environnement
Assainissement non collectif, le SILA avance
Assainissement non collectif : faire payer le juste prix et contrôler l'efficacité des fosses septiques.
La réalisation du diagnostic pour déterminer le fonctionnement de la fosse septique des particuliers conduit le SILA a demander à la famille une contribution financière d'assujettissement.
Or, les visites sur le terrain sont quelquefois édifiantes : certains nouveaux propriétaires ignorent même où elle se trouve !
On ne peut en rester à ce constat; d'autant que l'Agence de l'Eau verse des subventions pour réaliser les travaux de mise en conformité.
Le SILA a donc décidé d'aller au terme de cette démarche en se substituant aux communes pour que les habitants puissent percevoir l'aide à laquelle ils ont droit.
Le SILA recevra la subvention et la reversera aux familles après que les travaux aient été effectués.
Il s'agit d'un engagement fort qui permettra de contribuer à atteindre l'objectif d'une bonne qualité de l'eau en 2015.
Des réunions publiques seront organisées dans chaque commune concernée, c'est à dire celles qui ne seront pas raccordées à un système d'assainissement collectif dans les 10 ans qui viennent.
Ce service rendu aux habitants pour leur permettre de percevoir des subventions sera mal perçu par ceux qui auraient bien aimé continuer de polluer tranquillement en laissant leur fosse septique en déshérence.
Espérons que tous les élus locaux ruraux sauront affirmer haut et fort leur engagement en faveur de cette politique courageuse et nécessaire pour que la qualité de l'eau soit encore améliorée. On peut craindre en effet quelques réactions lâches faisant porter le chapeau au SILA d'une obligation de remise en état "coûteuse et inutile", comme on a pu l'entendre ça et là.
Mais la décision est maintenant prise et les réunions d'information- et la prise de conscience de tous de l'enjeu de la protection de l'eau - devraient permettre de faire comprendre combien l'utilité de cette démarche est acquise.
Autopartage à ANNECY : à nous de jouer !
Je relaie volontiers cette invitation en faveur de l'autopartage à ANNECY.
L'AUTOPARTAGE =
SE DEPLACER AUTREMENT !
Vous souhaitez vous mobiliser pour la protection de l’environnement?
Vous aimeriez moins utiliser votre voiture?
Vous souhaitez faire des économies ?
Mercredi 4 MARS 2009
20H30
SALLE DES CLARISSES
Quai des Clarisses, à proximité du parking Sainte Claire
VENEZ NOMBREUX CAR VOUS, CITOYENS, FEREZ VIVRE CE PROJET
Qu'est-ce que l'autopartage?
L'autopartage est la mise à disposition de voitures pour une location de courte durée, à plusieurs endroits de la ville.
Les utilisateurs louent une voiture le temps de leur déplacement, et la ramènent à une station.
Une voiture partagée satisfait 10 utilisateurs
- moins de voitures en circulation
- moins de pollution, moins de bruit
- moins de difficultés de stationnement
Alors qu’une voiture personnelle coûte entre 4500€ et 12000€ par an, une voiture partagée vous reviendrait environ 5 fois moins cher !!!
Plus de soucis liés à l’entretien et la gestion d’un véhicule personnel.
L’autopartage, nouveau mode de déplacement urbain existe déjà dans une quinzaine de villes en France, dont Lyon, Grenoble et tout récemment Chambéry !
Mobilisons-nous pour le développement durable, solidaire et citoyen !
Plus d'info sur le site d'ANNECY AUTOPARTAGE, en cliquant sur le lien :
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Eva Joly, l’atout centriste du jeu de cartes écologiste
Européennes. Virée avec la colistière de Daniel Cohn-Bendit qui fut courtisée par le Modem.
Matthieu ECOIFFIER
Libération
Soixante-huitard libertaire, mais toujours galant avec les dames. Jeudi soir, pour leur première virée politique, Daniel Cohn-Bendit est passé chercher Eva Joly, sa colistière aux européennes, en bas de son domicile parisien, à Montparnasse.
