Chronique du travail , précarité en secteur hospitalier
La plupart des hôpitaux ont fait le choix d'être leur propre assureur en matière d'allocations de chômage au lieu de cotiser à POLE EMPLOI. Dès lors, comment ne pas payer ce qu'on doit quand on est dans des difficultés financières comme le sont la plupart des hôpitaux ? Et bien c'est tout simple comme le montrent deux rendez vous de ces derniers jours concernant le même hôpital.
Les hôpitaux usent et abusent des CDD qui ne sont pas soumis aux mêmes règles que dans le privé, bénéficiant en plus d'une bienveillance coupable de la juridiction administrative tant en matière de durée, que de renouvellements... Sauf qu'à la fin du CDD, l'agent a droit aux allocations de chômage qui coûtent cher au budget de l'hôpital.
Certains malins ont trouvé la parade. Il suffit de proposer un nouveau CDD à la personne dont on sait qu'elle va pour des raisons valables refuser de rester parce qu'elle a un projet de formation ou qu'elle ne supporte plus cette précarité systématique ou pour toute autre raison légitime. On le fait au dernier moment, une fois que l'on sait que la personne va partir à l'issue de son CDD. Puis, on refuse la prise en charge des allocations de chômage au motif que l'agent n'a pas été involontairement privé d'emploi, dans la mesure où on lui a proposé un CDD.
Ainsi de Mme M qui indique ne plus vouloir rester dans cet état de CDD depuis 3 ans, et à laquelle in extremis on propose un CDD de 3 mois qu'elle refuse. Et bien, chère madame, vous n'êtes pas involontairement privée d'emploi, donc je ne vous verse pas d'allocations de chômage. Ou de madame P qui a un projet de formation d'aide soignante pour accéder enfin à un emploi stable, qui accepte de travailler plusieurs jours sans contrat pour rendre service et à laquelle l'hôpital refuse de payer les jours de travail puisqu'elle n'a pas signé la prolongation de CDD qu'elle avait annoncé refuser pour suivre sa formation...
Cela se passe prés d'ANNECY, dans le secteur public hospitalier et cela me navre et me met en colère.
Boucle d'eau, et la chaleur vint du Lac...
Si vous souhaitez être informés du projet de boucle d'eau sur le lac pour chauffer les immeubles de l'avant scène, de la piscine des Marquisats et d'autres bâtiments de ce secteur de l'ancien hôpital, vous êtes invité en mairie à la réunion du club air climat spécialement dédiée à cette initiative qui est soumise à l'approbation de l'ADEME.
Ce sera ce mardi 20 juin à 18 heures avec l'intervention de M. Jean BRASIER qui porte le projet dans le cadre d'un groupement SGI-IDEX.
L'eau du lac devient énergie renouvelable dans le cadre d'une nouvelle forme de géothermie sans risque pour la masse d'eau évidemment puisque l'eau reste en circuit fermé et est rejetée au lac après captation des calories.
Chronique du travail n°6
Cette fois, pour poursuivre ces chroniques sociales, deux affaires syndicales pour deux syndicats différents...
D'abord cette clinique où le comité d'entreprise est élu depuis longtemps sans affiliation syndicale. Et cette fois les mêmes délégués décident de rejoindre la CFDT et de se présenter sous cette étiquette. Ils sont tous réélus sans problème. Le jour de l'élection après la proclamation des résultats, on leur annonce que les réunions n'auront plus lieu sur le site de travail, mais qu'elles auront lieu à PARIS. Des heures de déplacement pour rien, un président de CE qui ne connaîtra pas l'établissement et des collègues mécontents de devoir remplacer un élu pendant une journée pour assister aux réunions. Economiquement, c'est du délire ! Mais pour monter les salariés contre leurs représentants "qui vont se promener à PARIS au lieu de travailler", c'est excellent... Et au passage on va bien réussir à écoeurer quelques élus qui ne voudront pas passer une journée par mois dans le TGV alors qu'ils ne sont pas remplacés auprès des patients. A moyen terme, c'est payant !
