environnement
Neutralité carbone et Programme ALPSTAR
Ce jeudi et ce vendredi à CHAMBERY, a lieu la conférence internationale de lancement du programme européen ALPSTAR qui a pour objectif de promouvoir les actions engagées sur le thème de la "neutralité carbone", c'est à dire des initiatives engagées pour que l'activité humaine ne dégage plus de gaz à effet de serre.
La conférence était précédée de l'assemblée générale de l'association "Ville des Alpes de l'année" à laquelle ANNECY à l'honneur de participer, en sa qualité de "ville des Alpes de l'année" en 2012.
Le programme de cette année "Ville des Alpes" est en voie de finalisation... Attendez vous simplement à savoir que la Ville va vous proposer un programme d'initiatives permettant aux annéciens de mieux connaître et de s'approprier les objectifs de la Convention alpine.
Pour revenir à la conférence, je suis frappé à quel point nous devons changer notre optique de vue dans le domaine de l'efficacité des politiques publiques. Aujourd'hui, l'efficacité se mesure au nombre de mètres cube de béton qui ont été coulés. Demain, elle doit se mesurer à la capacité d'anticiper les changements climatiques pour assurer la sécurité et le bien être des habitants.
Le représentant de la Ville de BOLZANO, dans le Haut Adige, qui a adopté un plan climat très actif fondé sur une démarche volontariste de réduction de la place de la voiture dans la commune, me disait que leur choix que je qualifiais d'ambitieux, lui paraissait la simple prise en compte du simple principe d'efficacité et de bonne stratégie économique. Il considère que si sa ville ne prend pas aujourd'hui ce virage volontariste, la vie quotidienne des habitants sera à ce point percutée par les changements climatiques, le renchérissement du prix de l'énergie, etc. qu'il est irresponsable de la part des élus de ne pas prendre ce tournant énergétique et donc social.
Etre capable de se placer aujourd'hui comme si l'on était en en 2050 et voir ce qu'il faut faire pour que la vie dans la Ville soit, à cette date, non seulement viable mais meilleure qu'ajourd'hui, c'est à dire anticiper sur un réchauffement climatique d'au moins 3° et un prix du pétrole devenu exorbitant, et peut-être épuisé... Tel est l'enjeu des politiques publiques d'aujourd'hui.
La même vision stratégique qu'ont eue nos aînés lorsqu'ils ont imaginé sauver le Lac. La seule question politique qui
vaille est : sommes nous à la hauteur de leur héritage ?
23 novembre, évacuation au DPHS
Je vous ai à plusieurs reprises entretenu du Groupement pétrolier de Haute Savoie (devenu Dépôt pétrolie de Haute Savoie = DPHS).
Ici :
http://www.thierry-billet.org/article-plan-de-prevention-des-risques-technologiques-du-gphs-
Ou là :
http://www.thierry-billet.org/article-depot-petrolier-de-vovray-l-etat-augmente-sa-participation-
Je suis en effet persuadé que notre pays ne cherche pas à se doter d'une "culture du risque" et préfère s'en remettre au système "D" lorsqu'il s'agit de prendre en considération les risques naturels ou industriels.
Bien sûr, on met en place des "plans", mais qui restent dans les tiroirs et que l'on ne tente pas de mettre en oeuvre.
Depuis plusieurs années, je réclame un véritable exercice d'évacuation de la zone industrielle de VOVRAY pour le cas où un incendie non maîtrisé aurait lieu.
Cet exercice aura lieu le 23 novembre 2011.
La réunion du 11 octobre avec les riverains (essentiellement des entreprises) a permis de leur expliquer les raisons de cette démarche.
Toutes les entreprises présentes ont réagi très favorablement à cette initiative qui va les obliger à arrêter leur activité quelques heures et à
tester leurs propres procédures de regroupement des salariés et d'évacuation.
La Ville s'est mise en situation d'évacuer les agents du Parc des services techniques.
L'ensemble du secteur sera bouclé par les services de gendarmerie, de police nationale et de la police municipale.
Brûlage, pourquoi l'interdire seulement dans la vallée de l'ARVE ?
J'ai reçu un courriel que je vous livre intégralement à propos des brûlages de déchets verts après l'article que je vous rappelle :
http://www.thierry-billet.org/article-plan-de-protection-de-l-atmosphere-de-l-arve-86219926.html
Il me paraît en effet fort pertinent au moment où l'agglomération d'ANNECY va devoir préciser dès 2012 ses mesures en faveur de la qualité de l'air.
