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thierry billet

environnement

Ours Polaire, une fable ?

22 Mars 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Comme le montre cette vidéo canadienne, lorsque le réchauffement climatique nous sera réellement perceptible par nos cinq sens, il sera TROP TARD.



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Epuisante réunion de travail européenne à AIX

16 Mars 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement



Prenante réunion de travail ce lundi après-midi à AIX LES BAINS dans l'antenne du Conseil Régional pour la formalisation du projet SILMAS "Sustainable Instruments for lakes in the alpine space" qui réunissait des lacs italiens, allemands, autrichiens et slovènes...et français sous la houlette du Conseil Régional RHONE ALPES, avec l'appui pour l'occasion de la Région PACA. Reprendre à la volée la parole en anglais sur des termes techniques ou politiques n'est pas simple, après trop d'oublis et pas assez de pratique.

Mais je me suis accroché avec l'aide de Damien ZANELLA, le scientifque du SILA, avec lequel nous avions travaillé en amont sur les thématiques que le SILA pourrait porter en devenant "site pilote" comme la ressource en poissons au regard du réchauffement climatique et des conflits d'usage entre les pêcheurs amateurs et les pêcheurs professionnels. Ou auxquelles le SILA pourrait apporter ses connaissances et le travail déjà réalisé sur les paysages comme un lien d'intégration entre la nature et la culture à partir de son travail sur le classement à L'UNESCO.

Dans le volume des propositions des différents pays, il faut choisir ceux qui mobilisent suffisamment de territoires, qui disposent d'un "leader" et d'autre territoires d'expérimentation ou d'apport de clientéles.

La confrontation des idées passe par des temps d'accomodation pour bien comprendre ce que chacun met dans le terme "outputs" ou dans celui de "results"...

Mais aussi de s'imprégner rapidement de la proposition italienne d'un atelier sur la gouvernance du lac qui peut aller d'une vision technocratique sous la forme d'un unique tableau de bord rempli de données scientifiques, à la démarche citoyenne du SILA qui a décidé au sein d'une "conférence lac", d'institutionnaliser trois collèges représentatifs du débat social sur les conflits d'usage : le collège des décideurs (Etat et collectivités territoriales), le collège des citoyens usagers et associatifs, et le collège des scientifiques qui ont pour mission d'éclairer les éventuels points de désaccord.

Effort d'attention pour comprendre les uns les autres notre mauvais anglais et cadre prédéterminé par l'Union européenne des réponses des territoires du projet SILMAS dans des niveaux de détail contraignants de l'action et de son évaluation rendent l'exercice difficile avec un délai de rendu fixé au 9 avril 2009.

Nul doute que les agents du Conseil Régional auront encore un énorme travail de mise en forme des réponses validées au cours de ces deux jours.

Le SILA a accepté de recevoir un des séminaires annuels du réseau pour que les EPCI adhérentes puissent constater de visu l'intérêt de ces collaborations dans l'arc alpin.




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Collecte des déchets : vers une labellisation Qualitri

16 Mars 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Les réunions mensuelles de la commission environnement de l'agglomération permettent de mesurer les avancées de la réflexion commune.

La dernière en date a été particulièrement riche avec la mise en oeuvre de la procédure de labellisation pilotée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie et Eco-Emballages sur le territoire de nos 14 communes.

Autour de quatre critères : satisfaire les usagers, maîtriser les coûts, améliorer les performances et réduire les impacts environnementaux et améliorer les conditions d'hygiène et de sécurité du personnel, il s'agit de renseigner un questionnaire qui permet à un comité indépendant d'accorder le label.

La C2A va solliciter le premier niveau de labellisation avant de pouvoir répondre au second niveau QualiPlus, plus exigeant sur la question de la performance du recyclage et de la collecte sélective, pour atteindre plus de 30% de tonnage de déchets triés par rapport au tonnage de déchets collectés.

La question des conditions de travail du personnel est l'un des critères retenu, et il faut s'en féliciter : le métier de rippeur est un métier difficile et dangereux à propos duquel un travail de fond a été entamé par l'agglo, ce qui permet d'atteindre un taux de fréquence et un taux de gravité des accidents bien maitrisés.

