c'est personnel
Chacun sa bonbonne (de gaz)...
Comme ils ne croient plus en l'action syndicale dont la division en 7 centrales syndicales concurrentes, incapables de donner une suite à la grande manifestation de début d'anné, est une véritable gabegie. Moins il y a de syndiqués, plus il y a de syndicats...
Et comme la déliquescence inouïe du parti socialiste depuis quelques semaines le leur offre aucune perspective crédible de changement politique.
La recherche de l'événementiel - rapidement relayé par les médias en attente de tout ce qui peut choquer - supplée à cette absence de perspective sociale ou politique : on ne croit plus en rien sauf dans le pouvoir de l'image qui va obliger l'actionnaire à accepter de mettre (un peu plus) la main à la poche pour licencier pour motif économique des salariés désespérés d'avoir subi sans rien dire ou d'avoir cru les boniments de repreneurs indélicats...
Un chèque contre l'image du bonbonne de gaz...
La société spectacle sombre dans le désespoir absolu.
Pendant ce temps SARKOZY fait voter une loi sur le travail du dimanche pour que les licenciés dotés de leurs 30.000 euros puissent claquer ce pognon plus rapidement au centre commercial du coin.
No future...
Nos enfants paieront nos dettes...
Je trouve sur MEDIAPART ces quelques chiffres que je livre à votre sagacité.
Je vous recommande de vous abonner à ce journal payant sur internet animé par Edwy
PLENEL.
Hormis en temps de guerre – la référence a été explicite à l'Assemblée nationale mardi soir –, jamais les finances publiques n'ont été aussi calamiteuses. Le déficit de l'Etat atteindra entre 125 et 130 milliards d'euros cette année; celui de la Sécurité sociale 20 milliards; et 10 milliards pour les collectivités locales. Avec les dettes précédentes et compte tenu du fait que la France n'emprunte plus seulement pour rembourser le capital de sa dette mais pour acquitter les intérêts de cette dette, ce sont 250 milliards d'euros au total qui devront être levés en 2009. En 2002, la dette représentait 58% du PIB. Elle atteindra 80% en 2009. Du jamais vu.
C'est une course folle. Quand le Président, mercredi, incapable d'une proposition concrète nouvelle devant les partenaires sociaux, concède au patronat qu'il peut discuter d'une diminution des charges, ce énième rafistolage n'émeut personne. Il suffit pourtant de jeter un œil à l'annexe V du projet de loi de finances pour 2009.
En matière d'exonération de cotisations sociales, le montant constaté a été de 28,9 milliards d'euros en 2007, 33,3 milliards
en 2008. Il sera de 32,6 milliards en 2009. Il devrait atteindre 33,2 milliards d'euros en 2010 et 33,8 milliards d'euros en 2011. Or 92% de ces exonérations sont compensées, soit par dotations
budgétaires de l'État, soit par des recettes fiscales affectées.
Un autre Conseil municipal chez BALKANY
La chambre régionale des comptes vient de rendre un rapport accablant sur la gestion de sa ville par M. BALKANY.
Regardez ce que donne une séance du conseil municipal dans cette ville quand l'opposition veut s'exprimer.
link
A lire sur le sujet l'article de RUE89 en accès libre sur internet.
ABUS de POUVOIR
L'algarade avec Dany COHN BENDIT, dont on sait maintenant qu'elle était préméditée, me l'a rendu bigrement moins sympathique.
Mais le livre ne manque pas d'intérêt. L'effort de mise en perspective est réel, et les anecdotes illustrent le personnage SARKOZY, mais aussi le caractère structurel de la confiscation du pouvoir auquel il a procédé au bénéfice d'un clan.
BAYROU écrit bien, d'une plume assurée et acérée, cela ne gâte rien.
Mais l'intérêt du livre est aussi de resituer le parcours d'une partie de la démocratie chrétienne vis à vis des gaullistes, y compris l'acte de contrition concernant le départ de la FRANCE du commandement intégré de l'OTAN.
