ANNECY + 3° C
C'était l'un des thèmes de Ville des Alpes 2012 : imaginer ANNECY + 3°C. Un collectif d'architectes parisiens avaient travaillé sur la même idée pour PARIS + 2°C.
Voyez ce que cela donne sur leur site internet :
http://www.etalors.eu/portfolio/paris-2c-2010/
Ce qui est sûr, c'est que la voiture est définitivement remisée au placard...
Mais que cette ville doit être agréable à habiter.
Tous les enjeux du réchauffement climatique y sont traités, et notamme la lutte contre la "sur chaleur" urbaine... Vivifiant pour la réflexion sur l'urbanisme de
demain à ANNECY;
Le kamasutra du trieur averti
Initiative amusante de la commauté d'agglomération d'ANGERS : quand le kamasutra devient kamasutri, laissez vous apprendre les 12 positions du trieur averti
:
Le lac, l'INRA et la conférence lac
La démarche de "conférence lac" portée par le SILA depuis 2008 continue de bien fonctionner. La dernière réunion du collège des associations vendredi dernier l'a prouvé encore une fois avec une forte participation de tous les acteurs de la société civile. La présentation par Mme Isabelle DOMAIZON, de l'INRA de la campagne 2011 de suivi du lac a notamment intéressé tous les participants grâce à une présentation très pédagogique du fonctionnement de la masse d'eau. La constante est celle de la présence devenue infinitésimale de phosphate dans le lac, à une concentration qui est devenue résiduelle. Cette particularité tranche avec les lacs Léman et du Bourget qui ont diminué leurs concentrations mais qui demeurent bien supérieure au lac d'ANNECY. Pour autant, l'originalité du travail de l'INRA est de montrer que, malgré ces faibles apports, la productivité halieutique du lac est forte. Pour synthétiser, il n'y a pas grand chose à manger, mais ce qui est existe est très productif et le fonctionnement efficace de la chaîne alimentaire permet une production de poissons abondante. Cette analyse scientifique permet d'envisager une gestion sereine de la ressource halieutique au-delà des discours alarmistes. Reste la question des conséquences du réchauffement climatique que l'INRA pointe et constate en termes de réchauffement de la masse d'eau.
Et c'est autour de la communication du SILA sur le marnage, que le réchauffement climatique est entré dans le débat de la société civile. Je ne
reviendrait pas sur l'étude du SILA. Elle est en téléchargement sur le site du SILA et un résumé est ici.
Par contre, les réactions des différents participants sont très intéressantes.
D'une part, personne n'a remis en cause les conclusions de l'étude : les climato-sceptiques deviennent une espèce rare à ANNECY. Il ne reste plus que quelques parlementaires UMP pour ne pas le prendre au sérieux. Les félicitations de la FRAPNA sur la qualité de l'étude ont montré que l'on était dans une préoccupation juste et une démarche d'analyse scientifique rigoureuse et indépendante.
D'autre part, chacun a bien compris les enjeux pour son activité de loisir ou professionnelle. M. Henri CECCON pour la Compagnie des Bateaux, ou un sportif utilisant le lac, ou un habitant de CRAN GEVRIER s'inquiétant pour la nouvelle centrale hydroélectrique municipale, ont bien cerné les enjeux qui ne concernent pas que les riverains du lac. Il faut de l'eau dans le RHONE pour refroidir les centrales nucléaires et l'on ne pourra pas, au nom d'intérêts locaux, ne pas continuer à alimenter le THIOU... C'est donc à une adaptation aux changements climatiques que nous devons travailler. C'est passionnant et c'est l'enjeu politique du SILA pour les prochaines années.
Petit cours d'économie circulaire
Je pique au blog de Charles MAGNIER cette petite vidéo sur l'économie "circulaire" : réduire, réutiliser, recycler... On peut tous s'y coller dès à
présent.
FESSENHEIM, les errements du gouvernement
Les décisions du président de la République de passer à 50% l’électricité d’origine nucléaire dans le bouquet énergétique en 2025 et de fermer Fessenheim avant la fin de son quinquennat se heurtent à une résistance du lobby nucléaire, qui est en passe de faire capoter l’une et l’autre de ces décisions.
La question de la réduction de la part du nucléaire dans le bouquet énergétique est visiblement, pour le conseil économique social et environnemental, dans l’avis qu’il vient de rendre, une option et non une décision. Qui plus est, rien n’est indiqué sur les voies et moyens à suivre pour y parvenir.
Mais le débat sur la transition énergétique ne fait que s’ouvrir, et on peut espérer qu’il permette de progresser pour changer la trajectoire qui a été décidée par l’industrie nucléaire, et qu’elle cherche à imposer non seulement au pouvoir politique mais aussi à toute la société française.