Seul point noir, les "gendarmes couchés" qui font "décoller" les rippeurs de leur plate forme lorsqu'ils sont trop hauts. Le message a été passé aux services voirie des communes.
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SYNERGIE, forte baisse des volumes incinérés

15 Mars 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Le début de l'année 2009 se remarque par des diminutions considérables des apports d'ordures ménagères à l'usine d'incinération SYNERGIE à CHAVANOD.

On chute de - 16,74 % entre janvier 2009 et janvier 2008.

Et on chute de - 17,23 % entre février 2009 et février 2008.

17% de baisse en moyenne sur les deux mois par rapport à la même période de l'année précédente est une régression jamais vue depuis la création de l'usine. Elle est très difficile à expliquer. Plusieurs facteurs se combinent : la réduction des apports extérieurs de manière drastique, le ralentissement économique, une meilleure utilisation des déchéteries...

Cet élément nouveau devra être pris en considération pour les scénarios prévisionnels concernant le SILA.

Sur ANNECY, la collecte des ordures ménagères est également en diminution sensible depuis 2003, avec une réduction de plus de 100.000 tonnes sur les six années. Mais nous produisons encore 1.432 tonnes de déchets en 2008.

Nous demeurons dans la catégorie haute de la production d'ordures ménagères par habitant avec 317 kilos par an et par habitant, alors que le Grand Besançon est à 239  et Lorient à 219.

De ce point de vue, la mise en place de la redevance incitative où l'on paie pour les déchets que l'on produit et non en fonction de sa taxe d'habitation est la vraie réponse au défi de la réduction des déchets à la source.

Rappelons que la Ville s'est engagée à supprimer le ramassage des encombrants en pied d'immeuble pour inciter nos concitoyens à apporter les encombrants en déchéterie plutôt que de laisser en vrac dans la rue des ordures non triées. Cette suppression sera effective à l'automne 2009.

Parallèlement, la mise en oeuvre de la "redevance DIB" (pour Déchets industriels banaux) est à l'ordre du jour pour une mise en route en 2010. Cet assujettissement qui avait déjà été mis en oeuvre par CRAN GEVRIER et maintenu par l'agglo sur cette seule commune, sera étendue progressivement. Au-delà des recettes que cela pourrait générer, cette tarification sera un signal fort pour les établissements scolaires par exemple à prendre en compte leurs déchets. La tarification sera en effet fonction du volume des bacs de déchets qui sont mis à disposition des artisans, des établissements scolaires, etc.  Ils auront donc intérêt à tenter de réduire le volume des bacs mis à disposition en trouvant des solutions de réduction de leur production de déchets et de recyclage.

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Boire l'eau du lac, mais c'est bien sûr !

14 Mars 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


La C2A va lancer une étude auprés des habitants pour connaître les raisons qui s'opposent à la consommation de l'eau du robinet qui est d'une qualité excellente.

Mais pour avancer il faut que l'agglo identifie précisément les freins : trop de chlore (il y en a très peu), les tuyaux sont sales et chargent l'eau en bactéries, les traitements de potabilisation dégraderaient l'eau et seraient un aveu de la dangerosité du produit brut du lac, le prix permettrait de payer des multinationales qui s'engraissent sur le dos des usagers...

Sur ce dernier point, rappelons que tout le circuit de l'eau dans l'agglo est entièrement sous maîtrise d'ouvrage publique : aucune entreprise privée ne bénéficie d'un affermage et donc ne perçoit de dividendes. Tous les bénéfices d'exploitation sont intégralement réinvestis. C'est un cas suffisamment rare pour qu'on puisse le souligner et s'en féliciter. Il n'empêche que ces idées fausses se perpétuent. Il faut les cerner avec précision, déterminer les catégories qui y sont sensibles pour adopter une communication efficace en faveur de l'eau du robinet.

