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thierry billet

c'est personnel

Chemin de Saint Jacques

6 Juin 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

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Retour d'une semaine de marche entre le PUY en VELAY et AUBRAC et une photo pour vous faire sourire...jaune.

Et cette autre pour la beauté de l'art populaire en MARGERIDE.


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COHN BENDIT à Lyon le 18 mai

11 Mai 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Dans le cadre de la préparation du Congrès d'EELV, le mercredi 18 mai à 20 heures au  18 rue François Dauphin Lyon Goethe Institut, réunion de travail en présence de :

Dany Cohn Bendit, député européen,


Le 29 mai 2011, les écologistes réunis en assemblée régionale décentralisée seront à un tournant démocratique.

Réunis pour le 1er congrès fondateur d'Europe Ecologie Les Verts, un an avant les élections présidentielles, ils fixeront leur feuille de route pour les 3 ans à venir.

Avec ce paradoxe : d’un côté, la conscience écologique prend de l’ampleur, les forces comme le désir d’expérimenter de nouvelles manières de vivre montent en puissance ; d’un autre côté, l’organisation et la culture politiques peinent à s'ouvrir et à se moderniser.

10 000 adhérents, 2000 coopérateurs et coopératrices 6 mois après les assises de Lyon. Disons les choses franchement : ce n'est à la hauteur, ni des enjeux du temps, ni du souffle des Européennes et des Régionales. Il faut développer la dynamique.

Il nous faut très rapidement rebondir. Nous doter d’un parti-réseau efficace, accueillant, capable de jouer un rôle déterminant dans le débat et l’orientation politiques.

Nous rêvons de peser sur les politiques publiques à l'image des Grünen allemands, capables de rassembler 100 000 personnes pour dire non au nucléaire.
Nous rêvons d’une assemblée nationale diverse, colorée, pluraliste, avec des écolos en responsabilité dans un gouvernement d'alternance.

Nous devons nous en donner les moyens, et faire des choix audacieux et courageux :
- lancer un réseau coopératif pleinement autonome juridiquement et financièrement, à côté du parti ;
- affirmer clairement l'ambition de la transformation écologiste et ne plus nous satisfaire de cette position marginale que la vieille union des gauches a jusqu’alors assigné aux écologistes ;
- nous doter au sein du parti d’une majorité et d’équipes collégiales, redonner vie aux instances de l’élaboration, du projet et de l’intelligence collectives.

Le débat du Congrès s’ouvre, nous le voulons vivant, argumenté, apaisé, collectif et constructif.
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André CIONI

5 Mai 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Nous apprenons ce matin le décès de l'ami André CIONI, élu de CRAN GEVRIER et Vice président du SILA.

André était atteint d'un cancer contre lequel il a lutté avec une énergie peu commune et une volonté farouche de ne pas laisser cette maladie l'empêcher d'exercer les mandats qui lui avaient été confiés.

André aura montré jusqu'au bout de sa maladie un courage et un dévouement à la chose publique qui forcent le respect.
Nous l'avons vu en particulier au SILA utiliser ses dernières forces pour participer aux réunions et suivre les projets dont il avait la charge sans une plainte et avec toujours un sourire bienveillant et un mot gentil à chacun malgré les souffrances endurées.

Nous le regardions avec émotion être fidèle à son poste avec un petit sourire convivial qui ne nous trompait pas sur l'étendue de sa maladie mais incitait à ne pas s'apitoyer par  déférence à sa discrétion et son abnégation.

J'exprime ici mon immense respect pour ce serviteur discret du bien commun et une profonde émotion devant ce décès qui frappe encore l'équipe municipale de CRAN GEVRIER et ravive la douleur de la perte d'autres élus de CRAN comme l'ami Jean-Louis MOLIE qui me manque tant...

Jean Louis Molié

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EELV, le Congrés de tous les risques

3 Mai 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

 

Le prochain Congrès des VERTS aura lieu le 29 mai.

La motion proposée par Dany COHN BENDIT se trouve mise à mal : sur ses 1.200 signataires, près de 200 ont été rejetées car ces personnes n'étaient pas adhérentes "à l'insu de leur plein gré". Soit les adhésions n'étaient pas arrivées, soit les chèques étaient perdus, soit les adhésions n'étaient pas validées par les appareils régionaux des anciens VERTS, etc.

