveau 4 correspond à un rejet mineur de radioactivité dans l’environnement ;
- Le niveau 5 à un rejet limité susceptible d’entraîner l’application partielle de contre-mesures prévues ;
- Le niveau 6 à un rejet important susceptible d’exiger l’application intégrale des contre-mesures prévues ;
- Le niveau 7 à un rejet majeur avec effet considérable sur la santé et l’environnement :
A l’appui du classement au niveau 4 de l’échelle INES (endommagement important, mais pas grave, du cœur des réacteurs et rejets mineurs de radioactivité), ni les autorités japonaises, ni l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) n’ont publié de chiffres : ni sur l’ordre de grandeur des rejets, ni sur leur composition isotopique (nature et proportion des radionucléides présents qui déterminent la radiotoxicité des émissions radioactives) ni sur les niveaux de contamination de l’air à différentes distances de l’installation.
Tout aussi surprenantes sont les déclarations télévisées de la ministre de l’Ecologie qui a qualifié dimanche matin les rejets radioactifs de « faibles », alors même qu’elle reconnaissait ne disposer d’aucun chiffre. Cette qualification se fondait-elle sur l’évaluation des spécialistes de l’IRSN, de l’ASN et d’AREVA qu’elle avait réunis auparavant pour faire le point sur l’accident ? Il serait intéressant de savoir si la minimisation est imputable aux experts officiels (comme en 1986) ou à l’échelon politique.
Selon la CRIIRAD les rejets ne sont ni « mineurs », ni « faibles »
Sur la base des trop rares mesures disponibles, la CRIIRAD réfute formellement ce classement.
Samedi 12 mars, les débits de dose auraient en effet atteint 1,5 mSv/h (milllisievert par heure) aux abords immédiats de la centrale, avant de décroître après les opérations de décompression du réacteur, c’est-à-dire après le rejet de radioactivité dans l’atmosphère. Précisons qu’une valeur de 1,5 mSv par HEURE est de l’ordre de 10 000 fois supérieure au niveau ambiant normal et que la limite de dose réglementaire maximum admissible pour la population est de 1 mSv par AN (de 20 mSv/an pour les travailleurs). Ces niveaux d’irradiation indiquent que les rejets n’ont rien de « faibles » ou de « mineurs ». Une valeur de 100 µSv/h aurait été relevée dimanche par des journalistes à 2 km de l’installation. Si ce chiffre est avéré, il traduit la persistance et l’importance des rejets dans l’environnement.
Un terrible manque de transparence
Si les autorités affirment que les rejets sont mineurs ou faibles, elles doivent le justifier sur la base d’éléments chiffrés, objectifs et vérifiables.
La CRIIRAD demande que soient publiées les évaluations de la quantité totale de radioactivité rejetée par chacun des réacteurs accidentés ainsi que la composition isotopique des rejets. La CRIIRAD demande également la publication des niveaux de contamination de l’air : cartographie des activités volumiques (Bq/m3) pour les radionucléides clefs en fonction de la distance et du temps. Il importe de déterminer l’intensité et les déplacements des masses d’airs contaminées. Les informations disponibles suggèrent en effet que les rejets radioactifs de la centrale de Fukishima Daiichi ont atteint hier la centrale d’Onagawa située à 110-120 km au nord.
Evolutions météorologiques préoccupantes
Il importe de souligner que plusieurs services météorologiques ont annoncé dimanche que les conditions météorologiques - qui étaient plutôt favorables vendredi et samedi (vents d’ouest) – allaient s’inverser, avec des vents qui devraient désormais souffler vers l’intérieur des terres. Des pluies seraient également annoncées ce qui conduit, en cas de contamination de l’air, à intensifier les dépôts au sol. Dans un communiqué du 13 mars, l’AIEA annonce au contraire que les vents souffleront vers le nord-est, éloignant les rejets radioactifs des côtes japonaises. « In partnership with the World Meteorological Organization, the IAEA is providing its member states with weather forecasts for the affected areas in Japan. The latest predictions have indicated winds moving to the Northeast, away from Japanese coast over the next three days.” L’AIEA n’a pas modifié cette information dans ses communiqués les plus récents. S’agit-il d’une version modifiée de l’anticyclone censé protéger la France en 1986 ?
Ces incertitudes doivent absolument être levées. Pour assurer au mieux la protection de la population, ou plutôt pour limiter au maximum son exposition, il est essentiel de disposer d’informations fiables et en temps réel sur les activités rejetées, sur la vitesse et la direction des vents, sur l’évolution de l’activité de l’air et des dépôts au sol.
