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thierry billet

politique locale

ACCOYER sauvé des eaux par sa cassette parlementaire

24 Février 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

"En toute bonne foi, je ne savais pas que le merlon était situé au-dessus de chez moi" a juré Bernard ACCOYER au Canard Enchaîné  (édition du 23 février 2011 encore en vente !) qui avait découvert que le président de l'assemblée nationale avait cassé sa cassette parlementaire pour participer au financement du système d'écoulement des eaux du merlon construit à VEYRIER du LAC pour protéger la commune des chutes de pierres du MONT VEYRIER.

 

On se souvient de la chute d'une caillou de 15 tonnes le 20 janvier 2009 et des travaux que l'on pouvait apercevoir de partout pour construire le merlon protecteur achevé en octobre 2010. Cette saignée marron en bas de la falaise se voyait d'ANNECY.

 

De partout donc, sauf de la maison de M. ACCOYER qui comme chacun le sait habite à VEYRIER, puisqu'il ne savait pas qu'il dépensait 200.000 euros de fonds publics pour protéger la commune...et sa maison.

 

Cette cassette s'appelle la "réserve parlementaire". Dans "Le Canard Enchaîné n°4597" du mercredi 03 décembre 2008, c’est le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui a le plus profité de la réserve parlementaire. Il a reçu près de 6 millions d’euros pour financer divers travaux dans sa circonscription.

 

Il s’agit ni plus ni moins d’un guichet de distribution de deniers publics uniquement réservés aux parlementaires de la République pour financer des projets dans leurs collectivités locales.

 

En tout, ce sont prés de 120 millions d’euros qui sont mis à disposition des parlementaires chaque année.

 

Bernard ACCOYER avait donc le droit d'utiliser cet argent public.


Pourquoi alors mentir sur sa connaissance de la localisation du merlon par rapport à sa maison ?

Sans doute parce qu'il n'y a pas lieu d'être fier de pouvoir ainsi, en dehors de tout contrôle démocratique, utiliser l'argent public selon son bon vouloir pour acheter le soutien des élus locaux en les aidant à financer tel ou tel projet.

 

L'association "Mandat unique" évoque cette question de la réserve parlementaire de manière intéressante sur internet.

 

Pour en bénéficier, le parlementaire doit constituer un dossier et le transmettre au président de la commission des finances ou au rapporteur général du budget qui le transmet à son tour au Ministère de l’Intérieur. Les demandes sont soumises au régime du décret n° 99-1060 relatif aux subventions de l’Etat pour des projets d’investissement et doivent répondre à une série de conditions : peuvent être subventionnées uniquement les opérations d’équipement des collectivités territoriales inscrites dans leur section budgétaire d’investissement, le montant sollicité ne doit pas dépasser 50% du montant hors taxe du projet et ne doit pas être supérieur à 200 000 euros par opération, une seule subvention peut être accordée pour une même opération, et il faut que les opérations concernées n’aient pas encore été exécutées avant la réception du dossier complet par le Ministère de l’Intérieur.

 

S’il ne s’agit pas d’une caisse noire, puisque son utilisation est rigoureusement encadrée et transparente, sa répartition est très politicienne. Ceux qui en décident la gestion se serviraient davantage que les autres parlementaire à en croire le Canard Enchainé :  en 2008, le sénateur UMP de l’Oise Philippe Marini, rapporteur du budget, aurait reçu plus de 3,9 millions d’euros, le sénateur UMP Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, aurait reçu 4 millions d'euros, Gilles Carrez, le rapporteur UMP de la commission des finances à l’Assemblée, aurait touché 1,8 millions d'euros et Didier Migaud, le président PS de la commission des finances à l’Assemblée, aurait reçu 2 millions d'euros. Selon les mêmes chiffres du Canard Enchaîné, les cadors du Parlement se tailleraient la part du lion comme le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer qui aurait reçu près de 6 millions d'euros et Christian Poncelet, ancien président du Sénat, qui aurait reçu 3,1 millions d'euros.