Sitôt assis dans la voiture en route pour une réunion publique à Corbeil (Essonne), il l’amuse. «Ce matin, j’étais à Bruxelles écouter Václav Klaus [président tchèque de l’UE, ndlr]. C’était le carnaval. Il a pratiquement comparé l’Europe à l’Union soviétique et dit que la crise actuelle était due à trop de régulation européenne.» «Ah ! évidemment…» sourit l’ex-juge d’instruction de l’affaire Elf. «Aujourd’hui est un grand jour, je vais avec Dany. C’est notre première réunion ensemble.» Et, à 65 ans, un baptême du feu politique. «C’est très différent de mon ancien métier, où j’étais habituée à pointer les problèmes. En politique, il faut aussi proposer des solutions.»
Joutes. Après le tandem avec Laurence Vichnievsky, sa collègue du pôle financier de Paris, et sept ans passés auprès du gouvernement norvégien comme conseillère anticorruption, revoilà Eva Joly en duo avec l’ex-trublion de Mai 1968. «Je n’étais pas prête pour l’action publique avant. Maintenant, je sens que c’est le moment. Avec Dany, on représente une catégorie spéciale de politiciens. Je pense que personne ne contestera notre intégrité. On n’est pas bling-bling.»
Il est truculent et extraverti, elle est timide et réservée. Elle est franco-norvégienne, lui franco-allemand. «Sauf que Dany, c’est carrément le cœur de l’Europe, moi, je suis plus périphérique.» Que le courant passe entre l’ex-magistrate et l’eurodéputé depuis 1994, en lice pour un dernier mandat, est une condition sine qua non de la réussite du rassemblement des écologistes qui va de José Bové aux amis de Nicolas Hulot. «Eva Joly, c’est typiquement la personnalité de contenu. Elle incarne la lutte contre la corruption et les paradis fiscaux, une certaine idée de la régulation de la mondialisation. Sa présence montre qu’Europe Ecologie s’ouvre aussi bien à gauche, avec Bové, qu’au centre», explique Cohn-Bendit. Qui a réussi à piquer «Eva» à François Bayrou : «Elle a participé à la convention sur l’Europe du Modem [en juin 2008, ndlr], mais Bayrou l’a fait lambiner.» «Dany» lui a proposé d’être tête de liste. Se disant «débutante», elle a préféré être «numéro 2 de cordée» en Ile-de-France, derrière lui. Pour qu’elle soit élue le 7 juin, il leur faudra dépasser les 12 % des voix.
Un pari loin d’être gagné. «Les premiers sondages, explique Pascal Durand, le coordinateur de la campagne, nous donnaient 11 %, dont un quart de personnes
non-affiliées à des partis. Dans le dernier, si on est à 7 % et Bayrou à 13 %, c’est parce qu’ils sont aussi tentés par le Modem.» Avec Eva Joly, l’objectif est de grappiller des voix au
centre. Encore faut-il que la candidate tienne la route. La dureté des joutes politique ? «Je n’y pense pas. J’en ai tellement vécu.» Le film de Claude Chabrol qui romançait l’affaire
Elf, faisant payer à la juge sa ténacité professionnelle par un drame personnel ? «C’est sa vision, vu de son canapé avec ses chips et ses bières. On ne s’est jamais rencontrés, il ne me
connaît pas.» La page est tournée. Elle préfère se projeter dans le futur : «En avril, je serai à plein temps en campagne avec beaucoup de réunions, de rencontres.» Une pause :
«Savez-vous comment Ségolène tient ? Avec des vitamines et beaucoup de sommeil ?» Au printemps, elle publiera un livre de portraits de «héros inconnus»
Micro. 21 heures. Une bonne centaine de personnes, des militants Verts, écolos associatifs et quelques curieux ont rempli la salle du cinéma de Corbeil. «Les gens se demandent ce qu’elle fait là», relève Cohn-Bendit. Au micro, Eva Joly se taille une place qui détone et élargit le spectre écologiste. La voix est douce, la syntaxe baroque à la manière d’une Jane Birkin. Et les arguments se veulent implacables. Elle tacle Tony Blair et Nicolas Sarkozy qui mettent «le bouton stop aux enquêtes gênantes». Et Patrick Ouart, le conseiller justice de l’Elysée : «Un homme qui a pour toute expérience de magistrat quelques années au tribunal de Lille et qui rédige un matin, sur un coin de table, le destin du droit pénal français. C’est extraordinairement antidémocratique.» Aussi raide qu’Olivier Besancenot, elle dénonce la «rapacité» du système capitaliste. Conclusion : «Pour moi les écologistes sont extraordinairement importants, car eux seuls ont pour principal objectif que la croissance future doit être sustainable[soutenable, ndlr].» Un blanc : «J’ai perdu un peu mon français, mais je sens que ça va revenir très vite.»
