Charte du Parc des Bauges : un avis sous réserve de la CAA

C'est donc de manière éclairée que j'ai indiqué au comité syndical de l'agglomération que les VERTS allaient voter contre cette approbation, en reprenant le réquisitoire sans appel de la FRAPNA de la HAUTE SAVOIE, signé par son président, Eric FERAILLE, dans le mensuel HAUTE SAVOIE NATURE de février 2007 (sur abonnement à frapna-haute-savoie@frapna.org).
Eric y dénonce le grand écart entre les principes de la charte et la réalité des atteintes à l'environnement que le Parc permet sans protester.
Je lui laisse la parole :
« Que de belles paroles et de bonnes résolutions pour la nouvelle charte du Parc Naturel Régional des BAUGES. Parmi elles, nous avions retenu tourisme doux et préservation des espaces naturels si remarquables dans ce massif préalpin... Bref, on avait enfin trouvé l'équilibre entre développement et protection sur les « flons flons » du développement durable. On a bien failli y croire, mais cette histoire de carrière de BELLECOMBE qui fera une vilaine cicatrice en plein coeur du parc pour alimenter l'urbanisation d'ANNECY et de CHAMBERY, et puis ce douteux document de planification des carrières élaboré par le parc et qui entérinait déjà plusieurs nouvelles carrières ont semé le doute. Et puis les canons à neige du Margeriaz et du Semnoz qui crachent leur neige artificielle nous ont rendus un peu plus amers ! Enfin, cerise sur le gâteau, le circuit de motoneige du Revard, 100 hectares dédiés à la découverte de la nature sur des engins de 800 cm3 de cylindrée que l'on entendra à des kilomètres à la ronde ! (...) Les Bauges ont elles vocation à n'être qu'un vaste Lunaparc sacrifié sur l'autel d'une civilisation consumériste qui court à sa perte, ou sommes nous en droit d'attendre de ce territoire qu'il préserve son âme et se conforme à sa vocation de laboratoire de l'économie durable.
Nous ne resterons pas les bras croisés ! »
Considérant cet avis négatif, Bernard BOSSON reprenait la parole pour indiquer que la charte lui paraissait effectivement trop proche de simples voeux pieux. Il proposait de voter la charte, tout en attirant l'attention du syndicat du parc sur les deux points litigieux : les carrières et le circuit de motoneige. C'est donc sous réserve de la prise en compte de ces deux problèmes que la CAA a approuvé la charte du Parc à l'unanimité.
Une majorité UDF - PS -Verts ?
J'ai pris le risque d'écrire, il y a plusieurs jours, que Bernard BOSSON ne votera jamais SARKOZY au second tour de la présidentielle.
L'annonce de François BAYROU selon laquelle il prendrait un premier ministre socialiste est une illustration de plus du probable renversement d'alliances qui sera sans doute l'élément fondateur de la recomposition politique indispensable à la France du début du 21° siècle.
Car, pour le moment, BAYROU peut refuser de répondre à cette question : il est au sommet d'une vague comme celle qu'avait connu CHEVENEMENT en 2002; il est le candidat refuge de ceux qui souhaitent la modernisation démocratique de notre pays et il a profité de la faiblesse du début de campagne de Ségolène ROYAL.
Mais, au soir du premier tour, pourra t-il appeler à voter SARKOZY ?
Bernard BOSSON pourra t-il appeler à voter ACCOYER pour que la loi littoral sur le lac d'ANNECY soit sabordée par l'UMP enfin libre de mettre sa loi "scélérate" en application ?
Si c'était le cas, les promesses de renouveau des pratiques politiques de l'UDF ne seraient qu'un trompe l'oeil pour appâter l'électorat du premier tour.
J'ai la faiblesse de croire que ni BAYROU, ni BOSSON ne mangeront de ce pain là.
Ce serait alors une union UDF-PS-Verts qui pourrait gouverner ce pays autour de valeurs simples : la responsabilité sociale et environnementale, la solidarité, la démocratie par l'instauration de la proportionnelle
J'ai pris le risque d'écrire il y a plusieurs jours que Bernard BOSSON ne votera jamais SARKOZY au second tour de la présidentielle.
L'annonce de François BAYROU selon laquelle il prendrait un premier ministre socialiste est une illustration de plus du probable renversement d'alliances qui sera sans doute l'élément fondateur de la recomposition politique indispensable à la France du début du 21° siècle.
Car, pour le moment, BAYROU peut refuser de répondre à cette question : il est au sommet d'une vague comme celle qu'avait connu CHEVENEMENT en 2002; il est le candidat refuge de ceux qui souhaitent la modernisation démocratique de notre pays et il a profité de la faiblesse du début de campagne de Ségolène ROYAL.
Mais, au soir du premier tour, pourra t-il appeler à voter SARKOZY ?