Sur le site internet de la Préfecture, voici un article intéressant concernant le Plan de Protection de l'Atmosphère de la Vallée de l'Arve :
Parmi les 129 pages, les pages 53 et 69 ont particulièrement retenu mon attention :
Mesure P2 = interdire le brûlage des déchets verts.
http://www.haute-savoie.gouv.fr/06_protection_populations/065_industriel_agricole/0653_ppa_vallee_arve/index.php
Comme certains, on peut se poser la question :
Pourquoi limiter ces actions à un tel périmètre ?
La pollution aurait-elle une frontière dans notre département ?
Plan de protection de l'atmosphère de l'ARVE
J'avais abordé cette question il y a quelques semaines ici :
L'enquête publique sur le plan de protection de l'atmosphère est ouverte et s'achèvera le 28 octobre
2011.
Voici les recommandations des associations environnementales pour y participer.
Voici des propositions de remarques à faire, à votre manière et selon vos sensibilités, à l'attention de M. le Commissaire-Enquêteur :
Le diagnostic
- Il reflète hélas la réalité avec des taux hors la loi sur plusieurs sites et pour plusieurs polluants.
-
L’augmentation de la pollution à l’ozone démontre que nous sommes confrontés à un problème de pollution généralisée due à
l’activité humaine. Il faut donc s’attaquer à toutes les causes des émissions polluantes, sans exception, et ne pas concentrer toutes les contraintes sur les citoyens et les artisans
locaux, en faisant l’impasse sur les secteurs industriels et des transports.
Rappel des parts de responsabilité de chaque secteur :
Transports : 80% des NOx – 25% des PM10 – 15% des HAP
Industrie : 10% des NOx – 20% des PM10 – 55% des HAP
Résidentiel : 10% des NOx – 50% des PM10 – 25% des HAP - Les dépassements de dioxydes d’azote (NOx) concernent les abords de nombreuses routes, et pas uniquement l’autouroute et la route d’accès au tunnel du Mont-Blanc. Il faudra donc améliorer les services ferroviaires et les transports en commun, ainsi que développer le covoiturage et généraliser les pistes cyclables (ne pas hésiter à insister spécifiquement sur le point qui vous tient le plus à cœur).
Le périmètre
Il aurait pu intégrer l'ensemble de la vallée de l'Arve, comprise l'agglomération franco-genevoise.Santé
- Le lien de cause à effet entre la pollution atmosphérique et la morbidité-mortalité est avéré. De nombreuses études confirment de façon implacable les effets ravageurs d'un air pollué, sur les enfants, les personnes fragiles et toute personne exposée en permanence à des taux même moyens. Il en va de la santé publique et de la mise en danger des populations. La topographie de notre vallée, ses particularismes météorologiques et aérologiques sont des facteurs aggravants faisant du périmère concerné une zone sensible.
- L’Institut de veille sanitaire en Région Rhône-Alpes affirme d’ailleurs: “Pour protéger la santé des populations, il convient de réduire globalement les niveaux de pollution sur la vallée, toute l’année et pour l’ensemble des polluants.” (p.91 du dossier).
- Les mesures de réduction des émissions doivent s'avérer efficaces pour ne pas se contenter de taux de pollution rentrés dans la loi, mais suffisamment ambitieuses pour que l'air redevienne de qualité en cette région touristique et en ce site à protéger.
- Cela doit passer, certes par un changement des comportements individuels (domaine résidentiel, chauffage, non brûlage des déchets verts, déplacements), mais aussi et surtout par des décisions courageuses à tous niveaux de compétences, réduisant les émissions du domaine industriel et celui des transports.
- Favoriser ces changements de comportements par des campagnes d’information des citoyens, au sujet des pratiques les plus polluantes et de celles qui sont vertueuses, plutôt qu’une verbalisation intempestive et peu pédagogique.
- Ces mesures devront se traduire sur le terrain par une baisse du trafic routier (personnes et fret international) et par une volonté sans faille à ne pas tout sacrifier à la société autoroutière visée, que ce soit lors d'épisodes de pics ou au quotidien. A terme, une véritable volonté de mise en place de solutions alternatives (tram-train, ceva et prolongement Saint-Gervais, report modal des marchansises) doit s'exprimer et être traduite dans les faits, les actes et sur le terrain.