Réserve du Bout du Lac, un bilan très positif
Monsieur le Maire de DOUSSARD devait rappeler que sa création, en réplique au projet du Maire de l'époque en 1970 d'une marina pieds dans l'eau, avait été critiquée vivement. Mais aujourd'hui, la commune se félicite de la présence de la Réserve qui attire une clientèle touristique attirée par la qualité de la préservation de cet espace naturel exceptionnel autour des deltas de l'Ire et de l'Eau morte.
700 espèces florales et 323 espèces animales y trouvent un éco système favorable, soit un tiers de la diversité du département de la HAUTE SAVOIE.
Même si les effets de la sécheresse de 2003 ont été significatifs, notamment sur les plantes carnivores qui n'ont pas bien résisté à la chaleur anormale, d'autres espèces sont en développement comme les castors qui colonisent maintenant l'Ire et plus seulement l'Eau morte.
Ce dynamisme de la gestion par ASTERS qui inclut la lutte contre les espèces invasives pour maintenir la biodiversité est possible grâce au travail bénévole de l'association des Amis de la Réserve qui assure auprès des professionnels un rôle important d'animation et de connaissance du milieu local. Mais aussi, sur le terrain, en ramassant les crapeaux communs qui, sinon seraient écrasés sur la route par centaines. Le 5.000° a été sauvé en 2008 !
A noter les nombreux accidents sur la RD 1508 dûs aux sangliers qui oublient de regarder quand ils traversent pour se rendre dans la réserve qui est un maillon essentiel du corridor biologique entre BORNES et BAUGES.
Pour plus d'information sur l'association, cliquez sur le lien
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Braconnage : Un loup abattu au Petit-Bornand-les-Glières
Un loup a été abattu la semaine dernière en dehors de tout cadre légal sur la commune du Petit Bornand-les-Glières. Le loup fait partie des espèces protégées dans notre pays et est classée à l’annexe I de la Convention de Berne, indiquant qu’il s’agit d’une espèce vulnérable.
Si le « prélèvement » d’un individu peut être autorisé à titre dérogatoire par l’autorité administrative, toute « destruction » en dehors de ce cadre très restrictif est strictement prohibée. Il ne s’agit donc pas d’un simple acte de braconnage mais d’une destruction délibérée d’espèce protégée.
D’autre part, le chasseur mis en cause semble avoir justifié son acte par le fait que le loup avait tué un chamois ! Ceci ne saurait constituer un motif pour abattre un prédateur que le législateur a décidé de protéger. Il est intolérable qu’un individu se permette de violer la loi et de porter atteinte à la biodiversité au motif d’une soi-disant concurrence avec des prédateurs naturels.
La FRAPNA condamne avec la plus grande fermeté ce stupide acte de braconnage et a décidé de porter plainte contre l’auteur des faits. Nous saluons également l’efficacité des services de gendarmerie et des autorités judiciaires dont l’action a permis la mise en examen du suspect, ce dernier ayant reconnu les faits.
