c'est personnel
Parrainage citoyen
La mise en place par la nouvelle majorité municipale annécienne d'un "parrainage citoyen" pour les enfants dont les parents ne souhaitent pas imposer un baptême catholique (ou d'une autre religion) a été un des débats intéressants de la nouvelle équipe municipale lorsque j'en ai fait la proposition.
Il a fallu quelque temps pour que l'information se diffuse dans notre ville, mais cette manifestation qui n'a aucun caractère officiel est en train de rencontrer un succès croissant.
Les parents trouvent ainsi le moyen de confier à des parrain/marraine l'éducation de leur enfant si il leur arrivait quelque chose, ou de les y associer dans des circonstances moins dramatiques.
J'ai pu ainsi rencontrer des parents qui ne souhaitaient pas imposer une religion à un enfant adopté venant d'ASIE, respectant son souhait de peut-être adopter une réligion d'origine asiatique.
Ou des parents qui se marient et qui font parrainer leurs enfants le matin avant de se marier l'après-midi...
La cérémonie a lieu les samedis matin, dans la convivialité, chacun pouvant apporter sa touche personnelle à une cérémonie simple, souvent émouvante, qui est très bien ressentie par les participants, en présence d'un élu qui cosigne l'acte d'engagement des parrain/marraine et des parents.
Je le répère, cela n'a aucune valeur légale (qu'attend le législateur pour faire avancer le droit sur ce sujet ?), mais c'est un service de plus offert aux annéciens.
Pour avoir fait ainsi "baptiser" mon fils un 1er mai 1982 par un maire ami, ancien curé qui avait quitté l'Eglise en mai 1968 et était plus ému que nous de cette cérémonie, je revis avec joie, à chaque fois, le plaisir de ce moment partagé entre des adultes réunis pour se préoccuper de l'avenir d'un enfant.
Un moment agréable et que chaque famille peut aménager comme elle le souhaite.
Choc littéraire : MAUVIGNIER !
Laurent MAUVIGNIER
"Ce que j'appelle oubli"
Editions de Minuit
Un fait divers, une seule phrase de 60 pages, admirable !
Joly/Hulot : tout est il joué ?
Après la quasi élection de Eva JOLY au premier tour des primaires écologistes, la messe est-elle dite ? Mathématiquement Oui.
Pour autant, l'expérience de la primaire entre LIPIETZ et MAMERE montre que rien n'est jamais joué chez les écologistes.
Le problème politique est simple.
Si Eva JOLY mène sa campagne présidentielle comme elle a mené sa campagne primaire, elle sera exactement sur le créneau de MELENCHON.
Or, sur ce créneau, MELENCHON l'écrasera.
C'est un tribun, c'est un politique viscéral près à dire n'importe quoi face à une moraliste rigoureuse qui se taira plutôt que de
mentir ou de dire quelque chose dont elle n'est pas sûre.
Tandis que l'électorat centriste qui a été séduit par Dany COHN BENDIT va se trouver orphelin d'écologie.
Le scénario JOLY se révélerait alors un superbe cadeau à BAYROU qui attend son heure et à BORLOO qui reste quoi qu'on en dise auréolé par le GRENELLE de l'environnement.
Les électeurs de la primaire feront-ils ce raisonnement pour le 2° tour ?
A moins que l'électorat de la primaire ait voulu donner un signe à HULOT qu'on ne lui donnait pas un chèque en blanc, mais qu'au final, il vote pour lui pour assurer un électorat plus large aux écologistes ?
La décision est dans les mains des 30.000 personnes qui ont décidé de payer dix euros (au moins !).
A moins qu' Eva JOLY ait compris que pour se faire élire en interne il faut rassembler sur sa gauche et pour faire un bon score ensuite, il faut attirer l'électorat centriste ?
Après les scores euphoriques des européennes et des régionales où toute la famille écologiste était unie, l'écologie politique est à nouveau face à ses vieux démons.
On a déjà connu par le passé des scores à deux chiffres (addition des voix des Verts et de Génération Ecologie) qui s'effondraient dans les six mois.
Sans la locomotive COHN BENDIT, le risque de l'essouflement ou pire est toujours possible.
Eva JOLY plutôt que Nicolas HULOT
Eva JOLY arrive nettement en tête de la primaire écolo avec presque 50% des voix des exprimés. Elle manque la désignation au premier tour de quelques dizaines de voix : bravo !
Elle peut compter sur le report de voix des deux autres candidats dont l'un a fait campagne uniquement contre Nicolas HULOT, soit de l'ordre de 60% des voix au second tour...