Bernard BOSSON pourra t-il appeler à voter ACCOYER pour que la loi littoral sur le lac d'ANNECY soit sabordée par l'UMP enfin libre de mettre sa loi en application ?
Si c'était le cas, les promesses de renouveau des pratiques politiques de l'UDF ne seraient qu'un trompe l'oeil pour appâter l'électorat du premier tour.
J'ai la faiblesse de croire que ni BAYROU, ni BOSSON ne mangent de ce pain là.
Et alors ce serait une union UDF-PS-Verts qui pourrait gouverner ce pays autour de valeurs simples : la responsabilité sociale et environnementale, la solidarité, la démocratie notamment par l'instauration de la proportionnelle et une Europe forte autour d'un pacte social renouvelé.
C'était le souhait de Dany COHN BENDIT l'autre matin. Une fois de plus, Dany osait dire ce que les tabous nationaux ne veulent pas (encore ?) admettre...
Mais c'est sans doute le seul scénario qui permette de faire avancer la société française sans crise et dans le débat des idées entre les composantes de cette majorité parlementaire.
elles seront la préfiguration d'un modèle social fait de répression et de régression.
TUMBACH,septembre 2004


selon l'arrêté préfectoral autorisant l'exploitation...
VOYNET : demandez le programme !

En tous cas, Dominique VOYNET en a un pour l'élection présidentielle,
Téléchargez le à
http://blog.voynet2007.fr/index.php?2007/01/26/136-le-contrat-ecologique
Et reparlons en !
Cordialement,
Thierry BILLET
La colère de Dominique VOYNET
Sur "La Voix est libre" sur France 3 IDF, elle s'est énervée à propos des questions de certains journalistes.
C'est relayé par Jean-Marc Morandini :
http://jeanmarcmorandini.com/news.php?id=3491
mais aussi sur Dailymotion :
http://www.dailymotion.com/search/voynet/video/x18on2_la-colere-de-dominique-voynet
Nicolas HULOT à CHAMONIX, entre rêve et réalité...
Aujourd'hui les camions sont là, de plus en plus là (+ 74% en deux ans !). Et rien n'est fait pour que cela cesse. Sinon de belles promesses.
Des promesses, c'est ce à quoi veut croire Nicolas HULOT.
Même si tous les candidats ne se sont pas engagés sur son « Vice premier ministre au développement durable »... Même si on ne regarde que l'avenir et pas le passé... Même si « il ne veut pas croire » que certains aient pu signer et ne pas appliquer ensuite...Même si...
Alors, à la sortie de la conférence, je suis dubitatif.
Je dois féliciter un homme manifestement sincère dans son désespoir de voir une situation aussi grave pour la vie sur Terre et qui a su utiliser son réseau médiatique pour sensibiliser le plus grand nombre à la question du réchauffement climatique... tout en me disant que les actionnaires de ce réseau n'ont accepté cela que parce que l'on pratiquait l'amnésie sur leur passé...
Mais j'ai été déçu d'un discours généraliste s'achevant sur un chèque en blanc à tous les candidats aux présidentielles, comme si tous étaient désormais persuadés que l'écologie devait être au centre des politiques publiques. Et qu'il suffira de rappeler à l'ordre celui qui sera élu...
Nicolas HULOT a annoncé qu'il allait également estampiller « Pacte écologique » les candidats aux législatives. Et l'on verra peut être bientôt cette chose magnifique : les députés UMP de HAUTE SAVOIE se présenter en juin 2007 avec l'étiquette ad hoc...
Ce sera un moment de pure jubilation : l'hypocrisie au grand jour, la loi littoral à la poubelle et encore plus de routes, de rocades et de contournements routiers dans notre département comme ceux que l'on veut imposer dans la vallée de l'ARVE et ailleurs.
« Thierry BOSSON ou Bernard BILLET ? »
Lisant la lettre ouverte de Bernard BOSSON à Bernard ACCOYER & Pierre HERISSON concernant la candidature du SILA au patrimoine mondial de l'UNESCO en date du 12 février, je repense à cette boutade de Pierre HERISSON lors d'une réunion du SILA « Thierry BOSSON ou Bernard BILLET ? » lorsque je l'interpelais sur la Loi littoral.Bernard BOSSON y fait valoir d'une manière véhémente ses protestations :
« Je dénonce la mascarade de la candidature au Patrimoine mondial de l'UNESCO telle qu'elle est faite aujourd'hui, candidature qui ne cherche qu'à masquer la réalité de la volonté de suppression des protections de la loi Littoral sur des espaces entiers des communes riveraines du Lac. J'alerte la population sur ce qui se passe. Je réitère qu'il n'y a qu'une chose à faire : obtenir de l'Etat qu'il rétablisse intégralement les protections de la loi Littoral autour du lac d'ANNECY. Ce n'est qu'à cette condition que le dossier de classement au Patrimoine mondial de l'UNESCO prendrait son sens »
On ne saurait mieux dire.