Voici ce qu'en dit Alain LIPIETZ pour soutenir la motion présentée par Dany.Il n'y a pas un mot à en retirer.

Il est plus difficile aujourd'hui à un militant qui souhaite soutenir Dany d'adhérer à EELV  en SAVOIE qu'à un ancien élu sur une liste UMP à ANNEMASSE de déposer une motion régionale après avoir été validé sans observation. Et dire que les mêmes me reprochent d'avoir participé à une liste avec des centristes contre l'UMP ! Comprenne qui pourra...

Plus d'informations sur :

 

http://www.construirelecologiepourtous.net/

Alain Lipietz : pourquoi je signe CETT

vendredi 15 avril 2011, par Alain Lipietz


Les enjeux du premier congrès d’Europe Ecologie les Verts sont assez clairs :


1. Poursuite ou non de « l’ouverture », construction de la coopérative ou repli sur « les verts en plus grand ».


2. Retour à la démocratie ou consolidation d’une ologarchie.


Aucun des autres « sujets » conjoncturels ou structurels de l’écologie politique n’est vraiment clivant, dans ce congrès.

Sur le projet ? tout le monde travaille ensemble, et la réponse aux deux premières questions définira si le projet sera assez enraciné dans les mouvements de la société pour « tenir le coup » dans les négociations avec les partenaires de la vieille gauche, avant comme après 2012.

Sur les alliances ? tout le monde se dit pour l’autonomie et une alliance à gauche, avec plus ou poins de « si… »

Sur la candidature présidentielle ? toutes les motions sont partagées entre Joly, Hulot, voire « ne pas y aller » ou « un ticket ».

Sur les guerres de Sarko ? personne n’en parle. Sur la laïcité ? « Laïcards » et « laicité ouverte » se répartissent sur toutes les motions.

(...)

Bref, le choix sera fondamentalement entre « la majorité de la direction sortante des Verts » et les artisans du rassemblement de l’écologie politique en coopérative, incluant et dépassant les Verts.

Pour avoir participé de très prés et tres activement aux campagnes européennes, législatives des Yvelines, régionales et cantonales, j’ai vécu nos premier succès dans l’enthousiasme, mais douloureusement subi la tension entre « ouverture/coopérative » d’une part, défense du bastion vert (élargi à quelques cooptés) au prix de la démocratie d’autre part. J’avais poussé plusieurs cris d’alarme, d’abord sur les résistances et les mauvaise pratiques qui préparaient le recul relatif d’EE aux régionales par rappport aux européennes (notamment en Ile de France), sur la « mise entre parenthèse » de la démocratie au profit d’une oligarchie, au nom bien sûr des « négociations délicates » entre Verts et Divers, etc.

J’espérais que le congrès de fondation, à Lyon, allait permettre d’en finir avec cette mise entre parenthèses de la démocratie. Il n’en a rien été . Nous avons désormais une direction qui n’exécute plus les décisions des militants. Elle les « consulte », puis fait ce qu’elle veut. Les cantonales, avec un nouveau recul par rapport à la barre de 2009, confirme cette tendance à l’enlisement : EELV a progressé fortement par rapport aux Verts, mais ne peut désormais plus se proclamer « troisième force politique de France », désormais distancés que nous sommes par le FN et rattrapé par le Font de Gauche.

Je pense, pour l’avoir vérifié sur le terrain chaque fois que nous avons su combiner coopération, ouverture et démocratie, que l’ouverture continue est la condition impérative pour permettre à l’écologie politique de s’affirmer, dès le premier quart de ce siècle, comme la force dirigeante de la sortie de la grande crise actuelle. Que la forme « coopérative » est la seule capable de fédérer les énergies dans un mode où l’esprit d’association peine à contrebalancer les tendances individualistes portées à l’extrême par notre civilisation. Qu’un noyau plus organisé permanent, de type parti, est cependant nécessaire à la stabilité et à la croissance de la coopérative. Que la démocratie et le respect mutuels sont la contrepartie de la mise en commun bénévole des efforts et des compétences au sein de la coopérative.

Conquête de l’hégémonie culturelle, coopération, démocratie, marchent rigoureusement d’un même pas.

