environnement
Pestition contre les pesticides
L'association AGIR POUR l'ENVIRONNEMENT a lancé depuis quelques semaines une campagne contre l'usage immodéré des pesticides.
Vous pouvez la soutenir à l'adresse suivante :
www.agirpourlenvironnement.org
Cette question de la maîtrise de l'utilisation des produits phytosanitaires est devenue un véritable enjeu de santé publique.
Aujourd'hui, plus personne ne peut ignorer la contamination diffuse des polluants organiques
persistants y compris dans des secteurs géogarphiques situés en dehors de toute industrie.
Ces "micro doses" dont on a longtemps nié la menace qu'elles représentent sont aujourd'hui identifiées comme de véritables bombes à retardement.
C'est la raison pour laquelle le service espaces verts de la Ville d'ANNECY a engagé, notamment dans le cadre de l'agenda 21 conduit par André MUGNIER, une politique résolue de réduction de l'utilisation de ces produits de l'ordre de 60% en quelques années.
Cette politique sera encore renforcée dans les mois qui viennent après l'avis unanime de la commission environnement en ce sens.
Cela se traduit par exemple par la décision de laisser pousser l'herbe au pied des arbres au lieu de les traiter à l'herbicide, puis de la faucher régulièrement.
Ou de renoncer purement et simplement à "traiter" certains espaces publics.
Cela suscite quelques lettres d'annéciens qui s'en étonnent.
Mais notre santé est en jeu et la Ville doit être exemplaire, notamment pour protéger le personnel municipal qui est le premier exposé à ces substances toxiques, et doit revêtir des équipements de protection individuelle contraignants pour les épandre.
Nous irons plus loin encore en collaboration avec la Ligue pour la protection des oiseaux dans la recherche de plantations d'espèces méllifères pour lutter contre la décimation des abeilles.
Ces "micro doses" dont on a longtemps nié la menace qu'elles représentent sont aujourd'hui identifiées comme de véritables bombes à retardement.
C'est la raison pour laquelle le service espaces verts de la Ville d'ANNECY a engagé, notamment dans le cadre de l'agenda 21 conduit par André MUGNIER, une politique résolue de réduction de l'utilisation de ces produits de l'ordre de 60% en quelques années.
Cette politique sera encore renforcée dans les mois qui viennent après l'avis unanime de la commission environnement en ce sens.
Cela se traduit par exemple par la décision de laisser pousser l'herbe au pied des arbres au lieu de les traiter à l'herbicide, puis de la faucher régulièrement.
Ou de renoncer purement et simplement à "traiter" certains espaces publics.
Cela suscite quelques lettres d'annéciens qui s'en étonnent.
Mais notre santé est en jeu et la Ville doit être exemplaire, notamment pour protéger le personnel municipal qui est le premier exposé à ces substances toxiques, et doit revêtir des équipements de protection individuelle contraignants pour les épandre.
Nous irons plus loin encore en collaboration avec la Ligue pour la protection des oiseaux dans la recherche de plantations d'espèces méllifères pour lutter contre la décimation des abeilles.
Semaine alpine à l'ARGENTIERE,
Une Semaine
Alpine à L'ARGENTIERE, au Pays des ECRINS, pour débattre de l'INNOVATION dans les ALPES, à l'initiative de réseaux de l'Arc Alpin, porteurs de la Convention Alpine, comme la
Convention internationale pour la protection des Alpes (CIPRA), ou de l'Alliance pour les Alpes, un réseau de communes de l'arc alpin engagées dans une vision soutenable du développement de l'arc
alpin.
Il est toujours intéressant de voir comment d'autres pays, dans un même espace naturel et culturel, prennent en compte les problématiques d'aménagement du territoire : suisses, allemands, italiens, autrichiens, slovénes...et français.
Confrontés aux mêmes problèmes de saturation du trafic des camions dans les tunnels alpins, et à la question lancinante du réchauffement climatique qui va profondément modifier l'écologie montagnarde avec la fonte du permafrost et des phénomènes aggravés de dégâts météorologiques, ces journées ont permis de mesurer la mobilisation internationale pour une inflexion des politiques d'urbanisme et de transports et la prise en compte du moyen et du long terme.
Cette semaine montre l'utilité de la diffusion de "bonnes pratiques" au niveau de l'arc alpin dans son ensemble pour répondre à des questions comme la densification de l'urbanisation, ou la construction de maisons "passives" en énergie, dans le cadre de politiques d'innovation qui sont soutenues par l'Union Européenne dans le cadre des politiques INTERREG.
On rentre de ce genre de rencontres avec le plaisir d'avoir partagé des valeurs et l'envie de mettre en application au plus vite certains projets réussis ailleurs.
Post scriptum:
Et on retombe plus bas que terre en lisant l'entretien de Pierre HERISSON dans un hebdomadaire départemental... Je ne comprends pas bien l'utilité d'utiliser un langage de charretier pour expliquer une position politique ou critiquer un adversaire. D'autant que je ne l'ai jamais fait à son égard et que nos échanges au SILA ont pu être vifs, mais jamais discourtois.
Il est toujours intéressant de voir comment d'autres pays, dans un même espace naturel et culturel, prennent en compte les problématiques d'aménagement du territoire : suisses, allemands, italiens, autrichiens, slovénes...et français.