- La période hivernale étant la plus problématique (les inversions de températures concentrent les polluants au fond des vallées), il faudra appliquer des mesures specifiques à cette période, telles que la limitation des vitesses et l’interdiction aux poids lourds les plus polluants d’emprunter l’itinéraire du tunnel du Mont-Blanc.
- La part de responsabilité du chauffage est importante, mais elle ne doit pas être exagérée. Le début de l’année 2011 a été particulièrement mauvais en termes de qualité de l’air, mais la douceur des températures a fortement diminué les besoins en chauffage, ce qui tend à modérer l’impact du chauffage sur la qualité de l’air (n’hésitez pas à parler de votre propre baisse de consommation de combustible pour le chauffage pendant cette période).
- Les feux de déchets verts sont interdits, ainsi que l’écobuage, mais aucune interdition ne concerne les autres feux, tels que ceux autour des chantiers ou entreprises, où toutes sortes de déchets sont mis à feu, libérant des fumées très toxiques dans l’atmosphère.
- Dans les mesures temporaires, en cas de pic de pollution, il est encourageant de lire que les camions seront redirigés vers le rail (Autoroute Ferroviaire Alpine), mais aucune mention de report vers le rail n’est faite dans les mesures permanentes ou saisonnières. D’importantes capacités ferroviaires existent pourtant (ligne historique du Mont Cenis).
- Pour obtenir une diminution effective de la pollution globale il faudra mettre en place, de manière perenne, le report du transport de marchandises vers le rail, tel qu’il est inscrit dans la loi Grenelle de l’Environnement, qui prévoit de faire passer la part des transports ferroviaires et fluviaux de marchandises de 14 à 25 % d'ici à 2022.
- D’après les modélisations proposées p.118, l’interdiction de circuler des poids lourds les plus polluants permettrait une très nette amélioration de la qualité de l’air. Il faut appliquer cette mesure rapidement pour des questions de santé publique.
- Les cartes présentées p.120 et 121 démontrent que l’application des mesures du PPA conduirait à une forte amélioration de la qualité de l’air local. Il faut appliquer toutes ces mesures avec ambition et sans tarder.
Evaluation du PPA
L'évaluation de ce PPA chaque année doit, dès la fin 2012, montrer son bien fondé, sous peine d'être taxé de gadget de circonstance, ce que personne ne souhaite, habitants, élus et pouvoirs publics.Exprimons-nous !
Quel que soit le contenu de nos contributions, il est primordial d’aller s’exprimer en mairie ou par internet, afin de démontrer que les citoyens de la vallée de l’Arve et de ses coteaux se sentent très concernés par les conséquences sur leur santé de la mauvaise qualité de l’air qu’ils respirent. Vous pouvez adresser vos remarques et observations jusqu’au vendredi 28 octobre 2011 inclus dans les 41 mairies concernées par ce PPA ou par courriel : enquete-valarve.ppa@orange.frLe dossier complet : http://www.haute-savoie.gouv.fr/06_protection_populations/065_industriel_agricole/0653_ppa_vallee_arve/20110926-1028/ppa20110915.pdf
Brasserie des Européens : Chauffer les rues,de pire en pire...
Dans le style, arrive l'hiver, dépêche toi de chauffer les rues pour gagner le maximum de sous en utilisant l'espace public, voilà les photographies que j'ai prises ce dimanche 16 octobre à la BRASSERIE des EUROPEENS.
Essayant de discuter avec le maître d'hotel pour qu'il arrête ces parapluies chauffants, je me suis fait envoyer sur les roses proprement.
Autrement dit, l'utilisation de l'espace public n'est pas conçue par de tels commerçants comme un avantage qui leur est accordé dont ils devraient user avec modération; mais comme un droit acquis où ils peuvent faire ce qu'ils veulent sans aucune responsabilité.
Exactement ce que cette personne m'a rétorqué : on est chez nous, on fait ce qu'on veut ! Sauf qu'il s'agit d'un
espace public dont l'usage leur est accordé, pas d'un espace qui s'inscrit à contre courant de la politique environnementale de la Ville.
Alliance dans les ALPES, vers la neutralité carbone...
J'essaie de ne pas manquer les assemblées générales d'ALLIANCE DANS LES ALPES au plan européen. Ce réseau de communes auquel ANNECY est la plus grande ville française adhérente, a pour objectif de faire connaître et d'appliquer les principes de la Convention alpine.
