politique locale
Premier bilan
Trois mois après le 16 mars 2008, est il temps de faire un premier bilan de l'élection municipale ?
Sans doute est-ce utile pour ne pas tomber dans l'activisme tant l'agenda se remplit rapidement de réunions multiples et de sollicitations, et regarder où l'on est de l'objectif que nous nous étions fixé collectivement.
- D'abord, il y avait l'ardente obligation de ne pas voir appliquée la modification de la loi littoral.
- Ensuite, il y avait l'agglomération et le nécessaire maintien d'un dialogue démocratique sur les orientations que doit prendre l'agglo, notamment en matière de transports collectifs.
- Enfin, il y avait l'urgence écologique
Cela passe par une remise à niveau des politiques publiques y compris au niveau local. L'efficacité énergétique doit être le maître mot de cet aggiornamento écologique.
C'est à cette aulne que l'on pourra dire que nous avons bien travaillé.
La prochaine étape en ce sens sera le plan CLIMAT de la Ville sur lequel nous travaillons désormais.
Stratégie réaliste confirmée chez les VERTS
Les VERTS REGION SAVOIE étaient en assemblée générale ce samedi 24 mai à CRAN GEVRIER.
Les VERTS sont en effet organisés en une seule Région pour les deux départements haut savoyards.
Ils sont présents notamment à la Mairie de CHAMBERY en responsabilités d'adjoints ou de vice président de CHAMBERY METROPOLE et Nicole GUILHAUDIN vient d'être élue Conseillère générale à CHAMBERY.
La ligne politique réaliste que nous souhaitons pour les VERTS a été confirmée très majoritairement par les adhérents qui ont rejeté à 61% toute forme de sanction à l'égard des choix que nous avions fait au moment des municipales malgré les demandes en ce sens d'une coalition hétéroclite, et ont voté pour la motion que je soutenais à 57% pour les élections au Conseil de région.
C'est un signe encourageant de maturité politique et de pragmatisme en cette période où le réchauffement climatique nous donne raison (bien tardivement) sur les alertes que nous lançons depuis vingt ans, alors que notre crédit électoral est amputé par des positionnements internes incompréhensibles et une incapacité à s'adresser au-delà d'un public tenté par l'extrême gauche.
Les VERTS devraient faire 15% aux élections nationales comme ils le font dans de nombreux autres pays européens : mais pour cela, ils doivent s'adresser à tout le peuple et se positionner en candidat pour exercer des responsabilités et non simplement témoigner ou jouer les Cassandre.
Compte tenu du mode de scrutin français, dont le MODEM fait douloureusement l'apprentissage alors que nous le subissons depuis toujours, cette stratégie passe par des alliances sur des programmes écologistes pour entrer dans les exécutifs.
Les VERTS sont en effet organisés en une seule Région pour les deux départements haut savoyards.
Ils sont présents notamment à la Mairie de CHAMBERY en responsabilités d'adjoints ou de vice président de CHAMBERY METROPOLE et Nicole GUILHAUDIN vient d'être élue Conseillère générale à CHAMBERY.
La ligne politique réaliste que nous souhaitons pour les VERTS a été confirmée très majoritairement par les adhérents qui ont rejeté à 61% toute forme de sanction à l'égard des choix que nous avions fait au moment des municipales malgré les demandes en ce sens d'une coalition hétéroclite, et ont voté pour la motion que je soutenais à 57% pour les élections au Conseil de région.
C'est un signe encourageant de maturité politique et de pragmatisme en cette période où le réchauffement climatique nous donne raison (bien tardivement) sur les alertes que nous lançons depuis vingt ans, alors que notre crédit électoral est amputé par des positionnements internes incompréhensibles et une incapacité à s'adresser au-delà d'un public tenté par l'extrême gauche.
Les VERTS devraient faire 15% aux élections nationales comme ils le font dans de nombreux autres pays européens : mais pour cela, ils doivent s'adresser à tout le peuple et se positionner en candidat pour exercer des responsabilités et non simplement témoigner ou jouer les Cassandre.
Compte tenu du mode de scrutin français, dont le MODEM fait douloureusement l'apprentissage alors que nous le subissons depuis toujours, cette stratégie passe par des alliances sur des programmes écologistes pour entrer dans les exécutifs.
Conseil municipal du 19 mai
Un conseil municipal marqué par des dossiers très techniques concernant le casino de
l'IMPERIAL au regard de la Loi SAPIN sur les marchés publics, des dossiers d'investissement importants comme la seconde tranche du marché de l'ARCADIUM, la future salle de spectacles d'ANNECY (10
millions d'euros au total soit 4 fois moins que le coût du PHARE à Chambéry)et des dossiers plus politiques comme le stationnement payant et les voeux au conseil municipal.
Le stationnement payant décidé par le conseil sur le ténement BALLEYDIER à côté de l'ancien hôpital a donné lieu à une discussion assez stupéfiante.