Mon inquiétude immédiate concerne la fermeture de Fessenheim. Je ne mets aucunement en cause la volonté du président de la République. En revanche, je mets en cause la stratégie mise en place par le ministère de l’Ecologie, qui est bien davantage celui de l’énergie que de l’écologie pour parvenir à ce résultat.
Pourquoi fermer Fessenheim et pas Le Blayais ou Gravelines ? Parce que c’est une centrale ancienne, sans double enceinte de confinement, située dans une zone sismique, soumise au double aléa du tremblement de terre et de l’inondation (puisqu’en contrebas du canal d’Alsace), avec un radier ridicule et qui multiplie les incidents.
Oui, la sécurité est la question
C’est une centrale considérée comme dangereuse par nos voisins, et ce d’autant plus que les règles de sûreté française sont hélas très inférieures aux règles allemandes. Le président de la République ne s’y était du reste pas trompé lors de la campagne en affirmant vouloir être le « président de la sécurité, de la sûreté ». Dans ces conditions, il ne pouvait pas conserver la centrale de Fessenheim.
Or, aujourd’hui, la ministre Delphine Batho refuse de lier sécurité et fermeture pour ne justifier cette décision que par un choix de politique énergétique. C’est absurde et dangereux. C’est absurde parce que c’est faux. Certes, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a prolongé pour dix ans la durée de vie de la centrale nucléaire de Fessenheim en exigeant un certain nombre de travaux.
Mais l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), depuis plus de dix ans, est très critique sur la situation de Fessenheim, et les travaux menés par les organismes scientifiques suisses et allemands démontrent un risque infiniment plus élevé que ce que l’ASN veut bien dire.
Or, si l’ASN est une autorité indépendante, c’est une autorité composée uniquement de partisans de l’énergie nucléaire, dont certains y ont fait toute leur carrière. Ils ne peuvent ni ne veulent se déjuger sur une centrale hors normes, sans autorisation de rejets chimiques, qui multiplie les incidents et dont la sécurisation est sans doute impossible et très certainement très coûteuse.
Le fait que la ministre de l’Ecologie assure qu’il n’y a aucun problème de sécurité lui fait tout d’abord prendre à titre personnel un risque juridique évident. Mais surtout, ce choix rend plus qu’aléatoire la fermeture de Fessenheim, à la fois pour des raisons juridiques et des raisons financières.
Le risque juridique de ne pouvoir fermer la centrale
Pour des raisons juridiques tout d’abord, le code de l’environnement a prévu qu’un décret en conseil d’Etat pouvait prononcer la fermeture définitive d’une centrale nucléaire lorsque les impératifs de sécurité l’exigeaient. C’est ce que demandent depuis six ans maintenant des collectivités publiques suisses, allemandes et françaises.
La ville de Strasbourg s’est elle-même prononcée dans ce sens. En dehors de ce cas, le code de l’environnement ne prévoit la fermeture d’une centrale nucléaire que sur la base d’un dossier de demande d’autorisation présentée par l’exploitant. Il faut donc obliger l’exploitant à déposer un tel dossier. S’il ne veut pas le faire, Mme Batho a précisé que la loi sur l’énergie prévoirait la fermeture de la centrale.
Ceci pose deux questions : d’une part le timing, car si le débat sur l’énergie s’achève en juin, il n’est pas certain que la loi puisse être votée avant la fin de l’année 2013. Ensuite, il faut obtenir d’EDF qu’elle dépose un dossier, l’instruire, le soumettre à enquête publique puis prendre la décision.
Il n’est pas du tout certain que tout ceci puisse être fait en deux ans, et on peut évidemment compter sur l’exploitant pour faire traîner les choses en longueur afin d’atteindre la date fatidique de l’élection présidentielle de 2017, et espérer qu’un président différent revienne sur cette décision.
D’autre part, ce montage est juridiquement fragile. S’il s’agit d’une loi, elle sera bien entendu soumise au Conseil constitutionnel, et dès lors qu’aucune règle de sécurité ne justifiera le choix de la fermeture de Fessenheim plutôt que celui d’une autre centrale, il conviendra de trouver une base juridique solide à ce choix plutôt qu’à un autre.
Ainsi, l’option prise par Mme Batho, pour défendre l’Autorité de sûreté nucléaire et justifier a posteriori le risque que constitue le maintien d’une centrale telle que Fessenheim, relève d’un risque juridique évident. On ne peut qu’espérer qu’il ait été mesuré !
Et si EDF était indemnisée ?
Pour des raisons financières ensuite. Le coût de la fermeture de Fessenheim, pour des motifs qui paraîtraient arbitraires en ce qui concerne le choix de cette centrale plutôt qu’une autre, risque d’être exorbitant.