Quand BAYROU mouche Alain MINC sur son inculture ou quand il raconte que ce qui ferait renoncer SARKO, de son propre aveu, à se représenter en 2012, serait la perspective de faire BEAUCOUP d'argent, il fait mouche avec beaucoup de perspicacité.
Quand il raconte TAPIE, l'homme lige de MITTERRAND devenu le chevalier servant de SARKOZY qui lui fait obtenir 400 millions d'euros à la suite d'un arbitrage contraire à un arrêt de la cour de cassation, il est dans son rôle civique et moral.
A lire donc tant l'urgence de débarasser la France de ce personnage aussi nuisible que le fut BUSH aux Etats Unis et que l'est BERLUSCONI à l'Italie est réelle. Reste à trouver notre OBAMA.
EUROPEENNES, un enjeu majeur
Qu'on en juge.
Le Parlement européen vient de confirmer qu'il ne pouvait y avoir de coupure de l'accès à internet sans une décision de Justice. Exactement l'inverse de ce que l'UMP veut imposer à l'Assemblée avec sa loi HADOPI où l'opérateur décidera lui-même sur l'avis d'une commission. Qui gagnera ce bras de fer à votre avis ?
Un autre exemple : la Cour européenne des droits de l'Homme va statuer prochainement sur un dossier d'une particulière importance pour la sauvegarde des libertés publiques : celui du statut des parquetiers, c'est à dire des magistrats du parquet (les procureurs et leurs substituts). Le point de droit que la CEDH doit trancher est de savoir si les parquetiers sont des magistrats ou si ils sont des fonctionnaires de Justice. Le jugement sera déterminant pour la réforme annoncée de la procédure pénale avec la suppression du Juge d'instruction. Les parquetiers sont aux ordres de Mme DATI comme elle aime à le répéter. Ils le seront à ceux de son successeur. Cela est il compatible avec l'indépendance dont doivent justifier les magistrats ? Pour ma part, je n'ai aucun doute sur le sujet. Et j'espère que la CEDH n'en aura pas non plus. Le déjeuner de M. COURROYE, grand ami de SARKO et Procureur de NANTERRE avec le patron de CASINO, son avocat et le Chef de la Brigade financière alors que le Parquet de NANTERRE est saisi d'un dossier concernant CASINO illustre l'impudeur dont tout ce beau monde fait étalage.
François BAYROU a raison de dénoncer cette incroyable dérive.
Contre le délit de solidarité
Vous pouvez la signer en ligne à l'adresse suivante :
http://www.charliehebdo.fr/cms/
link
10 ans de lutte contre la corruption et la "finance sans loi"
En 2000, alors juge d’instruction, en charge de l’affaire Elf Éva Joly publie "Notre affaire à
tous".
Elle écrit « Nous devons montrer la borne ou s’arrête le pouvoir de la finance off-shore. Les sociétés écran s’emboîtent les unes dans les autres. Combien de temps allons-nous tolérer que le
droit s’arrête aux portes des paradis fiscaux par lesquels transitent 80% des flux financiers mondiaux ».
En 2003, devenue conseillère du gouvernement norvégien pour la lutte contre la criminalité financière, Éva Joly publie Est-ce dans ce monde-là que nous voulons
vivre ?, récit des pressions subies pendant ses enquêtes et cri d’alarme contre les dérives de « la finance sans loi ».
Elle réunit à cette occasion à la Sorbonne une vingtaine de figures internationales pour lancer La Déclaration de Paris et dénoncer « la complicité des banques occidentales dans la grande
corruption. Le système financier est une machine qui ne connaît plus que sa propre loi et protège de manière délibérée l’opacité des flux criminels. »
En 2006, Éva Joly publie La force qui nous manque, récit autobiographique et éclairage sur la « guerre nécessaire » à mener.