L'affaire semble donc réglée...
L'alliance pour le Congrès des VERTS entre les partisans de Cécile DUFLOT et les proches de Nicolas HULOT pour gagner le Congrès contre Dany COHN BENDIT n'a pas eu les conséquences espérées pour la primaire présidentielle...
Dominique VOYNET et Noël MAMERE doivent être contents. Pour bien les connaître personnellement et avoir fait avec ardeur leurs
campagnes présidentielles, je sais qu'ils ont fait un choix politique particulièrement réfléchi.
Que va faire Nicolas HULOT ?
Pas sûr qu'il accepte cette décision facilement.
Mais en acceptant de jouer le jeu des primaires au sein d'EELV, il prenait ce risque majeur de ne pas être adoubé.
J'avais pensé qu'il ne le prendrait pas et se lancerait directement dans la bataille présidentielle. Je m'étais trompé. Il le regrette peut-être ce soir.
Manifestement, les personnes qui se sont inscrites à la primaire et qui ont versé leurs 10 euros n'étaient majoritairement pas
des sympathisants de sa cause, à l'inverse de ce que l'on aurait pu penser.
Reste à Eva JOLY à convaincre au-delà des militants pour sortir les écologistes de la marginalisation électorale à la
Présidentielle : voilà un challenge bien ardu et elle va cumuler certains handicaps que sa volonté et son courage devront dépasser. Elle a montré ces qualités dans son métier de juge
d'instruction, et sa désignation est le fruit d'un scrutin démocratique indéniable.
AUBRY/HOLLANDE, JOLY/HULOT
Les primaires au sein des écologistes et au sein des socialistes présentent un trait commun qui mérite attention.
Avant de rejoindre EUROPE ECOLOGIE, Eva JOLY avait la réputation d'être une centriste qui avait failli adhérer au MODEM. Aujourd'hui pour gagner la primaire, elle donne des gages d'orthodoxie de gauche, forçant le trait pour se différencier de l'autre centriste de la primaire, Nicolas HULOT, qui lui assure en privé que BORLOO est un écolo.
Au PS, c'est pareil : qu'est-ce qui distingue sur le plan politique HOLLANDE et AUBRY ? Tous les deux issus de l'école Jacques DELORS, tous les deux caciques du PS, tous les deux issus des Grandes écoles, bref on pourrait les interchanger.
Cette proximité idéologique entre les candidats les oblige à s'affronter non pas sur les contenus (ils sont les mêmes !) mais sur la seul image qu'ils vont donner aux électeurs de leur camp en dehors de leurs partis si les primaires attirent réellement les citoyens au-delà des militants.
Le PS espère un million de votants. Les écologistes sont 33.000 à s'être inscrits ( c'est 3 fois le nombre d'adhérents et 5 fois le nombre de votants au Congrès). C'est cet électorat qu'il faut séduire et pour cela, se caler sur la représentation que les responsables des écuries se font de ce que ces "primo électeurs" attendent.
Et il y a fort à parier que ces "primo électeurs" ne choisiront pas leur candidat(e) sur leur programme, mais sur le fait qu'ils estiment que ce candidat peut faire un meilleur score que l'autre.
On choisira HOLLANDE parce qu'on pense qu'il peut battre plus facilement SARKOZY. On choisira HULOT parce qu'il peut faire 10% à la Présidentielle, alors qu'Eva JOLY et son accent épouvantable ne passeront pas la barre...
Les primaires renforcent le rôle des sondages et de l'image au détriment du fond.
C'est manifestement le côté pervers d'un effort salutaire de démocratie politique.
La Grèce...
Je ne sais pas vous, mais moi je n'y comprends rien à la crise financière grecque.
J'ai compris que les gouvernements grecs avaient manipulé leur comptabilité publique pour cacher l'endettement du pays et la violation des critères de MAASTRICHT (tiens, on n'en parle plus de ceux-là !)
J'ai compris que le sport national des grecs était l'évasion fiscale et que le gouvernement actuel utilisait les photos satellites pour repérer les piscines non déclarées par des gens dans le besoin qui ne paient pas l'impôt.
J'ai entendu que l'on parlait de 300 milliards d'euros à prêter à la GRECE rapidement.
J'ai entendu que le débat entre la France et la Banque centrale européenne d'une part et l'Allemagne d'autre part était de savoir si il fallait que les banques privées participent au renflouement ou pas, mais sans comprendre l'enjeu.