Une étude sera donc confiée à un cabinet spécialisé qui ira jusqu'à la définition des messages pertinents à développer pour susciter l'adhésion à notre démarche : les réunions de la commission ENVIRONNEMENT de la C2A sont devenues de véritables forums au cours desquelles la mutualisation des bonnes pratiques entre les communes est devenue la règle. Pourvu que ça dure encore 5 ans !


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Moins de nitrate dans l'eau du lac que dans les eaux minérales !

12 Mars 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement



La qualité de l'eau du lac est quelquefois mise en doute. Elle est pourtant excellente, à tel point que j'ai du mal à comprendre que nos concitoyens continuent d'acheter de l'eau minérale quand ils ont la chance de disposer au robinet d'un eau particulièrement peu chère : 9,50 litres d'eau pour 1 centime d'euro, avec l'assurance de 5.000 contrôles par an sans aucune non conformité tout au long de l'année 2008.

Et des teneurs en nitrate sont inférieures à celles des eaux minérales :
Lac d'ANNECY :  0,9 à 1,6 milligrammes par litre
EVIAN : 3,8
VOLVIC : 6,3
VITTEL : 4,6
THONON : 8
Limite de qualité : 50

En plus, vous économisez de l'argent et vous diminuez votre empreinte écologique (plastique pour fabriquer les bouteilles, transports routiers pour vous livrer l'eau, etc.). N'hésitez plus !

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Plan climat énergie territorial

10 Mars 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


La formation d'élu(e)s que nous avons suivi ce samedi 7 mars sur la problématique du Plan climat énergie territorial, promu par la loi GRENELLE 2 a permis de faire le point à la fois des enjeux du réchauffement climatique et des perspectives extrêmement contraignantes auxquelles il nous confronte.

Julien BERTHIER, du Réseau Action Climat, nous a fait partager l'engagement du facteur 4 : diviser par 4 les émissions de Gaz à effet de serre d'ici 2050; ce qui signifie qu'il faut agir  dès MAINTENANT.

En effet, l'inertie de la chimie du carbone rend illusoire d'aboutir si l'on ne travaille pas dès aujourd'hui à réduire notre empreinte écologique.

C'est ainsi que le Plan Climat apparaît comme un outil pour synthétiser et organiser l'ensemble des actions qui permettent de diminuer notre production de carbone dans les deux secteurs déterminants : les transports et l'habitat.

L'articulation avec la C2A est alors déterminante puisque c'est l'agglo qui a la charge des transports collectifs et de l'habitat, via le plan local de l'habitat.

Mais la Ville ne peut se contenter d'attendre que toutes les communes de l'agglo se soient mises d'accord pour avancer de concert.

Des initiatives doivent être prises au niveau local, et nous avons déjà bien avancé sur la question des déchets ou de la biodiversité.

Mais ce stage permet de faire partager encore plus largement le constat et de motiver  toujours plus l'équipe municipale.
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Convention alpine

9 Mars 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


EUROPE ECOLOGIE reçoit Patrick LE VAGUERESE, président de CIPRA France,  le 19 mars quai des clarisses  à ANNECY pour une réunion publique d'information sur la convention alpine à 20 h 30.  Venez y nombreux.

Je vous invite à lire le communiqué de presse de la CIPRA
sur la 10ème Conférence des Parties de la Convention alpine à Evian .
 


La CIPRA exige des décisions concrètes en matière  de changement climatique

La semaine prochaine aura lieu à Evian la 10ème Conférence des Parties de la Conférence alpine. Les Etats alpins souhaitent adopter à cette occasion un plan d’action climatique.

Mais la proposition soumise au débat se limite en grande partie à résumer les plans  d’avenir généraux déjà existants de différents Etats membres. La Commission Internationale pour la Protection des Alpes CIPRA exige avec insistance des Etats alpins qu’ils décident à Evian de mesures pertinentes.

La barre est haute : les Alpes doivent devenir une « région modèle pour la prévention et l’adaptation au changement climatique ». C’est du moins le titre de la proposition faite par la présidence française de la Convention alpine. Mais le contenu du document qui doit être adopté à l’occasion de la 10ème Conférence des Parties de la Conférence alpine du 10 au 12 mars à Evian est loin de mériter le nom de « plan d’action ». 