 

Quoique tout à fait légales et contrôlées, ces attributions de fonds sont-elles légitimes ? Il est troublant de voir que ceux qui toucheraient les plus gros montant sont aussi ceux qui gèrent directement la réserve parlementaire. Comme son montant est habituellement limité à 120 millions d’euros pour 920 parlementaires, elle est l’objet de toutes les convoitises et les manœuvres sont multiples dans les rangs du Parlement pour tenter d’exclure tel parlementaire géographiquement voisin ou du bord opposé et d’aider les copains. Nombreux sont les parlementaires qui repartent bredouille, faute d’influence ou de force de persuasion, victimes collatérales du clientélisme.

 

Hormis cette répartition arbitraire de la réserve dont le sens républicain nous échappe, elle constitue aussi à nos yeux une forme de concurrence électorale déloyale. Prenons deux élus locaux voisins qui cherchent un financement pour des projets relevant de leurs mandats locaux : celui qui cumule avec un mandat national pourra utiliser la réserve parlementaire pour les financer alors que l’autre s’en trouve dépourvu alors qu’il est élu au même titre que son voisin cumulard. Comment ne pas voir là une subvention électorale, contraire aux règles de notre République, réservé aux cumulards?

 

En plus d’être inéquitable, clientéliste, et arbitraire, la réserve parlementaire constitue de facto une véritable prime au cumul des mandats qui nuit tant à notre République. Il faut rappeler qu’un parlementaire n’est pas un élu local, il est un élu national. Son rôle est celui de voter les lois et de contrôler le gouvernement, cela exclut d’être un père noël financier distribuant des cadeaux à sa guise dans sa circonscription pour assurer sa réélection. Pour toutes ces raisons nous demandons la suppression pure et simple de la réserve parlementaire et sommes convaincus qu’en période de déficits budgétaires ses fonds seront utilisés à meilleur escient autre part.

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Cochet, De Rugy, Mamère...

4 Février 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Des mots de sympathie en provenance de François De Rugy, de Yves Cochet et de Noël Mamère en ce début d'année 2011, voilà qui fait toujours plaisir en ces moments de doutes où vous vous demandez, quand vous militez depuis presque 40 ans, ce qui peut alimenter le sectarisme au sein de votre famille politique.

Trois députés verts qui ne comprennent pas l'acharnement mis par quelques uns à empêcher une dynamique collective dans un département où les écologistes font des scores particulièrement élevés...

Il n'est pas encore temps de faire le bilan de EUROPE ECOLOGIE et de la fusion avec les VERTS : les choses ne sont pas stabilisées.

Mais si il advenait que cette fusion accouche d'une simple resucée des VERTS, notre espoir serait déçu.

Lorsque nous avons conduit la campagne des régionales, j'ai clairement demandé à Philippe MEIRIEU, tête de liste régionale, si il jugeait utile que je travaille avec lui, comme je l'avais fait avec les eurodéputés aux européennes. Sa réponse a été positive et j'étais déjà maire adjoint à ANNECY dans l'équipe municipale de Jean-Luc RIGAUT. 

Et aujourd'hui, ce ne serait plus le cas,

alors que Philippe MEIRIEU est président national ?

Qui est-ce qui a changé ? En tous cas, pas moi.

Il faudra expliquer à nos électeurs que ce qui était vrai à EUROPE ECOLOGIE, c'est à dire le projet de l'ouverture et du rassemblement de tous les écologistes dans une seule organisation politique n'est plus vrai chez Europe Ecologie - Les Verts.

Malheureusement, cela en prend le chemin avec un système invraisemblable de validation des adhésions par une structure politique autoproclamée sans aucune élection démocratique préalable.

Ce sont donc quelques anciens verts et  savoisiens issus de la Ligue savoisienne qui peuvent décider en HAUTE SAVOIE qui a le droit d'adhérer au nouveau parti !

Incroyable, mais vrai.

Heureusement, il y a le travail de terrain et notamment cette plénière de jeudi après-midi avec les acteurs institutionnels annéciens sur le plan climat, avec cette appréciation largement partagée qu'il faut maintenant "changer de braquet" en matière de lutte contre les déréglements climatiques.