Ensuite, à la CGT cette fois, Mme W demande la prolongation d'activité prévue par les textes car elle ne peut pas encore percevoir sa retraite pour sa période de travail dans le privé . Elle a une décharge syndicale et est active au sein du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. L'établissement commence par lui proposer une mutation à 40 km de son lieu de travail. Elle refuse : on lui propose deux autres postes qu'elle doit découvrir alors qu'il ne lui reste que 11 mois à travailler. Pourquoi l'obliger à quitter son poste alors que la loi établit un droit du salarié à la prolongation sous réserve qu'il soit déclaré apte à tenir son poste ? Ne serait-ce pas parce que cela écarte une militante syndicale ? Bien sûr que non.
Chroniques du travail n°5
Parce que le droit du travail va être profondément déstabilisé par le gouvernement dans les semaines qui viennent, j'ai l'envie de vous raconter quelques histoires vraies, loin des débats théoriques sur le frein à l'embauche que constituerait notre droit au travail sans aucune preuve concrète.
Mme V est responsable de magasin depuis 12 ans, elle entretient des relations filiales avec ses patrons qui lui ont fait confiance et l'ont soutenue et aidée. Aujourd'hui c'est le petit fils qui dirige. Après un rendez vous chez le comptable qui leur a annoncé une baisse de 4% du CA, "debriefing" avec Mme V qui apprend alors que le personnel se plaint d'elle et autres griefs. On lui propose une rupture conventionnelle sinon on ira jusqu'au licenciement et on lui conseille d'accepter la rupture d'un commun accord. Elle fait le gros dos, se disant qu'il s'agit d'une pointe d'émotions après de moins bons résultats. Quelques jours plus tard, elle subit une mise à pied à titre conservatoire qui va durer 3 semaines sans salaire avant d'être licenciée pour faute grave.
Les reproches : des plaintes de l'équipe dont on ne lui a jamais parlé auparavant, des erreurs sur les stocks et l'envoi de colis sur le compte de l'entreprise pour un peu plus de 100 euros.
L'équipe en question fera les attestations qu'on lui demandera de faire : elles sont sans doute déjà rédigées pendant les trois semaines de la mise à pied et les adjointes seront récompensées par le poste de Mme V. On n'est jamais trop prudent avant un prud'hommes.
Les erreurs de stock n'en sont pas. L'employeur le reconnaît devant le conseiller du salarié lors de l'entretien préalable, mais il les laisse dans la lettre de licenciement.
L'envoi de colis était toléré par l'employeur en remerciement des services rendus lorsque la télésurveillance sonnait à n'importe quelle heure de la nuit sur son portable personnel...
J'oubliais que Mme V est payée presque le double que ses collègues des autres magasins compte-tenu de son ancienneté et de son rôle de formatrice dans l'entreprise.
Avec le plafonnement des dommages et intérêts pour licenciement abusif, l'employeur pourra provisionner le coût de la procédure prud'homale et licencier sans motif celui qui coûte cher, qui ramène sa fraise ou qui ne plaît plus. Et l'on s'étonnera que les gens soient de moins en moins engagés dans leur travail...
Stratégie lumière, quel est le bon éclairage public ?
Groupe de travail sur la stratégie lumière de l'agglomération autour de la thématique du "bon" éclairage. Que veut on éclairer ? Pour quels usages ? L'éclairage public n'a aucun caractère obligatoire, rappelons le.
L'idée de la trame noire qui assure aux animaux nocturnes un milieu favorable, mais aussi aux arbres dont on a mesuré qu'ils étaient perturbés par l'éclairage trop violent qui affecte leur chronobiologie est une idée forte.
