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thierry billet

environnement

Téléphonie mobile & principe de précaution

5 Octobre 2008 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Alors que le Conseil d'Etat, par plusieurs arrêts de juillet 2008, dénie aux collectivités locales le pouvoir de s'opposer de quelque manière que ce soit à l'installation des antennes de téléphonie mobile,  les études sur la toxicité des téléphones portables sont soumises à embargo.

Les Maires se trouvent donc démunis quant à la mise en oeuvre du principe de précaution lorsqu'ils reçoivent une déclaration d'intention de travaux de la part des opérateurs tant que ceux-ci ne sont pas soumis à l'obligation de déposer un permis de construire.

A ANNECY, comme ailleurs, malgré la volonté de la Ville d'obtenir des engagements formels de la part des opérateurs, nous sommes impuissants à imposer des mesures efficaces.

La décision du TGI de NANTERRE de ce mardi permet d'avoir quelques espoirs, mais rien ne dit que la Cour d'appel, à rebours de toute la jurisprudence administrative, confirmera la position des premiers juges...

A SUIVRE...  car la politique d'opacité des opérateurs de téléphonie mobile est constante, malgré leurs belles déclarations.

Le Monde daté du 27 septembre en témoigne :

La polémique sur l'innocuité des téléphones portables est relancée
LE MONDE | 27.09.08 | 13h25  •  Mis à jour le 27.09.08 | 13h42
   
  
Quand connaîtra-t-on les résultats de la plus vaste étude internationale visant à évaluer les risques sanitaires auxquels s'exposent les personnes utilisant des téléphones portables ? Baptisée "Interphone", cette étude a été lancée en 2000 et achevée six ans plus tard. Elle a été menée dans treize pays auprès de 14 000 personnes. Après une longue série de reports et de contretemps inexpliqués, il semblait acquis que les résultats de ce travail seraient soumis pour publication durant le mois de septembre. Tel ne sera pas le cas.

Dans son édition datée du 27 septembre, l'hebdomadaire The Economist croit savoir que les responsables d'Interphone ne soumettront vraisemblablement pas le fruit de leurs travaux à un éditeur avant la fin de 2008. "Je ne sais pas d'où proviennent les informations de The Economist, indique Elisabeth Cardis (Centre de recherche en épidémiologie environnementale, Barcelone), coordonnatrice de cette étude. Une version que nous espérons consensuelle de l'article est en préparation et nous l'attendons sous peu. Il se pourrait donc que l'article soit soumis pour publication rapidement. Rien ne me laisse penser pour l'instant que la soumission ne puisse pas se faire cette année."

Pour le professeur Cardis, ce nouveau retard n'est pas la conséquence de désaccords des auteurs. "Il n'y a pas d'hypothétiques nouvelles difficultés, précise-t-elle. Il y a seulement les emplois du temps chargés des collaborateurs et les vacances qui ont fait que la nouvelle version de l'article est seulement sur le point d'être terminée."

INQUIÉTUDES AUX ETATS-UNIS

Ce nouveau contretemps survient alors que des scientifiques américains viennent, devant le Congrès, de tenir sur ce thème des propos inquiétants. "On ne doit pas rééditer ce que nous avons connu à propos de la cigarette et du cancer du poumon, où notre nation a pinaillé sur chaque détail d'information avant d'avertir le public", a ainsi déclaré, jeudi 25 septembre, David Carpenter, spécialiste de santé publique et professeur de santé environnementale à l'université d'Albany (New York). Selon lui, la prudence doit s'imposer.

"A la lumière des 70 ans que cela nous a pris pour retirer le plomb des peintures et des 50 ans qu'il a fallu pour établir de façon convaincante le lien entre la cigarette et le cancer du poumon, j'affirme qu'on ferait bien de tirer les leçons du passé pour mieux interpréter les signes de risques potentiels, a pour sa part fait valoir le docteur Ronald Herberman (université de Pittsburgh, Pennsylvanie), responsable de l'un des dix plus importants centres de recherche américains contre le cancer. Il y a dans le monde 3 milliards d'usagers réguliers de téléphones cellulaires. Nous avons besoin d'un message de précaution."

Le docteur Herberman a fait valoir que la majorité des études disponibles sont caduques, la méthodologie retenue ne correspondant pas à l'usage intensif qui est aujourd'hui fait de cet outil de communication. Il a notamment cité deux études, l'une suédoise, l'autre israélienne, concluant à une augmentation du risque de tumeur du nerf auditif ou de la glande salivaire chez les utilisateurs de téléphone portable.