Il y a quelques jours, je dénonçais le « hold up » de l'UMP sur la question. Bernard BOSSON, dans son interview sur FRANCE INTER en fin de semaine, reprenait la même mise en cause directe de l'UMP.
Sur le Lac, Bernard BOSSON se place d'abord sur le registre de la fidélité familiale par rapport à l'oeuvre remarquable de son père et du Dr SERVETTAZ. Je me situe personnellement d'abord sur la question environnementale.
Mais notre combat pour le lac dépasse les clivages politiques qui peuvent exister entre nous, nous ont opposés (comme la voie des Haras), et nous opposeront sans doute encore.
Je ne pense pas trahir la pensée de Bernard BOSSON en disant que ce qui nous fait militer pour l'abrogation de la modification de la loi Littoral, c'est d'abord la question de la démocratie : que l'UMP accepte un débat loyal sur sa vision de l'avenir de la cluse du Lac au lieu de se cacher derrière un rideau de fumée où la loi serait modifiée sans que personne ne l'ait demandé...et pour que cela ne change rien à son application, comme Bernard ACCOYER eut le toupet de l'affirmer lors de notre débat sur 8 Mont Blanc.
Ligne THT, encore des paroles verbales !
Certes ce tracé par le Sud est moins catastrophique pour les paysages. Mais l'objet de cette réunion était bien plus ambitieux.
Je me souviens du préfet menaçant de refuser les permis de construire aux stations des ARAVIS si elles persistaient dans le « tout électrique »... et de la présentation du rapport de l'INESTENE qui prévoyait des scénarios de maintien de la consommation à son niveau actuel grâce à un effort inédit de maîtrise de l'énergie.
La réunion avait été tendue : le secrétaire général avait manqué s'étrangler plusieurs fois du fait de la présence de nombreux militants associatifs et des Verts venus contester les chiffres de croissance de la consommation d'électricité allégués par EDF, et réclamer un débat public sur la politique énergétique de l'agglomération.
On se promit de se revoir puisque le ministre de l'époque l'avait demandé. Mais de débat public il n'y eut point; et de ligne THT, il y en eut une, avec au bout des fils, une centrale nucléaire qui n'aura évidemment jamais aucun problème puisque nous sommes français - au fait les suédois viennent de demander l'aide de l'AIEA car ils n'arrivent pas à redémarrer la centrale FORSMARK - et dont les déchets seront stockés en toute sécurité pour des millénaires sans aucune difficulté.
Dormez en paix, bonnes gens, l'accident nucléaire n'arrivera jamais.
Et pourtant nous savons tous qu'il faut maitriser drastiquement notre consommation d'énergie, mais que pèse ce constat de bon sens face au lobby nucléaire ?
ANNECY coupée de GENEVE, selon Bernard BOSSON
J'ai attiré l'attention dans ce blog sur les conséquences désastreuses probables de l'A 41 en matière d'aménagement du territoire et souligné que les négociations entre GENEVE et sa proche banlieue française étaient avancées d'une manière étonnante, dénonçant au conseil municipal du 18 décembre 2006, la "première charte d'engagement- plan directeur de l'habitat transfrontalier" que Bernard BOSSON découvrait en séance, suite à mon intervention. Bernard BOSSON a repris cette thématique dans la Tribune de GENEVE datée du 13 février. Vous trouverez ci-après cet article, mais deux questions se posent :
-
Comment ANNECY a t-il pu être à ce point "hors jeu" depuis des années sur un dossier aussi central ? Notre ville comptait donc "pour du beurre" lorsque Bernard BOSSON en était Maire ? Roger VIOUD, conseiller régional socialiste et Robert BORREL, maire d'ANNEMASSE ne sont pas loin de le penser si l'on lit leurs interviews dans LA TRIBUNE DE GENEVE du 14 février...
- Bernard BOSSON interpelle le conseil général; mais deux de ses adjoints dont l'un est le nouveau maire d'ANNECY siègent au conseil général : que n'ont ils rien dit, rien vu, rien transmis ? N'ont ils rien compris, comme lorsque le conseil général a voté une réforme de la taxe d'habitation que les deux conseillers généraux ont demandé au CG de reporter suite au voeu de notre groupe au conseil municipal ? Voir sur ce point le blog de Jean EXCOFFIER qui explique dans le détail ce que seraient les conséquences sociales de cette modification.
«On ne va que renforcer le règne de Genève sur une partie de la Savoie. Il faut tout stopper pendant qu'il en est encore temps», fulmine Bernard Bosson.
