Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
thierry billet
Articles récents

L'OPS soutient Ville des ALPES 2012

16 Octobre 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

L'orchestre des pays de SAVOIE nous fait le plaisir d'une programmation de rentrée s'associant  à l'esprit d'ANNECY Ville des Alpes 2012 le 23 octobre 2012.

 

Concert d'ouverture de l'Orchestre des Pays de Savoie sous le signe de la nature et du hautbois.

 

C'est le 23 octobre que l'Orchestre des Pays de Savoie donnera son premier concert de la saison à Annecy à l'Eglise Notre Dame.

Le programme est en résonance avec le thème Annecy ville des Alpes 2012 avec une symphonie de Haydn sur le thème de la nature (et un titre un peu savant : Le Philosophe).

 

Mozart sera à l'honneur avec le 5e concerto pour violon aux thèmes tziganes (Roms dirait-on aujourd'hui) défendu par Nathalie Geoffray Canavesio, nouvelle Konzertmeister de l'orchestre. C'est la couleur pastorale du hautbois qui pourra surprendre avec le Concerto anglais de Vaughan-Williams et surtout une création de Philippe Regana pour hautbois et duduk arménien, ce son velouté que l'on entend sur les paysages aux grands espaces au cinéma.


Pour ce programme, l'orchestre dirigé par Nicolas Chalvin qui connaît bien l'instrument accompagnera des solistes de tout premier plan (Nora Cismondi et Levon Chatikyan) puisque c'est l'Orchestre des Pays de Savoie qui accompagne la biennale internationale autour de cet instrument qui se tiendra cette année à Valence.

Un programme avec plusieurs solistes, entre valeurs sûres et découvertes sonores...

 

noracismondi.jpg

mardi 23 octobre Eglise Notre Dame, Annecy, 20h30

Orchestre des Pays de Savoie

Direction Nicolas Chalvin,

avec Nathalie Geoffray Canavesio, violon, Nora Cismondi, Hautbois, Levon Chatikyan, duduk

Wolfgang Amadeus Mozart 
Concerto pour violon n°5 en la majeur K219 
Philippe Regana 
Adana, commande de l’AFH pour duduk et hautbois 
Ralph Vaughan‐Williams 
Concerto pour hautbois en la mineur 
Joseph Haydn 
Symphonie Hob 22 en Mib « Le Philosophe »

http://www.bonlieu-annecy.com/detail?date=102012&event=992 

Lire la suite

Limiter la consommation d'électricité aux heures de pointe

15 Octobre 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Sous l'appellation barbare d'effacement diffus, le projet est de limiter la consommation d'électricité en heures de pointe, à des moments où la FRANCE doit remettre en service des centrales thermiques ou importer de l'électricité. Au lieu de cela, un système informatique coupe les radiateurs chez M. X dans une pièce, le ballon d'eau chaude chez Mme Y.  pendant quelques minutes : l'usager ne s'en rend même pas compte et on économise des gaz à effet de serre et de la consommation d'électricité d'origine fossile. Pour en savoir plus, rendez vous le 22 octobre.


"L'effacement diffus, une source d'économies d'énergie pour notre territoire"


Lundi 22 octobre à 17h30 - Salle Pierre martin à Annecy


Au programme :
 
- Comprendre l'effacement diffus
- Quels enjeux pour la Haute-Savoie ?
- Premiers résultats obtenus dans le département
- Retours d'expérience
- Témoignages d'usagers

Lire la suite

Une élue verte mise en cause pénalement

14 Octobre 2012 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

La presse fait ses gros titres sur la mise en examen d'une élue verte pour blanchiment d'argent. Elle a logiquement démissionné de son mandat de maire adjoint (mais pas du conseil municipal !)  et doit bénéficier de la présomption d'innocence.

Mais ce que je retiens, c'est qu'alors qu'elle est porte parole des Verts de PARIS "un temps proche de M. Placé" selon MEDIAPART, elle travaille dans une structure dépendant du Conseil régional d'Ile de France : le lieu du design.

http://www.lelieududesign.com/pourquoi-le-lieu-du-design

Voilà le système mis en place par Mme DUFLOT et M. PLACE : salarier les responsables des VERTS dans des structures parapubliques relevant des collectivités territoriales, ce qui a pour conséquence de les rendre matériellement dépendants de la politique menée par les mêmes PLACE/DUFLOT...

