c'est personnel
CORRUPTIONS et MENSONGES
En clair, il a servi à financer les syndicats "jaunes" de l'automobile chez CITROEN et ailleurs dans les années 70.
Mais aussi, sans aucun doute à faciliter l'appui de syndicats minoritaires qui acceptent de signer n'importe quel accord de branche, comme le raconte un négociateur CFTC dans LIBERATION.
Tout cela en liquide et en millions d'euros...
De quoi faire flancher des syndicats moribonds qui ne représentent plus rien dans les entreprises, et ne survivent que grâce aux financements publics et à la présomption de représentativité héritée de la fin de la guerre.
Il est temps d'obliger les syndicats qui signent des accords à prouver leur représentativité dans leur secteur d'activité ou dans l'entreprise : c'est un passage nécessaire à la (re)syndicalisation, avec la limitation de l'application des accords négociés aux seuls syndiqués.
Mais la question du mensonge renaît de là où elle ne devrait même pas être envisageable. J'ai appris par la presse que Mme DATI était devenue magistrate par le biais d'un tour extérieur. Vous savez, ce sont ces procédure qui permettent au pouvoir de choisir des proches, des amis ou des obligés en leur offrant un poste auxquels ils ne pourraient prétendre en passant le concours d'accès.
C'est une voie intéressante lorsqu'elle permet de faire entrer dans un corps des personnes qui passent néanmoins un concours ouvert à des diplômes ou des expériences professionnelles qui permettent de diversifier l'origine sociale et la pyramide des âges d'un corps de fonctionnaires.
Mais dans le cas présent, Mme DATI a bidonné son CV en revendiquant un diplôme MBA de HEC dont elle n'était pas titulaire !
Pour avoir révélé cela, je lis dans LIBERATION, que M. BARBIER, de l'EXPRESS, a reçu des menaces graves, nombreuses, précises de la part de proches de Mme DATI.
Et je repense à Eva JOLY et je me dis que nous sommes assis sur une gigantesque cocote minute qui fuit de toutes parts.
Quand ce système de corruption et de mensonges explosera t-il ?
Travailler plus !
On nous abreuve de la nécessité de travailler plus.
TRAVAILLER plus au cours de la semaine de travail puisqu'il faut tuer les 35 heures et leur aspiration à un meilleur équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle.
TRAVAILLER plus tout au long de la vie en reculant l'âge de la retraite. C'était le sens des CDD "spécial séniors" que la CGT avait ironiquement baptisé "Contrat dernière embauche".
"Négocié par le gouvernement Villepin, le dispositif est en vigueur depuis le 28 août 2006. C'est un contrat à durée déterminée spécifique, de 18 mois renouvelable une fois, valable pour toute
personne de plus de 57 ans pourvu qu'elle cherche un emploi depuis au moins trois mois.Cette mesure avait été présentée par la rue de Grenelle comme un élément-clé de la politique de réinsertion
des seniors. La France émarge en effet parmi les plus mauvais élèves en la matière, avec seulement 36% des 55-64 ans encore en activité. Mais le dispostif a fait chou blanc: lundi, le ministère
du Travail a confirmé que seuls "une vingtaine" de ces CDD ont été signés depuis son entrée en vigueur."Peu importe le chiffre, que ce soit 18 ou 22: de toutes façons, on n'a pas fait de
stastiques car ça n'en valait pas la peine", précisait lundi après-midi le cabinet de Xavier Bertrand. Invité sur les ondes de France Inter lundi matin, le ministre du Travail a d'ailleurs
volontiers ironisé sur le CDD senior, "un brillant succès"." nous apprend Rue89...
Nous sommes dans un pays schizophrène : les entreprises ne veulent pas embaucher de personnes de plus de 50 ans mais on veut les faire travailler jusque 65 ans
!
Il est temps de se préoccuper sérieusement du sens de la croissance économique et du plein emploi...