A l'origine de ce coup de colère, l'annonce d'un redécoupage des aires urbaines qui anticipe la montée en puissance de l'agglomération franco-valdo-genevoise. L'ancien ministre a peut-être laissé son fauteuil de maire mais il n'a pas abandonné la politique. Surtout lorsqu'il s'agit de défendre Annecy. En Rhône-Alpes, l'Etat a identifié trois aires de «coopération métropolitaine»: la région urbaine de Lyon, le sillon Alpin et l'espace transfrontalier franco-genevois. Le hic, c'est que le préfet de région rattache Annecy au sillon Alpin (Grenoble, Valence, Chambéry) et non à l'agglomération transfrontalière. Et cela même au moment où est en train d'être construit le dernier tronçon de l'A41 qui va mettre Genève à une vingtaine de minutes d'Annecy. Il n'en fallait pas plus pour provoquer une montée d'adrénaline chez Bernard Bosson qui préside toujours la communauté d'agglomération du bassin annecien. «Ce nouveau découpage est absurde. Annecy va devenir la cinquième roue du char», proteste l'intéressé. Le dossier lui en rappelle un autre.
«C'est ahurissant»
En 2000, l'élu haut-savoyard avait vivement critiqué la façon dont avaient été négociés les accords bilatéraux.
«Les Français ont été nuls. C'est un désastre. Seule la Suisse y gagne. Ces accords sont un placement de banquier suisse», avait-il déclaré. Sur la même lancée, il déplore aujourd'hui de voir l'Etat entrer à ce point dans le jeu de Genève. «J'adore Genève, c'est une ville amie, mais on n'a pas à lui vendre notre pourtour», tance Bernard Bosson. Si les services de l'Etat, et notamment les Services de l'aménagement du territoire, estiment qu'il faut considérer Genève comme une agglomération française pour harmoniser son développement au-delà la frontière, le président de l'agglomération d'Annecy, lui, ne l'entend pas de cette oreille. Et de faire observer: «Ce qui est en train de se passer est tout simplement ahurissant. L'Etat s'apprête à reconnaître Genève comme métropole française.» Autrement dit, à entériner l'emprise de Genève sur sa banlieue française.
«On fait le jeu de Genève»
Bernard Bosson s'étonne que le Conseil général de Haute-Savoie n'ait pas encore pas réagi. S'il fait le jeu de Genève, le redécoupage fait aussi le jeu de la Savoie et de Chambéry qui affirment du coup leur prédominance. Et de reconnaître: «La Savoie a bien joué son coup.» Dans ce nouveau découpage des territoires, Annecy hérite malheureusement de la part congrue. Quitte à être intégré à un espace urbain défini, la capitale haut-savoyarde préfère être associée à Genève. Le 15 décembre dernier, les maires du bassin annecien ont signé une motion allant dans ce sens. Mais Bernard Bosson aurait préféré que l'Etat raisonne à une autre échelle. Ainsi conforté dans son statut «d'agglomération française», il craint que Genève ne fasse encore plus cavalier seul. «Genève avait déjà tendance à ne pas vouloir travailler avec les grandes villes de la région. Maintenant, elle va les traiter en banlieue.»
Tous écolo, aucun vert
Il n'en est rien.
Dominique VOYNET stagne à 1% dans les sondages.
Pourtant tout le monde a le développement durable à la bouche, tout le monde promet le développement durable, tout le monde s'est précipité pour signer le « pacte écologique » de Nicolas HULOT, même Nicolas SARKOZY...
Alors il y a un problème.
Bien sûr les VERTS doivent balayer devant leur porte : les médias leur ont taillé les costumes qu'ils méritent en partie sur leur infantilisme politique et leurs querelles de chapelle. Mais, de ce côté là, cela va mieux depuis le dernier congrès; et personne ne conteste le sérieux et la compétence de Dominique VOYNET. Et puis malgré cela, les VERTS ont réussi de brillants scores électoraux les années précédentes !
Alors d'où vient la contradiction entre des préoccupations centrées de plus en plus sur l'environnement et son absence de transcription politique ?
Peut être tout simplement parce que nos concitoyens n'ont pas envie, au fond d'eux mêmes, de faire le choix radical de l'écologie ?
Ils croiraient encore que les écologistes sont des CASSANDRE annonçant la fin du monde qui approche, mais qu'un sauveur viendra leur éviter de modifier drastiquement leurs modes de consommation par un coup de baguette magique.
Faire croire au miracle, au lieu de changer ici et maintenant. Éternels avatars de la politique... Mais cette fois, la planète n'attendra plus que l'on ne la ménage toujours pas. Et la politique n'est qu'une affaire de rapport de force. VOYNET à 1% au soir du premier tour et le prochain quinquennat sera naturellement très écologique, n'en doutons pas !
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