"Il est vrai que les études souffrent d'un manque de recul et d'un nombre faible de gros utilisateurs de longue durée, reconnaît le professeur Cardis. Les études avec un plus grand nombre d'utilisateurs de longue durée semblent effectivement indiquer une augmentation possible du risque de gliomes et de neurinomes de l'acoustique du côté où le téléphone était généralement utilisé. La question demeure de savoir si ce résultat est ou non le reflet d'une association réelle. Dans l'attente, je pense que des précautions s'imposent, en particulier chez les enfants."

Jean-Yves Nau
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Marc VEYRAT, écolo gustatif

4 Octobre 2008 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


A l'occasion de la manifestation pour une autre politique agricole commune, L'ECHO des Pays de Savoie de septembre interroge Marc VEYRAT.

Ce chef réputé nous dit qu'il ne travaille plus qu'avec des produits biologiques, que le reblochon court à la catastrophe avec tout le fourrage importé d'en dehors de la zone de production de l'AOC et qu'il est temps de sortir du capitalisme financier pour s'occuper de la nature.

Ce nouveau converti à l'écologie, grand amateur de 4 x 4 et autrefois bien peu regardant sur les règles d'urbanisme, est un signe de plus du changement des attitudes par rapport à la protection de l'environnement.

Il lui reste encore à demander à ses clients japonais de compenser leurs émissions de gaz à effet de serre pour venir déjeuner dans son établissement prestigieux, mais c'est peut être une autre histoire.
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Grenelle grillé...

1 Octobre 2008 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Plus personne ne se fait d'illusions sur les suites du GRENELLE de l'environnement.
Plus personne ne fait confiance au gouvernement ni à la majorité présidentielle pour prendre les mesures qui s'imposent.
En voici le dernier exemple sur l'énergie, grâce à un article de MEDIAPART :


Nouvelle brèche dans les promesses du Grenelle de l'environnement, et de taille: le chauffage électrique bénéficie d'un traitement de faveur dans le projet de loi adopté mardi 30 septembre par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.
Alors que, désormais, toutes les constructions neuves devront respecter un seuil de consommation d'énergie inférieur à leur niveau actuel, les bâtiments chauffés à l'électricité échapperont en partie à cette restriction.
C'est ce texte qui sera soumis au débat parlementaire à partir du 7 octobre.


En effet, le plafond maximum autorisé par la loi (50 kilowattheures par mètre carré et par an en moyenne ) sera relevé «à raison inverse des émissions de gaz à effet de serre générés par l'énergie utilisée». En clair, moins une énergie émet du carbone, plus elle aura le droit d'être consommée au-dessus de la limitation s'appliquant aux autres.

Première visée... la filière du chauffage électrique, peu productrice de gaz à effet de serre grâce au nucléaire. Pourtant, chauffer à l'électricité est très coûteux en énergie du fait de la déperdition entre énergies primaire (la source de production) et finale (qui arrive dans le radiateur du consommateur). Selon les calculs de l'association negaWatt, les pertes en énergie de la production d'électricité sont considérables: la production d'un kilowattheure électrique demande presque trois fois et demi de plus d'énergies primaires. Ce sont ainsi 2,4 kWh qui se perdraient pour chaque kilowattheure consommé, dissipés en chaleur dans l'environnement.


Ce gaspillage atteint, selon l'association, près de 1300 milliards de kWh par an, soit l'équivalent du double de l'énergie totale utilisée pour le chauffage en France. Sans oublier de lourdes factures pour les ménages. Au ministère de l'environnement, on martèle : «La meilleure consommation, c'est celle qu'on ne fait pas.» Autrement dit, priorité aux énergies les plus économes... En France, 70% des constructions neuves sont équipées de chauffage électrique, 60% de chauffage électrique à effet Joule (convecteurs, radiants, plafonds rayonnants, planchers chauffants, chaudières électriques).

Combat homérique

Lors de l'audition de Jean-Louis Borloo par les députés, le 17 septembre dernier, Patrick Ollier, président de la commission des affaires économiques, avait beaucoup insisté pour que l'objectif de basse consommation soit combiné avec celui de réduction des émissions de CO2.

Le ministre de l'environnement l'avait alors rassuré, au nom d'un argument inattendu : la protection des énergies renouvelables... «Je compte réexaminer, avec les énergéticiens français, la rédaction du décret concernant la modulation des 50 kilowattheures (...) Ce serait un comble si un tel seuil entraînait l'éviction, par exemple, de l'électricité éolienne au profit du fioul.» Député Vert, Yves Cochet a dénoncé l'adoption de l'amendement par les parlementaires : «C'est évidemment le nucléaire, dans l'esprit des auteurs de l'amendement!»