Confrontés aux mêmes problèmes de saturation du trafic des camions dans les tunnels alpins, et à la question lancinante du réchauffement climatique qui va profondément modifier l'écologie montagnarde avec la fonte du permafrost et des phénomènes aggravés de dégâts météorologiques, ces journées ont permis de mesurer la mobilisation internationale pour une inflexion des politiques d'urbanisme et de transports et la prise en compte du moyen et du long terme.
Cette semaine montre l'utilité de la diffusion de "bonnes pratiques" au niveau de l'arc alpin dans son ensemble pour répondre à des questions comme la densification de l'urbanisation, ou la construction de maisons "passives" en énergie, dans le cadre de politiques d'innovation qui sont soutenues par l'Union Européenne dans le cadre des politiques INTERREG.
On rentre de ce genre de rencontres avec le plaisir d'avoir partagé des valeurs et l'envie de mettre en application au plus vite certains projets réussis ailleurs.
Post scriptum:
Et on retombe plus bas que terre en lisant l'entretien de Pierre HERISSON dans un hebdomadaire départemental... Je ne comprends pas bien l'utilité d'utiliser un langage de charretier pour expliquer une position politique ou critiquer un adversaire. D'autant que je ne l'ai jamais fait à son égard et que nos échanges au SILA ont pu être vifs, mais jamais discourtois.
Des bâtiments qui produisent de l'énergie
La conférence de Etienne WURTZ, directeur de recherche au CNRS, en poste à l'Institut national de l'énergie solaire au Bourget du Lac, ce jeudi au CSTI de CRAN GEVRIER a été passionnante.
M. WURTZ, à partir d'exemples concrets, a montré que l'on pouvait aujourd'hui construire des bâtiments qui divisent par 6 leur consommation énergétique et qui arrivent à être autosuffisants en matière énergétique.
Il a rappelé que la priorité était la réduction de la consommation et la recherche de l'efficacité énergétique AVANT de se préoccuper des énergies renouvelables.
Il vaut mieux du double vitrage que des panneaux photovoltaïques...
Mais une fois que la maison est bien isolée et construite en tenant compte des caractéristiques du climat local (j'ai appris la catastrophe énergétique que représentent les balcons solidaires de la maison comme pont thermique...), il devient pertinent de recourir aux panneaux thermiques pour le chauffage sanitaire et au photovoltaïque pour l'électricité.
Plus le pétrole est cher, plus ces investissements s'amortissent rapidement, de l'ordre de 10 ans en moyenne aujourd'hui.
La réhabilitation de la salle Chatenoud à ANNECY permettra par exemple une autonomie de la salle en matière énergétique.
La conférence est vraiment passionnante.
Elle devrait se trouver sur le site de l'université de SAVOIE :
www.univ-savoie.fr
L’air de l’Ain et des pays de Savoie
La récente assemblée générale de l’association qui a pour objet de mesurer la qualité de l’air dans notre région s’est
tenue à ANNECY il y a quelques jours.
Une première remarque concerne la participation importante de membres de la SAVOIE par rapport à celle de la HAUTE SAVOIE. Après les épisodes particulièrement sérieux de pollution de l’air cet hiver dans la haute vallée de l’ARVE, on pouvait s’attendre à une forte participation. Tel n’a nullement été le cas.
La seconde remarque concerne l’incinérateur de MARIGNIER qui n’est pas adhérent à l’association à l’inverse du SIDEFAGE et du SILA qui exploitent également un incinérateur. Pourquoi le SIVOM de CLUSES s’est il affranchi de cette adhésion ? Parce que certains élus ne veulent pas que l’on vienne y faire des mesures... comme l’a suggéré un élu haut-savoyard influent ? En tous cas, cela surprend évidemment.
Sur le plan plus technique, la présentation des capacités de L’air de l’Ain et des pays de Savoie à spatialiser par région, voir comme pour ANNECY, par quartier et par rue, les concentrations de pollution selon tel ou tel type de polluant (Ozone, NOx, poussières fines, etc.) est remarquable.
Nous allons réfléchir au niveau de la Ville à la possibilité de croiser cette information avec celle issue de la thermographie aérienne pour sensibiliser les annéciens sur la nécessaire amélioration de l’efficacité énergétique de nos logements.
Enfin, l’association a précisé son programme de travail pour l’année en cours, et notamment sur la question des poussières les plus fines inférieures à 2,5 microns pour lesquelles l’obligation de surveillance s’impose désormais pour les agglomérations de plus de 100.000 habitants. Ces particules particulièrement fines, qui pénètrent aisément dans les alvéoles pulmonaires, sont aujourd'hui identifiées comme particulièrement menaçantes pour la santé publique.
Une première remarque concerne la participation importante de membres de la SAVOIE par rapport à celle de la HAUTE SAVOIE. Après les épisodes particulièrement sérieux de pollution de l’air cet hiver dans la haute vallée de l’ARVE, on pouvait s’attendre à une forte participation. Tel n’a nullement été le cas.