Si les informations sur les ordres de grandeur des activités, des concentrations et des doses ne sont pas publiées pendant la phase de crise, il y a fort à craindre qu’il sera très difficile d’établir après coup la réalité des niveaux d’exposition.
Japon, nucléaire et Tricastin
Alors que plusieurs centrales nucléaires japonaises sont en perdition, avec des risques majeurs d'un nouveau TCHERNOBYL, voir pire, je travaille sur le mémoire de l'Etat en défense du référé demandant la suspension du démantélement de l'usine ATPu à CADARACHE. Le référé sera examiné par le Conseil d'Etat ce mardi 15 mars.
La lecture du mémoire de l'Etat, écrit juste avant le séisme nippon, fait froid dans le dos quand on sait ce qui se joue au JAPON.
L'Etat reconnaît que le CEA et AREVA sont dans l'incapacité de déterminer la masse de matières fissiles qui restent dans les "boites à gants" qu'ils sont en train de nettoyer. Mais que cette méconnaissance des quantités à évacuer est sans aucun danger, même si l'étude de dangers qui a été conduite par la filière nucléaire française a évidemment été menée sur la base de quantités sous estimées... Malgré les interventions répétées sur le site de l'Autorité de sûreté nucléaire, on ne sait toujours pas quelle quantité de plutonium il y a sur le site. Bien entendu, tout est donc parfaitement en règle. Tout est donc parfaitement sous contrôle dans la zone sismique de CADARACHE.
Dormons en paix.
Et voici le dernier communiqué de SORTIR DU NUCLEAIRE :
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 875 associations agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/
Communiqué de presse du 12 mars 2011
Séisme et catastrophe nucléaire : les réacteurs français sont vulnérables
!
Au Japon : un accident majeur de gravité comparable à Three Mile Island
L'agence de sûreté nucléaire japonaise a annoncé samedi qu'il y a une forte probabilité pour que la présence de césium radioactif autour du réacteur n°1 de la centrale de Fukushiwa Daiichi
provienne de la fusion de crayons de combustible (1), c'est à dire d'une fusion partielle du coeur nucléaire. Les autorités japonaises s'apprêtent à distribuer de l'iode aux populations vivant à
proximité des centrales nucléaires en détresse (2).
Une partie des barres de combustible du réacteur n°1 de la centrale Fukushima Daiichi est exposée à l'air libre selon l'agence japonaise de sûreté nucléaire (3). Selon Tepco, l'exploitant de la
centrale de Fukushima-Daiichi, un nouveau tremblement de terre a précédé l'explosion du réacteur n°1 (4).
Le versement de l'eau de mer destiné à refroidir le réacteur n°1 a dû être suspendu à cause d'un nouveau tremblement de terre et la peur d'un nouveau tsunami (5). C'est pourtant le seul moyen
restant pour empêcher une fusion totale du coeur, puisque l'opérateur n'a plus aucun moyen de contrôle sur le réacteur.
Les deux autres réacteurs arrêtés en urgence de la centrale de Fukushiwa Daiichi sont toujours confrontés à des problèmes de refroidissement du coeur nucléaire. Dans la centrale de Fukushima
Daini (située à 11 km de la centrale de Fukushiwa Daiichi), Tepco doit relâcher de la vapeur radioactive pour tenter de diminuer la température de 3 des 4 réacteurs arrêtés en urgence (6).
En France : des réacteurs nucléaires exposés à un risque sismique grave, construits en dépit des normes sismiques
Les réacteurs nucléaires français ne respectent pas les normes sismiques de référence. EDF est allé jusqu'à falsifier les données sismologiques pour éviter d'avoir à le reconnaître et d'investir
au moins 1,9 milliard d'euros afin de mettre les réacteurs aux normes (7). La justice a rejeté mercredi dernier la demande de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace), la plus
vieille centrale française, pourtant située dans une zone à risque sismique élevé.
Mais ni les normes sismiques draconiennes du Japon ni ses technologies parasismiques avancées n'ont pu empêcher la catastrophe nucléaire majeure qui s'y produit actuellement. Le Japon est
pourtant le pays le mieux équipé et le mieux préparé au monde pour faire face au risque sismique dans toutes ses dimensions. Le Japon est également une des premières économies de la planète et un
pays leader en matière de technologies de pointe.
Pour le Réseau « Sortir du nucléaire », le dramatique exemple japonais démontre qu'il est totalement impossible de construire des réacteurs nucléaires résistant à un séisme. La seule
solution véritable pour se prémunir de ce risque gravissime est d'engager le plus rapidement possible un plan de sortie du nucléaire.
