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thierry billet

politique locale

Bernard BOSSON soutient BAYROU

17 Décembre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Pour le plaisir d'écouter un discours de Bernard BOSSON, mais aussi pour le contenu de ses propositions, son discours de l'Université d'été du MODEM : cliquez sur le lien ...

 

link

 

J'avais beaucoup apprécié le précédent livre de BAYROU. Mes lecteurs curieux, en tapant BAYROU sur le moteur de recherche de ce blog l'y trouveront en bonne place.

Le 28 juin 2009, j'écrivais ceci :

ABUS de POUVOIR

Je reviendrai plus tard en détail sur le dernier bouquin de François BAYROU "2012 ETAT d'URGENCE"  que je vous conseille et qui trace les grandes lignes d'un programme politique avec lequel je dois reconnaître que je me trouve en grand accord.

N'est-ce pas, au demeurant, Eva JOLY qui déclarait :

"Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves et réunir nos forces à la fin, c'est une nécessité".

Pour avoir dit depuis des années que la nouvelle majorité présidentielle devait intégrer le MODEM, les VERTS m'ont mis au piquet... Eva JOLY devrait se méfier ! Elle qui flirta avec BAYROU avant de rejoindre Dany et EUROPE ECOLOGIE.

 

J'ai néanmoins un point de désaccord avec la thèse du livre, c'est celle du temps de travail. Les 35 heures ont été positives : sinon SARKOZY les aurait supprimées.

Si il ne l'a pas fait, c'est simplement que les Français y sont attachés car elles permettent de mieux accorder la vie personnelle et la vie au travail. Et que l'on arrête avec la comparaison avec l'ALLEMAGNE: la durée moyenne de travail y est plus basse que la nôtre. Ce n'est pas le "travailler plus" qui explique les succès industriels de notre voisin, c'est le dialogue social qui permet de limiter le recours aux licenciements et gère correctement le temps partiel choisi.

On pourra toujours citer le cas de la Fonction publique hospitalière où les 35 heures ont généré non pas du temps de travail partagé, mais des stocks d'heures sur le comptes épargne temps à cause de l'impossibilité de recruter simultanément du personnel formé. Mais cet arbre ne doit pas cacher la forêt. La réduction du temps de travail est l'un des progrès humains.

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Législatives 2012 : pour des primaires ouvertes...

9 Décembre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Je suis assez surpris de voir que la question de la présidentielle semble déjà acquise et que presque tous les partis se positionnent comme si l'affaire était réglée. L'épisode CHIRAC - BALLADUR de 1995 ne doit pas être oublié et rien n'est acquis sur le plan électoral, surtout dans le climat d'incertitude économique dans lequel nous nous trouvons. On en est à la répartition entre les appareils politiques des circonscriptions; alors que le débat sur les propositions des candidat(e)s n'a pas eu lieu et que les électeurs n'ont pas choisi.

Dès lors, ma posture est simple.

Soit M. SARKOZY est réélu et la messe est dite, l'UMP gagnera toutes les circonscriptions de la HAUTE SAVOIE.

Soit M. SARKOZY est battu, et il devient envisageable de gagner des circonscriptions en HAUTE SAVOIE.

Celles qui intéressent les annéciens sont celles de MM. ACCOYER  (74-1) et TARDY (74-2).

L'un serait alors l'ancien président de l'Assemblée nationale ayant saupoudré sa réserve parlementaire abondante dans sa circonscription depuis 5 ans, et l'autre un député d'un seul mandat cultivant une certaine autonomie vis à vis de ses mentors, twittant à tout rompre et n'hésitant pas à rendre compte de son mandat et à participer aux débats des autres (Loi littoral, gaz de schistes, etc.).

Ils ne "tomberont" pas tous seuls.

Si l'on a réellement envie d'assurer une alternance, il faut s'en donner les moyens. Dans une élection à deux tours, cela veut dire être suffisamment haut au premier tour pour créer une dynamique au second. Pour cela, il faut faire plus de 40% des voix au premier tour.

