Carnet de bord du bassin annécien
Comme tous les deux ans, le Comité local de développement du bassin annécien qui regroupe les membres de la société civile dans le bassin de vie d'ANNECY publie un tableau de bord pour mettre en avant des chiffres clés permettant de suivre les évolutions du bassin annécien, analyser et interpréter collectivement des données chiffrées (logement, foncier, économie, énergie, etc.) et enfin proposer une analyse et des recommandations à l'attention des décideurs locaux.
Le tableau de bord est téléchargeable :
Cordulies à corps fin
Réunion de travail technique sur l'incidence du nouveau réglement de navigation sur le lac sur le respect des espaces classés au titre de la directive NATURA 2000 autour du lac... Où j'apprends que le roc de chère est un lieu patromonial pour la libellule "cordulie à corps fin" dont les larves naissent au pied du site dans des algues "inconstantes" qu'on y trouve et pour lesquelles les grosses vagues sont dangereuses au moment de l'éclosion.
Le castor se porte bien, merci. On trouve des indices de sa présence presque partout autour du lac.
Et les chauve souris qui viennent s'abreuver ne risquent rien : la nuit les bateaux sur le lac sont rares.
Bel effort de la Direction départementale des territoires de tenter d'avoir une démarche globale sur les conséquences sur l'éco-système de la modification à venir du réglement de navigation qui porte bien entendu quant à lui uniquement sur la question des règles applicables aux bateaux sur le lac. Une approche intégrée qui mérite d'être saluée.
Intermittents annéciens, le non lieu
L'affaire avait défrayé la chronique judiciaire annécienne : des intermittents du spectacle en garde à vue musclée avec des artistes obligées de se déshabiller pendant la garde à vue, une médiatisation importante et une présentation de l'affaire comme l'archétype des dérives et des magouilles de l'assurance chômage des intermittents.
Cette affaire avait "coulé" l'association ABRASIF qui organisait le salariat des intermittents auxquels elle offrait une gestion de leurs fiches de paie entre plusieurs employeurs.
C'était en 2004 : une plainte du Comité de lutte contre le travail dissimulé et une constitution de partie civile des ASSEDIC.
10 ans plus tard, c'est une décision de non lieu qui est rendue.
Instrumentalisation manifeste de la procédure pénale par l'Etat pour accabler le régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle. Dossier qu'on laisse dormir ensuite pour que l'Etat ne perde pas la face, car on comprend vite que les intermittents et ABRASIF n'avaient aucune intention de frauder et que les référents ASSEDIC d'ABRASIF eux-mêmes étaient perdus dans le maquis des textes applicables.
Aujourd'hui nouvelles pressions sur les "dérives" du régime, mais sans s'attaquer aux vrais problèmes comme l'utilisation de ce statut dans des secteurs éloignés du spectacles vivant, comme dans l'audiovisuel et pour des métiers assurés d'une emploi tout au long de l'année qui devraient relever du régime général d'assurance chômage...
3 mois de record de température !
L’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA) vient de publier ses relevés mensuels de températures pour le mois de juin 2014. Après les records d’avril et mai, c’est un nouveau record de température moyenne pour l’ensemble de la planète.
Avec une température moyenne des terres et des océans supérieure de 0,72 °C à la moyenne des mois de juin du siècle dernier, ce mois de juin 2014 se classe en première position des mois de juin les plus chauds depuis le début des mesures de la NOAA en 1880. Si l’on ajoute le record de température du mois de novembre 2013, cela fait quatre mois de records sur les huit derniers mois.
Une fois de plus, pour ce mois de juin ce sont les températures des océans qui, par leur augmentation, ont permis l’établissement de ce nouveau record. En effet, sur les terres, la température n’a été que de +0,95 °C supérieure à la moyenne du 20ième siècle, ce qui classe ce mois à la 7ième place des mois de juin les plus chauds depuis 1880. Par contre les températures des océans avec +0,64 °C se classent en première position devant celles de juin 1998.
Selon les publications de la NOAA, ces derniers mois indiquent un progression constante des températures des océans aussi bien dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud. Il est probable que cette situation s’accentue lors des prochains mois avec l’apparition, certes pour l’instant limitée, du célèbre phénomène El Niño. D’après les services de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) : « les températures de surface au centre du Pacifique tropical devraient augmenter encore au troisième trimestre de 2014, en même temps que l’émergence et l’intensification des conditions atmosphériques associées à El Niño ».
