politique locale
Autopartage, une solution pour ANNECY
La Région Rhône Alpes vient de voter la prise de participation au capital de la SCIC (entendez Société coopérative d'intérêt collectif) "ALPES AUTOPARTAGE".
Le statut de la SCIC que l'on doit à l'ami Guy HASCOET lorsqu'il était secrétaire d'Etat à l'économie sociale et solidaire du gouvernement JOSPIN permet de faire participer les salariés à la gestion de l'entreprise et d'associer également les usagers de manière à garantir l'adéquation à leurs besoins et les inciter à adopter le comportement citoyen et solidaire nécessaire au bon fonctionnement du service rendu.
Il permet également (et c'est là l'essentiel pour une collectivité territoriale) aux collectivités locales et aux autorités organisatrices de transport de participer au capital et à la gestion, donc de veiller à une bonne intégration du service dans leurs politiques de déplacements.
Or, nous avons besoin d'accélérer la mise en oeuvre des voitures en autopartage sur l'agglo pour offrir aux citadins l'opportunité de renoncer à la seconde voiture dans une famille, voir à la première voiture pour les plus urbains qui n'utilisent déjà plus leur voiture régulièrement et utilisent le vélo ou le bus dans leurs déplacements au sein de l'agglo.
Nous n'offrons encore que 3 voitures dans l'agglo quand CHAMBERY en offre 18 !
Un moyen d'accélérer le système serait que l'agglo et/ou la Ville entrent au capital de la SCIC comme vient de le faire la Région.
La collectivité ne prend aucun risque financier puisque la SCIC est seule responsable de sa gestion et la Ville ou l'agglo ne seraient solidaires ni du fonctionnement, ni des dettes en cas de problème économique. Seule la mise en capital serait perdue, soit de l'ordre de 15.000 euros...
En allant au-delà, l'utilisation par la Ville des voitures en autopartage permettrait de diminuer notre parc de véhicules en propriété et de limiter l'investissement en partageant mieux le parc de voitures en autopartage à des périodes où les adhérents privés l'utilisent peu.
Quant à l'agglo, il est essentiel que nous entrions dans une phase de complémentarité entre les différents modes
doux.
Une idée à faire mûrir à la rentrée.
En attendant, faites comme moi : rejoignez dès maintenant les utilisateurs de l'autopartage :
CEVA, c'est maintenant sur la bonne voie
Les recours déposés en SUISSE contre le CEVA sont maintenant rejetés. Cela ouvre la voie à la mise en chantier à l'automne 2011, enfin ! Une offre sérieuse de transports collectifs va naître entre GENEVE et la FRANCE. Bravo à tous ceux, comme l'association ALP RAIL, qui ont porté ce dossier pendant 25 ans...
GENÈVE Vendredi 17 juin 2011 (Le Temps)
La justice donne sa bénédiction au CEVA
Les derniers recours contre le projet ont été levés par le Tribunal administratif fédéral. Les travaux
pourraient démarrer à l’automne
Il aura fallu trois ans. Trois années de procédure pour que le Tribunal administratif fédéral (TAF) lève la
totalité des recours qui bloquaient le démarrage des travaux de la ligne Cornavin-Eaux- Vives-Annemasse (CEVA), le projet ferroviaire phare de Genève. La nouvelle a été communiquée hier en fin de
journée au Conseil d’Etat genevois, qui a annoncé dans la foulée que les travaux pourraient commencer à l’automne. A moins que de nouveaux recours, assortis d’une demande d’effet suspensif, ne
soient déposés auprès du Tribunal fédéral.
«Dans ce cas, nous évaluerons la situation à la fin de l’été et nous déciderons alors si nous démarrons le
chantier ou pas. Nous ne voulons pas aller de l’avant s’il y a un risque de devoir ensuite interrompre les travaux», explique le libéral Mark Muller, ministre de l’Aménagement et des
Constructions. Mais le magistrat espère bien éviter de nouveaux ajournements du chantier: «J’en appelle à la raison des recourants. Tous leurs arguments juridiques ont été écartés par le TAF. Sur
le plan politique aussi les choses sont claires, puisque la population s’est prononcée à 62% en faveur du
CEVA en novembre 2009. De nouveaux recours leur feraient gagner un peu de temps, mais de toute façon ce chantier va s’ouvrir et nous avons déjà perdu trois ans.»