Mais ailleurs l'éclairage public permet la convivialité et la rencontre. Qu'en est il d'ailleurs de la sécurité des biens et des personnes si l'on éteint l'éclairage public ? Toutes les idées circulent sur le sujet. Ce qui est certain c'est que les communes qui ont totalement éteint leur éclairage ne rencontrent aucune aggravation de la délinquance, comme si les voleurs avaient peur du noir et que les trafics avaient plus de mal à se trouver dans le noir absolu.
Et éclairer les routes comme on le fait depuis des dizaines d'années, ça sert à quoi ? Les voitures ont des phares : plus c'est éclairé, plus elles vont vite; or nous cherchons à apaiser la ville et nous venons de décider d'éteindre l'éclairage public sur la rocade. En faisons nous un règle générale ou bien différencions nous le traitement de l'éclairage en privilégiant les modes doux qui ont besoin de cheminer en sécurité ?
Prochaine réunion avec la Ligue de protection des oiseaux pour approfondir la thématique biodiversité nocturne, puis avec les services de répression pour la sécurité des biens et des personnes, sans oublier les commerçants qui ont nécessairement des idées et des craintes sur la réduction de l'éclairage public.
HOLLANDE - VALLS, les tombeurs du PS
Le bilan du quinquennat de MM. HOLLANDE et VALLS est remarquable : abstention massive inégalée et un score aux législatives historiquement bas, après avoir mis eux-mêmes sur orbite leur tombeur en la personne de M. MACRON.
Les électeurs de gauche ont sanctionné sèchement le PS, frondeurs et légitimistes mélangés, considérant que ce parti était mort sous sa forme actuelle. Restera t'il assez de militants et un leader pour refaire ce que MITTERRAND avait réalisé à EPINAY en 1971 à partir de l'ancienne SFIO ? En politique rien n'est joué d'avance. MACRON en est l'exemple même... Le Congrès du PS sera déterminant pour entrevoir une issue. Un renouveau à la CORBYN en ANGLETERRE sur une ligne social-démocrate ou une assimilation par EN MARCHE ?
Pour la HAUTE SAVOIE où la gauche n'a jamais pesé, c'est l'UMP qui trinque de manière inattendue et violente au profit de candidats inconnus pour la plupart. Les électeurs votants ont donné toutes ses chances au Président de la République; et les autres les ont laissés faire attendant de voir pour juger ou simplement découragés.
Coopérative solaire, on avance !
Nouvelle réunion du groupe de travail qui oeuvre au montage juridique, technique et financier de la coopérative solaire d'ANNECY et un état des lieux permet de prétendre à une mise en oeuvre concrète à l'automne 2017 et des travaux en début 2018 si la souscription de l'épargne locale fonctionne "correctement"; c'est à dire que nous trouvons suffisamment d'annéciens sensibles aux enjeux climatiques pour mettre une partie de leur épargne dans la concrétisation de la transition énergétique.
Nous envisageons la réalisation de trois centrales de 36 kw, soit 600 mètres carrés de panneaux et un investissement de l'ordre de 240 000 euros qu'il faudrait financer à hauteur de 20% par un apport citoyen soit environ 48 000 euros.
Si le projet vous intéresse, faites vous connaître !
L'éco-quartier Vallin Fier avance, l'enquête publique est lancée
La préfecture de Haute-Savoie prescrit une enquête publique préalable à la déclaration d'utilité publique de l'opération d'aménagement Vallin-Fier.
Cette enquête se déroulera du lundi 19 juin au lundi 24 juillet 2017 inclus.
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Le commissaire-enquêteur se tiendra à la disposition des personnes intéressées en mairie d'Annecy afin de recevoir leurs observations les :
- lundi 19 juin 2017 de 8h30 à 11h30
- samedi 1er juillet 2017 de 9h à 12h
- lundi 24 juillet 2017 de 15h30 à 18h30
Le public pourra également, pendant toute la durée de l'enquête, adresser ses observations par écrit au commissaire-enquêteur en mairie d'Annecy ou par courrier électronique à l'adresse suivante : enquete.publique.vallin-fier@ville-annecy.fr.
