Déneigement de la voie verte, un engagement pérenne
Après une phase d'expérimentation, le bureau du SILA a validé le déneigement de la voie verte de manière définitive dans le cadre de conventions avec les communes qui assureront concrètement le travail. La volonté des collectivités d'encourager la pratique du vélo et du vélo à assistance électrique trouve ici un nouvel exemple de mise en oeuvre.
Combien de temps faut-il en vélo pour venir de SEVRIER ou de DUINGT, et en VAE depuis SAINT JORIOZ au regard de l'embouteillage quasi permanent sur la route départementale ? Le cycliste gagne du temps... Et en plus quel plaisir de rouler au bord du lac !
Autopartage, covoiturage, deux axes déterminants du Plan air
Nous affirmons que "le lac pur, nous l'avons; l'air pur, nous l'aurons", il faut donc s'engager dans un combat de longue haleine contre nos mauvaises habitudes de déplacement. Si un axe contraignant est indispensable (vignette crit'air, zone à circulation restreinte,...), il faut offrir des solutions adaptées et souples.
Le covoiturage en est un et l'on connaît les freins psychologiques à son développement, liés à l'individualisation des horaires de travail, mais aussi à toute une série d'appréhensions que l'on ne retrouve pas, par exemple, dans l'usage de blablacar qui n'est rien d'autre que du covoiturage. Il nous faut donc inventer une application de covoiturage de proximité, adossée à l'application excellente de la SIBRA (vous ne l'avez pas encore téléchargée ? vous attendez quoi ?) et qui mette en relation directe les covoitureurs de proximité. Parallèlement, nous lançons l'accompagnement des plans de déplacement inter entreprises car sur une même zone industrielle, il est impossible que l'on ne trouve pas des salariés qui habitent dans le même secteur et ont les mêmes horaires.
L'autopartage est l'autre alternative crédible. Les trois pistes envisagées sont en premier lieu de mettre en autopartage des voitures de la Ville et de l'agglomération pour diversifier ainsi l'offre de voitures disponibles et faciliter l'autopartage. Puis, d'équiper les communes de la nouvelle agglomération de véhicules en autopartage dans le secteur périurbain, à THORENS GLIERES, SANT JORIOZ, GRUFFY, ALBY SUR CHERAN par exemple... Et enfin, d'expérimenter une opération d'autopartage en libre service, sans retour à une station fixe : les voitures étant géolocalisées, chacun peut prendre la voiture la plus proche et la laisser là où il n'en a plus besoin sur le territoire de la commune nouvelle.
vignette crit'air, Zone 30, zone de circulation restreinte, consignes à vélos
Jean Luc RIGAUT a rendu publiques ce vendredi les principales mesures du plan qualité de l'air de l'agglomération et de la ville. S'agissant de la mobilité, le GRAND ANNECY va exiger l'achat de la vignette crit'air pour que chaque automobiliste mesure l'état de son véhicule en matière de pollution. Pas question de réprimer en 2017, mais d'amener chacun à réfléchir sur l'achat d'un véhicule moins polluant si il en possède un. Bien entendu, si il décide de covoiturer, il n'aura alors aucune difficulté à circuler : le covoiturage est la mesure la plus efficace car deux personnes qui covoiturent, c'est 50% de voitures en moins.
Corollaire de cette vignette, une zone à circulation restreinte sera définie à l'intérieur de la rocade d'ANNECY : à terme, les voitures les plus polluantes ne pourront plus rentrer dans ce périmètre. Dès la rentrée, la sensibilisation des automobilistes sera assurée quand ils stationneront en ville.
Dans le même périmètre, une zone 30 sera réglementée : à 30 km/h, une voiture s'arrête en 13 mètres; à 50, elle commence à freiner après 14 mètres ! La sécurité des cyclistes et des piétons est la condition sine qua none pour assurer le transfert modal de la voiture vers la marche à pied et le vélo. Pour cela, il faut que les modes doux soient protégés partout et le moyen le plus efficace est la réduction de la vitesse.
Enfin, il faut lever le second frein à l'usage du vélo et au développement du vélo à assistance électrique : le vol. Pour ce faire, nous allons installer des consignes sécurisées pour les vélos, tant sur le domaine public que dans les parkings relais dont le nombre sera étendu.
Ce faisant, nous nous inscrivons dans une logique de santé publique : pas question de mener des actions seulement lorsque nous sommes en pics de pollution; c'est la pollution de tous les jours qui rend malade. Nous nous engageons dans une stratégie de moyen terme pour aboutir à respecter les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé.