La seconde remarque concerne l’incinérateur de MARIGNIER qui n’est pas adhérent à l’association à l’inverse du SIDEFAGE et du SILA qui exploitent également un incinérateur. Pourquoi le SIVOM de CLUSES s’est il affranchi de cette adhésion ? Parce que certains élus ne veulent pas que l’on vienne y faire des mesures... comme l’a suggéré un élu haut-savoyard influent ? En tous cas, cela surprend évidemment.
Sur le plan plus technique, la présentation des capacités de L’air de l’Ain et des pays de Savoie à spatialiser par région, voir comme pour ANNECY, par quartier et par rue, les concentrations de pollution selon tel ou tel type de polluant (Ozone, NOx, poussières fines, etc.) est remarquable.
Nous allons réfléchir au niveau de la Ville à la possibilité de croiser cette information avec celle issue de la thermographie aérienne pour sensibiliser les annéciens sur la nécessaire amélioration de l’efficacité énergétique de nos logements.
Enfin, l’association a précisé son programme de travail pour l’année en cours, et notamment sur la question des poussières les plus fines inférieures à 2,5 microns pour lesquelles l’obligation de surveillance s’impose désormais pour les agglomérations de plus de 100.000 habitants. Ces particules particulièrement fines, qui pénètrent aisément dans les alvéoles pulmonaires, sont aujourd'hui identifiées comme particulièrement menaçantes pour la santé publique.
PCB & HAP dans les sédiments du Lac
Nous devrions disposer mi-juin 2008 de nouvelles mesures de la pollution des sédiments du lac sur sept points du Lac pour ce
qui concerne les polychlorobiphényles (PCB) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) après les prélèvements effectués le 16 avril 2008 au fond du lac.
Il convient bien de distinguer la pollution des sédiments du Lac de celle des poissons qui vont « brouter » le fond du lac et enfin du risque couru le cas échéant par les consommateurs de ces poissons.
Des décisions administratives alarmistes suivies de « scoops » concluant à l’absence de problèmes de pollution des poissons, déstabilisent l’opinion publique qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer.
Tandis que Bernard ACCOYER fait sourire tout le monde en ordonnant un « traitement chimique » du lac pour s’attaquer aux PCB, alors que ce sont justement des molécules particulièrement stables utilisées spécialement du fait de cette caractéristique. On ne réglera pas le problème avec une mesure "technique" comme le croit M. ACCOYER qui pense encore que le "progrès" pourra réparer la nature abîmée; ce qui le rend hermétique à la démarche écologiste.
Bref, personne ne s’y retrouve et les rumeurs vont bon train.
L’insuffisante transparence des informations en provenance de l’Etat et des collectivités territoriales doit cesser : on ne peut plus continuer à souffler le chaud et le froid comme si de rien n’était.
Il convient de mettre en oeuvre sur le lac le plan de lutte contre les PCB adopté par la Ministre de l’environnement et de travailler au-delà du seul volet sanitaire à une réflexion d’ensemble.
On sait bien que personne ne consomme des ombles chevaliers en de telles quantités qu’elles puissent occasionner un cancer chez le consommateur.
Il suffirait d’interdire la consommation des ombles chevaliers les plus gras dépassant une certaine taille puisque l’on sait que la concentration des Polluants organiques persistants se fait dans les graisses ( car ces molécules sont hydrophobes : elles ne restent pas dans l’eau ) et de préciser si ces ombles chevaliers de l’ordre d’un kilogramme et de 50 centimètres de longueur doivent être détruits ou si ils peuvent être utiles en qualité de reproducteurs.
Il convient bien de distinguer la pollution des sédiments du Lac de celle des poissons qui vont « brouter » le fond du lac et enfin du risque couru le cas échéant par les consommateurs de ces poissons.
Des décisions administratives alarmistes suivies de « scoops » concluant à l’absence de problèmes de pollution des poissons, déstabilisent l’opinion publique qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer.
Tandis que Bernard ACCOYER fait sourire tout le monde en ordonnant un « traitement chimique » du lac pour s’attaquer aux PCB, alors que ce sont justement des molécules particulièrement stables utilisées spécialement du fait de cette caractéristique. On ne réglera pas le problème avec une mesure "technique" comme le croit M. ACCOYER qui pense encore que le "progrès" pourra réparer la nature abîmée; ce qui le rend hermétique à la démarche écologiste.
Bref, personne ne s’y retrouve et les rumeurs vont bon train.
L’insuffisante transparence des informations en provenance de l’Etat et des collectivités territoriales doit cesser : on ne peut plus continuer à souffler le chaud et le froid comme si de rien n’était.
Il convient de mettre en oeuvre sur le lac le plan de lutte contre les PCB adopté par la Ministre de l’environnement et de travailler au-delà du seul volet sanitaire à une réflexion d’ensemble.
On sait bien que personne ne consomme des ombles chevaliers en de telles quantités qu’elles puissent occasionner un cancer chez le consommateur.
Il suffirait d’interdire la consommation des ombles chevaliers les plus gras dépassant une certaine taille puisque l’on sait que la concentration des Polluants organiques persistants se fait dans les graisses ( car ces molécules sont hydrophobes : elles ne restent pas dans l’eau ) et de préciser si ces ombles chevaliers de l’ordre d’un kilogramme et de 50 centimètres de longueur doivent être détruits ou si ils peuvent être utiles en qualité de reproducteurs.