Pour Thierry Salomon, président de l'association negaWatt : «Le seuil de 50 kWh, c'était la fin du chauffage électrique. EDF, les fabricants de convecteurs, la filière électrique ont crié au scandale. Au sein du Grenelle, le combat fut homérique... Pourtant, le chauffage électrique émet aussi du CO2: les centrales nucléaires ne parviennent pas à répondre aux pics de consommation d'énergie l'hiver, la France doit donc pour répondre à cette demande continuer à s'équiper en centrales fonctionnant avec des énergies fossiles et importer du gaz, brûlé dans les centrales thermiques.»

Ironie du calendrier: le même jour que la version consolidée du projet de loi Grenelle I était votée par les parlementaires, Nathalie Kosciusko-Morizet déclarait au Monde:

«On a surtout un problème avec le chauffage électrique en France. Son développement a été une erreur (...) cela entraîne des pics de consommation d'électricité en hiver. Et cela coûte très cher aux consommateurs. C'est une folie française de vouloir transformer l'électricité en chaleur, une aberration du point de vue thermodynamique!»

Le projet de loi Grenelle I doit être débattu par les députés à partir du 7 octobre.

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La première crise socio-écologique du capitalisme

1 Octobre 2008 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement



Trois questions à Alain Lipietz, député européen.

Cette crise financière que nous traversons, de quoi est-elle faite ?

Alain  : Nous sommes confrontés au même type de crise qu’en 1929 (une crise sociale d’inégalité entre riches et pauvres) mais financièrement mondialisée et doublée d’une grave crise environnementale.

La crise de 29 est née du fait que l’on travaillait avec des machines de plus en plus performantes mais que les salaires ne bougeaient pas. Le pouvoir d’achat ne suivait pas la production et les riches ne savaient plus où investir. C’est l’absence de redistribution qui conduisit à la crise. C’est pire en ce moment à l’échelle de la planète tout entière : les travailleurs asiatiques travaillent sur des machines du XXIe siècle avec des salaires du XIXème. En outre, la finance s’est mondialisée et "titrisée", on revend des reconnaissances de dettes sans savoir sur quoi elles portent. C’est comme le sang contaminé : tous les Français qui ont une assurance-vie possèdent un milliardième de la maison hypothéquée d’une mère célibataire de l’Ohio. À cette crise mondiale qui jette les plus pauvres à la rue s’ajoute la crise environnementale : des millions d’êtres humains meurent de faim car les produits alimentaires et l’énergie viennent à manquer.

Les 700 milliards de dollars vont-ils tout arranger ?

Alain  : Les leçons de la crise de 29 ont été apprises. Bush ne refait pas les erreurs de Hoover avant lui. Pour racheter les dettes pourries et éviter l’effondrement général, le Trésor américain ne lève pas d’impôt, il compte sur la création monétaire. Cela peut créer de l’inflation et faire baisser le pouvoir d’achat des Américains mais ce n’est pas sûr. De toute façon ce n’est pas "la" solution, c’est le Samu qui injecte du sérum à un blessé, ça ne le guérit pas. Il faut inventer un nouveau modèle de développement. Redistribuer massivement les richesses mais pas en vendant des voitures comme l’a fait Ford dans les années 1930. Aujourd’hui, il faut fournir aux gens des appartements bien isolés, peu consommateurs d’énergie, et des transports en commun.

Qui va faire ça ?

Alain  : On peut le faire au niveau local, c’est efficace. Les Plans de déplacement urbains, les subventions distribuées par les régions pour l’isolation des habitations et les capteurs solaires vont dans le bon sens. On ne va pas attendre la fin du sarkozysme pour faire quelque chose. Il y a aussi le niveau européen. J’ai été rapporteur sur les règles prudentielles appliquées aux conglomérats financiers et nous avons choisi une voie radicalement différente de celle suivie pas les Etats-Unis. L’Europe a imposé aux banques d’avoir des fonds propres importants et cela nous donne quelques garanties.

Il faut également avancer très vite sur des accords internationaux type post-Kyoto. Nous devons entamer des négociations collectives à l’échelle mondiale pour diminuer les écarts de salaires d’un pays à l’autre, harmoniser les conditions de production, limiter l’empreinte écologique des plus riches… On peut commencer par l’Europe, seul bloc politique transnational en formation.

Car il faut commencer tout de suite.

Propos recueilli par Luc Blanchard

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Grenelle : HULOT tempête.

23 Septembre 2008 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Nicolas Hulot, animateur télé et écologiste, est président de la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l’homme.
Voici son interview dans LIBERATION :

 Les atermoiements du gouvernement sur la fiscalité verte sont-ils le signe de l’enterrement à venir du Grenelle de l’environnement?