Si l'on est réellement persuadé que le climat va se déréglant d'une manière incontrôlée et que la question, par exemple, des réfugiés climatiques sera au coeur du prochain chaos planétaire, alors les politiques publiques ne sont pas à la hauteur de cet enjeu et il faut agir maintenant, c'est à dire participer à des exécutifs d'où l'on peut changer les choses concrètement.

Les écologistes politiques ont deux choix : attendre que la gauche soit majoritaire, ou passer des alliances ici et maintenant avec ceux qui sont d'accord pour engager les collectivités locales dans une révolution culturelle majeure.

C'est ce choix réaliste qui est posé à EUROPE ECOLOGIE et nullement résolu.

Les 70 participants à la plénière de jeudi avaient une autre ambition, celle d'acter les changements nécessaires.

J'en donne deux exemples :

  • la gestion de la forêt du SEMNOZ considérée  jusqu'alors exclusivement comme un espace récréatif pour la Ville et l'agglo, alors qu'elle est aussi un remarquable puits de carbone qu'il conviendrait de gérer comme tel pour ce qui concerne l'exploitation forestière;
  • et la collecte des déchets pour lesquels les participants estimaient qu'une réduction des tournées de ramassage des ordures ménagères était un objectif qu'il fallait mettre en oeuvre rapidement, alors que nous craignions que cette suppression ne soit considérée comme une dégradation du service public.

 

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Pour Christian JEANTET

31 Janvier 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Le "Comité politique régional" (CPR) des VERTS Région SAVOIE vient de nous apprendre que la position majoritaire des adhérents de l'agglomération d'ANNECY n'était pas retenue pour les cantonales d'ANNECY NORD OUEST.

Le comité local avait majoritairement exprimé qu'il souhaitait que EUROPE ECOLOGIE ne présente pas de candidats contre Christian JEANTET, conseiller général socialiste sortant, qui se proposait de faire une doublette avec Anne HUGUET, maire adjoint à MEYTHET et adhérente de EELV, engagée de la première heure dans l'écologie de terrain sur le plan associatif.

Le CPR a refusé de ratifier cette proposition majoritaire et a désigné des candidats qui n'habitent pas dans le canton...

Cette décision stupéfiante a été prise par une instance qui ignore tout de l'histoire politique de ce canton.

Christian a été élu à l'occasion d'une triangulaire qui l'opposait à un candidat UDF (M. VEYRET) et à un candidat UMP (Pierre BRUYERE). J'avais activement participé à son élection au second tour en s'appuyant sur les résultats de Patrick CAILLET, candidat vert sur ce canton qui avait réalisé un excellent score au premier tour.

J'ai encore le souvenir des remerciements des amis socialistes de MEYTHET à la Préfecture le soir du second tour.

Depuis son élection, il a réalisé un travail de terrain salué par tous les maires de son canton. Il a été l'un de ceux qui ont fait bouger le conseil général sur des dossiers comme celui des espaces naturels sensibles ou sur le contrat de rivière du Fier.

Je siège avec lui au SILA où ses compétences financières sont reconnues et son soutien aux actions environnementales sans faille.

Il suit avec assiduité le travail du Conseil des rivages lacustres du Conservatoire du Littoral.

Bref, il a effectué un parcours sans faute dans son mandat de conseiller général.

Et il affronte pour ces cantonales, l'assistant parlementaire de Bernard ACCOYER, M. CARBONNEL.

Christian peut être élu au premier tour si les écologistes font équipe avec lui.

Et bien, plutôt que de jouer gagnant gagnant dans ce canton, les dirigeants de cette instance régionale verte ont pris une position absurde sur le plan politique sans connaître la situation, sans l'avoir analysée, sans se fier à la connaissance de terrain des militants locaux.

Les mêmes qui nous serinent une orthodoxie d'appartenance à la gauche, posent un acte fort d'agression à l'égard d'un élu socialiste sortant, parfaitement correct avec les écologistes.