Elle écrit : « S’il faut une cible désignons les paradis fiscaux. S’il faut se battre contre des États et contre Wall Street, faisons-le avant qu’il ne soit trop tard. »
Aujourd’hui, la réalité a rattrapé le combat d’Éva Joly. La crise financière a montré la folie des paradis fiscaux et de la finance sans régulation.
Elle publie "Des héros ordinaires"
un livre de combat, qui propose les portraits d’hommes et de femmes qui luttent contre la corruption et les paradis fiscaux en Europe.
« Puisque le sommet a échoué, il faut partir du terrain ».
L’Islande, premier pays ruiné par la crise financière, lui a demandé de coordonner les enquêtes sur les dérives bancaires. « La leçon islandaise vaut pour New York, Londres et Paris. Les
responsabilités doivent être établies, les coupables poursuivis. Combien d’enquêtes la France a-t-elle ouvertes depuis l’été 2008 ? A qui demande-t-on des comptes ? »
Éva Joly se présente aux côtés de Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes sur la liste Europe-Écologie.
9 mai, fête de l'Europe
« Musiques, contes et légendes d’Europe »
à 20 h, entrée libre.
Les cartographes et les politiciens en définissent les contours et l’organisation.
Les poètes, les penseurs, les rêveurs et les musiciens contribuent eux aussi à rendre cette Europe plus belle, plus douce et plus proche de nous.
Ce spectacle du 9 mai associe une chanteuse lyrique qui dit des textes et joue de la harpe celtique, une bassoniste qui chante, un hautboïste et une flûtiste qui parlent.
Ils vous conteront de musiques en textes, une Europe originale, s’inspirant de H. Gougaud, W.A. Mozart, R. Tramond, G. Donizetti, H. Bordeaux et des musiques traditionnelles…
Ainsi tous, joyeusement, nous œuvrerons pour la Paix.
Avec
Isabelle Gallarotti, soprano et harpe
Béatrice Fatus, flûtes et voix
Emmanuel Joan, cor anglais, hautbois et voix
Caroline Brion, basson et voix
Retour sur OUTREAU
La sanction mineure infligée au juge BURGAUT illustre le malaise du conseil supérieur de la magistrature.
Si le CSM le sanctionnait lourdement, il considérait que la catastrophe judiciaire d’OUTREAU était le fait d’un seul homme. Or tout le dossier crie le contraire : tout l’appareil judiciaire n’a pas su redresser la barre. Des dizaines de magistrats ont participé à ce fiasco...
Si le CSM le « relaxait », il accréditait que le roi est nu et que c’est bien toute notre procédure pénale qui ne protège pas suffisamment les prévenus, que le rôle des chambres de l’instruction, en charge de contrôler le travail des juges d’instruction, n’est pas assuré correctement, etc.
Entre les deux, le CSM reconnaît une part de responsabilité personnelle au jeune magistrat, mais il n’oublie pas que toute la magistrature locale n’a pas assuré un suivi suffisant vis-à-vis de coupables idéaux.
J’ai déjà écrit sur ce blog qu’OUTREAU n’était pas un cas isolé, mais qu’il représentait le fonctionnement normal de notre justice pénale. Que la différence était que cette fois, ce fonctionnement était apparu pour une fois au grand jour. OUTREAU n’est pas un dysfonctionnement, il est la reconnaissance des dérives du fonctionnement habituel de la justice pénale en France.
link
Le rapport de la commission de déontologie qui pointe ces jours-ci les dérives policières illustre que le mal est profond : gardes à vue abusives, pratiques vexatoires et humiliantes, etc. Tout ceci devrait être contrôlé par les Parquets qui ne peuvent ignorer l’explosion statistique des gardes à vue...
Avec la suppression prochaine des juges d’instruction là où la commission parlementaire voulait une instruction collégiale, on va renforcer le caractère arbitraire de la procédure pénale confiée au seul Parquet sous les ordres directs du Garde des Sceaux.
Tandis que le surpeuplement et le délabrement de nos prisons nous font honte, tout est en route pour les remplir encore plus.
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