La première chose à faire, c’est siffler la fin de la récré ! Cela fuse dans tous les sens, c’est du grand n’importe quoi. Un coup on nous dit «on vire le bonus-malus», un coup on nous dit «on va l’examiner». D’accord, il faut encore attendre, et regarder les choses concrètes, la loi Grenelle 2 à venir [qui doit traiter en particulier des transports, du logement, de la préservation de la biodiversité et qui devrait être transmise dans les jours qui viennent au Conseil d’Etat, ndlr], les modalités d’application et les financements qui iront avec. Mais quand même. Le Grenelle de l’environnement, ce n’est pas la panacée, mais il a ouvert une dynamique dont il faut se réjouir, une avancée qui a donné un élan. Et si, dès la première étape importante, on ne parvient pas à montrer un signe fort à la société, qui se traduise par un vote unanime à l’Assemblée nationale, c’est à désespérer.

Etes-vous surpris par la virulence des attaques contre Jean-Louis Borloo, qui souhaite étendre le bonus-malus à d’autres produits de consommation?

Je n’ai jamais imaginé que ce processus irait à son terme sereinement et que les vieux démons n’allaient pas resurgir. Il y a des gens en France qui n’ont toujours pas visualisé la contrainte majeure devant nous - la survie de la planète -, qui nous oblige à trouver des solutions. Ces mêmes personnes, systématiquement, font marche arrière à la moindre proposition, sans avancer d’alternative. Je veux bien admettre qu’il y a des choses proposées dans le Grenelle qui ne sont pas parfaites, mais on ne peut n’y opposer que des résistances, du délitement. Il faut que cela s’arrête, ça devient ridicule.

Résultat, tout débat sur la fiscalité environnementale est-il torpillé par les querelles de préau?

Mais cela fait des années que je réclame un vrai débat, en profondeur sur la fiscalité écologique, dans laquelle j’englobe la fiscalité énergétique! Avec pour point focus le déplacement de la fiscalité du travail sur la fiscalité environnementale, pour que les choses se fassent à pression fiscale égale. Les Suédois l’ont fait et cela n’a pas foutu leur économie à terre. A partir de là, il y a plusieurs pistes, plusieurs outils possibles qui permettent de réguler des flux et de susciter de la créativité industrielle pour offrir aux citoyens des choix pour s’équiper de biens de consommation moins consommateurs d’énergie. Dans ces outils, évidemment, la fiscalité incitative dissuasive peut être utile, même s’il peut y avoir des effets rebonds. Des bonus tellement incitatifs qu’ils peuvent inciter certains à acheter deux biens d’équipements plutôt qu’un seul.

 En période de crise, comme celle financière et économique d’aujourd’hui, l’environnement est-il condamné à jouer le rôle de variable d’ajustement?

Cela révèle que le principal verrou sur ces questions vitales reste un verrou culturel. Il y a une inertie culturelle crasse. On se gargarise tellement du terme développement durable qu’il finit par me donner la nausée. Quand je vois ceux qui veulent faire un grand prix de F1 aux portes de Paris sous le signe du développement durable, je dis «halte au feu»! Il faut être cohérent. Je sais bien qu’il y a des résistances au sein même de l’exécutif. On n’a guère entendu Matignon : il y avait du côté du Premier ministre des réticences sur la loi OGM. Elles se reproduisent. Et je ne suis pas étonné qu’un certain nombre de députés et sénateurs, qui ont des préjugés gigantesques sur ces sujets-là, soient dans le refus et le déni. Qu’ils refusent, d’accord, mais qu’ils proposent autre chose.

L’Elysée est-il piégé par ses engagements qu’il ne peut tenir?


Pour l’heure, ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui pose problème. On pourra avoir un commentaire définitif quand on connaîtra la loi Grenelle 2. Je rappelle quand même que le candidat Sarkozy s’est engagé à doubler la fiscalité énergétique environnementale. Il y a donc de la marge. Ce qui n’est pas normal, c’est que plus de 70% de notre fiscalité porte sur le travail, alors que c’est l’énergie, les impacts environnementaux et les ressources naturelles qu’il faut réguler. Il n’y a pas besoin d’être prix Nobel d’économie pour dire qu’il y a un truc qui ne va pas dans le système. Même Jean-Pierre Raffarin, à l’époque Premier ministre, et j’avais eu du mal à le convaincre, a accepté une commission sur les financements innovants, présidée par Jean-Pierre Landeau. Plein de pistes passionnantes avaient été explorées [dont celle qui a donné lieu à la taxation sur les billets d’avion pour financer un fonds de médicaments pour les pays du Sud]. Mais tout le reste doit être dans un coffre-fort et ne sert à personne. Idem pour le livre vert sur la fiscalité environnementale de la Commission européenne. On en revient à l’époque du pauvre Serge Lepeltier [ministre de l’Ecologie et du Développement durable entre 2004 et 2005], sorti par la petite porte à l’Assemblée nationale face au tollé des députés qui ne voulaient pas entendre parler d’un malus sur les 4x4! Qu’il faille prendre son temps, regarder les effets pervers, OK. Mais là, il y a vraiment une confusion. Il faut donc siffler la fin de la récré.
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Parking payant au nouvel hôpital

22 Septembre 2008 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


J'ai refusé de signer la pétition demandant la gratuité du parking du nouvel hôpital.