Après le scandale du Comité régional du Tourisme d'Ile de France présidé par un Vert, voilà qui confirme la politique clientéliste menée par la direction des VERTS en Ile de France.

Pour vous rafraîchir la mémoire, c'est ici :

http://www.thierry-billet.org/article-cohn-bendit-encore-109400887.html

Je lis quelque part que l'avocat de l'élue déclare qu'il ne s'agit pas d'une affaire de trafic de drogue, mais seulement de rapatrier de l'argent de SUISSE sans payer l'impôt... Et cette dame n'est pas priée immédiatement de démissionner de tous ses mandats par les VERTS ? Pas assez grave la fraude fiscale ?


Lire la suite

Hommage à Gilles BOISVERT

13 Octobre 2012 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Gilles BOISVERT était le directeur de l'agence éco-mobilité de CHAMBERY. Avec son regard décalé de québecois et son charmant accent, il était un ardent développeur de l'usage du vélo. Et c'est sur son vélo qu'une voiture l'a fauché...

Il venait de m'envoyer un courriel auquel j'ai répondu alors qu'il nous avait déjà quitté.

Gilles avait la passion du développement des modes doux de déplacement.

Et c'est dans le cadre d'un "Vel'hommage" que son enterrement a eu lieu à CHAMBERY ce samedi.

C'est grâce à des gens comme Gilles que l'agglo de CHAMBERY conservait une réelle avance sur ANNECY en matière de déplacements doux.

Je pense à toi, là où tu es, la tête dans les nuages mais toujours les pieds sur ton pédalier...

Lire la suite

Annecy +3° : habiter une ville plus chaude

12 Octobre 2012 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Je vous rappelle le prochain "mardi du climat" ce 16 octobre 2012 autour du film

« Villes du futur » de Dario Arce et Rafael Guttierez,

avec Prioriterre.

Mardi 16 octobre 2012 à 19h.

Lieu : espace Yvette Martinet (15 avenue des Iles).

Entrée libre et gratuite

Lire la suite

Territoire en transition le 14 octobre

11 Octobre 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Dans le cadre du festival de l'économie, ne manquez pas la journée sur les territoires en transition à l'Auditorium de SEYNOD le dimanche 14 octobre.

Voici le programme :

 

Le scénario négaWatt => Depuis plus de dix ans, vingt-cinq experts et praticiens de l'énergie ont mis en commun leurs connaissances pour élaborer et publier le "scénario négaWatt", l'une des propositions les plus novatrices pour repenser la politique énergétique de la France. Le nouveau scénario rendu public récemment, répond à plusieurs objectifs : montrer qu'une société dite « développée » peut subvenir à ses besoins en diminuant considérablement l'utilisation d'énergies fossiles et nucléaire, proposer des mesures concrètes permettant une réelle transition énergétique et apporter une contribution technique au débat sur la politique énergétique de la France. Conférence à 14h à l'Auditorium de Seynod. Contrairement à ce qui a été annoncé dans le programme. (Entrée libre).

 

Visite de la Ferme de Gruffy => Le GAEC des Chatelets à Gruffy est un exemple en Région Rhône-Alpes : une unité de méthanisation a été installée en 2006 par les frères Domenge, permettant de recycler les déchets organiques de la ferme, pour produire du biogaz, valorisé sous forme d'électricité ou de chaleur. Venez visiter l'installation le dimanche 14 octobre : le rendez-vous est fixé pour un départ groupé à 15h à Seynod, place de l'hôtel de ville (avec un véhicule si possible), ou à 15h30 sur place, pour une visite d'une heure. Inscriptions obligatoire au 07 61 27 03 61 ou par mail : info@festivaldeleconomie.org.