Il faut pourtant savoir reconnaître et soutenir le travail de terrain d'un des deux seuls conseillers généraux de gauche en HAUTE SAVOIE.

Ils contribuent à la biodiversité politique de ce département tellement contrôlé par la droite qu'il en perd toute créativité.

On verra si cette décision malencontreuse est maintenue. Le pire n'est jamais sûr...

Mais si elle l'était, en leur âme et conscience, les élus écologistes d'ANNECY feront la campagne de Christian JEANTET et de Anne HUGUET sur ce canton qui englobe une partie d'ANNECY et nous appellerons l'important électorat écologiste  dans ce canton à faire de même.

Il est très regrettable que la fédération du PS ait décliné la possibilité d'un accord départemental, seul capable de faire élire des conseillers généraux socialistes ou écologistes. C'est une position de courte vue. Mais cela ne doit pas empêcher de saluer le travail réalisé par un élu sortant et de conclure avec lui un accord politique partiel qui fasse avancer la crédibilité des écologistes.


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Un emprunt toxique au SILA légué à nos successeurs...

30 Janvier 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Pour pallier le refus du Conseil régionale de RHONE ALPES de financer la rénovation d'une cale sèche à SEVRIER pour les bateaux de la Compagnie de navigation sur le lac d'ANNECY, Pierre HERISSON, grand ami du propriétaire de la compagnie, a pris le risque de souscrire un emprunt d'une toxicité rare au SILA, en souscrivant  fin 2007 2,1 millions d'euros auprès d'une banque A qui a ensuite échangé le taux avec une autre banque B.

Cette banque B a ensuite pris une couverture sur le SILA en lui transférant le risque lié aux évolutions du taux de change de l'euro par rapport au franc suisse et au dollar.

A l'époque, le franc suisse et le dollar était à parité.

La chambre régionale des comptes, dans un avis qui est examiné ce lundi 31 janvier par le comité syndical du SILA, considère cet emprunt comme étant d'une particulière toxicité puisque le SILA n'a aucune maîtrise du taux de remboursement de celui-ci.

Par exemple, avec un dollar à 1,55 euro et un euro pour 1,15 franc suisse, le taux d'intérêt serait de 21,7%...

Bien entendu, cela ne se posera qu'en 2027 : pendant 20 ans, le SILA ne paie pas d'intérêt.
Mais en 2027 et pour ensuite 20 ans, la note peut être terriblement salée pour nos successeurs.

Ce tour de passe passe financier a pour conséquence que  le SILA soit donc soumis à un risque de change direct considérable.

Selon les explications données par Pierre HERISSON à la Chambre régionale des comptes, "il existerait une exigence politique de financement intégral par l'emprunt".

Bien entendu, c'est un mensonge éhonté.

Il avait fallu à l'époque que nous nous battions pour que la CNLA rembourse au moins une partie de la dépense alors qu'elle en est l'unique bénéficiaire...

Pour mes lecteurs qui n'étaient pas là en 2007 et 2008, plus d'informations ici :

 

SILA : cale sèche c'est toujours à l'eau !

CALE SECHE de SEVRIER

SILA, un budget sincère (1) ?

SILA, un budget sincère (2) ?

Gestion du SILA : toujours pas de réponse.

"Ecologiste sectaire", dixit Pierre HERISSON


On pouvait faire payer plus la CNLA qui affiche des résultats économiques excellents ou réduire la dépense par exemple en installant une cale sèche temporaire puisque ces contrôles n'ont lieu que tous les cinq ans.

L'investissement est alors presque uniquement public et le bénéfice uniquement privé.

Le SILA vit donc sur une bombe financière qui éclatera en 2027 sans que l'on puisse la déminer d'ici là.

Le coût de rachat du "swap" à fin janvier 2011 est de 5,6 millions d'euros ! Pour un emprunt de base de 2,1 millions d'euros ! C'est dire la culbute que la banque espère faire entre  2027 et 2047...