EDF s’est en effet constitué une rente de 300 millions d’euros par an grâce à Fessenheim, qui continue à fonctionner en attendant, sans que les travaux ne soient réalisés – alors que l’ASN considère qu’ils sont indispensables à la sécurité – et sans qu’aucune autorisation de rejets chimiques ne soit délivrée parce qu’elle ne peut pas l’être. Mais cette situation qui constitue une infraction pénale caractérisée au regard de la loi sur l’eau ne paraît guère gêner l’Etat !
« La décision de fermer Fessenheim est une décision de transition énergétique. Si c’était une décision liée à un risque en matière de sûreté, elle aurait été prise par l’ASN et s’appliquerait immédiatement. »
La fermeture anticipée de la centrale cause donc un préjudice à EDF ainsi qu’aux trois autres entreprises associées à cette centrale avec EDF. Le coût financier de la fermeture risque donc d’être exorbitant, particulièrement en période de vaches extrêmement maigres sur le plan budgétaire.
Ainsi, le contribuable français serait-il sommé de mettre la main à la poche pour indemniser EDF, malgré les risques que fait courir cette centrale, risques qui justifient une fermeture sans aucune indemnité. L’Etat refuse de reconnaître cette situation et ne fait que protéger ceux qui ont fait le choix depuis plusieurs années de laisser fonctionner la centrale !
Et le bouquet est évidemment que cette centrale qui rapporte une rente de 300 millions d’euros a été payée par le contribuable, lequel ne touche évidemment aucun dividende de cet investissement mais va devoir payer en raison de la perte de cette rente ! Où est l’intérêt général dans tout cela, et où est le fonctionnement démocratique de notre société ?
Zones humides à préserver
Samedi 3 février était la journée mondiale des zones humides. ASTERS organisait une rencontre sur cette thématique à EVIRES qui possède quelques belles zones humides comme d'autres communes du plateau. Intéressant rappel des fonctions naturelles des zones humides si facilement comblées au cours des 50 dernières années... Et une nécessité : l'achat par les collectivités des zones humides privées dont la gestion est nécessaire pour assurer leur fonctionnement et leur colonisation par la forêt quand elles ne sont pas menacées par l'urbanisation.
Réduire le temps de travail !
Il n'y a pas 36 solutions. Soit le gouvernement continue de brûler des cierges pour que la croissance revienne, soit on partage le travail qui reste après les progrès incroyables de la productivité et de la saturation des besoins dans les pays développés. Michel ROCARD a remis les pieds dans le plat avec justesse sur cette question ce dimanche.
Il est bon de rappeler à ses camarades socialistes que leurs implorations et leurs mensonges sur le retour de la croissance d'ici 2017 ne servent à rien et seront sanctionnés électoralement. On ne peut plus continuer d'accabler de travail ceux qui ont la chance d'en avoir un avec une pression croissante sur les résultats et jeter à la porte ou ne pas laisser entrer dans le monde du travail une proportion toujours plus grande de demandeurs d'emploi. L'exclusion pour les uns et le stress au travail pour les autres, notre société aggrave chaque jour la fracture entre ceux qui ont un emploi et le sentiment de "payer pour les chômeurs" et ceux qui n'en ont pas et se morfondent dans un sentiment d'inutilité et de gâchis.
Travailler moins pour travailler tous, l'idée est juste, gaie et mobilisatrice autour des valeurs du partage et de la sobriété...
Bilan d'étape des conseillers régionaux
Les conseillers régionaux du groupe "socialiste et écologistes apparentés" du Conseil régional de RHONE ALPES oragnisent une réunion de bilan d'étape de leur mandat
le vendredi 8 février 2013 à 20 heures 30 à la salle AUSSEDAT, rue de la providence à ANNECY. C'est la petite rue entre la Place au feurs et le parking Balleydier.
C'est une initiative à saluer pour une fois que des élus s'attachent à rendre compte directement aux citoyens de leurs actions concrètes à la Région et peuvent répondre à toutes les questions sur
leur activité, la conduite de leur mandat et les résultats obtenus alors que le paysage des compétences respectives de la Région et du Département est en pleine rediscussion.
Je vous invite à participer à cette réunion.

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Record de pollution à FUKUSHIMA
Pacifique Nord-Ouest : radioactivité record pour un poisson |
COHN-BENDIT et son éternel sourire
Pour le plaisir, écouter Dany COHN BENDIT parler de l'EUROPE, de son histoire, des relations franco-allemandes...avec le sourire permanent de celui qui parle avec
tout le monde, mais surtout qui parle vrai. Il arriverait presque à vous faire trouver le foot sympathique.
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Pollution radioactive du Pacifique Nord-Ouest, 9 mois après l'accident