Si MM. ACCOYER ou TARDY réalisent ce score, ce qui laisse 60% d'électeurs qui n'ont pas voté pour eux au premier, la dynamique de la campagne jouera pour eux. Ils seront élus au 2° tour. Regardez les résultats des élections partielles depuis 2007 : elles donnent toutes ce seuil fatidique.

Ma proposition est simple si l'on veut se donner les moyens de la victoire : organiser une primaire ouverte à tout le spectre politique opposé à l'UMP du Front de Gauche, aux VERTS en passant par le MODEM, CAP 21 et le Parti socialiste.

Dans des départements moins monocolores que le nôtre, les différents partis peuvent cultiver leurs différences au premier tour. Mais dans un département aussi contrôlé par l'UMP, il faut se donner les moyens de candidatures communes.

Pour ce faire, le meilleur moyen est celui de primaires ouvertes à tout(e) candidat(e) à la candidature pourvu qu'il soit soutenu par un nombre significatif d'habitants de la circonscription (250 personnes par exemple) permettant de désigner la ou le candidat que l'actuelle opposition veut voir élu(e).

Le succès de la primaire socialiste montre que cette démarche permet de mobiliser l'électorat, de créer une dynamique, de faire de la pédagogie politique et de rassembler.

Une primaire législative permettrait de montrer aux électeurs que les promesses de faire de la politique autrement et de mettre en place plus de démocratie participative ne sont pas des voeux pieux, mais des engagements sincères que l'on met en pratique immédiatement.

Qu'auraient les partis à y perdre ?

Si leur candidat est le "bon" pour les électeurs opposés à l'UMP, il sera désigné par le collège électoral.

Mais si il n'est pas assez connu pour son travail de terrain, si il n'a pas l'expérience politique d'une campagne législative, si il ignore les dossiers locaux, bref si il n'a pas fait ses preuves, ou si il a été désigné par un si petit nombre d'adhérents qu'ils ne savent pas faire nombre, il pourrait être écarté lors de la primaire.

Qui s'en plaindrait ?

En revanche si une candidate de la société civile apparaissait comme la meilleure pour s'opposer à MM. ACCOYER ou TARDY, elle aurait toute sa place et pourrait être désignée; alors qu'elle n'a aucune chance aujourd'hui si elle n'appartient pas à un parti...

On a toujours le choix : poursuivre dans la logique perdante du témoignage ou se donner les moyens de la mobilisation unitaire.

Je soumets cette proposition à la discussion sociale et politique des adhérents des partis, mais aussi de toutes celles et de tous ceux qui souhaitent une alternative à l'UMP en HAUTE SAVOIE.


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CDDRA du bassin annécien, résilience et vulnérabilités.

3 Décembre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Une journée entière de discussion autour du prochain Contrat de développement du bassin annécien qui doit être négocié avec RHONE ALPES dans les prochaines semaines. Des représentants de tout le bassin depuis THONES jusqu'à FAVERGES pour aborder les différents défis que pose l'avenir de notre territoire.

Je suis intervenu autour de deux idées force en termes de vulnérabilité du territoire.

L'une liée au coût du transport pour une économie touristique fortement marquée par une fréquentation étrangère de plus en plus éloignée, et au coût de l'énergie dans la vie quotidienne des habitants.

Le facteur énergie est transversal car il va aussi concerner le sort de l'enneigement à échéance 2030-2050 selon les scénario de METEO FRANCE.

L'autre vulnérabilité pouvant être décelée est celle de l'argent plus rare et plus cher : la mobilisation de l'épargne locale au service de projets locaux est une véritable alternative au placement de son épargne dans des projets destructeurs sur le plan environnemental.

J'ai donc proposé deux axes structurants pour le CDDRA : la création d'emplois non délocalisables et le renforcement de la proximité consommateur/producteur.