Je regrette que les animateurs de la motion « Maintenant » ne l’aient pas compris. Leur motion peut se résumer à sa phrase « Une stabilité à notre mouvement et un mandat clair à une équipe dirigeante renouvelée, légitime et soutenue » , cette direction étant … la même , sans un mot d’explication et de rectification sur la suspension de la démocratie, et avec une référence du bout des lèvres à la coopérative en fin de texte.

(...)

En face de « Maintenant », deux motions expriment la continuité de l’espoir et la résistance à la suspension de la démocratie : « Construire l’écologie pour tous et toutes » (avec laquelle vient de se regrouper la motion « EELV2 ») et la motion « Envie »

J’ai hésité à signer la motion Envie. M’en a retenu le constat que la majorité de ses premiers signataires s’étaient violemment opposés au grand tournant de 2009, insultant les leaders de la liste européenne (Dany, Eva, José) et s’opposant au principe coopératif. Leur conversion, dont je me réjouis, me semble un peu manquer de gages, pour le moment. Secondairement, lorsqu’elle m’a été proposée, la motion contenait encore des scories anti-fédéralisme européen (qui ont disparu lors de la mise au format).

Je me suis donc résolu à signer pour « CET ». D’abord parce que ce texte insiste fondamentalement sur coopération et démocratie. Ensuite parce que j’y retrouvais nombre des artisans du grand espoir levé en 2009.

Soyons clair : j’y ai retrouvé aussi plusieurs de ceux qui, alors membres de la majorité sortante, ne s’étaient pas particulièrement illustrés par leur respect de la démocratie. D’une façon générale, j’ai de très proches amis politiques dans toutes les motions., en particulier des signataires de RaRes. Et tous, nous sommes écologistes, tous dignes de cette belle aventure.

Mais une élection interne est un choix limité, et je choisis « au plus proche ». Il faut même se réjouir que cette fois nous semblions échapper aux ribambelles de motions. Je ne me plaindrai donc pas que « CET » rassemble trop !

Parmi les amie-e-s qui ont signé de façon inattendue (pour moi) la motion « Maintenant », divers arguments ont été avancés.

D’abord justement la notion de stabilité. « Il n’est pas encore temps de se diviser , disent-ils, consolidons d’abord ce qui est acquis, la coopérative et la démocratie, on y veillera après le congrès. » J’entends cet argument, mais il ne me convainc pas. De toute façon, majorité et minorités gouverneront ensemble après le congrès, et se diviseront dès le premier jour sur les problèmes pendants. Mieux vaut fixer dès maintenant les principes de régulation des nécessaires débats entre nous.

Ensuite des arguments locaux. « Chez moi je m’entends bien avec ceux qui signent Maintenant, pas avec ceux qui signent CET… » J’entends aussi. Mais nous sommes un mouvement fédéraliste régionalisé, il est possible de voter telle au motion pour le national, et recomposer autrement pour la direction régionale.

Toute une série d’arguments enfin sont plus inquiétants. « Tu comprends je suis salarié du mouvement… » « Il faut sécuriser la candidature d’Eva… » « Il faut sécuriser la candidature de Hulot… » « Il faut sécuriser ma candidature sur telle circonscription… » J’entends encore ces arguments, parfois incontournables. Mais c’est cela même qui est très inquiétant. Si la survie dans le mouvement implique déjà l’allégeance à un groupe dominant qu’on n’ose plus contester, alors c’est que tout est déjà fichu.

Notre mouvement est tout neuf, quoique déjà lesté de « rapports de force ». Ayons, tous ensemble, la force de le relancer sur de bonne bases.

C’est pourquoi je vous invite à adhérer, si vous ne l’avez déjà fait, et à signer tout de suite la motion « Construire l’écologie pour tous et toutes »

Alain Lipietz.

 

PS. Détails techniques.

On vote en « AG décentralisées régionales ». Celles-ci ont lieu le 29 mia. Pour voter, il faut avoir adhéré à la structure « parti » du mouvement EELV avant le 10 mai. Les différentes motions sont publiés avec une liste de signatures indiquant aux hésitants « qui est derrière quoi ». Il est donc important que chaque motion bénéficie d’un maximum de signatures. Pour signer, cliquez sur le lien ici. Vous aurez alors accès au texte de la motion, à un « mode d’emploi pour signer » avec un coupon de signature, à renvoyer signé avant le 20 avril.