NAPLES et le RAFFARAY
Sur le site de MEDIAPART, un reportage vidéo sur les brûlages d'ordures ménagères et industrielles dans la région de NAPLES laisse pantois.
Allez le voir, et lire l'article de Nicolas CANTALOUBE qui courvre l'Italie pour MEDIAPART (mais peut être accessible aux seuls abonnés ? alors n'hésitez plus...)
J'ai déjà commenté sur ce blog le livre "GOMORA" dont un film vient d'être tiré et a été projeté à CANNES.
Le travail d'investigation de l'auteur qui s'est infiltré dans le système mafieux et est maintenant menacé de mort doit être vigoureusement salué.
Ce qui est surprenant c'est de constater comment la CAMORA a réussi à investir un tel secteur industriel et ses ramifications sur toute l'EUROPE dans une totale incurie des pouvoirs publics, et une acceptation par la société civile, vaincue par les pressions physiques de la CAMORA et le manque de soutien des pouvoirs publics, largement corrompus.
La transformation des champs d'ordures en zones militaires par BERLUSCONI n'y changera pas grand chose.
En attendant la pollution par les dioxines est quotidienne et se traduit par des taux de cancer excédentaires dans la région...
Il faut sans doute y regarder à deux fois avant de manger de la mozarelle quand on voit les bouflonnes se nourrir DIRECTEMENT sur les tas d'ordures sur une autre vidéo publiée par MEDIAPART.
Allez ensuite sur le lien de mon blog avec le RAFFARAY et constatez que nous avons aussi des progrès à faire chez nous.
Y compris notre constructeur national RENAULT qui vient de recevoir
Allez le voir, et lire l'article de Nicolas CANTALOUBE qui courvre l'Italie pour MEDIAPART (mais peut être accessible aux seuls abonnés ? alors n'hésitez plus...)
J'ai déjà commenté sur ce blog le livre "GOMORA" dont un film vient d'être tiré et a été projeté à CANNES.
Le travail d'investigation de l'auteur qui s'est infiltré dans le système mafieux et est maintenant menacé de mort doit être vigoureusement salué.
Ce qui est surprenant c'est de constater comment la CAMORA a réussi à investir un tel secteur industriel et ses ramifications sur toute l'EUROPE dans une totale incurie des pouvoirs publics, et une acceptation par la société civile, vaincue par les pressions physiques de la CAMORA et le manque de soutien des pouvoirs publics, largement corrompus.
La transformation des champs d'ordures en zones militaires par BERLUSCONI n'y changera pas grand chose.
En attendant la pollution par les dioxines est quotidienne et se traduit par des taux de cancer excédentaires dans la région...
Il faut sans doute y regarder à deux fois avant de manger de la mozarelle quand on voit les bouflonnes se nourrir DIRECTEMENT sur les tas d'ordures sur une autre vidéo publiée par MEDIAPART.
Allez ensuite sur le lien de mon blog avec le RAFFARAY et constatez que nous avons aussi des progrès à faire chez nous.
Y compris notre constructeur national RENAULT qui vient de recevoir
La palme d'or du dérèglement climatique remise à Renault
à lire sur le site RUE89 avec une vidéo de Yves COCHET dont je vous recommande vivement la lecture de "PETROLE APOCALYPSE"...Vice président du SILA...
Depuis vendredi, je suis donc Vice Président du SILA, représentant la Ville d'ANNECY.
Pierre BRUYERE en assure désormais la présidence, et n'était l'incident déplorable concernant l'élection des représentants de la communauté de communes de CRUSEILLES qui donne lieu à toutes les suppositions, la première réunion du Conseil syndical a été marquée par un profond renouvellement des Vices présidents et du bureau du SILA.
Le mandat qui m'a été donné par la Ville, et qui sera porté par les représentants d'ANNECY au bureau et au Conseil syndical est très clair.
La première concerne le schéma d'assainissement collectif et en particulier le refus de continuer à financer des tuyaux pour raccorder quelques maisons individuelles à un coût rédhibitoire et qui incite et justifie ensuite de poursuivre l'urbanisation en mitage de l'espace rural.
La seconde porte sur la gestion durable du Lac d'ANNECY c'est à dire sur la compréhension des phénomènes en cours au niveau de l'éco système du lac.
La crise du PCB nous oblige à être à la hauteur de l'enjeu : comprendre le fonctionnement du lac, les raisons de la dégradation d'éléments naturels : 50% de roselières en moins en 10 ans, destruction des herbiers, diminution significative des pêches de corégones par les pêcheurs amateurs, etc. ou encore les capacités du lac à supporter une fréquentation touristique de bateaux à moteur croissante sans aucun contrôle...
Même si les nouvelles analyses permettent de valider l'absence de nouvelle contamination des poissons du lac par les PCB contenus dans les sédiments, cela ne signifie nullement que nous ne devons pas réfléchir à l'avenir du Lac.
En effet, nous savons déjà qu'une pollution des sédiments aux HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques) est avérée. Celle aux PCB est également une réalité.
De plus, d'autres problèmes doivent retenir l'attention.