Pour recevoir le dossier presse distribué, n'hésitez pas à m'adresser un courriel à : thierry.billet@ville-annecy.fr
Schéma départemental des usages du numérique
Le SYANE a la responsabilité de porter la rédaction du schéma départemental des usages du numérique, c'est à dire de réfléchir aux besoins du territoire et de ses habitants en matière de mise en oeuvre des outils numériques. Le comité de pilotage réuni ce mardi a notamment débattu des modalités de mise en oeuvre des applications liées d'une part à la publicité des données appartenant aux collectivités territoriales (open data) rendue obligatoire par la loi d'Axel LEMAIRE, et du stockage des données numériques colossales dont elles disposent (big data).
Avec deux préoccupations, d'abord la protection de la vie privée et des libertés publiques, et donc la nécessité d'intégrer le plus en amont possible des exigences sur le droit à l'oubli, sur la protection des données individuelles, etc. Si le principe "dites le nous une fois" sur lequel est fondé la démarche de l'Etat est excellent en ce qu'il permettra aux citoyens de ne pas répéter année après année ou administration après administration la communication des mêmes documents qu'on leur réclame plusieurs fois, la sécurisation de ces données accessibles par plusieurs services publics est essentielle. L'accès doit être réservé aux services publics avec des règles d'accès, de diffusion, de destruction des données, etc. parfaitement établies et partagées par toutes les administrations des collectivités locales.
Ensuite, le lieu de stockage physiques des données collectées par les collectivités territoriales. Ces données valent de l'or pour les entreprises qui vendent sur internet ou y font de la publicité : elles doivent être protégées et sans doute physiquement protégées au sens où l'on voit mal qu'elles ne soient pas stockées localement ou départementalement. C'est la seule véritable garantie de sécurité. Irons nous vers un "data center" des collectivités haut savoyardes ? C'est une piste de réflexion qu'il faut étudier.
Téléphone mobile : fairphone ou LG
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On appelle « obsolescence programmée » l’ensemble des techniques utilisées par les industriels pour réduire la durée de vie de leurs appareils. Cette pratique, dénoncée par des ONG environnementales comme Les Amis de la Terre, Greenpeace ou encore l’association HOP! (Halte à l’Obsolescence Programmée) pose des problèmes économiques et environnementaux. D’un côté, elle réduit le pouvoir d’achat des consommateurs et de l’autre, elle entraîne la prolifération de déchets qui ne pourront pas être recyclés. En collaboration avec iFixit, une société américaine spécialisée dans la réparation high-tech, Greenpeace a réalisé des tests sur une quarantaine de téléphones, tablettes et ordinateurs portables parmi les plus vendus sur le marché entre 2015 et 2017. Une note sur 10 leur a été attribuée en fonction de différents critères comme la capacité à remplacer la batterie ou l'écran, la présence d'un manuel de réparation et de pièces de rechange ou encore l'universalité de la visserie. Lorsqu’un produit est bien noté, il est plus facile pour l’usager de réparer son appareil. En revanche, lorsqu’il obtient une mauvaise note, il devient difficile voire impossible de le rénover, contribuant ainsi à son obsolescence. Disponibles sous une forme simplifiée sur le site Rethink-it, les résultats dénoncent de grands groupes comme Apple, Samsung et Microsoft qui se retrouvent en bas de l’échelle… À l’inverse, Fairphone ou encore LG se distinguent pour leurs produits peu obsolescents. Ainsi, dans la catégorie des smartphones, le Galaxy S8, le S7 et le S7 Edge, avec des notes s’échelonnant entre 3 et 4/10, sont les produits à bannir. A l’inverse, le Fairphone 2 et le LG G4 obtiennent les meilleures notes avec respectivement un 10 et un 8/10. Du coté des tablettes, Microsoft écope d’un médiocre 1/10 pour la Source Pro 4 et Apple, pas beaucoup mieux, d’un 2/10 avec l’iPad 5 et l’iPad pro 9.7 … Quelles sont les techniques adoptées par les fabricants pour rendre leurs appareils obsolètes ? Selon Greenpeace, ils rendent impossible le remplacement de la carte mémoire ou la mise à jour du disque dur. Ils font en sorte que leurs appareils soient munis d’écrans « bord à bord » qui, encerclant la totalité de l’appareil, les rendent plus fragiles. L’impossibilité d’enlever la batterie pour 70% des appareils testés est une autre pratique dénoncée par l’ONG … Voici un état des lieux qui donne à réfléchir ! Si vous souhaitez en savoir plus sur les produits high-tech, et notamment sur les smartphones, consultez notre fiche-produit !