 

"La clef des terroirs", un film de Guillaume Bodin. => Au début du XXème siècle, un philosophe: Rudolf Steiner a émis des idées sur l'avenir de l'agriculture, pour lui le système en place était voué à l'échec. L'agriculture doit être réfléchie au sein d'organismes agricoles complexes avec la présence d'animaux, de cultures diverses en totale harmonie avec la nature. Il a appelé cette méthode l'agriculture biodynamique. Le monde du vin a rapidement compris l'enjeu de cette agriculture, la perte de la notion de terroir s'est fait ressentir plus tôt que dans les autres productions. Les vignerons sont des personnes très pointilleuses pour l'élaboration de leurs vins, dans les vignes comme à la cave, un métier où chaque détail a son importance. La biodynamie s'est énormément développée grâce à la précision de ces personnages charismatiques, intelligents qui vous scotchent littéralement lorsqu'ils transmettent leur savoir. Ce documentaire, La Clef des Terroirs, explique la biodynamie au travers du monde du vin. Projection à 17h à l'Auditorium de Seynod, en présence de Philippe Héritier, un vigneron de Frangy qui pratique la biodynamie. (Entrée 8 €, tarif réduit 7 €, groupe 6 €).

Lire la suite

Yves PACCALET et la VANOISE

10 Octobre 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

L'ami Yves PACCALET s'insurge contre l'attitude des élus de la VANOISE à propos de la Charte du Parc National qu'ils rejettent massivement malgré le travail de préparation réalisé en amont. Gageons que nous aurions la même situation en HAUTE SAVOIE.

Voici le texte d'Yves et la possibilité de s'associer au coup de gueule salutaire de l'enfant de BOZEL.

Yves Paccalet 

 

Appel pour la Vanoise

La Vanoise, sa centaine de sommets de plus de 3 000 mètres, ses glaciers bleus sublimes (même s’ils régressent), sa flore de l’extrême, sa faune étonnante (bouquetins et chamois, lagopèdes et gypaètes, aigles et papillons apollons)… La Vanoise des merveilles ! La montagne de mes ancêtres, de mes balades et de mes rêves d’enfant ! Le « jardin vertical » (disait Samivel) des amoureux de la nature…

La Vanoise est à nouveau menacée…

Le premier parc national français a été créé en 1963. Il fêtera l’an prochain son cinquantenaire. Le gâteau d’anniversaire risque d’avoir mauvais goût… La cupidité des bétonneurs et la courte vue (que dis-je ? l’aveuglement !) des conseillers municipaux des communes alentour, sont en train de saper les principes de sa protection et de menacer ses richesses.

En 1963, j’avais dix-huit ans, je me suis battu pour que ce parc existe – derrière d’autres amoureux de la montagne : Samivel, Roger Frison-Roche, Pierre Tairraz, Jean Carlier, Pierre Pfeffer, Robert Hainard ou Jean Dorst… Une bagarre a opposé les promoteurs immobiliers et les aménageurs de stations de ski aux amis de la nature. Nous avons mobilisé.  Les citoyens ont gagné.

Un demi-siècle plus tard, devons-nous reprendre les « armes » ? J’ai l’impression d’avoir rajeuni de cinquante ans, mais sans aucun plaisir ! Je siège (sous ma casquette de conseiller régional Rhône-Alpes) au Conseil d’administration (et au bureau) du parc. Une loi nous demande de rédiger une Charte qui fixe les objectifs et les règles de l’aire protégée, composée désormais d’un « cœur de parc » (l’ancienne « zone  centrale ») et d’une « zone optimale d’adhésion » (l’ex-« zone périphérique »). À cette Charte, nous devons joindre une carte des vocations des territoires dans la zone d’adhésion.

Nous avons travaillé deux ans à la réalisation de ce document. Nous sommes parvenus à un compromis entre les divers groupes ou personnalités concernés : élus locaux (mais je suis aussi un élu local !), services de l’État, Conseil régional, Conseil général, Conseil scientifique, associations de protection de la nature, Conseil économique et social, personnels du parc, etc. ; le tout sous l’« œil » vigilant du préfet et de la sous-préfète. Le 28 mars 2012, notre Conseil d’administration a décidé d’« arrêter » la Charte et sa carte en l’état, et de les soumettre à l’enquête publique.

Chacun des organismes concernés doit d’abord donner son « avis ». Nombre de structures (la Région, etc.) ont répondu : « favorable ». Le Conseil général de la Savoie, présidé par Hervé Gaymard, a pondu un texte particulièrement ambigu et inquiétant.

Tout dérape avec les conseils municipaux.