D'abord sur les parkings relais (P +R) :
un parking relais est un parking extérieur à la ville centre dans lequel pour l'achat d'un billet de transport collectif, le parking et le gardiennage de la voiture individuelle sont gratuits. Ils doivent être excentrés de la ville : si ils sont en coeur de ville, c'est une incitation à venir en voiture en ville. Or, jusqu'à plus ample informé, le terrain BALLEYDIER est à 100 mètres de la vieille ville : le laisser gratuit est une incitation aux voitures ventouses !
Déjà le parking de COLMYR est criticable quant à cette définition : c'était un pis aller parce que Pierre HERISSON ne voulait pas d'un P+R à SEVRIER en cohérence avec le fait que la rive Ouest du Lac n'est pas dans le plan de déplacements urbains.
Demander de poursuivre la gratuité sur ces parkings est un contre sens manifeste.
Pour que les gens prennent le bus, il faut leur compliquer la vie quant aux parkings, sinon ils continuent de prendre leurs voitures, même si l'offre de transport collectif est importante et fiable.
Pan sur le bec au passage à notre collègue qui ignore tout de la tarification de la SIBRA et de la gratuité accordée à de nombreuses catégories d'usagers.
Et une nouvelle importante : la décision du conseil général de financer une étude sur le passage en site propre de la RD 1508
(ex RN 508) pour plus d'un million d'euros.
Ensuite sur les voeux au conseil municipal, puisque le maire a profité des deux premiers voeux déposés par l'opposition municipale sur le TIBET et la PALESTINE pour rappeler que l'usage était dans le conseil municipal que les voeux aient un lien direct avec la vie de la commune, au sens où il puisse s'en saisir pour les défendre utilement en sa qualité de maire auprès des instances compétentes.
C'est ce qui a été pratiqué depuis plusieurs mandats (exemples : le voeu adopté en CM sur la taxe d'habitation ou celui voté à l'agglo sur la loi littoral à mon initiative). Les voeux présentés ne permettant pas cette appropriation par le maire dans le cadre des attributions municipales, le réglement intérieur du CM sera amendé en ce sens.
Rien n'empêchera que ces points puissent être abordés en questions diverses et que chaque conseiller municipal puisse faire flotter un drapeau tibétain sur son balcon pour protester contre les violations des droits de l'homme en CHINE.
Personnellement, j'en ai acheté trois pour une installation sur mon balcon le 8 août 2008 pour la durée des Jeux Olympiques ...
Le stationnement payant décidé par le conseil sur le ténement BALLEYDIER à côté de l'ancien hôpital a donné lieu à une discussion assez stupéfiante.
D'abord sur les parkings relais (P +R) :
un parking relais est un parking extérieur à la ville centre dans lequel pour l'achat d'un billet de transport collectif, le parking et le gardiennage de la voiture individuelle sont gratuits. Ils doivent être excentrés de la ville : si ils sont en coeur de ville, c'est une incitation à venir en voiture en ville. Or, jusqu'à plus ample informé, le terrain BALLEYDIER est à 100 mètres de la vieille ville : le laisser gratuit est une incitation aux voitures ventouses !
Déjà le parking de COLMYR est criticable quant à cette définition : c'était un pis aller parce que Pierre HERISSON ne voulait pas d'un P+R à SEVRIER en cohérence avec le fait que la rive Ouest du Lac n'est pas dans le plan de déplacements urbains.
Demander de poursuivre la gratuité sur ces parkings est un contre sens manifeste.
Pour que les gens prennent le bus, il faut leur compliquer la vie quant aux parkings, sinon ils continuent de prendre leurs voitures, même si l'offre de transport collectif est importante et fiable.
Pan sur le bec au passage à notre collègue qui ignore tout de la tarification de la SIBRA et de la gratuité accordée à de nombreuses catégories d'usagers.
Et une nouvelle importante : la décision du conseil général de financer une étude sur le passage en site propre de la RD 1508
(ex RN 508) pour plus d'un million d'euros.
Ensuite sur les voeux au conseil municipal, puisque le maire a profité des deux premiers voeux déposés par l'opposition municipale sur le TIBET et la PALESTINE pour rappeler que l'usage était dans le conseil municipal que les voeux aient un lien direct avec la vie de la commune, au sens où il puisse s'en saisir pour les défendre utilement en sa qualité de maire auprès des instances compétentes.
C'est ce qui a été pratiqué depuis plusieurs mandats (exemples : le voeu adopté en CM sur la taxe d'habitation ou celui voté à l'agglo sur la loi littoral à mon initiative). Les voeux présentés ne permettant pas cette appropriation par le maire dans le cadre des attributions municipales, le réglement intérieur du CM sera amendé en ce sens.
Rien n'empêchera que ces points puissent être abordés en questions diverses et que chaque conseiller municipal puisse faire flotter un drapeau tibétain sur son balcon pour protester contre les violations des droits de l'homme en CHINE.
Personnellement, j'en ai acheté trois pour une installation sur mon balcon le 8 août 2008 pour la durée des Jeux Olympiques ...
La piste cyclable victime de son succès
La piste cyclable du tour du Lac est aujourd'hui victime de son succès.
Elle est devenue la plus fréquentée sur le plan national, avant celle de l'Ile de Ré.