Pour n'en citer que quelques uns :
● la réduction de moitié des roselières en 10 ans
● les fortes perturbations des quantités de poissons (corégones) pêchées par les pêcheurs amateurs sur le lac au cours de ces dernières années
● La disparition accélérée des herbiers
● l'absence de toute indication précise sur la fréquentation du lac par les bateaux à moteur à essence et sur leur impact sur le milieu naturel
● l'absence de suivi de l'avifaune et des populations de batraciens
● L'absence de tout système de contrôle des activités polluantes ou d'incivilité sur le lac (pas de « brigade verte » à la différence de lacs voisins)
Pour aller à l'essentiel, la Ville d'ANNECY constate que nous ne sommes pas en capacité aujourd'hui de disposer d'un état des lieux de l'écosystème du Lac d'ANNECY.
Cette lacune ne permet pas de rechercher les solutions de gestion à moyen terme du lac de nature à préserver la biodiversité sur les rives et dans le lac.
Au-delà de l'enjeu écologique, c'est une menace grave sur l'image de marque touristique du lac d'ANNECY et donc sur l'économie de notre territoire.
C'est la raison pour laquelle la Ville soutient le projet de mise en place d'un observatoire du lac, sous la présidence du Préfet de département, représentant de l'Etat qui doit rester le propriétaire du lac et le garant de sa gestion à long terme.
Cet observatoire aurait pour but de constituer une base de données sur l'écosystème de la cluse du Lac dans une démarche écologique intégrée permettant de mettre en oeuvre les moyens de gestion qui permettent d'assurer la plus grande richesse écologique du lac et de son bassin versant.
Si cette biodiversité existe, les poissons seront là au final.
Mais ne confondons pas les causes et les conséquences : le malaise actuel sur la pêche est d'abord la conséquence d'une insuffisante gestion intégrée du lac.
Et cette gestion est impossible si l'on ne se donne pas les moyens d'une étude et d'un suivi global du lac pour comprendre les mécanismes actuellement à l'oeuvre et qui font craindre à certains acteurs une « stérilisation » du lac, en parallèle de ses excellentes qualités biologiques.
Pierre BRUYERE en assure désormais la présidence, et n'était l'incident déplorable concernant l'élection des représentants de la communauté de communes de CRUSEILLES qui donne lieu à toutes les suppositions, la première réunion du Conseil syndical a été marquée par un profond renouvellement des Vices présidents et du bureau du SILA.
Le mandat qui m'a été donné par la Ville, et qui sera porté par les représentants d'ANNECY au bureau et au Conseil syndical est très clair.
La première concerne le schéma d'assainissement collectif et en particulier le refus de continuer à financer des tuyaux pour raccorder quelques maisons individuelles à un coût rédhibitoire et qui incite et justifie ensuite de poursuivre l'urbanisation en mitage de l'espace rural.
La seconde porte sur la gestion durable du Lac d'ANNECY c'est à dire sur la compréhension des phénomènes en cours au niveau de l'éco système du lac.
La crise du PCB nous oblige à être à la hauteur de l'enjeu : comprendre le fonctionnement du lac, les raisons de la dégradation d'éléments naturels : 50% de roselières en moins en 10 ans, destruction des herbiers, diminution significative des pêches de corégones par les pêcheurs amateurs, etc. ou encore les capacités du lac à supporter une fréquentation touristique de bateaux à moteur croissante sans aucun contrôle...
Même si les nouvelles analyses permettent de valider l'absence de nouvelle contamination des poissons du lac par les PCB contenus dans les sédiments, cela ne signifie nullement que nous ne devons pas réfléchir à l'avenir du Lac.
En effet, nous savons déjà qu'une pollution des sédiments aux HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques) est avérée. Celle aux PCB est également une réalité.
De plus, d'autres problèmes doivent retenir l'attention.
Pour n'en citer que quelques uns :
● la réduction de moitié des roselières en 10 ans
● les fortes perturbations des quantités de poissons (corégones) pêchées par les pêcheurs amateurs sur le lac au cours de ces dernières années
● La disparition accélérée des herbiers
● l'absence de toute indication précise sur la fréquentation du lac par les bateaux à moteur à essence et sur leur impact sur le milieu naturel
● l'absence de suivi de l'avifaune et des populations de batraciens
● L'absence de tout système de contrôle des activités polluantes ou d'incivilité sur le lac (pas de « brigade verte » à la différence de lacs voisins)
Pour aller à l'essentiel, la Ville d'ANNECY constate que nous ne sommes pas en capacité aujourd'hui de disposer d'un état des lieux de l'écosystème du Lac d'ANNECY.
Cette lacune ne permet pas de rechercher les solutions de gestion à moyen terme du lac de nature à préserver la biodiversité sur les rives et dans le lac.
Au-delà de l'enjeu écologique, c'est une menace grave sur l'image de marque touristique du lac d'ANNECY et donc sur l'économie de notre territoire.
C'est la raison pour laquelle la Ville soutient le projet de mise en place d'un observatoire du lac, sous la présidence du Préfet de département, représentant de l'Etat qui doit rester le propriétaire du lac et le garant de sa gestion à long terme.
Cet observatoire aurait pour but de constituer une base de données sur l'écosystème de la cluse du Lac dans une démarche écologique intégrée permettant de mettre en oeuvre les moyens de gestion qui permettent d'assurer la plus grande richesse écologique du lac et de son bassin versant.