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Où Dany reparle d'ANNECY...

13 Avril 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Le succès des Verts allemands fait saliver
Dany Cohn-Bendit

Le fondateur d'Europe-Ecologie confronte la stratégie des Grünen au conservatisme « gauchiste » des Verts français. Entretien.

Daniel Cohn-Bendit à l'université d'été des Verts à Nantes, en août 2010 (Stéphane Mahé/Reuters).

 

Outre-Rhin, les Grünen ont désormais un ministre-président dans le land du Bade-Wurtemberg et sont crédités de 28% d'intentions de vote dans les sondages, à deux points de la CDU.

Dany Cohn-Bendit, de nationalité allemande et y habitant, nous explique que cette victoire est due à la fois au système électoral proportionnel et à une « rationalité » dont ne sont pas familiers les camarades français.

Rue89 : Vous sentez-vous plus proche aujourd'hui des Grünen ou d'Europe Ecologie-Les Verts ?

Daniel Cohn-Bendit : Je ne peux pas dire. Parfois, je suis schizophrène : quand je suis en France, je peux citer en exemple les Grünen sur le sujet du nucléaire, mais sur la Libye, je suis très critique de leur position neutraliste. Ce qui est sûr c'est que les Grünen ont su construire en trente ans un parti crédible dans ses prises de position politiques.

Pour l'emporter dans le Bade-Wurtemberg, ont-ils pris des électeurs à la droite ou à la gauche ?

Dans cette région, ils ont pris des électeurs au centre droit, grâce au conservatisme écologique représenté par la tête de liste, Winfried Kretschmann. Une politique écologique est possible avec des chrétiens-démocrates prêts à remettre en cause le nucléaire, à se moderniser, à faire une politique multiculturelle.

Comment expliquer de tels succès ? Par des facteurs locaux ?

La carte politique allemande est différente : la proportionnelle leur donne une autonomie réelle, ils n'ont pas à négocier des circonscriptions, ils s'imposent ou pas dans les élections, et après ils font des coalitions. La plupart du temps, les Grünen s'allient avec les sociaux-démocrates, mais pas tout le temps.

A Francfort, les Verts sont en coalition avec les chrétiens-démocrates, et ils sont arrivés premiers devant les sociaux-démocrates. Ils peuvent aussi faire une alliance à droite et perdre comme à Hambourg. Ça dépend si leurs électeurs se retrouvent dans les politiques menées. A Francfort, ils ont doublé en cinq ans ; à Hambourg, ils ont reculé.

En France, quel est l'espace qui reste aux écologistes, alors que du FN au centre, tout le monde parle d'écologie ?

Aux européennes, on a porté l'idée d'une transformation écologique de la société. La difficulté d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), c'est que quand ils parlent d'économie, ils ressemblent comme deux gouttes d'eau à l'extrême gauche la plus sclérosée.

En Allemagne, sur les retraites, la dette publique, les Grünen se disent qu'on n'a pas le droit de laisser une société écologiquement dévastée ni une dette publique ingérable aux générations futures.

Les Verts français sont-ils complexés ? Si oui, pourquoi ?

Moi je crois que le problème est lié au système électoral. A partir du moment où on a la proportionnelle, il y a une possibilité de se faire respecter. La gauche plurielle à la française, avec plus de ministres que de députés, ça ne peut pas fonctionner.

En Allemagne, à partir du moment où il y a une coalition, le vice-chancelier est toujours du deuxième parti de la coalition, et il devient ministre, soit des Affaires étrangères soit de l'Intérieur, c'est culturellement comme ça. Un mois avant que Joschka Fischer ne devienne ministre des Affaires étrangères, j'ai dit à Hubert Védrine : « Tu auras un homologue vert en Allemagne », il ne me croyait pas…

Pour que ce soit pareil en France, il faudrait que les Verts aient un groupe politique, or pour l'instant, ça dépend du bon vouloir des socialistes.

Les Verts allemands semblent plus proches de la société civile, ils mobilisent du monde. Comment cela se fait-il ?

La société allemande est angoissée, elle exprime ses peurs. Cela bénéficie à l'écologie, il y a une remise en cause d'une modernité ingérable et menaçante.