Sans doute peut on regretter que la laision ferroviaire qui serait si utile maintenant pour transférer sur le rail les voitures qui embouchonnent la RN 508, ait été démontée; nous obligeant à des travaux importants sur le "tram train" dans les années à venir.
Mais le succés actuel de la piste pose maintenant de réels problèmes de sécurité : les accidents se multiplient.
Les différences de vitesse entre les usagers occasionnent des chocs dont certains sont violents.
Destinée au loisir et à la promenade, elle est aussi le terrain de jeux de personnes qui y exercent une activité sportive intense à une vitesse incompatible avec celle des familles et des enfants.
On réfléchit donc à limiter la vitesse (!) sur la piste cyclable pour que certains sportifs deviennent plus raisonnables, notamment lorsqu'ils circulent en groupe compact.
Rançon d'un succès qui nécessite de toutes façons une réflexion d'ensemble à l'occasion du projet de bouclage de la piste cyclable, qui nécessite des aménagements sérieux, comme l'a montrée l'enquête publique, par exemple sur le territoire de la commune de TALLOIRES comme l'a fort bien montré l'association ADEPT en transmettant aux élus et au commissaire enquêteur un contre projet très cohérent.
Elle est devenue la plus fréquentée sur le plan national, avant celle de l'Ile de Ré.
Sans doute peut on regretter que la laision ferroviaire qui serait si utile maintenant pour transférer sur le rail les voitures qui embouchonnent la RN 508, ait été démontée; nous obligeant à des travaux importants sur le "tram train" dans les années à venir.
Mais le succés actuel de la piste pose maintenant de réels problèmes de sécurité : les accidents se multiplient.
Les différences de vitesse entre les usagers occasionnent des chocs dont certains sont violents.
Destinée au loisir et à la promenade, elle est aussi le terrain de jeux de personnes qui y exercent une activité sportive intense à une vitesse incompatible avec celle des familles et des enfants.
On réfléchit donc à limiter la vitesse (!) sur la piste cyclable pour que certains sportifs deviennent plus raisonnables, notamment lorsqu'ils circulent en groupe compact.
Rançon d'un succès qui nécessite de toutes façons une réflexion d'ensemble à l'occasion du projet de bouclage de la piste cyclable, qui nécessite des aménagements sérieux, comme l'a montrée l'enquête publique, par exemple sur le territoire de la commune de TALLOIRES comme l'a fort bien montré l'association ADEPT en transmettant aux élus et au commissaire enquêteur un contre projet très cohérent.
Trop payés ?
Je lisais dans un journal local que pour une réunion tous les trimestres, les élus étaient bien
payés...
Quand je vois la vitesse avec laquelle nos agendas se remplissent, je souris à cette méconnaissance (in)volontaire de l'activité des élus.
Réunion des adjoints tous les lundis après-midi : présentation des projets en cours, arbitrages sur des décisions engageant la Ville, mise en cohérence avec les objectifs de l'agglomération, informations diverses sur les réunions auxquelles la Ville doit être représentée, compte-rendus de l'activité de tel ou tel adjoint, et quelques traits d'humour pour que la réunion soit efficace.
Puis groupe de travail sur l'éventualité de la mise en place d'un parrainage citoyen : pour quelles raisons ? sous quelles formes ?
Puis conseil municipal privé ( c'est à dire sans la participation du public et sans compte-rendu) pour écouter la DRIRE et AREVA présenter le mode opératoire retenu, puis débattre de la dépollution de la SICN avant la réunion d'information de la population le 14 mai à 19 heures au gymnase, rue des edelweiss.
Et pour terminer la soirée, réunion du groupe majoritaire pour partager les informations, valider les décisions politiques à prendre, engager les réflexions nécessaires pour remplir le contrat de mandat passé avec les annéciens.
Ce matin, commission d'appel d'offres pour choisir les entreprises de gardiennage auxquelles la Ville va accorder sa confiance pour la sécurité des locaux municipaux et de BONLIEU : rigueur de la procédure, discussion sur les critères de choix entre les offres, débat sur les modalités d'intégrer encore plus la dimension du développement durable dans les cahiers des charges élaborés par les services.
Et puis préparer la réunion à la préfecture sur les PCB dans le lac qui a lieu ce 9 mai (quelle drôle de date pour être sûr qu'il y ait du monde...), et ne pas oublier de rappeler cette dame qui se plaint que l'on fume dans l'aire de restauration de la Piscine des Marquisats...
Bientôt la commission environnement de l'agglo en plus, puis le bureau du SILA...Il va falloir organiser l'agenda et travailler encore un peu plus. Mais l'enjeu vaut cet investissement en temps et en énergie.
En choisissant de quitter une posture de critique pour porter une politique de changement au sein d'une équipe qui porte un projet clairement écologiste, je savais qu'il faudrait changer de style sans renier les objectifs et les valeurs, mais au contraire les affirmer avec d'autant plus de force qu'ils sont partagés.
Travailler avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux sur un projet de "refuges LPO" dans les jardins municipaux, se préoccuper de planter des espèces méllifères pour participer à la sauvegarde des abeilles sans lesquelles la pollinisation est impossible et donc la vie sur terre, abandonner les productions industrielles dans les réceptions de la Ville au profit des productions locales,...