Un retard qui a déjà provoqué un renchérissement des coûts «de 10 millions de francs environ», selon Mark
Muller, alors que l’ensemble de l’ouvrage est devisé à 1,5 milliard. Si le Tribunal fédéral se penche à son tour sur l’autorisation de construire, la facture continuera d’augmenter. Reste à
savoir si les opposants qui redoutent les vibrations, le bruit et les autres éventuelles nuisances liées au CEVA décident de poursuivre leur combat.
Téléphonie mobile, prédire les émissions
La Ville d'ANNECY a décidé de mettre en place une procédure innovante de contractualisation avec les opérateurs de téléphonie mobile pour mieux contrôler les niveaux d'émission d'ondes électromagnétiques sur la commune.
En effet, les "besoins" en matière de téléphonie mobile sont exponentiels et l'on verra prochainement arriver la "4G" qui permettra de voir des films sur son téléphone portable, de payer ses achats et d'ouvrir la porte de sa maison grâce à des applications domotiques variées.
J'ai déjà développé la stratégie municipale ici :
Téléphonie mobile, un pas supplémentaire pour la santé publique
La mise en oeuvre de cette politique est en cours.
La Ville a choisi la CRIIREM, association totalement indépendante des opérateurs, pour effectuer des mesures complémentaires à celles des opérateurs pour les antennes installées sur des bâtiments municipaux.
La Ville a également sélectionné un cabinet d'experts qui vont nous aider à prédire les émissions en fonction de la localisation des antennes sur tel ou tel bâtiment public, mais également nous aider à compléter nos préconisations en disposant d'un appui technique de la part de ce cabinet indépendant. Une cartographie prédictive sera ainsi disponible et servira d'aide à la décision pour que la Ville choisisse d'accepter ou de refuser une antenne en fonction des niveaux d'exposition prévus, avant même que l'antenne ne soit installée.
Ce conseil pourra y compris préconiser de réduire presque à zéro un des faisceaux si il est susceptible de concerner un établissement sensible.
La première réunion de travail avec ce cabinet a permis d'engager le travail concrètement avec des résultats attendus pour l'automne.
La Ville communique ainsi les données cartographiques utiles au travail des consultants, la liste des établissements sensibles (crèches, écoles, etc.) et la liste des antennes existantes et les dossiers en cours de manière à ce que le cabinet puisse modéliser les impacts à partir de tel ou tel bâtiment municipal.
Au quotidien, le travail de mesure continue au niveau des établissements sensibles comme par exemple la semaine dernière pour l'Ecole Vaugelas qui a
permis de constater des niveaux pratiquement nuls provenant des antennes installées sur des bâtiments privés sur lesquelles la Ville n'a pas de droit de regard.
ETG, raison garder
Il y a maintenant de très grandes chances que EVIAN THONON GAILLARD soit en LIGUE 1 l'année prochaine; c'est à dire dès août 2011.
Comme le foot rend fou les élus de tous bords, il faut donc dés maintenant s'attacher à raison garder.
On a vu fleurir les propositions comme celle d'un stade flambant neuf à SEYNOD.
Pour fixer les idées, le stade des ALPES à GRENOBLE a coûté 90 millions d'euros et GRENOBLE est resté un an en LIGUE 1...
Il faut donc tout faire pour qu'ANNECY et son agglo ne se trouvent pas embarqués dans des dépenses qui ne seraient accompagnées d'aucun héritage positif en matière d'aménagement du territoire.
Au contraire, la dépense doit être maîtrisée et les dessertes du stade en transports collectifs doivent être mis au niveau pour une fréquentation de l'ordre de 10 à 15.000 personnes pour chaque match.
Tandis que la responsabilité de l'actionnaire du Club doit être clairement engagée pour que les améliorations du stade exigées exclusivement par le football soient payées par le Club et uniquement par lui.
Par exemple, l'éclairage va encore être accru pour permettre à la télévision de se croire en plein jour : cela ne servira que le football sans aucun héritage positif pour les annéciens.
Utiliser le stade d'ANNECY peut être considéré comme une utilisation rationnelle d'un équipement existant qu'il convient de mettre aux normes minimales exigées par la LIGUE 1 plutôt que de construire un équipement ex nihilo qui ne serait accessible qu'en voiture.
Au Club et aux élus de conserver les pieds sur terre et de favoriser les transports collectifs sur un stade en site urbain pour le plaisir des amateurs.
Il faut des liaisons par bus avec la gare au début et à la fin des matchs et des liaisons ferroviaires adaptées
depuis le CHABLAIS pour que ces matches soient aussi une avancée environnementale.
.
Centre de congrès, faut-il le construire ?
Je suis surpris de voir que la discussion, voir la polémique sur le sujet du Centre de Congrès se focalise sur le lieu où il doit être installé.