En France, il y a une coquetterie avec le modernisme, et l'idéologie de l'indépendance énergétique joue. La société française est très sceptique, mais pour l'instant elle ne voit pas comment sortir du nucléaire.

Qu'est-ce qui explique la mobilisation énorme contre le projet de la gare Stuttgart 21 ?

Ça c'est le Wurtemberg ! Moi aussi parfois j'ai des difficultés à comprendre ce combat pour la gare, c'est spécial, mais c'est une forme de rationalité économique typique des Grünen. Les citoyens se sont rebellés contre le fait qu'on brûle de l'argent. Et puis, c'est un symbole : on voulait enfouir la gare en sous-sol pour construire des gratte-ciel au-dessus.

Il leur arrive de se moquer des Verts français ?

Non. Par exemple, la mobilisation en France contre les gaz de schiste émerveille. Pareil pour la bonne bouffe, ils sont admiratifs. Mais sur les questions économiques, les Allemands trouvent les Français très gauche traditionnelle.

A Annecy, un adjoint au maire qui a défendu les Jeux olympiques [la candidature de 2018, ndlr] s'est vu refuser l'adhésion à Europe Ecologie. Une alliance avec le Nouveau Centre localement est insupportable pour les Verts.

En Allemagne, il y a eu un débat au niveau des Grünen sur les Jeux de Garmisch [la candidature de 2018, ndlr] : certains étaient pour, d'autres contre mais personne n'aurait imaginé exclure quelqu'un pour ça. En France, on est toujours sur la ligne : « ah non ! ça, ça sort du consensus écologique ! ».

Vous êtes favorable à une alliance avec le centre ?

C'est pas mon problème ça. Mon problème c'est cette idéologie de « on est de gauche », qui est un positionnement fainéant. Alors que tout le monde sait que sur le nucléaire, nous sommes très critiques de la gauche, on le dit pas clairement.

Sur les gaz de schiste, José Bové a fait des alliances politiques formidables et personne ne songe à lui dire : « T'as pas le droit d'aller avec untel. »

Les Verts ne sont ni de droite ni de gauche en Allemagne ?

Il est évident que demain, si des alliances nationales se nouent, ce sera les sociaux-démocrates avec les Verts, contre les chrétiens-démocrates. Mais ça ne veut pas dire que localement il ne peut pas y avoir d'autres coalitions.

Moi, si j'étais la direction d'EELV, je prendrais une initiative avec le MoDem et le Front de Gauche pour obtenir l'introduction de la proportionnelle en 2012. Si le Parti socialiste a la majorité absolue, vous croyez qu'ils vont introduire la proportionnelle pour faire plaisir à leurs camarades écologistes ? Non…

Quelle est la leçon à tirer sur le jeu d'alliance ?

Quand Jean-Vincent Placé a déclaré « les Verts sont un supplément d'âme pour les socialistes », il montre qu'il n'a rien compris. On est différents, on n'est pas un supplément d'âme.

Le problème est qu'en France, le rapport de force est créé par la négociation, en Allemagne par les électrices et les électeurs.

Vous voyez un Vert devenir chancelier ?

Kretschmann était un ministre-président crédible, en même temps il est ancré dans la mentalité conservatrice de la région. Renate Künast, la candidate à la mairie de Berlin, ne fonctionnerait pas dans le Wurtemberg.

Au niveau national, je ne vois pas de leader émerger. Ceci dit, tout va très vite…

En France, les Verts sont dirigistes et technocratiques. Ce qui a fait le succès d'Europe-Ecologie, c'est la réunion de personnalités qui ont eu une vie en dehors du parti. L'avantage, c'est que c'étaient des élections à la proportionnelle.

A la présidentielle, la question c'est de savoir si on va faire 3 ou 7%. Si on n'est pas capable de dépasser les 12%, on n'a pas d'impact sur la société.

Pour la prochaine présidentielle, vous êtes défavorable à ce qu'EELV ne présente pas de candidat ?

Je suis très sceptique sur la présidentielle. Au congrès de juin, je vais présenter une motion en ce sens. Ce qui est bien plus durable, c'est un groupe parlementaire. Aujourd'hui, vu la pénétration du FN, aucun écologiste ne peut prétendre être au deuxième tour.