Ou bien les délégués des maires au Conseil d’administration nous ont menés en bateau, ou bien ils ne représentent pas les édiles qui les ont envoyés, ou bien ils ne tiennent pas leurs troupes : sur la trentaine de communes appelées à se prononcer, plus de la moitié ont déjà rendu leur avis. À une exception près (« avis réservé »), toutes les réponses sont négatives. « Défavorable »…

Les conseillers municipaux n’ont toujours pas compris l’intérêt qu’ils ont à disposer gratuitement, dans leur commune, d’une merveille naturelle – d’un « monument naturel », comme disent les Américains. Aveuglés par la réussite financière de Courchevel ou de Val d’Isère, jaloux du fric qui y coule en avalanche et incapables de penser qu’il existe une autre façon de mener des activités touristiques que celle qui consiste à bétonner la montagne, à étendre au moindre vallon le domaine skiable et à élargir les pistes en autoroutes, ils affirment leur volonté de « rester maîtres chez eux ». À bas l’État, à bas les Parigots : comme il y a cinquante ans ! Telle qu’elle est rédigée la Charte ne leur impose pourtant pas plus de contraintes que celle d’un banal parc naturel régional : autrement dit, presque rien. Mais c’est encore trop. Alors que ni le texte, ni la cartographie ne leur seraient « opposables » dans les zones à vocation touristique (esquissées dans de vagues ellipses), les conseillers municipaux déchirent le document que leurs émissaires ont pourtant adopté…

Ces « responsables » si peu responsables rêvent de « développement économique », mais confondent « bétonnage » et « progrès », « projets immobiliers » et « tourisme durable ». Ils représentent les habitants de la montagne, mais ils n’aiment pas la montagne. Certains d’entre eux (les maires de Val d’Isère et de Bonneval-sur-Arc, par exemple) réclament encore et toujours qu’on ampute une partie du cœur du parc pour y construire des remontées mécaniques.

Amis (vrais amis !) du parc de la Vanoise, anciens ou nouveaux écolos, randonneurs, alpinistes, naturalistes, paysans, défenseurs du patrimoine, bergers des alpages, amoureux de la splendeur des hautes terres et de l’intégrité d’un territoire béni par la géologie et l’évolution, nous devons une fois encore nous mobiliser ! Le parc de la Vanoise a besoin de nos énergies. L’enquête d’utilité publique sera bientôt ouverte. Chacun devra prendre ses responsabilités – les élus (locaux, départementaux, nationaux, européens), la préfecture, la sous-préfecture, le ministère de l’Écologie, le Conseil d’État, le gouvernement, le chef de l’État devront s’exprimer. Ou devraient le faire !

Désirons-nous voir le parc national de la Vanoise prospérer et embellir, plutôt qu’être détricoté et dépérir ? Admettons-nous de voir ce chef d’œuvre remis en cause, grignoté, rongé, démembré par les décisions inopportunes de quelques chefs de village tout droit sortis de Clochemerle ?

Nous sommes nombreux à penser que la Vanoise appartient à ceux qui y vivent, comme moi-même ; mais pas uniquement ! Elle fait partie du patrimoine commun des Alpins, des Français, des Européens, des citoyens du monde, notamment de ceux qui sont encore à naître.

Nous exigeons que la Vanoise reste à jamais un symbole de la grandeur de l’Alpe, de la générosité de la vie, de la variété des  espèces, de la musique du vent, de la poésie des cimes.

 

Voilà pourquoi je vous demande de signer avec moi, sur mon Blog :

www.yves-paccalet.fr

ou sur tout autre support médiatique qui voudra bien s’en faire le relais, cet

 

Appel pour la Vanoise

 

Nous, citoyens de la Savoie, de la France, de l’Europe et du monde, conscients de l’irremplaçable valeur du parc national de la Vanoise ; soucieux de préserver sa splendeur et ses richesses géologiques, aquatiques, botaniques et zoologiques ; désireux de garder, au-delà du « cœur de parc », une « zone d’adhésion » vouée au développement d’un tourisme sage et durable, plutôt qu’au bétonnage et à la laideur…

Nous, anciens ou nouveaux défenseurs du parc national de la Vanoise, appelons nos concitoyens à se mobiliser, à donner leur avis, à peser sur les autorités et les élus des municipalités, du département, de la région et de l’État, afin que le texte de la Charte et sa cartographie tels qu’ils ont été « arrêtés » par le Conseil d’administration, soient adoptés par toutes les parties.