André GORZ nous l'a répété dans tous ses livres : quel est le sens du travail et de l'activité économique ? Un moyen d'émancipation par exemple pour les femmes ou une situation de stress et de
précarité ? Etre ou avoir, l'éternelle question qui renvoit à l'alerte de la CFDT : "ne pas perdre sa vie à la gagner".
A ce propos le débat dans PHILOSOPHIE MAGAZINE de ce mois-ci sur la souffrance au travail avec Christophe DEJOURS et Nicolas KLOTZ ("la question humaine") peut vous intéresser... La référence à
l'idéologie nazie est elle opératoire en matière de relations sociales ? Les avis divergent.
Parler de GILLY ?
La décision de non lieu est un crève coeur que je ressens personnellement douloureusement après l'énorme travail réalisé par l'ACALP et ses adhérents, par exemple contre la tentative de dessaisissement de Mme la juge d'instruction.
Je le ressens d'autant plus fortement que l'information a été donnée à la presse par le Procureur de la République avant que les victimes ne l'apprennent par les journalistes.
Drôle de manière de traiter les gens sans lesquels cette recherche de la vérité n'aurait pas eu lieu.
En ces jours de bilan du GRENELLE de l'environnement qui met l'accent sur les problèmes de santé environnementale, je suis triste que l'institution judiciaire ne veuille pas prendre en compte l'exposition aux risques à effet différé.
Il faudra donc comme pour TCHERNOBYL ou l'AMIANTE, attendre que les personnes exposées soient massivement malades (c'est à dire dans 20 ou 30 ans) et que les responsables soient des vieillards chenus pour que l'on engage des poursuites tardives et sans efficacité en termes de prévention des risques.
André GORZ, suicide d'un intellectuel amoureux
D'abord sur le plan personnel, ce choix de mourir ensemble comme d'autres l'avaient fait il y a quelque temps -je pense à l'ancien Maire de CLERMONT FERRAND Roger QUILLOT et son épouse - pose le problème du choix de la fin de vie pour et par des personnes qui estiment que la maladie ou simplement la vieillesse leur est insupportable.
Dans le cas de Mme GORZ, l'origine de la maladie est médicale : un produit dangereux injecté à l'hôpital parce qu'il va se résorber en quelques jours...et qui laissera des séquelles permanentes engageant la survie.
Notre société ne pourra pas éternellement se voiler les yeux sur cette réalité alors que la maladie d'ALZEIMER et le cancer frappent de plus en plus largement...
Et que nous faisons supporter par les générations futures les couts d'une prolongation de la durée de la vie que nous sommes incapables de financer.
Je lisais dans PHILOSOPHIE un article sur un service d'éthique situé à l'hôpital COCHIN qui aide les soignants à faire des choix face à des situations de poursuites de soins, ou de refus par les patients ou leurs familles d'un acharnement thérapeutique qui frise quelquefois le délire technique médical. Au nom du serment d'Hippocrate, combien de médecins sont d'abord intéressés par la réussite technique de leur innovation ?
Ensuite, André GORZ, qui fut l'un des penseurs qui ont marqué mon adolescence et mes premiers engagements. GORZ raconte dans "Lettres à D..." leurs rencontres avec Ivan ILICH (dont on devrait relire "Nemesis médical") ou Herbert MARCUSE ( "L'homme unidimensionnel") et cette proximité a permis à GORZ de sortir des chemins bétonnés du marxisme orthodoxe pour être l'un des premiers penseurs français de l'écologie politique, au Nouvel Observateur d'abord, puis par une production littéraire remarquable dont il faut souligner "Adieux au prolétariat" et "Métamorphoses du travail" qui furent mes livres de chevet.
Que serait la planète si l'on avait écouté à la fin des années 70 ces intellectuels qui donnèrent aux écologistes leur cadre de pensée ?
Au moment où le pétrole flambe, signe tangible de la déplétion pétrolière, si bien expliquée par l'ami Yves COCHET, nous tardons à prendre les mesures de sobriété qui permettraient d'éviter le pire.
LAPORTE, la porte !