La FRAPNA souhaite que le calme et le recul qui ont jusqu’alors prévalu dans notre département de Haute-Savoie redeviennent de mise. Nous comprenons les réactions du monde agricole et du monde de la chasse vis à vis de la présence du loup, mais nous ne pensons pas que la situation objective justifie une telle « poussée de fièvre ». Avec l’hiver rigoureux qui fait descendre les « espèces gibier » en fond de vallée, les chasseurs semblent réaliser avec une émotion mal maîtrisée que le loup est bien présent sur le massif des Bornes-Aravis.
La FRAPNA qui a toujours adopté une attitude responsable et pragmatique sur ce dossier a pris contact avec ses interlocuteurs des services de l’Etat, des syndicats agricoles, de la Fédération des Chasseurs et les parlementaires afin de clarifier la situation et son positionnement. Nous souhaitons vivement que les impacts de la présence du loup sur la faune sauvage fassent l’objet d’études scientifiques et de constats partagés, plutôt que d’affirmations péremptoires basées sur des idées préconçues. En effet, pour ne citer que cet élément, le déclin des chamois sur le secteur « des Glières » est bien antérieur à la présence du loup et vraisemblablement en rapport avec la conjugaison d’une pression de chasse trop importante, de dérangements par l’activité touristique, le loup ne venant que renforcer une tendance de déclin déjà bien amorcée. Nous souhaiterions avant toute décision hâtive pouvoir prendre connaissance des résultats provisoires de l’étude menée par l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) sur l’impact du loup sur la faune sauvage et aussi des attributions et réalisations de plan de chasse dans les départements des alpes du sud (04, 05 et 06) dans lesquels le loup est présent depuis 15 ans.
Nous souhaiterions également que les impacts du loup sur l’élevage en montagne soient analysés avec rigueur et que l’on en finisse avec la rhétorique syndicale de « l’incompatibilité entre présence du loup et élevage ». Ces slogans stéréotypés et stériles devraient céder le pas à des considérations plus constructives permettant d’expérimenter des mesures adaptées aux spécificités de notre département. A cet égard, la demande de tir hivernal du loup par les éleveurs et les chasseurs nous paraît non seulement provocatrice au regard de l’acte de braconnage récent, mais également irréaliste si l’on considère le cadre légal de l’arrêté interministériel. Plutôt que de prôner des mesures non réalistes sur le plan réglementaire et qui n’ont de plus aucunement prouvé leur efficacité, travailler dans le cadre légal au développement des moyens adaptés pour cibler un éventuel individu montrant une préférence pour des proies domestiques plutôt que de demander à « tirer dans le tas ».
Toutefois, nous tenons à souligner que la profession agricole, bien que subissant des préjudices économiques et des contraintes réelles, est restée dans la stricte légalité. Le prétendu chasseur du Petit Bornand aurait bien fait de s’en inspirer.
Concernant les pseudos impacts du loup sur le tourisme en montagne, le loup est plus un moteur qu’un frein. Il n’a, à notre connaissance, et depuis la bête du Gévaudan, jamais attaqué et encore moins mordu l’homme en dehors des zones ou la rage sévit de manière endémique.
D’autre part, les chiens patous ont toujours été présents dans les Pyrénées occidentales et n’ont jamais empêché la pratique de la randonnée. Seulement quand un chien vous signale par ses aboiements que vous entrez dans la zone qu’il considère comme son territoire, le bon sens commande de faire un détour !
Nos élus feraient mieux de s’attaquer aux vraies causes de la désaffection pour le tourisme estival en montagne : la surfréquentation des espaces par les véhicules à moteurs et la destruction des paysages par l’industrie du ski !
En conclusion, nous rappelons notre attachement indéfectible à l’Etat de droit et au principe de légalité.
Une éventuelle régulation du loup dans notre département ne peut selon nous se concevoir que sur une base scientifique et faisant l’objet d’une analyse partagée en comité départemental. Nous ne doutons pas que si elle a lieu, la rencontre que M. le député Lionel Tardy souhaite organiser entre M. le Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable et les acteurs de la problématique loup inclura les représentants légitimes de France Nature Environnement sur notre territoire à savoir la FRAPNA Haute-Savoie. Il serait inadmissible que notre mouvement soit tenu à l’écart du processus de concertation. A cet égard, nous dénonçons avec force les tentatives de pression unilatérale exercées par certains acteurs sur l’administration et ce en dehors du cadre institutionnel.