Petit à petit, inscrire la protection de l'environnement dans les réflexes des décideurs, des fonctionnaires municipaux et des citoyens... Mes premiers contacts avec le personnel municipal montrent une rélle empathie pour une mobilisation encore plus forte en ce sens; ensemble nous avons à relever ici et maintenant le défi du réchauffement climatique.
Avec un baril à 120 $, nous aurons moins de mal à convaincre de la rationnalité de nos choix... Mais lisez si vous ne l'avez pas fait "PETROLE APOCALYPSE" de Yves COCHET: il est urgent d'entrer dans une ère de frugalité énergétique et de convivialité collective.
Quand je vois la vitesse avec laquelle nos agendas se remplissent, je souris à cette méconnaissance (in)volontaire de l'activité des élus.
Réunion des adjoints tous les lundis après-midi : présentation des projets en cours, arbitrages sur des décisions engageant la Ville, mise en cohérence avec les objectifs de l'agglomération, informations diverses sur les réunions auxquelles la Ville doit être représentée, compte-rendus de l'activité de tel ou tel adjoint, et quelques traits d'humour pour que la réunion soit efficace.
Puis groupe de travail sur l'éventualité de la mise en place d'un parrainage citoyen : pour quelles raisons ? sous quelles formes ?
Puis conseil municipal privé ( c'est à dire sans la participation du public et sans compte-rendu) pour écouter la DRIRE et AREVA présenter le mode opératoire retenu, puis débattre de la dépollution de la SICN avant la réunion d'information de la population le 14 mai à 19 heures au gymnase, rue des edelweiss.
Et pour terminer la soirée, réunion du groupe majoritaire pour partager les informations, valider les décisions politiques à prendre, engager les réflexions nécessaires pour remplir le contrat de mandat passé avec les annéciens.
Ce matin, commission d'appel d'offres pour choisir les entreprises de gardiennage auxquelles la Ville va accorder sa confiance pour la sécurité des locaux municipaux et de BONLIEU : rigueur de la procédure, discussion sur les critères de choix entre les offres, débat sur les modalités d'intégrer encore plus la dimension du développement durable dans les cahiers des charges élaborés par les services.
Et puis préparer la réunion à la préfecture sur les PCB dans le lac qui a lieu ce 9 mai (quelle drôle de date pour être sûr qu'il y ait du monde...), et ne pas oublier de rappeler cette dame qui se plaint que l'on fume dans l'aire de restauration de la Piscine des Marquisats...
Bientôt la commission environnement de l'agglo en plus, puis le bureau du SILA...Il va falloir organiser l'agenda et travailler encore un peu plus. Mais l'enjeu vaut cet investissement en temps et en énergie.
En choisissant de quitter une posture de critique pour porter une politique de changement au sein d'une équipe qui porte un projet clairement écologiste, je savais qu'il faudrait changer de style sans renier les objectifs et les valeurs, mais au contraire les affirmer avec d'autant plus de force qu'ils sont partagés.
Travailler avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux sur un projet de "refuges LPO" dans les jardins municipaux, se préoccuper de planter des espèces méllifères pour participer à la sauvegarde des abeilles sans lesquelles la pollinisation est impossible et donc la vie sur terre, abandonner les productions industrielles dans les réceptions de la Ville au profit des productions locales,...
Petit à petit, inscrire la protection de l'environnement dans les réflexes des décideurs, des fonctionnaires municipaux et des citoyens... Mes premiers contacts avec le personnel municipal montrent une rélle empathie pour une mobilisation encore plus forte en ce sens; ensemble nous avons à relever ici et maintenant le défi du réchauffement climatique.
Avec un baril à 120 $, nous aurons moins de mal à convaincre de la rationnalité de nos choix... Mais lisez si vous ne l'avez pas fait "PETROLE APOCALYPSE" de Yves COCHET: il est urgent d'entrer dans une ère de frugalité énergétique et de convivialité collective.
Prendre ses marques...
Six semaines après l'élection municipale, nous entrons dans le vif du sujet.
Quand les élections au SILA auront été faites au sein des intercommunalités qui sont représentées dans ce
syndicat mixte, nous serons en mesure de travailler efficacement.
D'ores et déjà, les commissions se mettent en place, les dossiers prioritaires viennent sur la table, les coopérations se nouent.
Cette architecture à trois niveaux : commune, communauté d'agglomération et syndicat mixte demande à être simplifiée : elle est incompréhensible pour les citoyens, et pose un problème certain de contrôle démocratique sur les décisions prises; surtout lorsque les décisions relèvent de la compétence du Bureau de la structure et non du Conseil comme c'était le cas jusqu'alors au SILA.
Je suis favorable à une élection au suffrage universel des communautés d'agglomération sur listes à la proportionnelle : les 36.000 communes françaises sont aujourd'hui radicalement inadaptées aux enjeux de la défense de l'environnement.
A la Mairie, le dossier de l'agriculture biologique va nous occuper dans les prochaines semaines, tout comme le plan CLIMAT et la compensation des gaz à effet de serre, ou encore la mise en place d'un partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux avec le projet de faire des jardins de la Ville des "refuges LPO" accueillant au mieux l'avifaune.