Ce qui m'intéresse chez LAPORTE c'est d'abord le verbe. L'utilisation de l'accent et d'un vocabulaire élaboré pour dire des choses fausses, annoncer des stratégies que l'on ne tiendra pas, se donner une image d'intellectuel en lisant la lettre de Guy Môquet aux joueurs mélangeant le sport spectacle de haut niveau et la Résistance dans un méli mélo qui montre que ces gens là n'ont plus qu'un repère: créer artificiellement de l'événement médiatique.
Et puis c'est le ministre de lundi matin, alors que son affairisme défraie la chronique, et qu'il reconnaît avoir oublié de déclarer de la TVA, sans compter les infractions qu'il conteste...
Et je me dis qu'un type qui triche soit demain ministre des sports pour dire aux jeunes, aux arbitres, aux médecins, qu'il ne faut pas tricher, qu'il ne faut pas se doper, qu'il faut être "clean" quand il touche 750 000 euros de revenus pour ses contrats publicitaires...doit être une source de plaisanterie partout dans le monde...
SARKOZY le soutient encore au nom de la présomption d'innocence...
Mais dans quelle démocratie sommes nous pour qu'un ministre qui reconnaît ne pas avoir payé toute sa TVA soit nommé au gouvernement ?
En Angleterre ou en Allemagne, un député qui emploie une femme de ménage non déclarée démissionne sur le champ.
En FRANCE, non... C'est presque l'inverse.
En FRANCE, un député, président d'agglo, maire de sa ville, président du groupe UMP à l'assemblée va travailler deux jours par semaine dans un cabinet d'avocats... Et on trouve cela normal : travailler plus pour gagner plus... Honteux et dérisoire.
Dans TELERAMA de cette semaine, un entretien lumineux avec Eva JOLY dont les auditeurs de justice de l'Ecole Nationale de la Magistrature ont fait leur marraine pour la promotion 2007; ce qui doit faire enrager Rachida DATI...
Eva JOLY versus Bernard LAPORTE... Tout est dit.
"Sombrero", caramba Decoufflé !
Quant aux musiciens, quelle merveille et bravo au saxophoniste et à son solo...
Et les danseurs sans fausse note, notamment le duo où les deux amoureux dansent en couple sans se voir, mais que les spectateurs voient ensemble grâce aux caméras sur deux écrans. Impossible à raconter.
Les quelques allusions amusantes à l'actualité politique du moment ne déparaient pas l'ensemble... On a le coeur "service public" chez Découfflé and Co.
Trop tard pour ceux qui n'avaient pas réservé. Alors...
J'en profite pour faire la publicité du spectacle de Michèle BERNARD au RABELAIS le jeudi 25 octobre à 20 h 30.Je suis un fan de cette dame depuis trente ans, depuis que nous l'avions fait venir à AMIENS pour un spectacle à l'Université. Ce devait être en 1977 ou 1978. Il faut venir écouter cette chanteuse "populaire" aux textes poétiques ou engagés, qui s'accompagne souvent à l'accordéon. Ne la manquez pas !
L'euro fort gêne les frontaliers
Plus l'euro est faible, plus il est intéressant de travailler en SUISSE et d'y être payé en Francs suisses que l'on échange contre le vil franc français hier, et le vil euro aujourd'hui.
Cette époque bénie est malmenée en ce moment : l'euro est devenue une valeur refuge évidente face au dollar, monnaie qui depuis l'abandon de sa convertibilité en or par NIXON dans les années 70, est une simple expression de la puissance américaine, sans aucune véritable "valeur" économique.
Le franc suisse souffre de cette surévaluation de l'euro par contagion.
Si demain les chinois et les émirs du golfe arrêtent d'acheter des bons du Trésor américain, ce sera carrément la débâcle.
Heureusement, les communistes chinois ont bien compris que pour leur croissance à deux chiffres, il ne fallait pas que les américains croulent sous leur mauvaise gestion et leurs déficits colossaux; quant aux émirs, que pourraient ils faire d'autre de la rente pétrolière alors que même la pire gabegie en laisse des millions de dollars dont ils ne savent que faire ?
Economie virtuelle à des années lumière de l'économie réelle...