Si cette biodiversité existe, les poissons seront là au final.
Mais ne confondons pas les causes et les conséquences : le malaise actuel sur la pêche est d'abord la conséquence d'une insuffisante gestion intégrée du lac.
Et cette gestion est impossible si l'on ne se donne pas les moyens d'une étude et d'un suivi global du lac pour comprendre les mécanismes actuellement à l'oeuvre et qui font craindre à certains acteurs une « stérilisation » du lac, en parallèle de ses excellentes qualités biologiques.
SICN, une réunion d'informations utile
Nous l'avions promise lors de la campagne municipale lorsque l'UMP avait tente d'instrumentaliser
ce dossier que je connais bien pour avoir contribué à le placer sur la place publique il y a plusieurs années.
La réunion d'informations sur la dépollution de la SICN a donc été très utile pour expliquer aux riverains pour quelles raisons AREVA déconstruit l'un des bâtiments de l'usine qui ne peut être facilement décontaminé pour y installer en 2010 ensuite une pépinière d'entreprises.
D'où la création d'un "sas" à l'intérieur duquel, en dépression atmosphérique, les travaux auront lieu de manière à créer les conditions d'une parfaite étanchéité vis à vis de l'environnement.
Des piézomètres enterrés dans le sol mesureront la pollution éventuellement subie par la nappe phréatique pendant plusieurs années après l'arrêt des travaux.
Actuellement, ces piézomètres ne signalent aucune activité radioactive.
Un sas va donc recouvrir le bâtiment et se déplacer au fur et à mesure de la déconstruction.
L'ensemble des déchets sera évacué dans une décharge contrôlée pour la filière nucléaire.
Après ces travaux, l'utilisation du site par une activité "conventionnelle" sera parfaitement possible.
Plus de 50 ans d'activité nucléaire prendront donc fin définitivement.
La réunion a montré une bonne connaissance par les annéciens des problèmes posés par l'activité nucléaire, mais aussi combien les mensonges de TCHERNOBYL ont rendu nos concitoyens dubitatifs devant les allégations de l'Etat et d'AREVA...
La réunion d'informations sur la dépollution de la SICN a donc été très utile pour expliquer aux riverains pour quelles raisons AREVA déconstruit l'un des bâtiments de l'usine qui ne peut être facilement décontaminé pour y installer en 2010 ensuite une pépinière d'entreprises.
D'où la création d'un "sas" à l'intérieur duquel, en dépression atmosphérique, les travaux auront lieu de manière à créer les conditions d'une parfaite étanchéité vis à vis de l'environnement.
Des piézomètres enterrés dans le sol mesureront la pollution éventuellement subie par la nappe phréatique pendant plusieurs années après l'arrêt des travaux.
Actuellement, ces piézomètres ne signalent aucune activité radioactive.
Un sas va donc recouvrir le bâtiment et se déplacer au fur et à mesure de la déconstruction.
L'ensemble des déchets sera évacué dans une décharge contrôlée pour la filière nucléaire.
Après ces travaux, l'utilisation du site par une activité "conventionnelle" sera parfaitement possible.
Plus de 50 ans d'activité nucléaire prendront donc fin définitivement.
La réunion a montré une bonne connaissance par les annéciens des problèmes posés par l'activité nucléaire, mais aussi combien les mensonges de TCHERNOBYL ont rendu nos concitoyens dubitatifs devant les allégations de l'Etat et d'AREVA...
PCB : pour une gestion intégrée du Lac d'ANNECY
La crise du PCB dans les sédiments du Lac est le révélateur d'une situation non maîtrisée.
La décision brutale de M. le préfet d'interdire la pêche de l'omble chevalier sur un prélévement isolé montre que l'image de marque du Lac est extrêmement fragile, alors que nous savons qu'elle est un vecteur remarquable de l'économie touristique, et de l'économie tout court de notre bassin de vie.
Quels que soient les résultats des nouvelles mesures de pollution, il est indéniable que l'on ne peut plus continuer de cette manière.
Je viens de découvrir que nous ne disposions pas d'indicateurs intégrés de la gestion du lac. Personne ne dispose d'indicateurs qui permettent de qualifier la situation de l'écosystème et de mettre en relation ses différents paramètres.
Pour ne donner qu'un exemple, la fréquentation des bateaux à moteur n'est absolument pas évaluée : on ne sait pas combien il y a de bateaux sur le lac à l'instant "T", ni combien il serait optimal d'en accepter. Exactement le contraire de ce qui se passe sur le lac du BOURGET.
On sait que l'on a perdu la moitié des roselières en 10 ans, mais depuis peu de temps, et on n'a encore commencé pour s'y opposer.
On sait que les pêcheurs amateurs ont "perdu" plusieurs tonnes de corégones dans leurs filets au cours des dernières années, mais pourquoi ?
On sait qu'il existe une polémique sérieuse sur le nombre de pêcheurs professionnels sur le lac, mais on n'a pas les éléments objectifs utiles.
Par contre, on dispose de comparaisons sérieuses avec les lacs du BOURGET et d'AIGUBELETTE...où l'on ne tolère pas les bateaux à essence.
Bref, la crise du PCB doit nous engager dans la voie d'une gestion intégrée du lac.