Ce Lundi, conseil privé sur la dépollution de la Société industrielle de combustibles nucléaires (SICN) rue du radar à ANNECY et réunion publique d'information des riverains dès le 14 mai au soir comme nous nous y étions engagés pendant la campagne municipale.
D'ores et déjà, les commissions se mettent en place, les dossiers prioritaires viennent sur la table, les coopérations se nouent.
Cette architecture à trois niveaux : commune, communauté d'agglomération et syndicat mixte demande à être simplifiée : elle est incompréhensible pour les citoyens, et pose un problème certain de contrôle démocratique sur les décisions prises; surtout lorsque les décisions relèvent de la compétence du Bureau de la structure et non du Conseil comme c'était le cas jusqu'alors au SILA.
Je suis favorable à une élection au suffrage universel des communautés d'agglomération sur listes à la proportionnelle : les 36.000 communes françaises sont aujourd'hui radicalement inadaptées aux enjeux de la défense de l'environnement.
A la Mairie, le dossier de l'agriculture biologique va nous occuper dans les prochaines semaines, tout comme le plan CLIMAT et la compensation des gaz à effet de serre, ou encore la mise en place d'un partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux avec le projet de faire des jardins de la Ville des "refuges LPO" accueillant au mieux l'avifaune.
Ce Lundi, conseil privé sur la dépollution de la Société industrielle de combustibles nucléaires (SICN) rue du radar à ANNECY et réunion publique d'information des riverains dès le 14 mai au soir comme nous nous y étions engagés pendant la campagne municipale.
FRAPNA (3) Le point de vue des agriculteurs
Les agriculteurs étaient représentés à l'AG de la FRAPNA par Christophe LEGER président de la FDSEA et par Jean VULLIET de la Confédération paysanne.
Pour M. LEGER, en matière environnementale et de développement durable, "il y a beaucoup plus de croyants qu'il y a quelques années, mais pas plus de pratiquants". Il donne l'exemple des sites industriels. En HAUTE SAVOIE on installe une seule entreprise sur 1 hectare. En Suisse , sur la même surface, on installe 3 entreprises... Rappelant que l'exploitation moyenne haut savoyarde est de 43 ha, il plaide pour l'urgence d'un changement des politiques publiques.
Jean VULLIET développe l'idée que les urgences sociale, environnementale et économique sont à mener de front. Il est particulièrement déçu de l'absence de mise en oeuvre de la politique des zones agricoles protégées dans le département, et provoque l'assistance en évoquant la possibilité d'une urbanisation en zone forestière pour limiter l'impact sur les zones agricoles. Malgré la prise de conscience environnementale, on continue de renforcer la nécessité de produire toujours plus : la course à l’intensification continue : Une exploitation disparaît toutes les minutes dans l’Europe des 29.
Si l'exploitation maraîchère doit se développer de l'avis général. Les instances agricoles sont actuellement submergées de demandes de jeunes qui ne peuvent pas s’installer. La question du foncier est déterminante et on n'avance pas sur le sujet.
André MUGNIER ( Fédération des chasseurs) évoque la perte de 650 ha par an. Pour les chasseurs qui travaillent désormais fréquemment avec la FRAPNA (par exemple sur les corridors écologiques) la préservation est absolument nécessaire. Pour cela, il faut une vraie politique urbanistique. 1.200 mètres carrés pour une maison est aujourd'hui "ridicule". Il faut des PLU ambitieux pour préserver le territoire = il faut densifier, même en zone rurale.
Bernard DUFOURNET et Jean Michel METRAL (ADAbio) devaient revenir plusieurs fois sur la question de l'agriculture biologique dans le département et de son très faible développement. On importe des laitages bio en HAUTE SAVOIE : 1,3 M € et en viande : 0,8 M € en 2005. La réponse de la FDSEA selon laquelle l'agriculture "de qualité" développée par l'agriculture haut savoyarde autour des AOC rendrait inutile le bio dans le département ne les satisfait pas.
D'autant que les pratiques culturales concernant les prairies artificielles sont de nature à diminuer la richesse biologique des espaces agricoles, tandis que des "progrès technologiques" comme les robots de traite poursuivent dans la voie de l'intensification agricole et de la perte des emplois agricoles.
Pour M. LEGER, en matière environnementale et de développement durable, "il y a beaucoup plus de croyants qu'il y a quelques années, mais pas plus de pratiquants". Il donne l'exemple des sites industriels. En HAUTE SAVOIE on installe une seule entreprise sur 1 hectare. En Suisse , sur la même surface, on installe 3 entreprises... Rappelant que l'exploitation moyenne haut savoyarde est de 43 ha, il plaide pour l'urgence d'un changement des politiques publiques.
Jean VULLIET développe l'idée que les urgences sociale, environnementale et économique sont à mener de front. Il est particulièrement déçu de l'absence de mise en oeuvre de la politique des zones agricoles protégées dans le département, et provoque l'assistance en évoquant la possibilité d'une urbanisation en zone forestière pour limiter l'impact sur les zones agricoles. Malgré la prise de conscience environnementale, on continue de renforcer la nécessité de produire toujours plus : la course à l’intensification continue : Une exploitation disparaît toutes les minutes dans l’Europe des 29.