C'est dans ce cadre qu'ANNECY sera en 2012 "Ville des ALPES", récompensée par les communes de l'Alliance pour le travail réalisé en matière de protection de l'eau et d'engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique avec la prochaine adoption de son plan climat territorial.
Je reviendrai longuement sur les actions qui seront menées tout au long de cette année 2012.
La dernière AG, à TRIESENBERG au Lichenschtein a été encore une fois l'occasion de mesurer l'implication croissant de communes essentiellement allemandes et autrichiennes dans le nouveau défi de la "neutralité carbone"; c'est à dire la capacité d'ici 2050 à ne plus produire de gaz à effet de serre du tout grâce à une révolution énergétique complète : utilisation des ressources locales, travail sur les déplacements, actions en faveur du maraîchage, etc.
Des communes du Haut Adige ou du Voralberg sont engagées de manière radicale dans ce changement de paradigme et en
tirent un bénéfice économique structurel : cohésion sociale renforcée, investissements productifs et innovation technologique, emplois non délocalisables.
L'exemple de la centrale d'achats du Land du VORALBERG laisse pantois : leur cahier des charges d'équipements conformes aux meilleurs standards écologiques devient un atout pour les entreprises
locales qui sont pratiquement les seules à pouvoir répondre à ces contraintes de qualité du produit et de "non toxicité" de ceux-ci.
Une dernière réflexion suite à cette AG : la plupart des maires présents ne sont pas engagés dans les partis verts. La plupart n'ont aucune étiquette politique, beaucoup sont sans doute de centre droit... Pour eux, cet engagement environnemental est la conséquence logique de leur volonté de préserver le patrimoine alpin : c'est donc pour eux le seul moyen de gérer de manière raisonnable le patrimoine culturel, environnemental, et social alpin...
Cela me fait penser à la boutade de Dany à LYON, il y a quelques semaines à propos du Président vert Winfried Kretschmann du Land de BADE WURTENBERG qui est clairement dans cette mouvance de centre droit...
Le positionnement radical des Verts français, après la belle embellie d'EUROPE ECOLOGIE, m'a paru, une fois de plus,
bien inadapté au regard des exigences de l'urgence écologique qui nécessite que l'on mette en mouvement toute la société vers la sobriété énergétique.
COHN BENDIT, interview au Monde...
pour Le Monde.fr | 29.09.11 | 17h09
• Mis à jour le 30.09.11 | 07h52
Dany a accordé au MoNDE un entretien le 29 septembre que je reproduis ci-dessous. Feuilletant une revue de presse de ces derniers jours, je découvre qu'Eva JOLY déconseillait aux militants des VERTS d'aller voter à la primaire socialiste... Consigne bien peu suivie à ANNECY où j'ai croisé bien des adhérents...
La principale différence entre les écologistes français et allemands n'est-elle pas que les premiers sont pragmatiques, donc susceptibles de s'allier avec la droite ou la gauche, tandis que les seconds sont ancrés à gauche ?
C'est vrai que les Grünen ont toujours dit que leur indépendance, leur autonomie, leur permettaient, au cas par cas, des alliances avec les chrétiens-démocrates [qui sont à droite]. Mais dans ce pragmatisme que vous soulignez, le système politique joue un rôle majeur. Grâce à la proportionnelle, les Grünen sont présents dans toutes les villes, toutes les régions d'Allemagne, et cela permet de faire émerger des majorités différentes. Les Verts allemands travaillent avec la gauche à Francfort, avec la droite à Hambourg.
Le système électoral français est simplificateur et dommageable pour la démocratie. Car les Verts français se trouvent amarrés à gauche, mais qui peut affirmer sans rire que, localement, des majorités constituées de Verts, de centristes et d'une partie de la droite modérée ne fonctionneraient pas ?
Ce choix d'un ancrage systématique à gauche, que les Grünen n'ont pas fait, n'est-il pas réducteur pour EE-LV ?
Il est à la fois réducteur et nécessaire, pour les raisons que je viens d'expliquer, mais il n'est en aucun cas génétique. Il y aura peut-être, sans doute, une recomposition du paysage politique en France. Et à ce moment-là, il faudra m'expliquer en quoi on ne peut pas travailler avec un Michel Barnier [membre de l'UMP et commissaire européen au marché intérieur et aux services], avec une Nathalie Kosciusko-Morizet [ministre de l'écologie].