La machine à étouffer l'information se met en marche
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, et Éric Besson, ministre de l’Industrie, ont décidé de réunir cet après midi l’ensemble des acteurs français du secteur du nucléaire... dont
les industriels EDF et Areva. Il apparaît d'ores et déjà évident que le secteur nucléaire français et ses soutiens au plus haut niveau de l'État se préparent à communiquer pour sauver la
crédibilité de la filière nucléaire.
Mais il ne sera pas possible cette fois de recourir au cliché usé jusqu'à la corde de l' « accident survenu sur une centrale soviétique vétuste », que l'industrie nucléaire a utilisé
abondamment pour laisser croire qu'un accident nucléaire grave ne pouvait pas se produire hors d'URSS.
Il faut aujourd'hui considérer avec prudence les informations provenant de Tepco, l'exploitant des réacteurs japonais en déroute. En effet, 15 réacteurs nucléaires ont été fermés au Japon pendant
des mois en 2002 et 2003, par décision administrative, après que Tepco avait falsifié des documents concernant la sécurité.
Notes :
(1) "The agency said there was a strong possibility that the radioactive cesium monitors detected was from the melting of a fuel rod at the plant, adding that
engineers were continuing to cool the fuel rods by pumping water around them."
http://edition.cnn.com/2011/WORLD/asiapcf/03/12/japan.nuclear/
(2) http://www.sankei.jp.msn.com/affairs/news/110312/dst11031216520245-n1.htm
(3) "L'Agence japonaise de sûreté nucléaire annonce que certaines des barres de combustible du réacteur numéro 1 de la centrale Fukushima No 1 ont émergé à la surface de la piscine du réacteur
samedi midi, parce que le niveau de l'eau a baissé." http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/french/top/news08.html
(4) "a vertical earthquake hit the site and big explosion has happened near the Unit 1 and smoke breaks out around 3:36PM."
http://www.tepco.co.jp/en/press/corp-com/release/11031223-e.html
(5) NHK à 17h35 le12.03.11
(6) "we have decided to prepare implementing measures to reduce the pressure of the reactor containment vessel (partial discharge of air containing
radioactive materials) in order to fully secure safety. These measures are considered to be implemented in Units 1, 2 and 3
http://www.tepco.co.jp/en/press/corp-com/release/11031223-e.html
(7) Consulter les documents confidentiels d'EDF et l'analyse effectuée par le Réseau « Sortir du nucléaire » : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=seismes2&page=index
Séisme au Japon et centrales nucléaires
Rappelons tout d'abord que l'on ferme en ce moment l'usine de TRICASTIN car elle est située sur un site sismique. Le démantèlement est en cours et un recours sera examiné par le Conseil d'Etat le 15 mars pour suspendre celui-ci à la suite de nombreux incidents.
Voilà ce que la Criirad nous apprend sur la situation au JAPON. Visitez son site pour comprendre le travail remarquable de cette
association née juste après TCHERNOBYL.
Bonjour,
Nous avons reçu de très nombreuses demandes d'information sur les conséquences du séisme qui vient de frapper le Japon. Nous ne disposons pour l’instant que d’informations partielles et contradictoires mais la situation au Japon nous parait assez préoccupante pour justifier l’envoi de ce courriel.
L'intensité du séisme aurait atteint 8,9 sur l'échelle de Richter, déclenchant des phénomènes de type tsunami. Il s'agirait du plus puissant tremblement de terre enregistré au Japon depuis 140 ans. Selon nos sources, l’arrêt automatique a concerné 14 des 54 réacteurs électronucléaires que compte l’archipel.
Les premières informations diffusées par l'AIEA (agence internationale de l'énergie nucléaire) et les exploitants des installations nucléaires japonaises proches de l'épicentre (côte nord-est) se voulaient très rassurantes.
· Le premier bulletin d’information émis par l’AIEA indiquait seulement que les 4 centrales nucléaires les plus proches de l'épicentre du séisme avaient été « arrêtées en toute sécurité ».
· La société Tohoku Electric Power Co. Inc. qui exploite les 3 réacteurs de la centrale nucléaire d'ONAGAWA (1 réacteur de 500 et 2 de 800 MWe) située dans la préfecture de Miyagi a affirmé que les 3 réacteurs s'étaient arrêtés automatiquement et n'a indiqué aucun problème.