Si l'exploitation maraîchère doit se développer de l'avis général. Les instances agricoles sont actuellement submergées de demandes de jeunes qui ne peuvent pas s’installer. La question du foncier est déterminante et on n'avance pas sur le sujet.
André MUGNIER ( Fédération des chasseurs) évoque la perte de 650 ha par an. Pour les chasseurs qui travaillent désormais fréquemment avec la FRAPNA (par exemple sur les corridors écologiques) la préservation est absolument nécessaire. Pour cela, il faut une vraie politique urbanistique. 1.200 mètres carrés pour une maison est aujourd'hui "ridicule". Il faut des PLU ambitieux pour préserver le territoire = il faut densifier, même en zone rurale.
Bernard DUFOURNET et Jean Michel METRAL (ADAbio) devaient revenir plusieurs fois sur la question de l'agriculture biologique dans le département et de son très faible développement. On importe des laitages bio en HAUTE SAVOIE : 1,3 M € et en viande : 0,8 M € en 2005. La réponse de la FDSEA selon laquelle l'agriculture "de qualité" développée par l'agriculture haut savoyarde autour des AOC rendrait inutile le bio dans le département ne les satisfait pas.
D'autant que les pratiques culturales concernant les prairies artificielles sont de nature à diminuer la richesse biologique des espaces agricoles, tandis que des "progrès technologiques" comme les robots de traite poursuivent dans la voie de l'intensification agricole et de la perte des emplois agricoles.
FRAPNA (2) Exposé introductif
Jean Claude BEVILLARD, membre de la commission AGRICULTURE de France Nature Environnement, et ancien président de la FRAPNA
de la HAUTE SAVOIE, devait introduire les débats.
Jean Claude devait insister sur la question des corridors bilogiques : les Massifs deviennent des isolats ce qui est un risque pour la biodiversité du fait de la construction de nouvelles routes qui empêchent la faune de circuler. Donnons le simple exemple de l'autoroute A 41 dont les deux branches isolent le SALEVE d'une manière dramatique.
L'ppel commun de la chambre d’agriculture et de la Frapna en 2001 pour défendre le territoire agricole n'a pas eu la suite escomptée.
L'agriculture haut savoyarde est fondée sur l’herbe; ce qui est très positif car c'est un moyen important de stockage du carbone et de réservoir d’eau : la prairie est une éponge qui empêche les lessivages et s'oppose au réchauffement climatique.
Mais l'espace en prairie naturelle diminue; tandis que se développe les prairies "artificielles" moins intéressantes sur le plan de biodiversité et traitées avec des désherbants sélectifs.
Les fauches précoces pour le foin ont pour conséquence que certaines espèces n’arrivent pas à maturité, ce qui contribue à la réduction de la flore présente dans les pâtures.
Les paysages demeurent encore, mais les fruitiers en bordure de pâtures sont en train de disparaître.
On constate un enfrichement des versants : c'est un labeur trop dur mais comment maintenir des espaces ouverts qui sont un atout touristique pour le département.
Enfin, notre département est indigent sur le plan de l’agriculture biologique: la production est très insuffisante : on importe pratiquement tout ce qui est consommé, alors que l'agriculture biologique a un effet d’exemple pour les agriculteurs conventionnels. Même si le monde agricole se félicite de son agriculture de qualité fondée sur des appellations d'origine contrôlée, il reste encore beaucoup de progrès à faire. La "monoculture du reblochon" masque le problème en partie, mais pour combien de temps ?
Jean Claude BEVILLARD tire la sonnette d'alarme : On urbanise pour des centaines d’années. L’espace agricole ne doit pas être conçu seulement comme un espace à urbaniser pour plus tard. Il faut préserver des zones agricoles sur la durée de plusieurs générations. En effet, la cause de ce phénomène est que les gens qui achètent dans le monde rural le font par défaut car les villes sont trop chères. La préservation des espaces agricoles et naturels passe par une politique de l'urbanisme en ville : associer qualité de vie, prix abordables et durabilité.
Cette tendance à la péri urbanisation est aggravée par le fait que les communes qui ne se développent pas beaucoup ne perçoivent pas d’aide. On entre donc dans une course productiviste classique. Pour avoir des ressources, il faut "grossir". Pour grossir, il faut s'endetter. Et pour payer les intérêts des emprunts, il faut à nouveau grandir. Les communes qui adoptent des attitudes plus mesurées apparaissent comme des demeurées...