Anna POLITKOVSKAIA
J'ai lu quelque part que Jacques CHIRAC et Gerhard SCHRODER, l'ancien chancelier socialiste allemand, avaient passé quelques jours de repos avec POUTINE dans sa résidence de SOTCHI, il y a peu...
Et chapeau bas, Madame la journaliste !
Les bonnes oeuvres en liquide de l'UIMM
Selon les enquêteurs de Bercy, Denis Gautier-Sauvagnac, président de l'Union des industries et
métiers de la métallurgie (UIMM), aurait retiré, dans des conditions jugées suspectes, 5,6 millions d'euros en liquide des caisses de cette importante structure patronale entre 2000 et
2007.
Tracfin avait été alerté de ces retraits par un cadre de la BNP, intrigué de voir ce responsable du Medef, une assistante ou un de ses
collaborateurs, venir retirer d'importantes sommes en liquide, pouvant atteindre 150.000 à 200.000 euros, du compte de l'UIMM.
Interrogé alors par la banque sur ces retraits, M. Gautier-Sauvagnac aurait expliqué que ces fonds étaient consacrés aux oeuvres
sociales de la métallurgie et plus particulièrement aux retraités ou malades du secteur, selon le
Figaro.
Placé désormais sous la surveillance de Tracfin, le compte de l'UIMM a continué à être ponctionné par des retraits en liquide jusqu'au début 2007.
Sans commentaire...
Mais pourquoi ces pauvres n'avaient ils pas de compte en banque ?
Des mots (trop) forts pour exister...
C'est KOUCHNER qui parle de la guerre avec l'IRAN comme d'une possibilité.
C'est FILLON qui proclame la FRANCE en faillite.
Dans les deux cas, cela ne sert qu'à faire parler de soi. Mais cela révèle une posture politique d'une gravité réelle.
D'abord l'IRAN, comment peut on vendre une centrale nucléaire à la LYBIE et refuser que l'IRAN possède une centrale civile ? Alors que du nucléaire civil, on peut migrer vers le militaire sans problème, comme le rappelait il y a peu le Groupement des scientifiques d'information sur l'énergie nucléaire (GSIEN). Comment dés lors envisager une guerre avec l'IRAN aussi peu fréquentable que la LIBYE, et vendre une centrale nucléaire à cette dernière ? Seulement l'envisager... alors que SARKOZY va à l'ONU pour proposer des centrales nucléaires à qui en voudra...
Ensuite la faillite, car bien entendu M. FILLON n'a jamais participé à un gouvernement depuis 20 ans et a découvert que la FRANCE vivait à crédit depuis qu'il est premier ministre. Dramatiser pour que les médias parlent de vous au moins une journée, une petite journée s'il vous plaît. Et puis préparer les français à un plan de rigueur bien sélectif, dur aux plus modestes, généreux aux plus riches. Et commençons par les régimes spéciaux de retraite, en passant sous silence les parlementaires, et en s'attachant aux cheminots. Si eux perdent leurs avantages spécifiques, ce sera autant de fragilité acquise par tous les autres salariés. En effet, ce bastion de droits plus favorables obtenus par le statut de la SNCF, la participation des cheminots à la Résistance, et le pacte républicain d'aprés guerre, était par le passé un objectif à atteindre pour les autres ouvriers. Il y avait la SNCF et RENAULT comme avant gardes des droits des travailleurs : ceux que les autres obtiendraient un jour ou l'autre.
On n'était pas jaloux qu'ils aient plus.
On était fier de ce qu'ils avaient obtenu et qui serait un jour pour tous, comme la 4° semaine de congés payés...
La victoire culturelle de la droite en FRANCE a été de faire passer ces avant gardes ouvrières pour des privilégiés et des nantis. Il lui a fallu pour cela 30 ans, grosso modo depuis l'arrivée au pouvoir de GISCARD en 1974; mais elle y est parvenue.
Aligner vers le bas le statut des salariés, tel est l'objectif poursuivi. Et il n'a jamais été aussi prêt d'être atteint grâce à la division et à la jalousie.
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