En Allemagne, l'expérience nous montre que le partage du pouvoir fonctionne mieux avec la CDU [Union chrétienne démocrate] qu'avec le SDP [Parti socialiste démocrate, classé à gauche]. Avec les sociaux-démocrates, on aboutit très vite à un accord, mais dès lors, les embrouilles commencent. Avec la droite, c'est long de signer un accord, mais ensuite, ça marche plutôt mieux.
Autre différence entre les deux mouvements : les Grünen soutiennent une politique de rigueur budgétaire mais celle-ci fait débat à EE-LV...
Les Grünen ont en effet voté ce qu'on appelle ici la "règle d'or". Nous, en allemand, on parle de "frein à la dette". Parler de "règle d'or", c'est du mysticisme ! Mais il ne faut pas faire passer les Verts français pour les laxistes qu'ils ne sont pas : Eva Joly souhaite réduire la dette publique de 1 point de PIB par an. Il est donc faux de dire que les Verts français n'ont pas tiré de conséquences de la crise. Mais il leur faut aller plus loin.
Puisque les écologistes français tiennent un discours critique sur la croissance, et que cette croissance est, en France, financée par la dette, qu'ils se déclarent ennemis de la dette ! Ils auraient une raison supplémentaire de le faire : ils sont très ambitieux, et souhaitent faire émerger une autre société. Mais comment le faire si la dette leur rend tout choix politique impossible ?
Vous sommez EELV de s'adapter à la crise
?
Mais oui ! Les Grünen, qui avaient travaillé sur un projet politique, l'ont totalement réécrit il y a trois mois. C'est une question de crédibilité. Quand je vois François Hollande faire sa sortie sur les enseignants, je retrouve là une grande tradition française : je promets, l'intendance suivra ! EE-LV n'est donc pas le seul parti français, loin de là, à vouloir s'abstraire de la réalité.
Mais, comme l'ont fait les Grünen en acceptant un allongement de la durée du travail, les Verts français doivent évoluer, en particulier sur les retraites, dossier sur lequel je les trouve totalement bloqués.
A force de s'adapter, comme vous le souhaitez, on ne fait plus rêver. Lors des dernières élections municipales, à Berlin, une partie de l'électorat traditionnel des écologistes n'a pas voté pour les Grünen, les trouvant désormais trop raisonnables…
C'est toujours la même histoire. Il faut s'adapter pour arriver au pouvoir et y rester, mais pas trop. D'où l'importance du choix des personnes qui représentent ce parti. Quand Joschka Fischer est devenu ministre des affaires étrangères de Gerhard Schröder [en 1998], il fascinait totalement les jeunes, alors qu'il était un pacifiste qui acceptait l'entrée en guerre de son pays au Kosovo. Il nous faut, à nous écologistes, des personnalités assez fortes, assez structurées, pour porter ces contradictions.
La journée de travail prévue vendredi entre les Grünen et EE-LV va-t-elle permettre un rapprochement ?
Sur des sujets comme la Palestine – où nous sommes très éloignés, car les Allemands, en raison de l'histoire de leur pays, ont un lien émotif avec Israël, alors que les Verts français sont très critiques – nous sommes arrivés à nous rapprocher. Alors tous les espoirs sont permis. Si nous étions frères siamois, ce serait la quintessence de l'ennui.
Anne-Sophie Mercier
Au 4 rue du Radar, De la fonderie d’uranium à la biomasse
Il se trouve que j'ai été l’initiateur de la prise en compte de la présence de la Société industrielle
des combustibles nucléaires (SICN), filiale d’AREVA, en plein coeur de la Ville, au 4 rue du radar en face de CARREFOUR et à côté de l’usine ALCATEL, avec un tract demeuré fameux
« Tchernobyl sur lac » qui mit Bernard BOSSON très en colère à l’époque... Il avait raison, c'était très excessif, mais à la hauteur de l'incroyable
désinvolture de l'Etat vis à vis de cette installation nucléaire de base, totalement oubliée depuis les années 1950...
Dominique VOYNET à peine sortie du gouvernement JOSPIN se souvient encore de la réunion publique à la salle Eugène VERDUN où nous attirions l’attention des annéciens sur les mesures que j’avais fait réaliser par la Criirad sur les mousses contenues dans les descentes d’eaux pluviales de la SICN.