Seul résultat encore complètement abstrait de négociations qui ont duré plus de deux ans, les Etats alpins n’ont aujourd’hui à présenter qu’une seule résolution. Celle-ci exprime leur volonté de mettre en œuvre ensemble quelques projets mal définis dans les domaines de la cartographie, de la forêt de montagne, du tourisme et du réseau écologique. De plus, ce soi-disant « plan d’action » se contente en grande partie de résumer les plans d’avenir généraux des parties contractantes. 

Mieux vaut prévenir que guérir En sa qualité d’observatrice de la Convention alpine, la Commission Internationale pour la Protection des Alpes CIPRA dénonce cette approche. L’espace alpin est particulièrement touché par le changement climatique ; les répercussions du réchauffement global y sont beaucoup plus incisives qu’en plaine. La CIPRA a ainsi exhorté dans un courrier les ministres de l’environnement des parties contractantes de la Convention alpine (les Etats alpins et l’Union européenne) à s’engager personnellement et à assister à la conférence interministérielle d’Evian munis de mesures pertinentes. 

 
Parmi les propositions d’actions concrètes de la CIPRA, citons celles-ci:

− Des mesures exemplaires d’adaptation et d’atténuation doivent être élaborées dans des régions modèles. La CIPRA dispose déjà à cet effet d’un fonds de connaissances grâce à son projet cc.alps (www.cipra.org/de/cc.alps).

− D’ici à la prochaine Conférence alpine, chaque Etat doit réaliser un projet modèle dans le domaine de la construction durable et respectueuse du climat. Cette activité doit s’accompagner d’un travail intensif de relations publiques et d’une adaptation de la réglementation de la construction pour une meilleure efficience énergétique.

− Chaque Etat doit passer sa politique de promotion du tourisme au banc d’essai de la compatibilité climatique. L’exemple de l’agriculture montre que la promotion de mesures écologiques favorise l’écologisation de l’économie.

− La promotion du réseau écologique des espaces protégés mentionnée en conclusion de
l’actuelle proposition doit être concrétisée.

Pour finir, une chose est sûre : sans contributions financières, la mise en œuvre d’un plan d’action restera lettre morte. Plusieurs études ont cependant montré qu’il était nettement moins coûteux de limiter le changement climatique grâce à des mesures d’atténuation et d’adaptation que de réparer les dommages qui en résultent. C’est pourquoi un « Fonds climatique pour les Alpes » doit être créé. Dans le cas contraire, les activités liées au changement climatique risquent de rester des incitations et des recommandations sans effet.

 
 
Si vous avez des questions, merci de les adresser à : andreas.goetz@cipra.org

 
CIPRA, Commission Internationale pour la Protection des Alpes
La CIPRA, la Commission Internationale pour la Protection des Alpes est une organisation faîtière non gouvernementale dotée de représentations nationales dans les pays alpins, elle regroupe plus de cent associations et organisations de sept pays alpins. Elle travaille à un développement durable dans les Alpes, œuvrant à la préservation de l'héritage culturel et de la nature, de la diversité régionale, ainsi qu'en faveur de solutions transnationales répondant aux problèmes rencontrés dans l'espace alpin. www.cipra.org
La Commission Internationale pour la Protection des Alpes CIPRA exhorte les Etats alpins à faire des Alpes une région modèle pour la lutte contre le changement climatique. A cet effet, elle a lancé un pacte climatique. Un grand nombre d’institutions, d’organisations et de réseaux l’ont déjà signé.
www.cipra.org/fr/pacte-sur-le-climat-de-la-cipra/ 
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Autopartage, succés inespéré pour la première réunion

4 Mars 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


La réunion de lancement d'ANNECY AUTOPARTAGE ce soir a été un réel succés. Environ 70 personnes se sont réunies salle des Clarisses pour écouter Florence, Marion et Stéphanie présenter leur projet avec le soutien de FRANCE AUTOPARTAGE qui a présenté de manière détaillée le fonctionnement des systèmes d'autopartage, et en particulier celui de STRASBOURG.