Ce que les pêcheurs appellent un "OBSERVATOIRE DU LAC" et qui doit nous permettre d'évaluer l'état de santé de l'écosystème du lac et de prendre suffisamment vite les décisions de gestion qui s'imposent.
Par exemple, la question des eaux pluviales devient de plus en plus pressantes, avec l'imperméablisation croissante du bassin versant, et les pluies de plus en plus violentes qui lessivent les hydrocarbures : le lac se remplit en 6 heures contre 24 heures il y a peu. Ces lessivages drainent des hydrocarbures qui expliquent sans doute la présence de HAP dans les sédiments du lac. Ne faut il pas envisager de capter les eaux pluviales comme nos aînés l'ont fait des eaux usées...
La décision brutale de M. le préfet d'interdire la pêche de l'omble chevalier sur un prélévement isolé montre que l'image de marque du Lac est extrêmement fragile, alors que nous savons qu'elle est un vecteur remarquable de l'économie touristique, et de l'économie tout court de notre bassin de vie.
Quels que soient les résultats des nouvelles mesures de pollution, il est indéniable que l'on ne peut plus continuer de cette manière.
Je viens de découvrir que nous ne disposions pas d'indicateurs intégrés de la gestion du lac. Personne ne dispose d'indicateurs qui permettent de qualifier la situation de l'écosystème et de mettre en relation ses différents paramètres.
Pour ne donner qu'un exemple, la fréquentation des bateaux à moteur n'est absolument pas évaluée : on ne sait pas combien il y a de bateaux sur le lac à l'instant "T", ni combien il serait optimal d'en accepter. Exactement le contraire de ce qui se passe sur le lac du BOURGET.
On sait que l'on a perdu la moitié des roselières en 10 ans, mais depuis peu de temps, et on n'a encore commencé pour s'y opposer.
On sait que les pêcheurs amateurs ont "perdu" plusieurs tonnes de corégones dans leurs filets au cours des dernières années, mais pourquoi ?
On sait qu'il existe une polémique sérieuse sur le nombre de pêcheurs professionnels sur le lac, mais on n'a pas les éléments objectifs utiles.
Par contre, on dispose de comparaisons sérieuses avec les lacs du BOURGET et d'AIGUBELETTE...où l'on ne tolère pas les bateaux à essence.
Bref, la crise du PCB doit nous engager dans la voie d'une gestion intégrée du lac.
Ce que les pêcheurs appellent un "OBSERVATOIRE DU LAC" et qui doit nous permettre d'évaluer l'état de santé de l'écosystème du lac et de prendre suffisamment vite les décisions de gestion qui s'imposent.
Par exemple, la question des eaux pluviales devient de plus en plus pressantes, avec l'imperméablisation croissante du bassin versant, et les pluies de plus en plus violentes qui lessivent les hydrocarbures : le lac se remplit en 6 heures contre 24 heures il y a peu. Ces lessivages drainent des hydrocarbures qui expliquent sans doute la présence de HAP dans les sédiments du lac. Ne faut il pas envisager de capter les eaux pluviales comme nos aînés l'ont fait des eaux usées...
Qui est le plus blaireau ?
Je découvre sur la liste des "cyber actions" une demande d'aide des associations de protection de la nature, à l'occasion d'un championnat de FRANCE
de chasse au blaireau...
Vous avez bien lu.
Les 16, 17 et 18 mai 2008 est programmé à Cluny (Saône-et-Loire) un « championnat de France » de déterrage. Il s’agit d’un concours de chiens de chasse, dont les terrains de jeu seront les milieux naturels, et les « cibles » des animaux sauvages, en particulier des blaireaux.
Le déterrage, ou vénerie sous terre, consiste à faire capturer par des chiens un animal dans son terrier, puis à creuser une tranchée avec des pelles ou autres outils de terrassement, pour le saisir après plusieurs heures de harcèlement à l’aide de pinces métalliques dans l’accul où le maintiennent les chiens.
S’il est encore chassé en France, le blaireau ne fait pourtant plus partie de la liste des espèces nuisibles depuis 1988 ! Chez nos voisins belges, la chasse au blaireau est interdite depuis 1973 et l’espèce est protégée depuis 1992. C’est également le cas en Grande-Bretagne, Italie, Irlande, Espagne, Grèce, Pays-Bas et au Luxembourg.
Le Blaireau est une espèce patrimoniale fragile, avec un faible taux de reproduction, et une dynamique de renouvellement lente. Il facilite la régénération et la dispersion de certaines graines. Il participe sans doute à la régulation de pullulation de rongeurs en forêt. L’espèce est indiquée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature comme espèce à surveiller ; elle peut être considérée comme indicatrice de biodiversité et du bon fonctionnement de grands ensembles paysagers. Le récent Grenelle de l’environnement a pointé l’appauvrissement de la biodiversité comme l’un des aspects les plus préoccupants de la crise écologique mondiale.
Pratiqué dans le seul but de faire concourir des chiens pour le « loisir » de quelques-uns, le déterrage ne présente aucune utilité publique. Ce championnat, activité traumatisante pour les animaux, est organisé au coeur de la période de reproduction (de mi-janvier à fin juillet). Comment justifier une chasse « concours » pendant la fermeture générale de la chasse, quand les espèces se reproduisent et que la meilleure chose à faire serait de les laisser tranquilles ? Le déterrage ne doit pas être considéré comme une « activité sportive ». Rien ne justifie, en effet, d’intervenir sur une espèce patrimoniale peu prolifique à une période clé de son cycle biologique.