En attendant d’être améliorés dans le sens d’une meilleure protection des sites, des espèces sauvages et des richesses patrimoniales du territoire, c’est-à-dire de la préservation des beautés irremplaçables de la nature et de l’Histoire des hommes… 

 

Nom

Prénom

Qualités

Adresses postale, mail, etc. (Facultatif) 

Lire la suite

Compostelle et moulins à vent

9 Octobre 2012 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Sur le chemin des modernes Sancho PANSA et Don QUICHOTTE, l'ESPAGNE a planté des centaines d'éoliennes, paraboles des antiques moulins à vent que CERVANTES aimait à voir défier par son héros...

De très nombreuses collines sont équipées et l'on passe dans les ASTURIES ou en GALLICE d'éoliennes en éoliennes.

Eoliennes en masse en ESPAGNE, photovoltaïque en ALLEMAGNE, l'EUROPE a engagé sa transition énergétique partout où les initiatives locales et régionales ont pu se développer.

Seuls les pays centralisateurs (Japon, France, pays totalitaires,etc.) envisagent encore le recours au nucléaire.

Le choix énergétique est un choix politique, pas un choix technique. Quand GISCARD et son ministre GIRAUD ont engagé la FRANCE dans le nucléaire, c'était le choix d'EDF et du Corps des Mines.

On attend (comme pour le reste...) les  décisions de ce gouvernement en matière de développement des énergies renouvelables alors qu'il va devoir décider d'investir ou pas dans la réhabilitation des centrales nucléaires en fin de cycle.

Lire la suite

Monchu, caillera ou rider ?

25 Septembre 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Dans le cadre de "Ville des Alpes 2012", nous avons confié au réseau EMPREINTES un travail sur l'image de la montagne pour les jeunes qui aboutira avec l'association de plusieurs classes à la production d'un DVD de synthèse. Qu'est-ce qu'être jeune montagnard aujourd'hui ? "Monchu, caillera ou rider ?"...

Voici une première vidéo réalisée lors des Rendez vous au Jardin ce mois de juin dans les Jardins de l'Europe.

Amusant et instructif pour les décideurs.

 

Lire la suite

Oui au TSCG !

24 Septembre 2012 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Alors que, pour faire un coup politique et essayer de faire oublier leur résignation à accepter la réaffirmation par le PS du nucléaire comme "énergie de l'avenir", les parlementaires VERTS nationaux s'apprêtent à voter contre le TSCG, les eurodéputés appellent clairement à voter pour ce texte. Jean-Paul BESSET rappelle ici pourquoi il faudrait voter OUI. BESSET qui fut notre "mentor" à EUROPE ECOLOGIE conclue :

"Comment dès lors pourrions-nous refuser d’une main hautaine le cadre européen que le Traité institue et, de l’autre main, accepter piteusement sa traduction budgétaire en France ? Ou bien nous sommes solidaires de la démarche globale, pas par discipline majoritaire mais par conviction, ou bien nous devons tirer les conséquences de notre refus du Traité, rompre avec la majorité et quitter le gouvernement. C’est encore une question de cohérence."

 Là où BESSET se trompe lourdement, c'est quand il croit (ou plus certainement fait semblant de croire, car il n'est pas naïf) que les équipes au pouvoir chez les VERTS cherchent autre chose que des postes à n'importe quel prix...

Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance
Pourquoi nous devons dire oui au TSCG


Présenter le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) comme une camisole de force obligeant les Etats européens à s’appliquer une austérité permanente et généralisée n’est pas conforme à la réalité de ce traité, ni dans sa lettre ni dans son esprit. Cette interprétation abusive épouse démagogiquement l’immense désarroi engendré par la crise en fabriquant de toute pièce un bouc émissaire. Si la Grèce, le Portugal ou l’Espagne se sont vus imposer des conditions d’austérité insoutenables et si certains rêvent d’étendre celles-ci à d’autres pays, c’est parce que ceux qui sont aujourd’hui à la manœuvre - les gouvernements formant le Conseil européen et la troïka, Commission européenne, BCE et FMI - agissent sous l’influence d’une orthodoxie libérale décomplexée qui n’a d’autre cible que la réduction des dépenses publiques. Le Traité n’est en rien responsable de cette politique de gribouille. Faudrait-il d’ailleurs qu’il soit entré en vigueur, ce qui n’est pas encore le cas…