Sur le premier champ, la question de l'efficacité énergétique est essentielle en faveur de la création d'emplois dans le bâtiment et celle du bois énergie qui concerne la future chaufferie biomasse de NOVEL, mais aussi les producteurs de la Vallée de THONES par exemple. Ce champ intégre la nécessaire évolution de la commande publique qui doit intégrer cette volonté de favoriser le "local" par des cahiers des charges intégrant cette dimension (exemple de la restauration municipale à ANNECY).

Sur le second champ, outre la question des circuits courts marchands, il me semble que le CDDRA devrait se préoccuper de deux projets : la mobilisation de l'épargne locale (avec une réflexion sur les "monnaies locales") et les montages financiers autour de l'économie sociale et solidaire (Société coopérative d'intérêt collectif, etc.).
Nous ne pourrons rien faire si NTN décide de laisser tomber le site SNR d'ANNECY. Notre capacité de résilience est liée à notre capacité de mobiliser les ressources locales pour déconnecter le territoire des effets négatifs de la mondialisation en reterritorialisant notre économie.

 

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Philippe MEIRIEU dans la tourmente lyonnaise

28 Novembre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

La désignation de Philippe MEIRIEU, tête de liste régionale EUROPE ECOLOGIE en RHONE-ALPES, et devenu Président du Conseil fédéral des VERTS, comme candidat à LYON se heurte au veto de Gérard COLLOMB, maire de LYON qui multiplie les déclarations pour s'opposer à cette désignation concoctée à PARIS.


Dans LE MONDE du 21 novembre, François LAMY, proche de Martine AUBRY, explique que le PS a compris qu'il n'y aurait pas d'accord si Cécile DUFLOT et Philippe MEIRIEU n'avaient pas "leur" circonscription réservée.

Las, à PARIS comme à LYON, cela ne se fait pas sans cris ni menaces.

COLLOMB traite MEIRIEU de "khmer vert" utilisant l'épisode peu glorieux de la demande du groupe vert de participer aux organes de décision de RHONE ALPES CINEMA.

COLLOMB en tire argument pour mettre en cause la pratique politique des VERTS et leur intégrisme...

Il a répété cela sur FRANCE CULTURE vendredi matin avec fermeté, utilisant d'autres votes des Verts au Conseil régional...

Le maire écologiste du 9e arrondissement, Alain Giordano conteste lui-aussi la candidature de Philippe Meirieu, dans la 1ere circonscription du Rhône.

"La décision nationale d'imposer Philippe Meirieu dans une circonscription où on ne l'a jamais vu, sans même en parler avec le maire écologiste du 9e et les autres élus violent totalement ces fondamentaux", raille-t-il, questionné par Le Progrès, considérant de plus que Philippe Meirieu "est un écologiste de fraiche date". Il termine son propos en le traitant de "Perben vert". 

COLLOMB s'en délecte :

« Pour moi, l’affaire est entendue, il y aura deux candidats à gauche sur cette circonscription, Thierry Braillard et Philippe Meirieu. Que le meilleur gagne » a ainsi déclaré Gérard Collomb au PROGRES. Avant d’ajouter, un brin malicieux : « Il ne vous a pas échappé que déjà un élu Vert a refusé cette candidature Meirieu. Je pense que d’autres suivront bientôt ».


En réalité, ce qui se joue dans cette tragi comédie, c'est la réponse du PS à l'attitude des VERTS à la Région qui n'assument pas, selon le PS, leur rôle de partie prenante de la majorité régionale, et prennent le plus souvent pour cible l'exécutif socialiste, plutôt que l'opposition de droite.


Philippe MEIRIEU n'a rien d'un intégriste, mais le PS de RHONE ALPES lui fait payer le positionnement politique des VERTS au Conseil régional, dont il n'a pas voulu se démarquer alors qu'il est en charge dans l'exécutif régional des dossiers structurants sur l'éducation tout au long de la vie... 