L'argument qui consiste à dire que si on n'est pas présent à l'élection présidentielle on n'existe pas est faux : quand est-ce que l'écologie politique a le plus existé ? Avec le 1,5% de Voynet en 2007, ou avec nos 16% aux européennes ? Si on dit aux gens « on va faire 7-8% », ils achètent tout de suite, mais si c'est pour faire 3%…

Vous êtes isolé sur votre souhait de ne pas avoir de candidat écolo en 2012 ?

L'élection présidentielle rend tout le monde malade. Ça me fatigue… Je mène une bagarre pour le congrès. Ça va pas bien se passer pour moi mais c'est la démocratie. C'est fatiguant tout ça. C'est un parti conservateur dans le mauvais sens du terme.

Ça aurait été si simple de dire : « Tous ceux qui veulent participer à la primaire d'EELV votent, ils envoient leur carte d'identité. » Là, en guise de démocratie interne, c'est le contrôle bureaucratique. Exemple : ils ont tellement confiance les uns dans les autres qu'ils forcent à envoyer une signature en plus du mail…. Je n'ai jamais vu ça, en Allemagne les motions peuvent être adoptées par mail.

Le fonctionnement des Grünen est bien plus ouvert. C'est une des explications de leur succès. Un militant d'EELV passe plus de temps à l'intérieur qu'à l'extérieur, c'est incroyable.

Dimanche, lors d'une élection à Darmstadt, le Vert a fait 70% face au social-démocrate.

Tout cela vous donne envie d'aller faire de la politique en Allemagne ?

Je me bats pour ce congrès mais je serai minoritaire et je commence à en avoir assez de la politique. Je vais avoir 68 ans et mon avenir politique est derrière moi….

Entre Joly et Hulot, qui préférez-vous ?

Après huit mois où elle est potentiellement candidate, on voit la difficulté de sa candidature. Lui va sortir du bois, on verra. Je reste sceptique pour les deux et je pense que l'un et l'autre ont surtout besoin d'une primaire très large pour s'affirmer. L'un comme l'autre doivent affirmer la transformation écologique de la société, être une alternative à la droite et à la gauche.

Rappelons nous le 1,5% de Voynet, ce n'est pas qu'elle était mauvaise, c'est que son discours dans une élection présidentielle ne portait pas.

Borloo va-t-il encore plus handicaper le candidat vert ?

Borloo et Villepin au premier tour, ça veut dire que Sarkozy n'est pas au deuxième tour…

DSK a un score d'au plus 30% au premier tour. Alors face à une société qui part en vrille, avec le FN qui monte et l'UMP qui dérive, il faut faire bloc autour de lui dès le premier tour.

Un candidat écolo peut peut-être faire 7 à 8%, mais ça ne change pas la donne. S'il ne passe pas la barre des 5%, c'est cher.

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Centristes en voie d'autonomie...

9 Avril 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

L'annonce de la probable candidature de Jean-Louis BORLOO à la présidentielle et la sortie de l'UMP du Parti radical valoisien, viennent après la création d'un groupe centriste au Conseil général de la HAUTE SAVOIE, apporter sa pierre à l'édifice de la reconstruction de l'UDF dans les mois qui viennent.


En clair, la course à l'échalotte de l'UMP après le FN n'est plus supportable pour les centristes qui ont compris que les chances de SARKOZY s'amenuisant, leur subordination était un handicap plutôt qu'une chance pour leur famille politique.

Ce faisant, ils vont rendre encore plus difficile la tâche de SARKOZY talonné par le FN si il doit affronter BORLOO, DE VILLEPIN et BAYROU.

L'UMP va donc tout faire pour saborder cela car cela génère pour elle un risque mortel de ne pas être au second tour de la présidentielle si leur stratégie de faire pire et plus fort que le FN ne suffit pas à leur ramener son électorat.

 

Le problème  pour l'UMP, c'est que cet électorat centriste ne supporte plus SARKOZY et sa rhétorique clairement xénophobe.

Et que si BORLOO n'y va en définitive pas contre telle ou telle promesse ou telle ou telle menace, c'est François BAYROU qui bénéficiera pleinement de cet électorat.

Mais il ne retournera pas à l'UMP.

Et c'est tant mieux.