Que dit le Traité ? Il fixe essentiellement deux objectifs : la réduction des déficits publics « structurels » à 0,5% du PIB et un retour à un ratio de dette de 60%. Objectifs difficiles à atteindre tant la dérive du financement du modèle de développement dominant (la valse des déficits et le recours immodéré à la dette remplaçant le défaut de croissance infinie) est devenue la colonne vertébrale et l’addiction centrale des politiques menées ces dernières années. Objectifs abrupts mais objectifs indispensables dans la mesure où toute politique, tout projet, tout progrès sont aujourd’hui pris au piège de l’endettement. Rien n’est plus possible si ce n’est une gestion au fil de l’eau accompagnant la dépression économique et sociale.

La rupture

La maîtrise des déficits, sacralisée par le TSCG, constitue donc un changement de cap majeur par rapport à la fuite en avant caractéristique du productivisme, en matière financière comme ailleurs - posant en même temps un pas fédéraliste de coordination budgétaire et de souveraineté économique partagée, soit un « plus » européen.

Si, ironie de l’histoire, ce sont les responsables du laxisme budgétaire extrême qui ont concocté ce traité - les gouvernements européens, Sarkozy en tête -, c’est parce que la crise des dettes souveraines ne leur laissait pas d’autre alternative que de se fracasser contre le mur ou de tenter de rompre avec la spirale du déficit, comme le principal bailleur de fonds, l’Allemagne, les y invitait vivement.

Le Traité n’impose en revanche aucun calendrier ni aucune méthode pour y parvenir (exceptée la réduction des dettes au-delà de 60% à hauteur d’un vingtième par an). Les Etats restent libres des délais et des formes. Nulle part n’est gravé dans le marbre que la « discipline budgétaire » doive s’accomplir à marche forcée ni qu’elle implique nécessairement la réduction des retraites, la baisse des salaires ou la compression des prestations sociales. Au nom de quoi la rigueur des comptes publics se traduirait-elle mécaniquement par l’austérité pour les couches populaires et moyennes, en vertu de quel principe la sobriété collective impliquerait-elle un avenir de sueurs et de larmes, pourquoi la discipline commune s’opposerait-elle à l’équité sociale et à l’équilibre écologique ? Faudrait-il que les déficits soient la condition d’une bonne politique écologique et sociale ? Nos élus régionaux en savent quelque chose. Ne parviennent-ils pas à inscrire leur action dans le cadre d’une « règle d’or » franco-française interdisant aux Régions d’adopter des budgets en déficit (disposition préventive qui a permis à nos collectivités territoriales d’éviter la situation catastrophique des régions espagnoles et italiennes) ?

Une fois le cap fixé, les choix de navigation restent libres, entre nouvelles recettes et économie de dépenses, selon les priorités dont chaque Etat européen se dotera démocratiquement. Aucun pays n’est ligoté, chacun doit seulement savoir s’autolimiter selon ses ressources et renoncer à l’insoutenable légèreté d’un développement à crédit. La notion de « déficit structurel » (c’est-à-dire, ce qui reste du déficit public une fois qu’on en a expurgé les aléas de la conjoncture économique d’un pays) introduit d’ailleurs une variable de souplesse, ouvrant à chaque pays, selon sa situation, un champ d’interprétation et de gestion au-delà des 0,5% exigés. Dans ce cadre, on peut imaginer l’hypothèse de comptabiliser hors déficit structurel les investissements écologiques et sociaux. Ou encore retenir l’option d’un grand emprunt européen pour financer la transition écologique (2000 milliards sur dix ans) qui serait contracté auprès de la BCE et non auprès des marchés afin d’éviter d’alourdir les déficits et de creuser la dette.

En réalité, le Traité se jouera politiquement, dans ses effets induits, c’est-à-dire dans les choix et les moyens mis en œuvre pour parvenir à la stabilité financière. Où et comment augmenter les recettes, où et comment réduire les dépenses ?

C’est là que notre vigilance sera requise – la tentation de faire aveuglément feu sur les dépenses publiques disposant évidemment de forts bastions -, c’est là que nos propositions – réduction des niches, fraudes et évasions fiscales, régulation bancaire d’airain, imposition du capital, disparition des subventions anti écologiques, chasse aux multiples gaspillages du bien commun que constitue l’argent public, pacte d’investissement écologique - trouveront matière à s’exprimer positivement. Le rendez-vous est décisif pour l’écologie politique : le Traité lui ouvre l’espace pour développer ses solutions et faire entendre sa différence.