· La société Tokyo Electric Power Co (TEPCO) qui exploite les centrales nucléaires de FUKUSHIMA DAIICHI (6 réacteurs nucléaires de 439 à 1 067 MWe) et de FUKUSHIMA DAINI (4 réacteurs nucléaires de 1067 MWe) a elle aussi indiqué que tous les réacteurs s'étaient mis automatiquement à l'arrêt, ne mentionnant aucune difficulté.
En contradiction avec ce panorama rassurant :
1/ l'agence d'information Kiodo affirme qu'un incendie s'est déclenché sur le site nucléaire d’ONAGAWA.
2/ plusieurs communiqués (agences AP, Reuters…) font état d’un problème grave sur le réacteur n°1 de la centrale de FUKUSHIMA DAIICHI (connecté au réseau en 1970, d’une puissance nette de 440 MWe) : la défaillance du système de refroidissement. L’exploitant aurait constaté une baisse du niveau d’eau dans le circuit primaire du réacteur, un dispositif essentiel à la sûreté puisqu’il assure le refroidissement du cœur et empêche ainsi sa fusion. Rappelons que les dégagements de chaleur se poursuivent après l’arrêt du réacteur et qu'ils doivent être impérativement évacués. Cette situation aurait conduit le gouvernement japonais à déclarer la situation d’urgence nucléaire pour le site et à donner l’ordre de préparer l’évacuation de plus de 2 800 riverains de l’installation. Selon l’agence Reuters, la compagnie TEPCO « s’efforce de mettre en service son système électrique de secours pour assurer le remplissage » en eau.
Selon les autorités japonaises, aucune fuite radioactive n’aurait été décelée. Ceci devra être vérifié. L’expérience passée a montré qu’en matière de « transparence », le Japon ne faisait pas forcément mieux que la France.
Dans son second bulletin d’information, l’AIEA a indiqué qu’un second séisme (magnitude 6.5) a frappé la côte de Honshu, près de la centrale nucléaire de TOKAI.
La CRIIRAD suivra de près l’évolution de la situation.. Son laboratoire reste en état d’alerte à travers son réseau de surveillance de la radioactivité atmosphérique situé en Rhône-Alpes et à Avignon. Précisons que les prévisions météorologiques indiquent, pour les prochains jours des vents d’ouest sur le Japon. En cas de rejet radioactif accidentel, les masses d’air contaminées seraient d’abord entrainées vers l’océan Pacifique.
Les séismes peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les installations nucléaires et en particulier les réacteurs nucléaires.
Si le Japon est habitué aux séismes, ses installations nucléaires ne sont pas dimensionnées pour résister à tous les séismes envisageables.
En 2007 par exemple, des séismes intervenus en mars et juillet avaient eu des conséquences sur plusieurs centrales de l’ouest du pays : débordement d’eau contaminée de la piscine d’entreposage de combustibles irradiés (centrale de Kashiwazaki Kariwa), débordement de réservoirs d’effluents radioactifs à la centrale de Shika. Actuellement (11 mars 2011) un incendie a lieu au niveau d’un bâtiment de la centrale d’Onagawa (nord-est du Japon) et les autorités ont déclenché l’évacuation des populations proches de la centrale de Fukushima Daiichi du fait d’une baisse du niveau d’eau dans les réacteurs.
La perte d’eau de refroidissement dans la cuve d’un réacteur nucléaire peut avoir des conséquences dramatiques. En effet, malgré l’arrêt automatique du réacteur, les assemblages de combustible ont une température très élevée et leur refroidissement doit être maintenu par circulation d’eau.
Dans le cas contraire, les assemblages de combustible peuvent fondre entraînant un relâchement massif de substances radioactives dans l’environnement comme ce fut le cas en 1979 à la centrale américaine de Three Mile Island (Etats-Unis). La fusion partielle du cœur est un des accidents les plus graves qui puisse intervenir sur une centrale nucléaire. Elle peut s’accompagner de réactions explosives du fait de l’accumulation d’hydrogène dans le cœur.
Appel à la biodiversité, que faire au quotidien ?
Les associations organisatrices reçoivent Philippe Desbrosses et Laurence Salomon pour la prochaine conférence "Eco-citoyenne" à Seynod.
Le Dr Desbrosses est le fondateur du mouvement "intelligence Verte", initiateur de l'agriculture Bio en
France et a pour mission dans le cadre du "Grenelle de l'environnement" l'augmentation des territoires en agriculture Bio (20% pour 2012) et l'augmentation des cantines bio en France.
Il traitera du sujet : "Appel à la Biodiversité, que faire au quotidien !"
Laurence Salomon est fondatrice du restaurant "Nature et saveur", chef cuisinier et naturopathe de renom, elle
viendra présenter le sujet "Manger Bio, pas cher et local".