Pour la FRAPNA 74
Le président
Eric Féraille
taxe professionnelle/taxe carbone

Je trouve sur MEDIAPART cet entretien avec Jean-Marc Jancovici qui me parait salutaire pour que le GRENELLE ne serve pas de prétexte à une taxe carbone dénuée de toute efficacité écologique dans le seul but de tenir un nouvel engagement irréfléchi de notre omni-hyper-président.
La taxe carbone doit permettre de financer les énormes investissements que nous devons faire dans les économies d'énergie et dans les énergies renouvelables, et ne pas avoir pour objectif de diminuer la pression fiscale sur les entreprises.
C'est quoi la taxe carbone ?
Le principe est simple : à partir du moment où on va se retrouver contraint sur les limites des ressources disponibles, il faut anticiper cette limite en donnant un prix croissant à cette contrainte. Pour le moment dans notre système économique, il n’y a pas d’anticipation des limites physiques. Quand vous extrayez un litre de pétrole du sol, la nature ne vous envoie pas de facture.
On s’achemine au niveau planétaire vers une gigantesque crise des ressources qu’on ne verra pas arriver avec les indicateurs qu’on utilise actuellement.
Que cherche-t-on à faire aujourd’hui ?
Donner du travail aux gens et décourager une utilisation excessive des ressources. Notre système fiscal pour le moment, pour l’essentiel, taxe le travail des gens et pas les ressources. Si on veut encourager le travail et protéger les ressources non renouvelables, il vaut mieux taxer les ressources que le travail.
A quoi servirait une taxe carbone ?
La taxe carbone, c’est le tournevis qu’on doit trouver dans la boîte à outils de toute personne qui pense qu’on ne doit pas se foutre sur la gueule à cause d’une crise de ressources. Le flux de carbone qui va du sol à l’atmosphère doit baisser.
Pour deux raisons : la première, c’est qu’aujourd’hui il y a trop de carbone dans l’atmosphère et que cela augmente l’effet de serre de manière dangereuse. Or, le décalage entre le moment où on met du CO2 dans l’atmosphère et le moment où on va en subir les conséquences est trop long.
La seconde raison, c’est qu’on a une contrainte à la source : du pétrole dans quelques années, on en aura de moins en moins. C’est le sang de nos sociétés modernes. S’il n’y a plus de pétrole, l’économie s’effondre. Vous êtes au chômage et en dictature....
On ne s’en rend pas compte parce que depuis 1945 la convention qu’on utilise pour juger de la bonne santé d’une économie, le PIB, nous masque les réalités physiques. La taxe carbone nous ramène vers les flux physiques.
C’est destiné à faire baisser lentement plutôt que brutalement une consommation d’hydrocarbures dont le prix à payer sera considérablement (guerre, régime totalitaire) trop élevé pour que cela vaille le coup de continuer à en consommer aujourd’hui.
Le DDT, insecticide interdit, toujours présent dans les Alpes
Ces polluants s’accumulent particulièrement facilement dans les régions froides et élevées. De plus, les polluants atmosphériques produits dans d’autres régions et transportés jusque dans les Alpes s’y concentrent davantage qu’ailleurs, en raison de l’effet barrière du massif.
Le projet de recherche européen MONARPOP a analysé des échantillons de sols et de plantes ainsi que des échantillons d’air et de dépôts à la recherche d’une trentaine de substances.
La méthode de prélèvement de ces échantillons est nouvelle : ils ont été extraits séparément en fonction des régions d’origine des masses d’air.
Cela permet de mesurer plus précisément la concentration en polluants des régions d’origine.
Les chercheurs espèrent en outre que cette méthode de mesure leur permettra d’identifier les futures tendances.