Je m'en explique.

Le prix du parking et sa raréfaction sont les moyens les plus efficaces pour que les gens changent leurs habitudes : qu'ils abandonnent leur voiture chérie parce que le parking est trop cher et qu'il manque de places.

La gratuité du parking est au contraire une mesure incitative à la poursuite du schéma traditionnel : tout le monde dans sa voiture personnelle !

Le fait que le parking du nouvel hôpital soit payant est donc une bonne chose dans la mesure où le service public de transports collectif réalise une desserte remarquable de l'hôpital Nord dans des conditions de régularité et de confort exceptionnelles.

Il n'y a donc aucune excuse à ne pas prendre le bus.

Quant aux malades, habitants de l'agglo, et qui se rendent à l'hôpital en consultation, si ils peuvent venir en voiture, c'est que leur état de santé leur permet de se laisser conduire en bus !

Pas de démagogie donc : la gratuité des parkings est une mauvaise chose si l'on veut adopter une démarche cohérente sur le plan environnemental.

En matière environnementale, la ressource gratuite est gaspillable et gaspillée : la qualité de notre air en souffre gravement.

J'espère que d'ici la fin du mandat, la Ville aura étendu son aire de parkings payants car il nous faut convaincre et inciter au seul choix écologique; celui de la SIBRA.




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Ordures ménagères : une décrue continue

17 Septembre 2008 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


La politique de tri sélectif mise en oeuvre par l'agglomération continue de développer ses fruits.

Malgré la croissance de la population, le tonnage de déchets incinérés diminue régulièrement depuis 2002.

A l'époque nous incinérions 53.338 tonnes sur l'agglomération et aujourd'hui seulement 42.052 tonnes pour 2008 en estimation au 31 juillet 2008 : nous avons donc réduit de 22% le volume à incinérer.

C'est une excellente nouvelle, même si nous restons de gros fabricants de déchets avec 418 kilos par an et par habitant.

D'autant que 151 autres kilos sont apportés volontairement dans les déchéteries.

Il nous faut encore faire diminuer nos déchets : le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas.

Des démarches volontaristes vont être engagées vis à vis des distributeurs de l'agglomération pour les raisonner sur les suremballages et sur la reprise des appareils électroménagers.
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Taxe Pique Nique

16 Septembre 2008 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


La taxe qu'envisage Jean-Louis BORLOO sur les couverts en plastique et en carton non recyclables dite "taxe pique nique" a donné lieu à la réaction suivante de M. LE FOL du Parti socialiste :

Le PS estime que le projet de "taxe pique-nique" sur les assiettes et couverts jetables était une "nouvelle taxe qui va peser sur le consommateur" et "une mauvaise nouvelle" pour le pouvoir d'achat...

Désolant et grave.

Désolant parce que personne n'oblige nos concitoyens à acheter des gobelets en plastique et autres couverts pour leurs repas, ni surtout les collectivités, les entreprise et les associations pour leurs manifestations, leurs distributeurs automatiques, etc.

Cette mesure permettra de relancer la discussion sur l'utilisation de couverts lavables que l'on a abandonné pour des raisons de confort, alors que cette pratique incite au gaspillage de ressources issues du pétrole.

Grave parce que le PS, en reprenant l'antienne du pouvoir d'achat comme l'alpha & l'omega de la politique de la gauche abandonne de facto le terrain de l'écologie, alors que l'amélioration du bien être de nos concitoyens n'est pas synonyme d'amélioration du pouvoir d'achat.

Gagner plus pour gaspiller plus n'est pas une posture progressiste.

La sobriété est une vertu : vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre, comme le disait Gandhi.

Le PS n'a pas fait sa révolution culturelle.






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EGOLOGIE au MONT BLANC

5 Septembre 2008 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


L'ami Jean-Paul TRICHET, vice président de PRO MONTBLANC, et ancien vice président de l'ARSMB, utilise ce néologisme pour qualifier l'attitude de M. PEILLEX, le Maire de SAINT GERVAIS à propos du MONT BLANC.
C'est loin d'être le seul intérêt de cet article de LIBERATION.