Philippe MEIRIEU adore répéter qu'il faut "sortir par le haut" de toute situation politique. Combien de fois ne me l'a t'il pas écrit alors que j'étais l'objet de toutes les menaces des intégristes verts et des savoisiens... avant de capituler devant eux ?

Philippe MEIRIEU a été fort heureux que je mène pour lui la campagne EUROPE ECOLOGIE des Régionales en HAUTE SAVOIE et particulièrement à ANNECY, après notre succès local aux EUROPEENNES. A l'époque, mon appartenance à l'équipe de Jean-Luc RIGAUT ne lui posait pas de problème. Je lui avais posé la question de confiance lors d'une réunion houleuse en début de campagne à ANNECY au cours de laquelle, en signe fort, il m'avait dit qu'il était prêt à m'embrasser. Il ne rechignait pas alors à s'afficher avec moi, ni à utiliser ma notoriété locale et mon engagement sur le terrain depuis 20 ans contre ACCOYER et l'UMP pour réussir le meilleur score d'EUROPE ECOLOGIE de toute la Région.

Lorsque nous avons rencontré Jean-Luc RIGAUT à la Mairie pendant les Régionales, il savait qu'il  fallait aller chercher les voix centristes que Dany COHN BENDIT avait su mobiliser pour les Européennes.


 

Par la suite, Philippe MEIRIEU a fait le choix d'une alliance avec le binôme DUFLOT/PLACE en remplaçant au pied levé à la présidence des VERTS l'ami Jean-Paul BESSET qui espérait que sa démission créerait un électrochoc politique sur le recentrage de l'écologie politique. Ils lui ont renvoyé l'ascenceur avec une circonscription gagnable exigée du PS dans les négociations nationales.

L'objectif évident de Philippe MEIRIEU est clair : devenir Ministre de l'Education Nationale. Il faudra auparavant convaincre les Lyonnais qu'il est le meilleur député possible pour leur circonscription. 




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Fusion SAVOIE - HAUTE SAVOIE ?

23 Novembre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Et voilà que Christian MONTEIL emmène quelques amis à STRASBOURG pour se tuyauter sur la fusion en cours des départements du Haut et du Bas-Rhin...

Histoire de relancer l'antienne de la fusion des deux départements savoyards en une seule entité juridique.

Quelques belles photos, un verre de gewurztraminer dans la main... Et cela donne deux pages dans le DAUPHINE...

Mais quels élus veulent de cette fusion ?

La majorité UMP du CG de SAVOIE la veut sans doute : fusionner les deux CG empêcherait la gauche de prendre la présidence du CG de SAVOIE à la prochaine échéance.

Mais en HAUTE SAVOIE, qui y a intérêt ?

Car ce qui frappe dans ce déplacement, c'est que l'on n'évoque pas les raisons politiques d'une telle fusion.


On voit bien les raisons politiciennes :

  • sauver la majorité UMP de SAVOIE,
  • créer un contre pouvoir à la Région Rhône Alpes qui est fortement ancrée à gauche,
  • s'acoquiner avec quelques régionalistes aujourd'hui au chaud chez les VERTS, mais uniquement motivés par leur projet régionaliste, pour déstabiliser l'écologie politique dans les deux départements,

Mais les raisons politiques ?

Vous n'en trouverez aucune. Car il n'y en a aucune.

La fusion si elle n'a pour objectif que de faire des économies de personnel en mutualisant certains services (et il faudrait encore prouver que ce soit possible et réellement bénéfique) aurait pour conséquence des délais d'instruction des dossiers allongés, des processus de décision complexifiés, etc.

La réforme des collectivités territoriales sera remise sur le chantier par le prochain gouvernement de gauche. Heureusement...

 

 


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BONLIEU, présentation du projet de rénovation

20 Novembre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

La réunion de présentation du projet de rénovation de BONLIEU Scène Nationale me laisse un goût amer.

Le rappel des raisons pour lesquelles ANNECY a besoin de cette rénovation pour maintenir son rang de Scéne nationale, avec l'enjeu de demeurer un lieu de création artistique pour le spectacle vivant, a été utile.