Reste que les partis centristes en ne se posant que la question de l'alliance avec la droite se tirent eux-mêmes une balle dans le pied : puisque de toutes façons, ils s'allieront avec la droite, la droite se moque d'eux et la gauche les considère comme d'invétérés indécis qui finissent toujours par tomber du côté de l'UMP...donc sans poids politique utile pour faire basculer une majorité politique en France.

Car au final, une candidature BORLOO pour s'allier avec SARKOZY au 2° tour, cela sert quel projet politique ?

C'est la question à laquelle il faudra que les centristes répondent : si le projet de SARKOZY est xénophobe comment appeler à voter pour lui au 2° tour, alors que le risque d'une alliance avec le FN est aujourd'hui, comme en 1998, une issue souhaitée par une partie de l'UMP.

 

Gardons en mémoire la période MILLON, BLANC, SOISSON, etc dans les conseils régionaux et le soutien de l'immense majorité des élus UDF/UMP de HAUTE SAVOIE à cette alliance. Ils l'ont déjà fait, ils peuvent le refaire.






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Ne me parlez plus d'éducation à l'environnement !

7 Avril 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

N'hésitez pas à diffuser l'image  ci-dessous à tous vos amis.

Si nous voulons être responsables, il faut limiter la concentration de gaz à effet de serre dans l'air à 350 particules par million (ppm).

Au-dessus de cette concentration, nous allons à la catastrophe climatique.

C'est notre responsabilité ICI et MAINTENANT, à nous qui sommes adultes aujourd'hui de le mettre en oeuvre.

Je ne supporte plus les discours lénifiants sur l'éducation à l'environnement ou le souhait d'informer les générations futures.

C'est trop tard !

C'est NOUS, adultes des années 2010 qui devons faire les bons choix.

Nos enfants trinqueront plus ou moins fort selon ce que nous aurons fait maintenant pour limiter les gaz à effet de serre.

Ne leur laissons pas en plus la responsabilité de faire trop tard ce que nous aurions dû faire nous mêmes en 2011...

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Front républicain, maintien au 2° tour...

27 Mars 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Cette élection cantonale boudée par les électeurs marque la défiance de nos concitoyens par rapport à une institution qui n'a plus aucun sens pour une population de plus en plus urbaine dans laquelle le "canton" n'a aucune visibilité politique. Ce n'est pas la fusion des conseillers généraux et des conseillers régionaux en 2014 par des élections sans proportionnelle qui améliorera les choses. Le PS a annoncé qu'il abrogerait cette loi : à suivre en 2012 en fonction du résultat de la présidentielle.

 

Mais cette élection a également conduit l'UMP à revenir sur un principe fort de mise à l'écart du FRONT NATIONAL : on vote pour le candidat qui est opposé au FN même si il n'est pas de sa famille politique. Nous l'avons fait en 2002 pour Jacques CHIRAC. Maintenant SARKOZY, dans sa course droitière a fait sauter ce principe en refusant de choisir entre le PS et le FN... Ce qui bien entendu reconnaît au FN un statut démocratique identique à celui du PS... On voit bien qu'il s'agit d'une posture qui vise à ne pas se "fâcher" définitivement avec l'électorat FN que SARKOZY espère récupérer en 2012 à la Présidentielle. Mais, ce faisant, SARKOZY donne au FN un certificat de fréquentabilité alors qu'il n'avait pas besoin de ce nouveau cadeau, après les débats dangereux sur l'identité nationale, l'islam, etc. La stratégie électorale de SARKOZY est claire : on va vers une alliance tacite avec le FN. Une partie de l'UMP y est déjà acquise et multiplie les déclarations en ce sens. Sans doute SARKOZY estime t'il qu'il n'a plus aucune chance de gagner sans cela. Trop tôt pour le dire, mais ce scénario n'est plus exclu... Rappelons nous en HAUTE SAVOIE, le soutien des grands élus UMP (HERISSON, CARLE, etc.) à l'alliance entre Charles MILLON et le FN à la Région ! Il y a déjà eu des précédents.

 

Seconde nouveauté de ce scrutin : le maintien des candidats des VERTS au 2° tour dans des duels contre le PS quand la droite a été éliminée.

L'argument des écologistes se tient : il faut laisser aux électeurs un choix. Si les VERTS ne se présentent pas, il n'y a plus qu'un candidat et ce n'est pas cela la démocratie. Mais cela bris également un autre tabou.