Les associations signataires contestent la tenue d’un tel évènement et demandent au préfet de Saône-et-Loire de ne pas l’autoriser, considérant qu’il va nuire à la faune sauvage en perturbant un nombre important d’animaux et en détruisant leurs terriers.
Le fait que les terriers puissent être utilisés pendant des décennies, voire des siècles, par des générations successives et qu’ils représentent le lieu quasi exclusif de mise bas leur confère un rôle-clé dans la politique de conservation du blaireau. A la date prévue les jeunes blaireautins ne sont pas encore indépendants de leurs parents : la destruction des terriers a alors un impact aggravé. Certaines espèces, dont la plupart sont protégées, profitent aussi de ces terriers, comme le chat forestier, les chauves souris, le renard, les amphibiens, etc. La protection des animaux va donc de pair avec celles des terriers !
L’observation des animaux sauvages dans la nature, l’information scientifique et la pédagogie de la préservation sont des activités accessibles à tous et plus éducatives pour valoriser et préserver la nature que cette « technique de chasse » cruelle et anachronique que nous condamnons.
La faune sauvage est une richesse. Ensemble, agissons pour protéger notre patrimoine naturel
Coordination : FNE - CAPEN : Thierry GROSJEAN – 09 71 38 89 64 Courriel : thierry.grosjean5@wanadoo.fr
Pour participer à la cyber action :
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=218
Vous avez bien lu.
Les 16, 17 et 18 mai 2008 est programmé à Cluny (Saône-et-Loire) un « championnat de France » de déterrage. Il s’agit d’un concours de chiens de chasse, dont les terrains de jeu seront les milieux naturels, et les « cibles » des animaux sauvages, en particulier des blaireaux.
Le déterrage, ou vénerie sous terre, consiste à faire capturer par des chiens un animal dans son terrier, puis à creuser une tranchée avec des pelles ou autres outils de terrassement, pour le saisir après plusieurs heures de harcèlement à l’aide de pinces métalliques dans l’accul où le maintiennent les chiens.
S’il est encore chassé en France, le blaireau ne fait pourtant plus partie de la liste des espèces nuisibles depuis 1988 ! Chez nos voisins belges, la chasse au blaireau est interdite depuis 1973 et l’espèce est protégée depuis 1992. C’est également le cas en Grande-Bretagne, Italie, Irlande, Espagne, Grèce, Pays-Bas et au Luxembourg.
Le Blaireau est une espèce patrimoniale fragile, avec un faible taux de reproduction, et une dynamique de renouvellement lente. Il facilite la régénération et la dispersion de certaines graines. Il participe sans doute à la régulation de pullulation de rongeurs en forêt. L’espèce est indiquée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature comme espèce à surveiller ; elle peut être considérée comme indicatrice de biodiversité et du bon fonctionnement de grands ensembles paysagers. Le récent Grenelle de l’environnement a pointé l’appauvrissement de la biodiversité comme l’un des aspects les plus préoccupants de la crise écologique mondiale.
Pratiqué dans le seul but de faire concourir des chiens pour le « loisir » de quelques-uns, le déterrage ne présente aucune utilité publique. Ce championnat, activité traumatisante pour les animaux, est organisé au coeur de la période de reproduction (de mi-janvier à fin juillet). Comment justifier une chasse « concours » pendant la fermeture générale de la chasse, quand les espèces se reproduisent et que la meilleure chose à faire serait de les laisser tranquilles ? Le déterrage ne doit pas être considéré comme une « activité sportive ». Rien ne justifie, en effet, d’intervenir sur une espèce patrimoniale peu prolifique à une période clé de son cycle biologique.
Les associations signataires contestent la tenue d’un tel évènement et demandent au préfet de Saône-et-Loire de ne pas l’autoriser, considérant qu’il va nuire à la faune sauvage en perturbant un nombre important d’animaux et en détruisant leurs terriers.
Le fait que les terriers puissent être utilisés pendant des décennies, voire des siècles, par des générations successives et qu’ils représentent le lieu quasi exclusif de mise bas leur confère un rôle-clé dans la politique de conservation du blaireau. A la date prévue les jeunes blaireautins ne sont pas encore indépendants de leurs parents : la destruction des terriers a alors un impact aggravé. Certaines espèces, dont la plupart sont protégées, profitent aussi de ces terriers, comme le chat forestier, les chauves souris, le renard, les amphibiens, etc. La protection des animaux va donc de pair avec celles des terriers !
L’observation des animaux sauvages dans la nature, l’information scientifique et la pédagogie de la préservation sont des activités accessibles à tous et plus éducatives pour valoriser et préserver la nature que cette « technique de chasse » cruelle et anachronique que nous condamnons.
La faune sauvage est une richesse. Ensemble, agissons pour protéger notre patrimoine naturel
Coordination : FNE - CAPEN : Thierry GROSJEAN – 09 71 38 89 64 Courriel : thierry.grosjean5@wanadoo.fr
Pour participer à la cyber action :
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=218
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