Mais pour le reste, la présentation devant une grande salle de quelques diapositives présentant le projet en quelques minutes; et la possibilité pour deux ou trois personnes pendant deux heures de monopoliser la parole, d'invectiver le maire, de dire tout et n'importe quoi, me font penser qu'il faut inventer d'autres manières de présenter ce type de projet important à la population.

On ne peut pas travailler dans ces conditions : on ne peut pas s'appropier le projet, on ne peut pas s'écouter et faire avancer la compréhension des enjeux et dégager des solutions alternatives éventuelles de cette manière.

Les opposants viennent s'opposer, les supporters viennent soutenir, c'est le lot d'une campagne électorale.

Mais dans la gestion municipale, nous devons trouver d'autres méthodes pour que les citoyens puissent réellement et utilement s'exprimer.

Si tous les annéciens (et bien au-delà) souhaitent que BONLIEU vive et se développe comme lieu culturel remarquable, il n'y a pas d'autre solution que de l'étendre et de le moderniser.

Si l'on veut que cette extension ait un sens et soit gérable sur le plan pratique, il faut que la nouvelle salle pour les répétitions et les spectacles jeune public soit intégrée dans le site actuel.

Dès lors, la question difficile pour l'architecte est de faire rentrer cette nouvelle salle dans une boite à chaussures entre les rues SOMMEILLER et Jean JAURES, en préservant autant que faire se peut les arbres et en s'intégrant avec l'architecture existante de Jacques LEVY...

Bien entendu, cela va changer la perspective des riverains de quelques immeubles : il faut diminuer autant que possible cette gêne visuelle et offrir les compensations possibles (ici un mur végétalisé vers la Rue SOMMEILLER).

Comment conduire ce type de projet en associant les gens ? Quelle est la bonne échelle pour ce faire ? Les riverains ? Les annéciens ? Les spectateurs de BONLIEU ?

Il nous faut réfléchir à toutes ces questions pour éviter des soirées pénibles d'où personne ne sort réellement satisfait du temps passé ensemble.

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Région SAVOIE, c'est décidément NON !

22 Octobre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Lorsque je suis arrivé en HAUTE SAVOIE, il y a vingt ans, les VERTS étaient déjà organisés en un région SAVOIE incluant les deux départements savoyards.

Cela avait été voté au milieu des années 1980 et avait un côté post soixante-huitard sympathique.

On se souvenait de "violem viur al pais" entonné sur le LARZAC dans les années 1970.

On était dans la lignée du rapport de ROCARD sur le "désert français".

Remettre en cause le centralisme exacerbé de notre pays n'était pas pour me déplaire.


Mais les choses ont commencé à mal tourner avec la montée en puissance de la Ligue savoisienne sur la scéne politique locale. Avec la Ligue, ses chefs de province, ses blasons et le reste de ses déclarations à l'emporte pièces sur les résistants savoisiens de THONES contre la République en 1792, on changeait de registre et on basculait dans une réécriture de l'Histoire de la réunion de la SAVOIE à la FRANCE qui sentait bon l'isolationnisme et le sentiment qu'indépendants, les savoisiens seraient aussi riches que les SUISSES.


La Ligue ayant cassé sa pipe, les régionalistes savoisiens ont clairement fait le choix d'investir massivement EUROPE ECOLOGIE.

Lors d'une réunion entre la Ligue savoisienne et les partisans de l'entrisme dans EUROPE ECOLOGIE, les choses furent scellées : le cheval de TROYES fut vite en place.


Avec l'accord de la frange la plus radicale des VERTS qui voyait là un appui politique d'adhérents déterminés à s'opposer au courant "réaliste", ils prirent vite une place surdéterminée par rapport à leurs forces réelles et, surtout, à leur poids électoral.