Sur les six premiers mois de l’année, les températures se situent au troisième rang des périodes équivalentes depuis 1880, le record datant de 2010. Si la tendance actuelle se maintient lors des prochains mois, notamment avec l’aide d’ El Niño, le record absolu de chaleur de l’année 2010, relevé par la NOAA, pourrait sans problème être battu.
Au niveau de la France, Météo-France considère que le mois de juin a été « chaud et orageux ». D’après les relevés, pour le mois de juin 2014 les températures ont été supérieures aux normales de 1.3 °C (moyenne de référence 1981-2010), ce qui classe ce mois au 5ème rang des mois de juin les plus chauds depuis 1900. Quant au premier semestre 2014, il se situe au deuxième rang des premiers semestres les plus chauds depuis 1900, derrière 2007 le dernier record en date.
Bilan énergétique de la FRANCE
Comme tous les ans, depuis 1982, le Service de l’observation et des statistiques (SOeS) dans le domaine de l’énergie a publié le bilan énergétique de la France pour l’année 2013.
Au niveau global, la production française d’énergie primaire (1) a atteint un niveau record, dépassant les 139 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), soit 2 millions de plus qu’en 2012. Il est à noter que cette progression est essentiellement due aux énergies renouvelables, la production d’origine nucléaire étant restée stable à 110 Mtep.
La consommation, quant à elle, a légèrement progressé pour friser les 262 Mtep. Ainsi, la production nationale couvre désormais 53,1 % de la consommation totale d’énergie primaire. Aux décimales près, la répartition de la consommation par type d’énergie est la suivante : 44 % d’électricité primaire, 30 % de produits pétroliers, 15 % de gaz naturel et 12 % de renouvelables thermiques, valorisation des déchets et charbon. Selon les rapporteurs du dossier, cette répartition est « relativement stable depuis une dizaine d’années ».
Du point de vue financier, le bilan déficitaire consommation – production induit pour la France une facture énergétique de près de 66 milliards d’euros, facture qui pèse considérablement dans le déficit commercial de la France (2). Par rapport à 2012, le montant de la facture énergétique est en baisse de 4,6 %. Cette diminution est essentiellement liée à une baisse des prix moyens du pétrole et du charbon ainsi qu’à un fléchissement de la consommation pétrolière.
Au niveau des ménages, même si les moyennes sont souvent très trompeuses et cachent de nombreuses disparités, la dépense moyenne sur l’année 2013 a été réduite de 60 euros par rapport à 2012, pour la partie carburant. Par contre, celles liées au logement ont progressé d’une centaine d’euros. En proportion de leur consommation totale, la part énergétique représente désormais 6,2 %, chiffre en progression et qui retrouve une niveau déjà atteint en 1991.
1- la définition de l’Insee pour l’énergie primaire est : «l’ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel, les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l’énergie hydraulique, l’énergie du vent, la géothermie et l’énergie tirée de la fission de l’uranium. »
2- Le déficit commercial de la France s’est élevé à 61,2 milliards d’euros pour l’année 2013 (Source Service des Douanes)
Molte grazie signor PARENTE !
N'était le déluge d'eau qui s'est abattu sur la Fête du Lac, le spectacle offert cette année par la société PARENTE depassait tout ce que j'ai pu voir depuis que j'assiste à la Fête. L'idée de donner la parole à chaque peintre à propos de son oeuvre en quelques mots avant le feu d'artifices, l'utilisation combinée de la musique, des flammes et des lasers étaient exceptionnels. La représentation de GUERNICA donnait la chair de poule, celles de DEGAS ou de GAUGHIN étaient stupéfiantes de beauté, et le bouquet final tout en blanc pour célébrer Michel Ange d'une harmonie remarquable. Trop de personnes mal équipées pour supporter la pluie ont dû rebrousser chemin, et c'est vraiment dommage.
/image%2F0935223%2F20231224%2Fob_20fe5a_fa44fd04-3b83-4512-9dce-534c79192bb9-1.jpeg)