Le mont Blanc broie du noir
Luna Park ou site classé?
L’avenir du plus haut sommet français, menacé par une surfréquentation destructrice, reste en suspens.
Envoyé spécial à Chamonix et Courmayeur François Carrel le vendredi 5 septembre 2008

La mort, le 24 août, de huit alpinistes au mont Blanc a rappelé l’importance de sa fréquentation. Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie), d’où part l’une des voies d’ascension, en a profité pour relancer sa campagne de presse favorite. La surfréquentation du sommet, avec son cortège de décès et nuisances écologiques, ne «sont plus tolérables : le mont Blanc est devenu un parc d’attraction», répète-t-il. Il a une solution miracle : instaurer un permis d’ascension, idée rejetée par le milieu montagnard qui plaide pour plus d’information. La mortalité dans les montagnes françaises est stable : une centaine de morts chaque été, dont un quart de randonneurs et une dizaine d’alpinistes sur le seul mont Blanc. Dans les grands jours, plus de 300 personnes se lancent sur ses pentes : il souffre, outre son irrépressible aura de point culminant, d’un accès trop banalisé, en raison des remontées mécaniques sur ses flancs et d’une promotion locale historique.

Le maire de Saint-Gervais est, à cet égard, un parfait tartuffe : il n’a de cesse d’utiliser le mont Blanc pour sa communication, invitant à tour de bras journalistes et «pipeules», Gérard Holtz et PPDA en tête, à venir le gravir, rebaptisant sa commune «Saint-Gervais-Mont-Blanc» sur ses brochures, bataillant comme un forcené pour faire monter plus haut le train touristique de Saint-Gervais et ses 150 000 passagers annuels, au-delà de son terminus actuel à 2 400 mètres… Jean-Paul Trichet, vice-président de ProMont-Blanc, fédération franco-italo-helvétique des associations de défense du massif, grince : «C’est un adepte de l’egologie ; il fait feu de tout bois, sans reculer devant les pires contradictions. Il focalise l’intérêt des médias sur la fréquentation du sommet au détriment des vraies menaces

Chaînon manquant

Si le massif du Mont-Blanc est effectivement devenu un parc d’attraction, les 20 000 à 30 000 alpinistes attirés chaque année par son sommet phare ne représentent qu’une goutte d’eau parmi les quelque 5 millions de visiteurs annuels, France, Italie et Suisse confondues. L’économie locale vit du tourisme, une manne dont profite avant tout la vallée de l’Arve, c’est-à-dire Chamonix et ses voisines, mais aussi Courmayeur en Italie ou Saint-Gervais… Cet afflux de skieurs et touristes génère de sérieux soucis : trafic routier, pollution de l’air, nuisances sonores du trafic et des survols incessants du massif, pression urbanistique. On a beaucoup construit et on construit encore, à Chamonix comme à Courmayeur. La spéculation immobilière chasse habitants permanents et travailleurs saisonniers vers le bas des vallées, augmentant d’autant le trafic auto. Les résidences secondaires ont pullulé, au détriment des «lits chauds» : «Chamonix est tombé de 6 000 lits hôteliers en 1970 à 4 000 aujourd’hui ! Il faut donner un coup de frein sur les constructions individuelles et trouver des solutions pour utiliser l’existant», tranche le nouveau maire de Chamonix, Eric Fournier. Le ton est nouveau ; la crise prend, il est vrai, une ampleur préoccupante.

Plus besoin de dormir sur place pour visiter le massif. On y arrive très vite par la route. Sous le Mont-Blanc, le tunnel est l’un des principaux axes routiers européens. Etats et concessionnaires n’ont jamais lésiné sur les infrastructures routières. Après le drame de 1 999 (39 morts dans l’incendie du tunnel), on a redoublé les investissements : côté italien, l’autoroute plonge dans la montagne à 200 mètres du superbe glacier de la Brenva ; côté français, on finit d’aménager la nationale en deux fois deux voies avec échangeurs sur le dernier chaînon manquant, entre Chamonix et Les Houches. Les 1 600 camions et 3 200 voitures qui empruntent chaque jour le tunnel (1,8 million de véhicules par an, à peine moins qu’avant 1 999), frôlent de ce côté un glacier des Bossons en plein recul lié au réchauffement climatique.

«L’accès à Chamonix est devenu plus sûr, mais c’est cher payé : on a une infrastructure démesurée à l’échelle de notre vallée encaissée», souligne Isabelle Madesclaire, présidente de l’association Urbasite. En l’absence d’investissements forts dans le rail et les transports en commun (le train n’arrive pas à Courmayeur et il est sous-développé en vallée d’Arve où il serait d’un usage facile), ces axes routiers jouent le rôle d’aspirateur à voitures. Deux tiers des véhicules traversant la vallée vont ou viennent de Chamonix-ville, hors tunnel donc… Les tours opérateurs, en particulier ceux qui travaillent sur les marchés asiatiques en pleine croissance, n’hésitent plus à faire des excursions à la journée depuis l’aéroport de Genève.