Ils réussirent même, aux Régionales, à imposer l'un des leurs en position éligible en HAUTE SAVOIE alors qu'il habite en SAVOIE... Mais il permettait ainsi d'exclure un conseiller régional "réaliste" qui se trouvait ainsi relégué en position non éligible. Tout cela au nom d'un accord "national" que nous ne vîmes jamais... pour la bonne et simple raison qu'il n'existait pas. En tous cas, vous ne verrez jamais ce conseiller régional que les haut-savoyards ont élu dans notre département.

 

"Faire de la politique autrement", disaient-ils...


Nous eûmes la naïveté de croire qu'EUROPE ECOLOGIE allait balayer ces héritages passéistes en retenant la seule Région RHONE-ALPES.

C'était faire fi de deux éléments.

D'abord, le fait qu'être une Région autonome chez les VERTS, cela permet à des apparatchiks locaux d'avoir des sièges réservés dans les instances nationales...

Ensuite, le manque de courage politique de Philippe MERIEU, tête de liste régionale, fermement opposé au régionalisme savoisien, mais ne voulant pas s'opposer avec ses partisans...et adoptant la posture politique démagogique des VERTS (encore reprise il y a quelques semaines par Eva JOLY) sur le sujet.


Alors, la Région SAVOIE existe encore chez EELV...

Bien entendu, aucun(e) conseiller régional écologiste à part l'élu savoisien ne ramène la Région SAVOIE sur le tapis lorsqu'il siège à LYON.

Aucune initiative n'est prise par personne pour la mettre en place.

Si ils y croyaient réellement, qu'attendent les conseillers régionaux verts pour mener des actions politiques en faveur de la scission de RHONE ALPES ?

Qu'attend Philippe MEIRIEU, président du Conseil fédéral d'EELV, pour porter ce combat politique qu'il a soutenu contre notre avis ?

En réalité, il ne veut pas d'une Région SAVOIE et les conseillers régionaux EELV ne font rien pour la faire exister en réalité.


Ainsi, elle continue de vivre dans le seul parti EELV, totalement déconnectée de la vie politique des deux départements savoyards, vie politique complètement différente et incompréhensible d'un département à l'autre :

La SAVOIE basculera à gauche lors du prochain renouvellement cantonal.

La HAUTE SAVOIE demeure un fief du ruralisme conservateur.


Mais les régionalistes ont pris au sein de la structure politique des Verts Région SAVOIE un poids considérable et qui n'a jamais été aussi fort au service de leurs seuls intérêts.

Cette Région n'a aucun sens : elle ne correspond à aucune demande sociale, à aucune identité régionale, à aucun projet d'avenir, à aucune vision politique.

Elle est le rêve dangereux de militants qui sont prêts à soutenir l'UMP quand GAYMARD envisage la fusion des deux départements pour essayer de sauver sa majorité départementale UMP, ou pour créer une 2° Région offerte à la Droite...


C'est pour cela que les VERTS ne font rien à RHONE ALPES pour la faire advenir.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais, tel pourrait être le mot d'ordre de ceux qui acceptent cet état de fait : être au fond de soi contre l'existence d'une Région SAVOIE, ne pas oser affronter les régionalistes sur ce point pour des raisons tactiques internes car cela permet de gagner les congrès par une alliance de la carpe et du lapin, mais ne surtout rien faire pour la faire exister concrètement...


Bel exemple de pratique politique schyzophrène ou de "real politik" tout simplement. 

 

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M. ACCOYER encore...

1 Octobre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Le Conseil interne de l’agglo de jeudi 29 septembre a encore été marqué par une attitude que je supporte pas de la part de M. ACCOYER.

Après l’exposé technique fort intéressant du cabinet d’expert sur les finances communales, on a d’abord eu droit aux déclarations hors sujet de M. HERISSON.

Pour raconter son emploi du temps de la semaine (c’est habituel) et en particulier l’action de la Banque Postale et le fait qu’elle ne rachèterait pas DEXIA, la banque qui a le plus prêté aux collectivités locales, histoire de se faire mousser parce qu’il a participé à une réunion la veille à ce sujet. S’écouter parler n’est pas le gage de la pertinence du propos. Mais on a écouté comme on doit écouter  un élu dans une assemblée civilisée où les conseillers sont respectueux de la parole des uns et des autres.