Dans ce scénario, l'arbitrage entre le PS et les VERTS, ce sont les électeurs de droite du premier tour qui vont le faire. Autrement dit, l'espoir implicite des écologistes est qu'une partie de l'électorat de droite va voter pour le candidat écolo pour faire battre le candidat du PS. Prendre cette décision, c'est donc confier aux électeurs de l'autre "camp" le soin de départager les électeurs de gauche...

Quand on compare les cris d'orfraie de certains  VERTS sur la sacro sainte appartenance à la gauche et les mesures d'exclusion voulues à l'égard des contrevenants qui osent s'allier avec des centristes et le soutien des mêmes  apparatchiks à une stratégie de maintien au 2° tour, on voit bien la contradiction manifeste entre ces deux postures.

Si EELV est génétiquement "de gauche", ce maintien au 2° tour est une hérésie, car l'important est de faire gagner son camp et de respecter le classement des électeurs du premier tour.

Si, en revanche, EELV estime que les alliances au 2° tour doivent être négociées au plus prés du terrain pour tenir compte des situations locales et créer  sans tabou les alliances efficaces qui permettent de battre l'UMP, alors il faut le dire clairement. Et affirmer que le PS n'est pas le seul allié possible des écologistes, comme cela se passes en ALLEMAGNE, en BELGIQUE ou en SUISSE.

La posture actuelle d'EELV a de quoi agacer les militants socialistes qui ont le sentiment d'être trompés en étant soumis au bon vouloir de l'électorat de l'adversaire.

Entre les déclarations la main sur le coeur sur l'appartenance sans faille à la gauche et la volonté manifeste d'en découdre avec le PS aux cantonales et dans la gestion du Conseil Régional, les responsables des VERTS mènent une politique illisible.


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Laïcité

13 Mars 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Je ne sais pas jusqu'où ira Nicolas SARKOZY pour tenter de séduire à nouveau l'électorat du FN.

Le problème aujourd'hui est qu'il ne fait pas revenir vers l'UMP les électeurs frontistes, mais qu'une partie de l'UMP reprend sans vergogne le vocabulaire et l'extrêmisme des racistes du Front National et que c'est Marine LE PEN qui tire les marrons du feu.

Le limogeage de son conseiller "à la diversité" est un pas de plus dans ce sens suicidaire.

Son interview sur RUE 89 est intéressante :

 http://www.rue89.com/2011/03/12/sarkozy-sest-definitivement-coupe-des-musulmans-194583

 

Celle de Corinne LEPAGE à propos de la situation au JAPON dans le Journal du Dimanche est également très utile :

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Corinne-Lepage-reagit-sur-l-incident-nucleaire-au-Japon-et-demande-un-debat-en-France-Interview-282695/

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Pic de pollution, après nous le déluge.

9 Mars 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Cet hiver se caractérise par de nombreux épisodes de pics de pollution de l'air en RHONE ALPES et en particulier dans le bassin annécien. Le manque de brassage d'air et les inversions de température expliquent cette accumulation de la pollution en fond de vallée.

Depuis dimanche, nous sommes au-dessus du seuil d'alerte.

Sur autoroute, la vitesse est réduite de 20 kilomètres/heure et cette réduction est OBLIGATOIRE comme le rappelle la société d'autoroute à longueur de panneaux luminescents. Il faut être aveugle pour ne pas les lire.

Installé à 110 km/h, j'ai été doublé par 100% des véhicules ce mardi entre CLUSES et ANNECY.

Il y a encore du boulot pour les écologistes.

Il paraît que nos concitoyens se plaignent du coût de l'essence.

Pour quelle raison  alors courir encore plus vite pour la gaspiller et polluer ?  Pour gagner combien de temps sur une distance de moins de 100 kilomètres ?

Plaisir sournois du chauffeur à 110 km/h en rattrapant les véloces bloqués au péage en attendant de payer...

Plus d'infos sur la qualité de l'air sur le site de l'Air de l'Ain et des pays de Savoie : la liste des polluants mesurés s'allonge et l'association vient de publier une étude sur la pollution le long de l'A41 avant la construction de l'autoroute pour pouvoir mesurer l'impact du trafic après sa construction... Toujours très instructif pour pouvoir agir ensuite efficacement.

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