Ce sont avant tout les remontées mécaniques qui les attirent. Il y en a plus de 80 sur les flancs du massif, certaines ouvertes toute l’année comme la plus célèbre, le téléphérique de l’Aiguille du Midi (500 000 passagers par an) ou le train du Montenvers vers la mer de Glace (350 000 passagers). Elles sont majoritairement exploitées par la Compagnie du Mont Blanc (CMB), créée en 2000, satellite de la Compagnie des Alpes qui détient les plus grands domaines skiables de la chaîne alpine et une bonne partie des parcs d’attraction européens. La CMB, dont la ville de Chamonix est actionnaire minoritaire, gère sa belle affaire avec dynamisme. Décriée pour sa politique tarifaire (monter à l’Aiguille du Midi coûte 38 euros, 21 euros pour la mer de Glace), la compagnie rénove à tous crins les équipements de la vallée d’Arve. Elle aménage la ville, remplace les anciennes télécabines par de nouvelles, à plus haut débit, hier à Vallorcine et aux Houches, demain aux Grands-Montets, et cet été au Brévent : la capacité de la nouvelle télécabine de Planpraz est passée de 1 300 à 3 000 personnes par heure.

Ce chantier à 11 millions d’euros est un révélateur des rapports de forces locaux : la ville de Chamonix a validé le doublement du débit de cette remontée, dont la gare de départ est en ville, sans avoir résolu les difficultés d’accès que cela va poser, ni budgété le démantèlement des cinq pylônes monumentaux, en béton brut, de l’ancienne remontée. La CMB a défriché à côté, doublant la largeur de la trouée dans la forêt au-dessus de Chamonix. François Bidaut, le patron de la CMB, a soufflé, sans rire, une solution à la municipalité : conserver un ou plusieurs de ces pylônes au titre du patrimoine et les faire décorer par des artistes. Il se défend : «Le démontage est du ressort du propriétaire. N’inversons pas les rôles : nous ne sommes que des exploitants! On ne peut pas nous reprocher de faire du business, c’est notre vocation. Les communes nous disent : "Nous voulons développer le tourisme, faites des remontées." Nous ne sommes aménageurs que pour le compte d’autrui.»

Autre exemple, la CMB a décidé de rénover la télécabine qui traverse le cœur du massif, de l’Aiguille du Midi à la pointe Helbronner, versant italien. Elle a été construite en 1957, malgré le refus de l’Etat, qui s’était ensuite incliné devant le fait accompli. La capacité de cette remontée, qui défigure une zone naturelle exceptionnelle à plus de 3 000 mètres d’altitude, va passer de 140 à 300 personnes par heure. Le maire de Chamonix concède qu’il ne s’y opposera pas : «On ne change pas d’appareil, on reste sur de tout petits volumes de passagers…» ProMont-Blanc milite pour le démantèlement : «Se séparer de cet équipement serait un signe fort de basculement vers le développement durable. Le fait de le moderniser démontre qu’on reste dans le tout aménagement», assène Jean-Paul Trichet.

La démarche est encore plus claire côté italien, où la région du Val-d’Aoste va débourser 100 millions d’euros pour remplacer le Funivie Monte Bianco, une remontée vieillotte mais prestigieuse qui mène à la Pointe Helbronner, balcon sur le Mont-Blanc et la vallée Blanche, l’une des très rares du massif à ne pas être sous le contrôle de la Compagnie des Alpes. De 100 000 passagers par an, Funivie devrait vite passer à 250 000. Le dossier est bouclé, les travaux commenceront en 2009. Avec cet équipement, Courmayeur, endormi depuis son âge d’or du milieu du siècle dernier, veut se relancer. La ville va déjà chercher des clients dans les métropoles italiennes grâce à son autoroute, mais aussi, comme Chamonix, chez les tours opérateurs, les clients russes ou asiatiques. L’heure du tourisme de masse ? Fabrizia Derriard, nouvelle maire de Courmayeur, s’en défend et assure qu’elle veut jouer l’atout touristique des deux zones Natura 2000 de la commune, dont le plan de gestion doit encore être validé et financé par l’Union européenne. La maire défend par ailleurs la pratique de l’héliski (ski avec portage par hélicoptère), florissante sur ce versant du mont Blanc et rêve d’une liaison «ski aux pieds» avec la Haute Tarentaise française… La puissance à venir des infrastructures de la vallée ne laisse donc guère d’illusions.