Cela a lieu le 23 mars 2011 à 19 heures 30 à l'auditorium de SEYNOD. Participation aux
frais.
Eco labellisation des manifestations associatives
La Ville a impulsé une démarche d'éco labellisation des manifestations organisées par les associations annécienne l'année dernière. Un guide avait été remis aux associations à l'occasion des voeux de l'année 2010 et tout au long de l'année, la Ville a accompagné les associations pour mettre en oeuvre le guide. C'est ainsi que l'année dernière ANNECY VOLLEY BALL a compensé volontairement ses émissions de gaz à effet de serre à l'occasion du tournoi de la Pentecôte. Et qu' ANNECY TRADITIONS a mis en oeuvre les gobelets consignés par la société ECOCUP.
La réunion de travail tenue à la Mairie cette fin de semaine a permis de faire un point sur les actions engagées et sur les enjeux pour l'année 2011.Cela permet de constater l'engagement de nos associations sportives en faveur de l'écologie. Qu'on en juge par ces quelques exemples.
Le MARATHON d'ANNECY est en train de rédiger son bilan carbone de la manifestation réalisé par des étudiants de l’institut des Arts et Métiers de Chambéry. Les plateaux repas sont en amidon de maïs. Pour le covoiturage, l'association a oeuvré pour la création d’un groupe spécifique Marathon sur le site de covoiturage du conseil général.
Le TRIATHLON applique la grille des écomanifestations élaborée par la Ville. D'ores et déjà tous les gobelets utilisés sont recyclés après un tri par les bénévoles pour vérifier que les consignes ont été respectées par les participants.
Le TOURNOI DE VOLLEY BALL DE LA PENTECÔTE a reversé 1018 € reversés à Action Carbone au titre de la compensation carbone (sur le site Internet, calcul du montant de la compensation avec entrées de quelques données) / sans majorer le prix d’inscription à la manifestation.
La difficulté est plus grande pour les manifestations organisées par la Ville (FIFA, fête de la musique et fête du lac…) pour lesquelles nous ne pouvons pas nous appuyer sur un réseau de bénévoles pouvant sensibiliser les participants sur les deux volets des éco manifestations que sont l'accessibilité aux personnes handicapées et l'écologie.
Nous allons donc poursuivre dans cette voie en étudiant les critères de labellisation dés cette année pour que les associations puissent revendiquer leur politique durable, en suscitant la création d'un réseau de bénévoles prêts à se mobiliser lors des manifestations, constituer un « guide des bonnes pratiques / échanges d’expériences » et un annuaire de fournisseurs (gobelets, vaisselles, alimentation, sites Internet de compensation carbone ou covoiturage, consignes de tri, aides à la communication au public…).
Homo toxicus
Homo-Toxicus : un documentaire important....
Ce documentaire traite de la toxicité de notre environnement et de l'interaction de celle-ci sur notre patrimoine génétique, malheureusement transmis de génération en génération et ce non pas sans conséquences.
Le titre de ce documentaire québécois est plutôt éloquent. Nous nous dirigeons vers une nouvelle étape de l’évolution toxique de notre corps et ce bien malgré nous.
Homo-Toxicus est un terme à allure humoristique, cependant ce qui se cache derrière lui n'a absolument rien de réjouissant. Notre environnement devient de plus en plus toxique et ce à notre insu. Notre patrimoine génétique devient toxique et nous transférons ce patrimoine toxique à nos enfants sans même le savoir. À leur tour nos enfants continueront cette chaîne sur plusieurs générations. Le problème est que plusieurs maladies et plusieurs problèmes de santé augmentent de génération en génération.
Dans une enquête inédite, menée avec rigueur et humour à partir de ses propres analyses de sang, la réalisatrice explore les liens entre ces substances toxiques et l’augmentation de certains problèmes de santé comme les cancers, les problèmes de fertilité et l’hyperactivité. Les conclusions sont troublantes…
Toute nos félicitations à la scénariste et réalisatrice québécoise, Carole Poliquin.
Suivre ce lien :
http://cequevousdevezsavoir.wordpress.com/2011/01/26/homo-toxicus/
Site : http://www.homotoxicus.com/index.htm
http://www.sylviesimonrevelations.com/article-homo-toxicus-66153218.html
Compostage collectif en pied d'immeuble, mode d'emploi
RUE 89 publie un excellent article sur le compostage collectif en pied d'immeuble, à lire sur
Pour passer aux travaux pratiques, passez un coup de fil au service déchets de la C2A.
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