Lorsque M. ACCOYER a pris la parole, cela n’avait plus rien à voir. D’abord, un long monologue ressortant les « éléments de langage » de l’UMP sur la crise des finances publiques : toujours les mêmes antiennes et l’absence de toute autocritique sur la gestion calamiteuse depuis 2007. Puis une défense et illustration de la nécessité d’investir dans les activités créatrices d’emploi.

J’ai pris la parole à mon tour pour  poser deux questions à l’assemblée et lancer les termes du débat que le Conseil communautaire aura à trancher dans le cadre du futur pacte financier entre les 13 communes de l’agglo.

D’une part, sur le plan technique sur la Contribution économique territoriale et son évolution possible, ainsi que sur la répartition de sa croissance dans le cas où c’est l’agglo qui investit sur le territoire d’une commune : c’est l’agglo qui engrange le solde, la commune ou les deux ?

D’autre part, sur la question de l’efficacité de la dépense publique en termes de création d’emploi.

J’ai posé la réflexion suivante : l’agglo va devoir faire face à une baisse de ses dépenses car ses ressources vont baisser (j’y reviendrai dans le détail dans un autre article). Elle doit donc privilégier les investissements créateurs d’emplois non délocalisables. J’ai donc mis en balance, la création de 14 emplois directs (et 94 emplois indirects selon l’étude RACT MADOUX) par un Centre de Congrès à 25 millions d’euros, soit 250.000 euros par emploi créé ; et la création d’emplois par le même investissement dans un plan massif de réhabilitation énergétique du patrimoine bâti. J’ai demandé que cette question soit au coeur du débat de l’agglo sur sa politique d’investissement.

M. ACCOYER qui quittait la séance est alors revenu vivement dans la salle pour me répondre.

Au-delà de la teneur de ses propos, c’est la forme qui est insupportable : planté à un mètre de moi, debout, il a fait son maître d’école, s’emportant comme si j’avais dit des énormités ahurissantes, faisant la leçon à l’assemblée d’un ton doctoral ne souffrant aucune critique...

Cela m’a rappelé pendant qu’il parlait le grave incident qu’il avait créé à POISY à mon égard. Si vous avez oublié, c’est ici : http://www.thierry-billet.org/article-m-accoyer-vient-de-me-menacer-49149827.html

Alors qu’il quittait la salle définitivement avec M. HERISSON ( Ha, le cumul des mandats !), j’ai repris la parole immédiatement pour souligner le caractère insupportable de ce type de prises de parole méprisant pour les conseillers d’agglomération, sommés de croire sur parole la litanie parlementaire, écrasés par la science infuse parisienne.

Le Centre de Congrès se présente de plus en plus comme la nouvelle « fixette » de M. ACCOYER après la catastrophique autoroute A 41 : une dépense de prestige sur laquelle il veut à tous prix imposer sa marque.

 

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Autopartage, une solution pour ANNECY

21 Juillet 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

La Région Rhône Alpes vient de voter la prise de participation au capital de la SCIC (entendez Société coopérative d'intérêt collectif) "ALPES AUTOPARTAGE".

Le statut de la SCIC que l'on doit à l'ami Guy HASCOET lorsqu'il était secrétaire d'Etat à l'économie sociale et solidaire du gouvernement JOSPIN permet de faire participer les salariés à la gestion de l'entreprise et d'associer également les usagers de manière à garantir l'adéquation à leurs besoins et les inciter à adopter le comportement citoyen et solidaire nécessaire au bon fonctionnement du service rendu.

Il permet également (et c'est là l'essentiel pour une collectivité territoriale) aux collectivités locales et aux autorités organisatrices de transport de participer au capital et à la gestion, donc de veiller à une bonne intégration du service dans leurs politiques de déplacements.