Ainsi pour financer cet investissement que je continue d'estimer inutile, Pierre HERISSON a fait prendre au SILA un risque majeur qui sera payé par les contribuables dans 15 ans.

Irresponsabilité majeure et preuve que les déclarations de vertu financière de nos parlementaires UMP s'arrêtent là où commencent leurs amitiés personnelles.

 

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Groupement Pétrolier Haute-Savoie, réunion de bilan de l'exercice PPI

17 Janvier 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Lundi dernier a eu lieu la réunion de debriefing de l'exercice du PPI qui a eu lieu le 10 novembre 2010.

Réunion tendue car j'ai exprimé avec force mes constats extrêmement négatifs sur le déroulement de l'exercice, en présence du service de la sécurité civile de la Préfecture, des services de police (les gendarmes n'étaient pas là) et du SDIS.

Je l'avais exprimé clairement dès la fin de l'exercice et j'ai repris chacun des points qui me semblent devoir être enfin abordés.

Echec de l'exercice PPI du Groupement pétrolier à VOVRAY

La réunion s'est terminée sur la nécessité d'une rencontre entre le SDIS et la C2A sur la capacité du réseau à fournir un débit suffisant au SDIS : cela fait des mois que je réclame cette rencontre pour tirer cette affaire au clair !

Et sur l'engagement de conduire un exercice d'évacuation des personnes concernées par un incendie du Groupement pétrolier en 2011.

Ce qui est acquis, c'est que le Plan particulier d'intervention, qui fixe les conditions d'intervention des pouvoirs publics en relais du GPHS, n'est pas au point.

 

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M. le Préfet "hors cadre"...

11 Novembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Etre "hors cadre" pour un Préfet, c'est être privé d'affectation du jour au lendemain par une décision qui est prise à l'Elysée.

Une décision brutale qui n'a pas à être motivée et qui sanctionne des préfets qui ont eu le malheur de déplaire au parti au pouvoir.

Qu'a donc bien pu (ne pas) faire notre Préfet pour être ainsi débarqué ?

La réponse vient de M. SADDIER, député UMP de BONNEVILLE, qui condamne cette décision... preuve évidente qu'elle vient de M. ACCOYER avec lequel la bagarre pour le contrôle de l'UMP départementale est engagée de longue date (cf. les amendements SADDIER/BIGNON sur la loi LITTORAL).

On s'étonne que le dossier du "pôle métropolitain franco genevois" ou la création d'une communauté de communes autour de CLUSES (guerre pichrocoline locale) puissent justifier une telle décision.

Mais c'est là la marque de fabrique de la méthode SARKOZY/ACCOYER : faire peur plutôt que convaincre, créer des affidés au lieu de susciter l'adhésion...

De ce point de vue, il est assez amusant de lire dans un hebdomadaire que M. HERISSON décline toute responsabilité dans la désignation de Mme BALLALOUD au conseil économique, social... et écologique.

Lors du dernier conseil d'agglo, il se répandait auprès de qui voulait l'entendre pour se féliciter d'avoir casé ses deux colistières, l'une à la Région, l'autre au CESE en remerciement de la campagne municipale où elles l'avaient suivies.

Il est vrai qu'en ce moment, personne ne peut rien refuser à M. ACCOYER : si SARKOZY veut placer quelqu'un d'autre à la Présidence de l'Assemblée, il faut que M. ACCOYER soit d'accord pour partir (il est inamovible).

Dans ces conditions, placer "hors cadre" un Préfet, trop fastoche !

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Conseil d'agglo

28 Octobre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Conseil d'agglo important hier soir à la fois sur le pacte financier 2011 et sur les JO.

Sur le pacte financier 2011, le groupe majoritaire d'ANNECY s'est abstenu sur la question centrale de la "dotation de solidarité communautaire" (DSC) qui est reversée par l'agglo aux communes membres et qui était basée sur la taxe professionnelle (TP). La TP ayant été supprimée, il fallait renégocier un système. La majorité municipale a décidé de s'abstenir pour souligner l'effort accepté par ANNECY en ce domaine et attirer l'attention des autres communes sur la nécessité d'une réflexion prospective pour les années à venir qui prenne en compte les efforts de la Ville centre en matière d'équipements de centralité.