J'ai vu la colère du peuple grec et je mesure bien les conséquences d'une violente politique déflationniste en GRECE avec la braderie annoncée des entreprises publiques et le cortège de licenciements pour les rendre profitables.
Mais je reste dubitatif, me demandant quelle politique économique progressiste peut s'opposer à cet état de faillite de tout un pays, conséquence d'un système politico économique irresponsable depuis tant d'années.
Quant au budget de l'Armée, personne ne semble demander qu'il soit réduit alors qu'il obère les finances grecques comme si la TURQUIE était un mal pire que la
faillite !
ANNECY, au top du classement de la Fondation Abbé Pierre
La Fondation Abbé Pierre a publié son classement des villes qui respectent ou pas la loi SRU.
MEDIAPART en a tiré l'article ci-joint.
Une fois de plus, ANNECY est citée en exemple de respect de la loi sur le logement social et se trouve en
4° place nationale :
La moitié des communes ne respectent pas la loi sur le logement social, selon l'échantillonnage (682 communes étudiées) de la fondation Abbé-Pierre.
Mais il y a trois ans, quand elle a commencé son classement, ce chiffre était plus élevé de 10 points.
Les récalcitrants sont connus: ce sont les villes de la Côte d'Azur, Nice, Hyères, Toulon... et la banlieue cossue de Paris, avec l'inévitable Neuilly. La Fondation relève que la sanction financière (157 euros par logement manquant) n'est que médiocrement dissuasive: il y a trois ans, sur les 400 villes fautives, seules 240 avaient été sanctionnées.
En outre, les communes développent des contournements en proposant leurs logements sociaux non aux plus démunis, mais aux classes moyennes.
Dix-sept communes ont ainsi construit 100% de leurs HLM dans le cadre du PLS (prêt locatif social), ce qui permet de prélever un loyer plus élevé et de mieux choisir ses administrés.
Pour recevoir le document de la Fondation, il suffit de m'envoyer un courriel.
Bové vote Hulot
Alors que 33.000 personnes se seraient inscrites pour participer à la primaire qui désignera la ou le candidat des écologistes à l'élection présidentielle, José Bové vient de donner son point de vue...que je partage.
L'important est le nombre de votants car nul ne consteste le travail d'Eva JOLY, son courage quand elle était juge d'instruction et sa détermination dans la lutte contre la corruption depuis qu'elle a quitté cette fonction.
33.000 électeurs : qu'aurait donné le Congrés d'EUROPE ECOLOGIE avec un tel corps électoral et avec une adhésion libre sans validation par des structures sans légitimité politique, au lieu des 6.000 votants qui se sont exprimés.
On peut comprendre la déception de Dany et son amertume après le vote d'il y a quelques semaines.
Au moins, quel que soit le candidat désigné, personne ne pourra contester la
représentativité du corps électoral !
POLITIQUE - Il pense que l'ex-animateur peut attirer de nouveaux électeurs...
Les écologistes entrent dans le vif de la primaire, dont le premier tour se tiendra le 24 juin. José Bové, l’une des figures emblématiques du mouvement, prend parti pour Nicolas Hulot. «Dans le contexte de 2012 ; il est le candidat le mieux à même de représenter la diversité de l’écologie», explique-t-il dans un entretien paru lundi dans Libération. Un choix étonnant pour le représentant du courant altermondialiste chez Europe Ecologie-Les Verts.
Mais que l’ex-paysan explique par une volonté «d’élargir le champ politique de l’écologie», «une évolution» entamée par l’aventure des européennes de 2009, quand Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly avait rejoint les Verts dans Europe Ecologie. Européennes, régionales, «à chaque fois, on a démontré notre capacité à ouvrir et à élargir. So on veut être fidèle à cette dynamique, c’est avec Nicolas Hulot comme tête de liste», assure-t-il.
Pourtant, lors des e l’université du mouvement écolo à Nantes en août dernier, José Bové semblait proche d’Eva Joly, laquelle souhaitait l’avoir près d’elle pour la campagne présidentielle. «J’ai dit pendant des mois que le meilleur candidat, c’était Eva Hulot ou Nicolas Joly. Je ne les oppose pas», tente-t-il de se justifier. Reste que, «si aujourd’hui on veut être capable de faire un saut qualitatif de plus pour permettre à des tas de gens de voter écologiste, à mon sens, c’est avec Nicolas».