Or, nous avons besoin d'accélérer la mise en oeuvre des voitures en autopartage sur l'agglo pour offrir aux citadins l'opportunité de renoncer à la seconde voiture dans une famille, voir à la première voiture pour les plus urbains qui n'utilisent déjà plus leur voiture régulièrement et utilisent le vélo ou le bus dans leurs déplacements au sein de l'agglo.

Nous n'offrons encore que 3 voitures dans l'agglo quand CHAMBERY en offre 18 !

Un moyen d'accélérer le système serait que l'agglo et/ou la Ville entrent au capital de la SCIC comme vient de le faire la Région.

La collectivité ne prend aucun risque financier puisque la SCIC est seule responsable de sa gestion et la Ville ou l'agglo ne seraient solidaires ni du fonctionnement, ni des dettes en cas de problème économique. Seule la mise en capital serait perdue, soit de l'ordre de 15.000 euros...

En allant au-delà, l'utilisation par la Ville des voitures en autopartage permettrait de diminuer notre parc de véhicules en propriété et de limiter l'investissement en partageant mieux le parc de voitures en autopartage à des périodes où les adhérents privés l'utilisent peu.

Quant à l'agglo, il est essentiel que nous entrions dans une phase de complémentarité entre les différents modes doux.

Une idée à faire mûrir à la rentrée.

En attendant, faites comme moi : rejoignez dès maintenant les utilisateurs de l'autopartage :

http://www.alpes-autopartage.fr/

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CEVA, c'est maintenant sur la bonne voie

20 Juin 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Les recours déposés en SUISSE contre le CEVA sont maintenant rejetés. Cela ouvre la voie à la mise en chantier à l'automne 2011, enfin ! Une offre sérieuse de transports collectifs va naître entre GENEVE et la FRANCE. Bravo à tous ceux, comme l'association ALP RAIL, qui ont porté ce dossier pendant 25 ans...

 

GENÈVE Vendredi 17 juin 2011  (Le Temps)
La justice donne sa bénédiction au CEVA


Les derniers recours contre le projet ont été levés par le Tribunal administratif fédéral. Les travaux pourraient démarrer à l’automne
Il aura fallu trois ans. Trois années de procédure pour que le Tribunal administratif fédéral (TAF) lève la totalité des recours qui bloquaient le démarrage des travaux de la ligne Cornavin-Eaux- Vives-Annemasse (CEVA), le projet ferroviaire phare de Genève. La nouvelle a été communiquée hier en fin de journée au Conseil d’Etat genevois, qui a annoncé dans la foulée que les travaux pourraient commencer à l’automne. A moins que de nouveaux recours, assortis d’une demande d’effet suspensif, ne soient déposés auprès du Tribunal fédéral.


«Dans ce cas, nous évaluerons la situation à la fin de l’été et nous déciderons alors si nous démarrons le chantier ou pas. Nous ne voulons pas aller de l’avant s’il y a un risque de devoir ensuite interrompre les travaux», explique le libéral Mark Muller, ministre de l’Aménagement et des Constructions. Mais le magistrat espère bien éviter de nouveaux ajournements du chantier: «J’en appelle à la raison des recourants. Tous leurs arguments juridiques ont été écartés par le TAF. Sur le plan politique aussi les choses sont claires, puisque la population s’est prononcée à 62% en faveur du CEVA en novembre 2009. De nouveaux recours leur feraient gagner un peu de temps, mais de toute façon ce chantier va s’ouvrir et nous avons déjà perdu trois ans.»


Un retard qui a déjà provoqué un renchérissement des coûts «de 10 millions de francs environ», selon Mark Muller, alors que l’ensemble de l’ouvrage est devisé à 1,5 milliard. Si le Tribunal fédéral se penche à son tour sur l’autorisation de construire, la facture continuera d’augmenter. Reste à ­ savoir si les opposants qui redoutent les vibrations, le bruit et les autres éventuelles nuisances liées au CEVA décident de poursuivre leur combat.

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