https://covoiturage-libre.fr/
Un site de covoiturage "libre" sans but lucratif, cela existe m'apprend un des lecteurs de ce blog et c'est donc avec plaisir que je vous invite à découvrir "covoiturage libre" en cliquant sur le lien ci-dessous.
https://covoiturage-libre.fr/
Liquidation du SITOA, une irresponsabilité rumillienne
Bel exemple d'irresponsabilité : la dissolution du SITOA, le syndicat de traitement des ordures ménagères de RUMILLY et de l'ALBANAIS. Le SITOA amenait tous ses déchets au SILA, à l'usine de CHAVANOD. Les travaux de rénovation thermique de l'usine et d'adaptation de ses capacités de traitement à la baisse ont été définis en concertation étroite avec les collectivités adhérentes dont le SITOA qui s'était engagé à apporter un certain tonnage. Sur cette base, le SILA a investi de l'ordre de 60 millions d'euros dans un projet ambitieux qui faisait passer l'efficacité énergétique de l'usine SYNERGIE à 60% sur le réseau de chaleur de SEYNOD notamment.
Avec la fusion de la communauté de communes de l'ALBANAIS dans le GRAND ANNECY, le SITOA devait se dissoudre et organiser la poursuite de la collecte et du traitement des déchets ménagers. A priori aucune difficulté : le GRAND ANNECY est adhérent du SILA et on continue donc comme avant. Mais la communauté de communes de RUMILLY n'a rien trouvé de mieux à faire que d'en profiter pour aller chercher moins cher auprès du SIDEFAGE à BELLEGARDE et quitte donc le SILA pour ce faire !
Résultat des courses : 12 millions d'euros d'investissements qui correspondaient à la part des déchets ménagers provenant de RUMILLY que le SILA aura investi "en trop" et qu'il va falloir faire payer aux habitants restant sur le territoire du GRAND ANNECY.
Tout cela pour un raisonnement financier à court terme (le prix de la tonne est moins cher à BELLEGARDE qu'à ANNECY momentanément puisque nous avons investi pour être à la pointe de la protection de l'environnement et de la valorisation énergétique et pas le SIDEFAGE) et la création d'une surcapacité de traitement à CHAVANOD quand l'usine sera achevée. Bien entendu tout ceci sur fond de logique de clocher de certains élus qui ne veulent absolument pas d'une entrée dans le GRAND ANNECY dans les années à venir.
Les perdants seront bien entendu l'écologie et les citoyens. Il faut que l'Etat prenne le dossier en mains et impute ce surcoût à la communauté de communes de RUMILLY au titre de la parole donnée, du respect de l'environnement et de la cohérence du plan départemental d'élimination des déchets. Plan dont je découvre qu'il ne serait pas prescriptif mais simplement informatif; c'est à dire qu'il ne lie pas les collectivités qui l'ont élaboré et adopté. Autrement dit, il ne sert à rien au cas présent.
Elus de qui ? Pour quoi ?
En votant la fusion des 6 communes, nous avons décidé de devenir les élus d'une ville de 130 000 habitants, une des 30 premières villes de FRANCE et de faire franchir à notre territoire un saut collectif dans un avenir qui n'est évidemment pas l'absorption par ANNECY des 5 autres communes.Faisant ce choix, nous faisions celui d'accepter de remettre en cause notre fonctionnement, toutes nos habitudes, au nom d'un intérêt collectif clairement défini dans le pacte de confiance entre nos 6 communes.Nous sommes maintenant les 202 élus des 130 000 habitants de notre ville.Les prochaines élections municipales éliront un maire qui sera celui de ces 130 000 habitants et pas celui de chacun des anciens périmètres municipaux.On construit d'ici là, avec les 5 autres anciennes communes, une nouvelle entité qui devra être plus efficace, plus écologique, plus accueillante que ne l'étaient séparément les 6 anciennes communes. Cela passe nécessairement par des compromis qui peuvent être perçus comme des reculs ou des changements trop importants par telle et telle ancienne commune... Mais chacun doit faire un pas vers les autres.Ne perdons pas de vue l'essentiel : le gain considérable que représente la commune nouvelle pour l'avenir.Nous devons clairement répondre au choeur du « c'était mieux avant » qui avance à reculons.Au contraire, je m'inscris dans la volonté d'être un contributeur de la rénovation de nos politiques publiques à l'échelle de la commune nouvelle, ce qui nécessite de les revisiter les unes après les autres dans un souci d'équité entre les habitants, de maintien de la qualité du service public et d'invention d'une nouvelle ville à construire à partir de nos valeurs humanistes, sociales et environnementales.
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