Sur les JO, je suis intervenu en présentant un amendement au paragraphe de la délibération sur le SEMNOZ et en rappelant le consensus qui anime le conseil communautaire : aucune urbanisation du SEMNOZ, et aucune alimentation artificielle pérenne en eau; ainsi que le classement en "zone agricole protégée" de la partie agricole du SEMNOZ et en espaces naturels sensibles (ENS) des espaces forestiers.

Françoise CAMUSSO venait de réaffirmer cette position de principe quelques instants plus tôt.

Le président ayant intégré l'ajout de la "zone agricole protégée" dans la délibération et le classement en ENS des espaces forestiers étant déjà évoqué, j'ai retiré l'amendement puisque Jean-Luc RIGAUT s'est engagé à inscrire à nouveau cette question à l'ordre du jour du conseil communautaire à la fin du travail du comité de pilotage du projet sur le SEMNOZ qui doit aboutir non pas seulement à rendre le SEMNOZ dans l'état initial si l'on a les Jeux, mais à améliorer son empreinte écologique notamment par une desserte en transports publics. 


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Capacité d'incinération, un vote important au SILA

18 Octobre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Le vote du conseil syndical du SILA ce matin sur la capacité de l'ininérateur de CHAVANOD a permis d'avoir une fois de plus un débat intéressant sur ce sujet difficile : disposer d'une capacité suffisante d'incinération si la population continue d'augmenter, tout en ne bloquant pas les efforts pour réduire encore plus la production de déchets en créant une capacité d'incinération qu'il faille absolument satisfaire. La Communauté de communes du Pays de Faverges a fait valoir qu'elle soutenait la "filière 1" qui prévoyait le transfert de notre surproduction de déchets sur CHAMBERY avec un coût d'investissement bien plus faible; et de nombreuses questions ont montré la sensibilité des élus sur cette volonté de permettre une réduction encore plus ambitieuse de notre production de déchets.

En effet, la "filière 3" trouve sa viabilité dans le prix de rachat de l'électricité produite  par la cogénération de l'incinérateur à un prix correct par EDF.

Que se passe t'il si la loi de 2001 change ou si EDF est en grande difficulté économique ? Les assurances obtenues sur ce point essentiel ont emporté le vote en chargeant la maîtrise d'oeuvre de travailler sur un scénario qui permette de descendre à 80.000 tonnes et de monter à 100.000 tonnes en cas de besoin.

Ce qui est certain, c'est que le Conseil général qui aurait dû guider les décisions des syndicats de traitement des ordures ménagères n'a pas fait son travail : le plan départemental viendra APRES que les syndicats aient délibéré sur leurs capacités de traitement.

Comme les SCOT viendront après les PLU...

On commence à avoir l'habitude dans ce département de faire les choses à l'envers.

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Pêche sur le lac, le temps des "fuites"...

3 Août 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Et voilà que quelqu'un s'est "amusé" à donner au Dauphiné Libéré un document de travail de l'INRA (institut national de recherche agronomique) de THONON LES BAINS qui n'a pas été validé sur le plan scientifique puisqu'il doit être présenté au collège international d'experts en novembre 2010.

Ce document de travail n'a pas été non plus validé par le SILA qui n'a, de toutes façons, pas le pouvoir de définir la réglementation de la pêche qui relève du pouvoir du Préfet.

Pour tout vous dire, je n'ai pas vu ce document et je ne peux même pas assurer que ce qui est dit dans l'article retrace fidèlement ce qui y est écrit.

Par contre, je vois bien l'intérêt politique qu'il y a à faire fuiter un tel document et à se débrouiller pour qu'il apparaisse comme ayant le blanc seing de l'Etat et du SILA.

La politique de concertation et d'ouverture à la société civile qu'a voulu développer le SILA depuis le début de ce mandat donne des boutons à certains et la fréquentation de la conférence lac et son caractère de réel lieu de discussion hérissent de tenants de la méthode du secret.