Et donc les maires de ces communes deviennent les boucs émissaires de telle ou telle partie de leur population. Ceux qui ont refusé des permis de construire et voulu un développement plus durable se fonct sanctionner (Les Gets, Le Grand Bornand, etc.) : les bénéficiaires de permis de construire réfusés se vengent. Ailleurs, les rêves pharaoniques de certains élus (ma zone d'activité, mes lotissements, etc.) se heutent à la majorité du village qui veut raison garder (Andilly,...). La possibilité pour les maires des petites communes d'accorder les permis de construire est aujourd'hui un problème réel de "sécurité politique" des élus ruraux. Si ils ne veulent pas d'histoires avec leurs concitoyens, ils sont poussés à accepter tous les permis de construire quelles qu'en soient les conséquences sur les finances locales. Comme il n'existe aucune péréquation sur la valeur des terrains, la décision du maire peut rendre fortuné en une seule signature compte tenu de la flambée immobilière dans le département.
A suivre : les interventions des autres intervenants
Jean Claude devait insister sur la question des corridors bilogiques : les Massifs deviennent des isolats ce qui est un risque pour la biodiversité du fait de la construction de nouvelles routes qui empêchent la faune de circuler. Donnons le simple exemple de l'autoroute A 41 dont les deux branches isolent le SALEVE d'une manière dramatique.
L'ppel commun de la chambre d’agriculture et de la Frapna en 2001 pour défendre le territoire agricole n'a pas eu la suite escomptée.
L'agriculture haut savoyarde est fondée sur l’herbe; ce qui est très positif car c'est un moyen important de stockage du carbone et de réservoir d’eau : la prairie est une éponge qui empêche les lessivages et s'oppose au réchauffement climatique.
Mais l'espace en prairie naturelle diminue; tandis que se développe les prairies "artificielles" moins intéressantes sur le plan de biodiversité et traitées avec des désherbants sélectifs.
Les fauches précoces pour le foin ont pour conséquence que certaines espèces n’arrivent pas à maturité, ce qui contribue à la réduction de la flore présente dans les pâtures.
Les paysages demeurent encore, mais les fruitiers en bordure de pâtures sont en train de disparaître.
On constate un enfrichement des versants : c'est un labeur trop dur mais comment maintenir des espaces ouverts qui sont un atout touristique pour le département.
Enfin, notre département est indigent sur le plan de l’agriculture biologique: la production est très insuffisante : on importe pratiquement tout ce qui est consommé, alors que l'agriculture biologique a un effet d’exemple pour les agriculteurs conventionnels. Même si le monde agricole se félicite de son agriculture de qualité fondée sur des appellations d'origine contrôlée, il reste encore beaucoup de progrès à faire. La "monoculture du reblochon" masque le problème en partie, mais pour combien de temps ?
Jean Claude BEVILLARD tire la sonnette d'alarme : On urbanise pour des centaines d’années. L’espace agricole ne doit pas être conçu seulement comme un espace à urbaniser pour plus tard. Il faut préserver des zones agricoles sur la durée de plusieurs générations. En effet, la cause de ce phénomène est que les gens qui achètent dans le monde rural le font par défaut car les villes sont trop chères. La préservation des espaces agricoles et naturels passe par une politique de l'urbanisme en ville : associer qualité de vie, prix abordables et durabilité.
Cette tendance à la péri urbanisation est aggravée par le fait que les communes qui ne se développent pas beaucoup ne perçoivent pas d’aide. On entre donc dans une course productiviste classique. Pour avoir des ressources, il faut "grossir". Pour grossir, il faut s'endetter. Et pour payer les intérêts des emprunts, il faut à nouveau grandir. Les communes qui adoptent des attitudes plus mesurées apparaissent comme des demeurées...
Et donc les maires de ces communes deviennent les boucs émissaires de telle ou telle partie de leur population. Ceux qui ont refusé des permis de construire et voulu un développement plus durable se fonct sanctionner (Les Gets, Le Grand Bornand, etc.) : les bénéficiaires de permis de construire réfusés se vengent. Ailleurs, les rêves pharaoniques de certains élus (ma zone d'activité, mes lotissements, etc.) se heutent à la majorité du village qui veut raison garder (Andilly,...). La possibilité pour les maires des petites communes d'accorder les permis de construire est aujourd'hui un problème réel de "sécurité politique" des élus ruraux. Si ils ne veulent pas d'histoires avec leurs concitoyens, ils sont poussés à accepter tous les permis de construire quelles qu'en soient les conséquences sur les finances locales. Comme il n'existe aucune péréquation sur la valeur des terrains, la décision du maire peut rendre fortuné en une seule signature compte tenu de la flambée immobilière dans le département.
A suivre : les interventions des autres intervenants
FRAPNA, une assemblée générale de grande qualité
La FRAPNA (Fédération Rhone Alpes de Protection de la nature) réunissait ce samedi son assemblée
générale et avait organisé une table ronde sur l'aménagement du territoire en HAUTE SAVOIE d'une grande qualité.
Malheureusement, M. MONTEIL, président du Conseil général, n'avait pu se déplacer et était remplacé par un collègue. Ce fut vraiment dommage car c'était l'occasion en pleine crise des PCB dans le lac d'ANNECY et dans le RHONE de réaborder la question de la dépollution de la décharge du RAFFARAY. Pour le reste, les propos tenus par le représentant du Conseil général furent à la hauteur de l'action du Conseil en matière d'environnement et d'aménagement du territoire.