La question qui me taraude depuis que ce projet est sur la table et cela ne date pas d'hier, c'est celui de la compatibilité de cet équipement de haut vol, destiné à une clientèle de congressistes venant du monde entier avec l'urgence écologique.
Je crois que dans le mandat précédent, avec le regretté Jean-Louis Molié, nous nous étions abstenus sur le vote à la C2A en nous interrogeant sur ce
point.
En clair, ce type d'équipement qui est fondé sur des déplacements intercontinentaux et a minima continentaux est-il "écolo compatible" ?
Le renchérissement du coût de l'énergie, les efforts pour "relocaliser" l'économie ne vont ils pas sonner le glas d'un tel équipement mondialisé ?
C'est - me semble t'il - ce qui devrait fonder la réflexion des écologistes sur ce sujet et non de surfer sur les positions obscurantistes de certains commerçants annéciens qui veulent qu'on leur amène par la main le congressiste à la porte de leur magasin : de peur qu'il ne s'échappe ?
Et j'avoue que je ne sais pas répondre à cette question déterminante.
Si l'on veut tenir le seuil (ou plutôt revenir au seuil) des 350 ppm de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, ce type d'équipement est-il acceptable, avec ce qu'il présuppose de déplacements en avion ?
On est tenté de répondre négativement.
Mon doute vient de ce que l'on ne règlera pas les questions du climat par le souverainisme national, mais par le dialogue des Etats et des peuples.
Et qu'il faut donc des endroits où ces rencontres peuvent avoir lieu. Coppenhague, Rio, Kyoto, Cancun,...
J'ai la conviction qu'ANNECY a un avenir pour cela.
Et cet avenir peut se symboliser par un équipement comme celui-là.
Cantonales à ANNECY LE VIEUX
Les résultats des cantonales dans les deux cantons d'ANNECY CENTRE et d'ANNECY LE VIEUX où EELV est au second tour ne renvoient pas aux mêmes
explications.
Je me suis exprimé sur ANNECY Centre.
Cantonale 1er tour, seconde analyse
Résultats des cantonales à ANNECY
Sur ANNECY LE VIEUX, les explications me semblent différentes.
En effet, le candidat socialiste, Jean-Jacques PASQUIER fait un travail de terrain remarquable à ANNECY LE VIEUX, en assumant avec beaucoup de convictions un travail de conseiller municipal d'opposition à Bernard ACCOYER dans des conditions difficiles.
Son échec électoral me semble donc lié à toute autre chose : la sociologie de ce canton où les catégories socio professionnelles les plus riches sont en grande proportion.
Cet électorat est sensible aux thèses écologistes : il veut défendre sa qualité de vie autour du lac et compte sur les écologistes pour le faire.
Le vote EELV sur ce canton est donc un vote de préservation du lac par une catégorie socio professionnelle bien déterminée dont une majeure partie ne se définit pas comme étant de gauche, bien au contraire !
Le hiatus sur le vote écologiste est ici entier : il est perçu par certains militants radicaux de l'écologie comme un soutien aux "anti JO"; alors qu'il est en réalité l'expression politique d'une population aisée qui souhaite conserver un cadre de vie agréable, et qui se préoccupe de sa santé et de l'environnement pour elle et ses enfants.
Dans ce contexte, le vote socialiste n'apparaît pas comme pertinent dans la mesure où le PS a été très absent de ces enjeux autour du lac depuis nos grandes luttes depuis 2005 sur la loi littoral.
Et surtout où cet électorat n'est pas un électorat de gauche (cela se saurait !) et qu'il alterne ses votes en fonction du
scrutin, de son enjeu et des régles électorales.
Un même résultat électoral sur deux cantons contigüs n'est pas le résultat d'une seule posture politique : il est l'expression de deux mouvements politiques différents issus de deux sociologies électorales distinctes.
La sociologie d'ANNECY Ville n'est pas celle des bords du lac où les catégories sociales supérieures ont "émigré" en quittant le coeur de ville.
C'est cette analyse qui me fait penser qu'un candidat écologiste peut battre l'UMP aux législatives dans notre département parce qu'il peut mieux rassembler une
large palette de sensibilités.
Résultats des cantonales à ANNECY
Les résultats du premier tour des cantonales sur ANNECY confirment l'implantation des écologistes sur le plan électoral.
François ASTORG est qualifié pour le 2° tour avec environ 20% des voix.
Le candidat du PS, Denis DUPERTHUY, réalise à peine 16% : sa posture plus à l'extrême gauche que le NPA et caricaturalement anti JO a détourné les électeurs socialistes d'une position politique radicalisée qu'ils ne reconnaissent pas comme étant celle des socialistes.