Le dossier de l'enquête publique est disponible au téléchargement dans la rubrique :
Déplacement, Urbanisme, Logement>Urbanisme>Ecoquartier Vallin-Fier
LINKY, arrêter les fantasmes
La perte de confiance de nos concitoyens dans les responsables publics est telle que n'importe quelle information devient crédible pourvu qu'elle émane d'une entité étrangère au gotha des décideurs. L'installation du compteur LINKY en est un exemple concret et actuel puisque le déploiement est en cours sur ANNECY.
Juste un exemple de ce qui se dit au cours de réunions locales et de ce qu'on peut lire sur facebook sans aucun regard critique : pour réenclencher le compteur, il faudra une connexion internet et donc ceux qui n'en ont pas ne pourront pas remettre en route l'électricité dans leur logement. C'est bien sûr totalement faux, mais la rumeur se propage...
Idem sur la valeur des ondes élecro magnétiques, alors qu'il faut que nous n'éteignions pas nos wifi le soir, ce qui est une source de pollution bien plus importante; ce que personne ne fait à ma connaissance. On va donc refuser le compteur, mais ne surtout pas éteindre sa wifi si par hasard on avait une insomnie et qu'on veuille consulter ses courriels...
Le risque est grand qu'à force de mettre toutes les menaces écologiques sur le même plan (Notre Dame des Landes et Linky), plus rien n'ait réellement de sens quant aux menaces réelles qui nous concernent. Un regard critique sur les fausses alertes environnementales est absolument nécessaire pour se mobiliser sur ce qui le mérite réellement. "Seule la vérité est révolutionnaire", disait GRAMSCI. Les prêcheurs de fausses nouvelles environnementales servent les intérêts de ceux qu'ils font semblant de combattre. Le nucléaire est un problème majeur, l'électricité est un bienfait pour l'humanité : ne confondons pas les deux.
LAC, interpellation de M. Le Préfet
Les associations utilisatrices du lac (Pêcheurs, kayakistes, naturalistes, etc.) viennent d'adresser au Préfet un courrier circonstancié par lequel elles demandent de limiter la puissance des bateaux à moteur sur le lac et de limiter et contrôler les accès des bateaux stockés sur des "ports à sec" et empruntant le lac sans avoir à être autorisés au titre de boucles permanentes. Les associations rappellent notamment les risques liés au contenu des ballasts de bateaux provenant de l'extérieur et susceptibles de contenir des produits ou des espèces dangereuses pour l'écologie du lac.
Cette interpellation est légitime. Depuis ma barque à rames, je vois arriver sur le lac des bateaux hypertrophiés quant à leur puissance, sans intérêt réel pour une activité sportive ou de navigation, alors qu'évoluent des bateaux à voiles modestes et superbes au milieu des pêcheurs et des avirons. C'est ce paysage lacustre et ces activités qui font la réputation de notre lac et son caractère emblématique.
Nous avons besoin de fixer un cap pour le lac : celui d'une part de l'évolution de la motorisation vers l'électrique à un terme à fixer, mais qui ne doit pas dépasser 2030 pour les plus gros bateaux qui sont difficiles techniquement à faire évoluer. Et celui de la limitation des puissances des moteurs pour éviter une surenchère dangereuse sur le plan de la sécurité car notre lac est petit et trop de puissance est nuisible pour les activités de détente et de pêche. De ce point de vue, nos futurs plans locaux d'urbanisme intercommunaux doivent fixer le cap du statu quo sur les ports à sec.
Plus de bateaux de plus en plus puissants n'est pas compatible avec la protection du milieu lacustre qui est notre tâche sacrée : le lac est menacé par le nouveau régime climatique; son équilibre va devenir de plus en plus instable au fur et à mesure que la neige va diminuer sur le bassin versant; ce qui est malheureusement inexorable. Prenons soin de lui en ne lui faisant pas subir, en plus des évolutions climatiques, des nuisances humaines inutiles.
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