Pour José Bové, l’ex-animateur de TF1 a un parcours semblable à celui de nombreux Français, qui ont eu une prise de conscience tardive de l’enjeu écologiste. «Il peut incarner les nouveaux électeurs d’EE-LV grâce à son parcours: il a été animateur de télé, sa fondation a été subventionnée par de grands groupes, mais il est arrivé à un engagement clair dans la famille écologiste.» Et cet atout doit permettre de «renforcer le vote écologiste au premier tour, afin d’aboutir non pas à une alternance, mais à une alternative politique en 2012», espère le député européen.
ARRET sur IMAGE
Je vous ai déjà parlé d’ARRET sur IMAGE, la télévision sur INTERNET créée par Daniel SCHNEIDERMAN, journaliste spécialisé sur les médias, qui tient une chronique dans LIBERATION.
ARRET sur IMAGE se concentre dans des émissions de plus d’une heure à revenir sur la manière dont les médias traitent l’actualité.
Totalement indépendante, ne vivant que de ses abonnés, cette télévision à la carte est un moyen de prendre le temps d’un débat contradictoire avec des intervenants de qualité.
Ca ne coûte pas cher, tentez l’expérience !
RSA, l'insupportable schyzophrénie de l'UMP
L'UMP n'a jamais digéré d'avoir dû voter le revenu de solidarité active.
Elle avait tout fait pour empêcher le revenu minimum d'insertion de Michel ROCARD.
Elle aurait fait capoter le RSA si SARKOZY n'avait pas pêché Martin HIRSCH pour monter ce dossier dans la période antédiluvienne du racolage de quelques transfuges de la gauche.
Maintenant que HIRSCH est parti en crachant dans la soupe avec son livre sur les conflits d'intérêts qui visait notamment le requin COPE, l'UMP et COPE lui renvoient l'ascenseur en cartonnant le RSA.
Le problème serait anecdotique si il ne concernait la frange de nos concitoyens qui est la plus fragile.
Il se trouve que j'ai participé à une étude sur les chantiers d'insertion, ces associations magnifiques qui tentent avec des bouts de ficelles, des salaires misérables pour le personnel encadrant, des difficultés sans nom pour monter les projets...de remettre le pied à l'étrier à des gens qui bénéficient du RSA.
Il se trouve que j'ai rencontré à cette occasion plusieurs dizaines d'allocataires du RSA qui vous racontent des histoires qui peuvent nous arriver à tous demain.
Et en particulier ces femmes d'une cinquantaine d'années qui ont arrêté de travailler pour élever leurs enfants et que leur mari quitte à l'aube de la cinquantaine. Aucune expérience professionnelle, un âge "certain", souvent une dépression de se retrouver seule, avec la charge d'une maison trop grande ou le désespoir de l'avoir vendue pour payer le divorce... Et la bouée de sauvetage du RSA et du Chantier d'insertion : l'impression d'être utile, de pouvoir enfin faire un projet, d'être accompagnée...
Ces chantiers d'insertion sont menacés chaque jour davantage par la politique gouvernementale et la suppression du nombre de postes en insertion. Rappelez vous l'appel au secours de BAZAR SANS FRONTIERE il y a peu.
Et bien alors qu'ils empêchent les chantiers d'insertion de fonctionner, renvoyant les allocataires du RSA à leur désespoir, les mêmes UMP veulent exiger d'eux quelques heures de travail par semaine !
Mais soyez donc cohérents : le moyen de les aider existe : ce sont les chantiers d'insertion.
Alors multiplions ces emplois pour leur remettre le pied à l'étrier ! Cessez d'asphyxier les chantiers d'insertion !
Et arrêtez de proposer des mesures irréalisables : qui accueillera ces allocataires pour quelques heures ? qui les encadrera ? pour quoi faire ? avec quel matériel ? quel statut en cas d'accident du travail ? quelle perspective d'emploi durable ? Quelle commune emploiera de telles personnes en dehors de tout cadre sérieux ?
Autant, si l'on prend l'exemple d'ANNECY, le chantier d'insertion conduit avec AGIRE 74 se traduit par des résultats probants tant pour l'insertion que pour la Ville, autant la proposition copéiste est une mesure de stigmatisation sociale comme si les allocataires volaient leur RSA aux autres français.
Tactique classique : accabler plus petit que soit pour faire oublier les privilèges des plus riches.
Heureusement le feuilleton BETTENCOURT recommence : on va pouvoir parler de centaines de millions d'euros au lieu de quelques centaines d'euros mensuels, le prix d'un RSA.
MM. Copé, Baroin, Wauquier, vous me faites vomir.
/image%2F0935223%2F20231224%2Fob_20fe5a_fa44fd04-3b83-4512-9dce-534c79192bb9-1.jpeg)