Déclaration d’intention

L’idée d’un parc international du Mont-Blanc, envisagée à la fin des années 80, avait été écartée par les élus haut-savoyards, valdôtains et valaisans. En 1991, a vu le jour un Espace Mont-Blanc, organe transfrontalier chargé par les Etats de concilier protection de l’environnement et développement économique. Dix-sept ans plus tard, l’échec de cette structure est patent. Les espoirs se tournent désormais vers un classement du massif au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. Ce projet initié par ProMont-Blanc semble convaincre nombre d’élus locaux, régionaux et nationaux, dont Eric Fournier, le maire de Chamonix: «Cela permettrait de donner de la cohérence aux politiques publiques, tout en les accélérant, à commencer par les transports. L’Unesco, c’est le pari de se dire qu’on parvient à aller plus vite vers le ferroviaire, vers le développement durable.» Jean-Paul Trichet renchérit : «Da ns l’histoire, ce massif a toujours su inventer, innover, mais depuis cinquante ans, il ne se passe plus rien. On peut faire de grandes choses ici. Les collectivités et les Etats en ont-ils la volonté ?»

Une candidature au patrimoine mondial implique que les Etats et territoires concernés élaborent un contrat de gestion et de protection. L’Espace Mont-Blanc juge le projet «prématuré». Les communes italiennes se sont prononcées pour ; les communes françaises pas encore. «Laissez-nous quelques mois», plaide Eric Fournier, qui a le soutien des communes de l’Arve, mais pas celui de Saint-Gervais : Jean-Marc Peillex a trouvé là une occasion de plus de se distinguer en s’opposant violemment. La région Rhône-Alpes soutient le projet mais n’y travaille pas ; l’assemblée du Val-d’Aoste reste muette. Et si l’Italie et la France ont déposé une déclaration d’intention auprès de l’Unesco, la Suisse ne l’a pas fait, tandis que le nouveau ministre de l’Environnement italien est aux abonnés absents. Nicolas Sarkozy, en campagne au pied du glacier des Bossons, avait promis que ce classement serait «un combat pour la France». Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, fanfaronnait en octobre 2007 : «J’ai convenu avec l’Italie et la Suisse de déposer un dossier commun concernant le statut du Mont-Blanc.» Le plus haut sommet d’Europe de l’ouest attend toujours un début d’éclaircie.

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Tunnel du FREJUS

1 Septembre 2008 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Je découvre à l'occasion d'une rencontre avec les associations de défense de l'environnement de la SAVOIE  l'incroyable histoire de la galerie de sécurité du Tunnel du FREJUS.

Le Tunnel du FREJUS a un seul tube bi directionnel.

Il faut donc construire une galerie de sécurité pour que les usagers puissent sauver leur vie en cas d'incendie en sortant de cette galerie et en trouvant secours dans une galerie pressurisée à l'abri des flammes et surout des gaz toxiques.

De là ils peuvent être évacués.

On sait que lutter contre un incendie de camion dans un tunnel est peine perdue : trop de chaleur, trop vite et des fumées incontrôlables.

Tout le monde est donc d'accord pour une galerie de sécurité qui fait en général de l'ordre de 3 mètres de diamètre.

Sauf qu'au FREJUS, sur l'initiative des italiens, la galerie de sécurité fera 8,70 mètres !

Soit plus que la galerie de circulation du tunnel du MONT BLANC qui fait 7 mètres !

Une galerie de sécurité plus grande qu'une galerie de circulation...

La plaisanterie est grosse : au prochain accident dans le tunnel du FREJUS on décidera de transformer la galerie de sécurité en galerie de circulation pour que le tunnel ne soit plus aussi dangereux puisqu'il aura deux galeries séparées unidirectionnelles...

Malgré des réactions négatives par centaines contre ce qui apparaît comme un "faux nez" évident : construire une seconde galerie de circulation en prenant prétexte d'un surdimensionnement de la galerie de sécurité, l'Etat persiste et signe. Le préfet vient de signer la déclaration d'utilité publique...en jurant ses grands dieux que jamais on ne transformerait la galerie en tube de circulation. Sauf que son successeur qui l'autorisera  ne sera pas tenu par ses déclarations vertueuses.

Comme le préfet de la HAUTE SAVOIE en 2005 s'assoit sur les engagements du préfet de 1991 qui avait promis une nouvelle enquête publique sur le tunnel du MONT SION de l'autoroute A 41 si l'Etat décidait de construire un second tube, le préfet de la SAVOIE de deux mil...(indiquez ici la date de la prochaine catastrophe majeure dans un tunnel routier alpin). ne tiendra pas compte de celle du préfet de 2008. Ainsi va la perte de confiance dans la parole de l'Etat, pourtant réputé indivisible et dans la continuité de ses engagements.

On nous rabâche les oreilles avec le Grenelle Environnement et on continue de faire n'importe quoi en matière de transports routiers de marchandises. L'argent public dépensé pour cette galerie surdimensionnée fera défaut pour le financement du LYON > TURIN ferroviaire pour les  marchandises.
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