C'est la preuve que la question des JO n'était pas l'objet de ces cantonales comme le prouve le score de Philippe METRAL BOFFOD sur ANNECY Nord Ouest.
Ce désamour du PS local, la terrible catastrophe nucléaire au JAPON, et le travail de fond réalisé depuis des années sur ANNECY pour implanter une écologie responsable ont bénéficié aux candidats écologistes de manière directe.
On n'oublie pas pour autant la montée du vote FN autour de 17%. Là comme ailleurs, l'électorat UMP le plus sécuritaire s'est "lâché".
Mais la particularité annécienne saute aux yeux : le FN est bien moins fort qu'ailleurs, le PS également, et le vote écologiste est en pleine ascencion, scrutin après scrutin.
Ce que je plaide depuis des années comme devant être l'ambition des écologistes est en train de se
réaliser; celle d'occuper la place centrale qu'occupait la démocratie chrétienne dans le paysage politique haut savoyard avant les ralliements de l'UDF à l'UMP depuis une quinzaine
d'années.
Christian JEANTET et Anne HUGUET, première réunion
Presque autant de militants écologistes que de socialistes pour la première réunion de campagne des cantonales sur ANNECY NORD OUEST salle Yvette Martinet.
Cela n'est pas étonnant puisque le groupe local d'EUROPE ECOLOGIE avait voté en faveur du soutien de cette doublette et que l'entité politique savoisienne verte avait ensuite refusé d'avaliser ce choix et désigné des candidats parachutés sur ce canton bien spécifique, mi rural, mi urbain et qui fut longtemps un fief de la démocratie chrétienne.
Dépitée comme nous par ce déni de démocratie, Anne a rejoint CAP 21, le parti de Corinne LEPAGE, trop heureux de compter parmi
ses membres une militante aussi engagée en matière environnementale et depuis bien longtemps.
Débat intéressant car Anne et Christian ont développé un programme consistant, adapté au canton, repris dans un dépliant de plusieurs pages.
Interpellés sur la question des JO, ils ont pu développer un argumentaire mesuré sur les valeurs de l'olympisme, sur le dévoiement de cet idéal par un CIO qui essaie de se racheter une virginité et sur les enjeux départementaux portés par la création de transports ferroviaires dignes de ce nom d'ici 2018.
Bref, un binôme solide.
Rémy CHARDON, CHIRAC, et la QPC
Taxe générale sur les activités polluantes et incinération
Selon le CNIID, la Loi de Finances Rectificative (LFR) pour 2010, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2011, marque un nouveau pas en arrière dans l’application d’une taxation incitative sur l’incinération et le stockage des déchets.
Pour l’incinération, l’augmentation de la TGAP est ralentie dès cette année, par rapport à la planification établie
en 2008 : l’application du deuxième palier de taux, prévue pour 2011, n’interviendra qu’en 2012, les députés ayant introduit un tarif palier supplémentaire pour cette année.
Les installations certifiées ISO14001 ne paieront que 5,20 €/t au lieu des 6,40 prévus
Les installations présentant une « haute » performance énergétique (≥60% pour celles mises en services avant le 31 décembre 2008 et ≥65% pour les autres) et celles dont les émissions de NOx sont inférieures à 80 mg/Nm3 ne débourseront que 4,55€ par tonne de déchets incinérée, au lieu des 5,60 prévus.
Les installations qui cumulent deux ou trois de ces caractéristiques ne verseront que la somme de 2,60 €/t au lieu de celle de 3,20 €/t.
Cette décision récompense les collectivités qui, comme le SILA, ont mis en oeuvre les mesures permettant de bénéficier de ces allègements de charge sur l'incinération.
Mais elle est aussi d'une grande perversité car elle montre comment l'Etat peut modifier à tout moment une règle sensée influer sur la politique des déchets qui a besoin d'une lisibilité à long terme. Les investissements à réaliser (entre 60 et 80 millions d'euros pour le SILA) sont débattus sur des simulations de tarifs qui intègrent les différents paliers de la TGAP.
Ce type de décisions remet en cause tous ces calculs et rend encore plus difficiles une discussion qui doit être
conduite dans le cadre de règles claires et d'engagements de long terme, notamment celles du prix de rachat de l'énergie produite par les futurs fours d'incinération. De ce point de vue, le SILA
devra avoir signé une convention sur les vingt prochaines années pour pouvoir s'engager. Nous attendons encore la confirmation de la position d'EDF dans cette perspective.
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