Il faut donc déconsidérer le processus que nous avons mis en oeuvre en faisant passer un document de travail comme la position du SILA décidée "dans le dos" des pêcheurs amateurs, comme des pêcheurs professionnels au demeurant.

On sait la sensibilité de ce dossier face à une évolution de la ressources halieutique qui ne s'explique pas de manière fiable pour le moment : ni la taille, ni la croissance des poissons, ni leurs modes d'alimentation ne sont aujourd'hui clairement corrélés à des phénomènes comme les changements climatiques par exemple.

J'ai déjà beaucoup écrit sur ce sujet sur ce blog.

Pour vous rafraichir la mémoire :

Pêche sur le lac, la position de la Ville

Nouvelles inquiétudes des pêcheurs amateurs

Les féras du lac d'ANNECY

 

 

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M. WOERTH, dédain et déni

6 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

"Monsieur WOERTH n'est pas coupable.

C'est un lynchage.

Monsieur WOERTH n'a rien à se reprocher", etc. etc.

Voilà la ligne de défense de l'UMP.

Mais le problème n'est pas là.

La question n'est pas de savoir si M. WOERTH a piqué dans la caisse, ou s'est fait payer des caisses de champagne par Mme BETTENCOURT.

La question est MORALE.

Peut on être ministre de la République et trésorier du parti majoritaire ?

Etre en situation de bloquer une inspection fiscale de Mme BETTENCOURT et avoir reçu de l'argent de cette dame, est-ce tolérable ?

Avoir laissé embaucher sa femme pour gérer la fortune de Mme BETTENCOURT alors que l'on est ministre du Budget, est-ce tolérable ?

M. WOERTH n'est certainement pas coupable d'une infraction pénale.

Pour autant, peut il rester ministre ?

Bien entendu non, car c'est la morale qui est bafouée : dès l'instant où entre ce que je peux faire obtenir en ma qualité de responsable et/ou d'élu et les cadeaux que cette position politique peut me faire obtenir pour moi même ou mon parti ou ma famille, il y a un conflit d'intérêts qui nécessite de s'interdire de se trouver dans cette configuration.

Il faut alors soit refuser le poste en question, soit rompre les liens avec les personnes susceptibles de bénéficier de vos services réels ou putatifs.

Mais en SARKOZIE, le mélange des genres est la règles.
Nicolas SARKOZY en a donné l'exemple dès ses vacances sur le yacht BOLLORE après son élection et cela ne s'arrête plus.

Le Courrier Picard rappelle le contrôle de la Cour des comptes sur l'officine dirigée par M. WOERTH au conseil général de l'OISE en 1990 et sur les évidentes malversations que cela a permis.

Sachant cela, l'UMP a promis à M. WOERTH une brillante carrière politique et comme par hasard le poste de trésorier; celui, qui dans tous les partis politiques, est le plus proche des tentations, des secrets et des pratiques occultes.

Connaissant ce rapport de la Chambre régionale des comptes en 1990, affecter M. WOERTH à la trésorerie de l'UMP, c'était clairement positionner à ce poste quelqu'un qui ne rechignerait pas à mettre les mains dans le cambouis. C'était aussi bafouer le travail des magistrats de PICARDIE que de  confier la trésorerie d'un parti aussi éminent à quelqu'un qui a accumulé un tel passif.

M. WOERTH n'est certainement pas coupable d'un délit pénal : il doit être assez malin pour que les traces et les preuves manquent et, de toutes façons, les procureurs en charge de ce dossier obéiront aux ordres de celui qui les a nommés pour qu'il ne soit pas inquiété.

Mais cette crise morale qui s'ajoute aux autres est la marque de fabrique de la SARKOZIE : dédain et déni. Vivement 2012 !


Et n'attendez pas 2010 pour vous abonner à MEDIAPART comme je vous y ai invité à plusieurs reprises : ce journal sur internet est le fer de lance d'une presse d'investigation dont nous avons absolument besoin aujourd'hui.

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