En revanche, l'intervention de Martial SADDIER, député maire de BONNEVILLE, fut significative d'un franc parler qu'il faut saluer.
Avant d'entrer dans le détail des propos tenus, M. SADDIER devait déclarer qu'il s'abstiendrait lors du vote de la loi sur les OGM... Et Lionel TARDY indiquait quant à lui qu'il s'abstiendrait, mais plus sûrement qu'il voterait CONTRE la loi qui revient en seconde lecture apres l'OUKAZE de l'UMP et de SARKOZY enterrant les belles paroles du GRENELLE de l'environnement.
Cette prise de position des deux jeunes députés UMP haut savoyards est loin d'être étrangère à la particularité de notre département en matière agricole : notre économie agricole est fondée sur des productions de qualité et des produits d'appellation d'origine contrôlée.
Nous savons bien que l'introduction des OGM dans l'agriculture est un moyen redoutable de détruire la réputation de nos produits par le biais de la dissémination que personne ne peut empêcher.
Retenons seulement en guise d'introduction à ce compte rendu que 400 hectares agricoles sont perdus chaque année en HAUTE SAVOIE pour l'urbanisation selon la FRAPNA. 600 hectares selon la FDSEA qui considére que l'effet est plus que proportionnel : certaines parcelles enclavées dans l'urbanisation ou isolées ou difficiles d'accès pour les engins agricoles doivent s'ajouter à ce qui est bâti. La Fédération des chasseurs estime quant à elle la perte à 650 hectares.
Le constat est unanime : il faut arrêter cette consommation insensée d'espaces naturels et agricoles.
A suivre...
Malheureusement, M. MONTEIL, président du Conseil général, n'avait pu se déplacer et était remplacé par un collègue. Ce fut vraiment dommage car c'était l'occasion en pleine crise des PCB dans le lac d'ANNECY et dans le RHONE de réaborder la question de la dépollution de la décharge du RAFFARAY. Pour le reste, les propos tenus par le représentant du Conseil général furent à la hauteur de l'action du Conseil en matière d'environnement et d'aménagement du territoire.
En revanche, l'intervention de Martial SADDIER, député maire de BONNEVILLE, fut significative d'un franc parler qu'il faut saluer.
Avant d'entrer dans le détail des propos tenus, M. SADDIER devait déclarer qu'il s'abstiendrait lors du vote de la loi sur les OGM... Et Lionel TARDY indiquait quant à lui qu'il s'abstiendrait, mais plus sûrement qu'il voterait CONTRE la loi qui revient en seconde lecture apres l'OUKAZE de l'UMP et de SARKOZY enterrant les belles paroles du GRENELLE de l'environnement.
Cette prise de position des deux jeunes députés UMP haut savoyards est loin d'être étrangère à la particularité de notre département en matière agricole : notre économie agricole est fondée sur des productions de qualité et des produits d'appellation d'origine contrôlée.
Nous savons bien que l'introduction des OGM dans l'agriculture est un moyen redoutable de détruire la réputation de nos produits par le biais de la dissémination que personne ne peut empêcher.
Retenons seulement en guise d'introduction à ce compte rendu que 400 hectares agricoles sont perdus chaque année en HAUTE SAVOIE pour l'urbanisation selon la FRAPNA. 600 hectares selon la FDSEA qui considére que l'effet est plus que proportionnel : certaines parcelles enclavées dans l'urbanisation ou isolées ou difficiles d'accès pour les engins agricoles doivent s'ajouter à ce qui est bâti. La Fédération des chasseurs estime quant à elle la perte à 650 hectares.
Le constat est unanime : il faut arrêter cette consommation insensée d'espaces naturels et agricoles.
A suivre...
66 sur 101
66 voix pour élire Bernard ACCOYER à la première vice présidence de l'agglomération.
Il lui a donc manqué 35 voix sur 101 pour faire le carton plein que la plupart des autres vice présidents ont obtenu lors du vote.
C'est dire la défiance des conseillers communautaires qui ont suivi l'argumentation de Jean Louis Molié, maire adjoint VERTS de CRAN GEVRIER en trois points : M. ACCOYER a critiqué avec tellement de virulence et d'agressivité le bilan du mandat précédent de l'agglomération que l'on ne peut pas considérer qu'il puisse en être à nouveau le premier vice président; d'autant qu'il n'a pas la disponibilité pour assurer un tel mandat compte tenu de ses éminentes fonctions, et qu'il est "écolo incompatible" comme l'a prouvé son attitude dans le débat sur les OGM.
Malgré la procédure de liste bloquée qui a incité des élus à voter pour toute la liste par souci de simplicité, M. ACCOYER a été rayé largement.
Si le Parti socialiste avait présenté une candidature au poste de premier vice président et non contre Jean Luc RIGAUT à la présidence, Bernard ACCOYER aurait eu bien du mal à être élu...
Bernard ACCOYER était absent du conseil, une preuve par l'exemple de la surcharge de son emploi du temps.
Mais pourquoi cumuler de la sorte des mandats aussi prenants ?
/image%2F0935223%2F20231224%2Fob_20fe5a_fa44fd04-3b83-4512-9dce-534c79192bb9-1.jpeg)