L'association va maintenant travailler pour faire démarrer le service fin 2009.

Jean BOUTRY, maire de CRAN GEVRIER et Gilles BERNARD, conseiller municipal délégué d'ANNECY, tous deux vice-présidents TRANSPORTS de l'agglo étaient présents et ont été "impressionnés" par l'affluence.

Ils ont affirmé vouloir soutenir cette initiative citoyenne et souhaiter engager la C2A dans ce projet qui est complémentaire de l'effort considérable engagé par l'agglo en faveur des transports collectifs publics.

Pour avoir initié avec les porteuses du projet cette réunion, je suis vraiment ravi de ce succés qui permet d'envisager la suite du projet : le montage juridique de la structure (en particulier sous la forme d'une SCIC "société coopérative d'intérêt collectif" à but non lucratif pour lever les fonds nécessaires à l'achat ou la location des voitures) et la définition des besoins de financement.

J'ai ainsi pu affirmer que la Ville était solidaire du projet en mettant notamment à disposition des places de parking pour les adhérents de l'autopartage.

Une initiative qui est
maintenant à finaliser.

Pour cela, Rendez vous tous les premiers jeudis du mois au REGANN (en face de Bonlieu) rue du président Favre de 18 heures à 20 heures.

Et plus d'information sur le site internet :

www.annecy-autopartage.com



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Michèle RIVASI, fondatrice de la CRIIREM

1 Mars 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Après avoir créé la CRIIRAD,
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Michèle RIVASI a pris l'initiative de lancer la CRIIREM
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Du risque des radiations nucléaires à celles des radiations électromagnétiques, Michèle poursuit le même combat en faveur de la santé environnementale.
Elle est aujourd'hui la tête de liste de EUROPE ECOLOGIE dans l'euro Région du Grand Sud Est.

Je lui laisse la parole à propos de l'arrêt de la Cour d'appel de VERSAILLES.

Je me  réjouis de la décision de la Cour d'Appel de Versailles, du mercredi 4 février qui a condamné Bouygues Telecom à démonter une antenne-relais dans le Rhône, à Tassin la Demi-lune, banlieue de Lyon. La Justice a fait le choix d'appliquer le principe de précaution pour la protection sanitaire des riverains exposés à ces installations de téléphonie mobile.

Cette décision est fondamentale parce qu'elle constitue une première en France dans ce domaine : la santé publique a été mise devant l'intérêt économique. En effet l'argument principal des opérateurs n'est pas recevable sur le plan sanitaire. Les opérateurs prétendent qu'ils sont déjà soumis à des normes sérieuses : c'est faux, ces normes ont été remises en question par le Parlement Européen en septembre 2008. Elles sont de 41 volts par mètres, donc bien trop excessives et sans comparaison avec les 0,6 volts par mètres, la norme préconisée pour éviter la nocivité.
 

La véritable raison des choix de puissances des opérateurs est évidemment la raison économique. Multiplier les antennes à petites puissances est une démarche bien plus onéreuse, donc moins profitable pour les entreprises concernées. Pourtant, les effets nocifs ne sont pas négligeables. Les riverains se plaignent de maux de têtes persistants, de nausées et de troubles cardiaques. Tous les scientifiques indépendants et associations concernées ont la même analyse : une puissance de 0,6 volts par mètre est la seule garantie de la santé de l'entourage.

Fondatrice de la CRIIREM, Centre de Recherche et d'Information Indépendant sur les Rayonnements ElectroMagnétiques, depuis 2005, je soutiens toujours cette association qui produit des études  démontrant la nocivité des antennes-relais et préconise une réglementation stricte qui permette l'utilisation de cette technique sans problèmes pour la santé.

Les normes sont actuellement très différentes dans chaque pays. Je porterai dans mon futur mandat cette bataille pour une directive européenne beaucoup plus protectrice de tous les citoyens européens.

Michèle Rivasi. Tête de liste Europe Ecologie eurorégion Sud Est.

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