Ces méthodes nouvelles d'analyse permettront, espérons le, de déterminer dans quelles conditions ces pollutions externes aux ALPES, viennent s'y déposer et quelles perspectives cela offre quant à la prévention des risques de pollution par les polluants organiques persistants (PCB, HAP, etc.)
www.monarpop.at/
Les glaciers alpins sont ceux qui fondent le plus vite
vitesse. En moyenne, les glaciers perdent une épaisseur de neige, de neige éternelle ou de glace de 67 centimètres équivalent-eau (Eq-e).
En outre, une série de mesures effectuées sur le long terme sur 30 glaciers dans neuf régions montagneuses confirme une vitesse de fonte deux fois plus élevée. Si entre 1980 et 1999, la glace a perdu en moyenne 30 cm Eq-e par an, cette valeur est passée depuis 2000 à 70 cm.
De fortes disparités régionales ont été observées entre les régions montagneuses :
en Scandinavie, l’épaisseur de certains glaciers côtiers, comme celui de Nigard-
sbreen/NO (+ 1 m), a augmenté.
En revanche, les glaciers alpins ont perdu jusqu’à 2,5 m Eq-e.
www.grid.unep.ch/glaciers/pdfs/glaciers.pdf
Le bio en plein essor
L'an dernier, 44% des Français ont consommé au minimum un produit bio au moins une fois par mois, soit 2% de plus que l'année précédente, relève cette enquête réalisée pour l'Agence Bio, groupement d'intérêt public pour la promotion de l'agriculture biologique.
Dans un contexte économique difficile, 74% des acheteurs et consommateurs de produits bio ont l'intention de poursuivre sur cette voie et 22% veulent même augmenter leurs achats.
Pour l'immense majorité de la population (90%, contre 87% en 2007), ces produits sont "plus naturels car cultivés sans produits chimiques" et pour 89% (contre 87%) ils "contribuent à préserver l'environnement".
Les grands principes de l'agriculture biologique sont bien intégrés par les Français. Ainsi par exemple, 87% d'entre eux disent savoir qu'elle interdit l'utilisation des OGM ou encore qu'elle a des exigences pour le bien-être animal (81%).
Les consommateurs privilégient de plus en plus les produits de saison (91%) et la production locale (80%), deux démarches qui favorisent une agriculture respectueuse de l'environnement.
Le vin issu de raisins de l'agriculture bio est le produit qui a le plus séduit de nouveaux consommateurs en 2008. En un an, 29% de nouveaux clients l'ont essayé.
Mais ce sont les fruits et légumes bio qui sont les plus consommés (77%) devant les produits laitiers (70%), les produits d'épicerie (56%), la viande (49%) et le pain (42%).
Le label AB est le plus connu (85%) pour identifier les produits bio dans les magasins.
Quand les Français font leurs courses, ils sont de plus en plus nombreux (57% contre 54% en 2007) à comparer les prix entre bio et non bio.
Une majorité de parents (78%) souhaite que leurs enfants bénéficient de repas bio à la cantine. Ils sont même en moyenne prêts à payer 6% en plus.
Les salariés (38%) aimeraient aussi pouvoir manger naturel sur leur lieu de travail. Et même bénéficier de distributeurs automatiques (32%) avec produits bio.
De manière générale, près de quatre Français sur dix trouvent normal de payer plus cher le bio -entre 12% et 14%- par rapport au non bio.
Une large majorité (86%) estime que l'agriculture biologique doit être développée. C'est particulièrement l'opinion des cadres (95%).
Face à la demande croissante des consommateurs, et dans le cadre du Grenelle de l'environnement, le gouvernement s'est engagé à tripler la surface des terres bio en France d'ici à 2012, de 2 à 6%.
Il vise aussi à introduire progressivement la part des produits biologiques dans la restauration administrative: 6% en 2012 et 20% en 2020, contre 2% actuellement.
Cette enquête CSA a été réalisée en octobre 2008 auprès d'un échantillon de 1.050 personnes représentatives de la population française.
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