Pendant 50 ans, des tonnes de barres d’uranium ont été stockées, transformées et usinées, par exemple dans le début des années 1990 quand on y fabriquait les obus à l'uranium appauvir utilisés pendant la guerre d’IRAK.
Tout ceci sans réel contrôle de l'Etat sur la pollution induite.
AREVA a fermé cette usine qui a été décontaminée depuis 2008 et est aujourd’hui utilisable pour une nouvelle vie.
Le site sera bientôt le siège de la chaufferie utilisant la biomasse qui va chauffer le quartier de NOVEL dans les mois qui viennent.
Ce passage du nucléaire à la biomasse est un symbole fort dont la Ville peut s’enorgueillir et qui illustre notre volonté de décarboner nos sources d'énergie.
Une inauguration symbolique a lieu le 21 octobre : il faudra que la Ville prenne l’initiative de présenter ce projet remarquable dans les prochaines semaines.
Mâchefers à AVIERNOZ, le rapport de BURGEAP
Lorsque l'affaire du dépôt illégal de mâchefers par l'entreprise MITHIEUX sur le site d'AVIERNOZ a été portée à la connaissance du SILA, une étude de l'impact de ces dépôts a été lancée par le SILA.
En voici la teneur car cette expertise n'avait aucune raison de demeurer secrète : la bonne foi du SILA a été trompée et il va falloir trouver les meilleures solutions environnementales pour éviter que ces mâchefers ne soient une source de pollution de métaux lourds et autres substances chimiques.
Le SILA privilégie une solution de traitement sur place pour éviter des centaines de camions sur les routes et l'engorgement d'un autre site de stockage alors que des techniques permettent de surveiller le site et d'empêcher toute pollution sur place.
Un Comité local d'information et de surveillance (CLIS) a été mis en place par la Préfecture et plusieurs
réunions publiques ont été organisées à destination des citoyens.
Ces dépôts connus de la Direction régionale de l'industrie et de la recherche (DRIRE) qui n'y trouva rien à redire (non plus qu'aux dépôts BENEDETTI à PASSY, et en combien d'autres endroits dans le département et en FRANCE ?) sont organisés par une simple circulaire ministérielle de 1994 qui n'a donc aucune force réglementaire.
Il est temps de légiférer sur cette question pour donner un cadre restrictif et contrôlé efficacement à la réutilisation des mâchefers que la réduction de la capacité d'incinération doit contribuer à réduire sensiblement dans l'avenir.
Réseau Environnement Santé
Je connais André CICOLELLA depuis vingt ans, et plus particulièrement lorsque l'Institut national de recherche et de sécurité l'avait licencié parce qu'il avait osé révéler la toxicité des éthers de glycol; et que je l'avais aidé à contester son licenciement qui fut déclaré sans cause réelle et sérieuse par les juridictions.
André fait partie de ce que l'on appelle dans le jargon militant, les "lanceurs d'alerte", ces scientifiques et/ou citoyens qui prennent sur eux d'alerter l'opinion publique sur tel ou tel produit ou procédé potentiellement dangereux pour la santé publique.
Le Professeur VIEL sur les dangers des dioxines, le Professeur BELPOMME sur les perturbateurs endocriniens, le
Professeur SERALINI sur les OGM en font partie.
Leur combat se double aujourd'hui de la mise en cause des liens entre les institutions prétendument indépendantes et de leurs membres qui oublient de déclarer les conflits d'intérêts qu'ils peuvent avoir car ils travaillent parallèlement pour des industriels.
Dans une société corsetée par les intérêts à court terme, ces lanceurs d'alerte sont essentiels. On l'a vu il y a encore quelques mois avec le MEDIATOR et l'agence de sécurité des médicaments qui a lamentablement couvert les agissements de SERVIER.
Pour autant, la répression qui s'abat sur eux est toujours aussi menaçante : coupure de crédits pour les universitaires, menaces physiques dans certains cas, campagnes de diffamation comme celle dont fut victime le généticien SERALINI à propos des OGM,...
Bref, mieux vaut encore faire le mouton et le gros dos : la lâcheté est toujours mieux récompensée.
Raison de plus pour essayer de s'informer par soi même, et c'est ce que propose le réseau environnement santé dont voici le site :
reseau-environnement-sante.fr/
Ils éditent une lettre électronique fot bien faite sur les enjeux de santé publique et les dossiers les plus emblématiques.
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