De notre point de vue donc, les deux objectifs du Traité ne sont pas diaboliques, contrairement aux caricatures ou aux préjugés qui ont cours.

Nous pensons qu’ils sont positifs :

- ils sont de nature à permettre d’échapper aux diktats des marchés en réduisant progressivement les besoins d’emprunt et, subséquemment, en donnant aux peuples et aux politiques le moyen de recouvrer une souveraineté réelle pour réaliser leurs choix ;

- ils engagent l’Europe vers plus d’intégration, budgétaire en l’occurrence, qui conforte l’union monétaire et ouvre sur une convergence bancaire, fiscale et économique qui permet d’envisager à la bonne échelle une sortie de crise par la transition écologique ;

- ils sont en cohérence avec notre vision écologique de la société et du futur. Oui, la dette est la fille ainée du délire productiviste et les déficits qui l’alimentent sont les ennemis déclarés de l’écologie. Oui, leur décroissance est indispensable. Oui, le respect des équilibres financiers mérite autant d’attention que celui des écosystèmes dans la mesure où la rupture de l’un ou de l’autre laisse planer la menace d’un collapsus collectif. Oui, la fuite en avant financière participe à l’ordre de la démesure. Oui, le temps de l’insouciance et de l’excès doit là aussi s’interrompre.

La dynamique

Néanmoins, pris isolément, le TSCG vaudrait qu’on s’en méfie. La seule discipline budgétaire ne constitue pas en effet une garantie suffisante pour sortir de la crise et engager la transition vers une économie verte. Un « blitz » budgétaire n’aboutirait qu’à un exercice de cure récessionniste, susceptible de tuer le malade, quasi suicidaire, s’il ne s’accompagnait en même temps d’un effort d’investissement pour lui donner un sens, créer de l’emploi, retrouver un niveau d’activité compatible avec les besoins sociaux et le substrat écologique, finançant de surcroît le désendettement grâce à la hausse des recettes fiscales.

C’est là qu’interviennent les « compléments » au Traité sur lesquels le Conseil européen du 29 juin s’est engagé sous l’impact de l’élection de François Hollande : pacte dit de croissance, taxation des transactions financières, supervision bancaire, abondement de la Banque européenne d’investissement (BEI)… Le TSCG n’est donc plus réduit à la seule contrainte d’une stricte orthodoxie budgétaire.

Les pistes ouvertes par le Conseil européen (que les autorités bruxelloises doivent concrétiser d’ici la fin de l’année sous la forme d’une feuille de route et qui pourront être amendées/complétées/enrichies) sont encore loin d’être des voies royales et recèlent bien des incertitudes. Quelle ampleur et quelle destination du produit de la taxation financière, quel fléchage des investissements sur la transition énergétique et l’économie verte, quelle force de levier de la BEI, quelle redistribution des fonds de cohésion, quelle intervention de la BCE, quels modes de gouvernance pour conduire la feuille de route ? Autant de questions complexes autour desquelles le consensus européen sera une fois de plus délicat à négocier. Mais le paysage a changé. Il s’inscrit désormais dans une volonté de compromis entre deux nécessités reconnues indissociables : rigueur et relance.

Une dynamique de sortie de crise est désormais possible. Elle est fragile, non garantie, mais réelle.

C’est là encore que nous sommes requis pour inscrire l’empreinte écologique. Dans le cadre de l’assainissement des finances publiques, hors duquel rien n’est envisageable, l’enjeu porte maintenant sur le contenu du volet d’investissement et les moyens de le financer. Nous savons grosso modo ce qu’il faudrait faire, nous disposons de la panoplie des argumentaires et des expertises dans nos programmes français et européens. A nous, là où nous sommes en situation de peser, en France, en Allemagne, en Belgique, au Parlement européen, de contribuer à fixer des objectifs (des objectifs, pas des conditions car nous ne sommes pas en état d’imposer quoi que ce soit après nos déculottages électoraux récents) qui aillent dans le sens de l’intérêt général et qui, faut-il le préciser, n’appartiennent pas au credo d’une relance keynésienne de la croissance. C’est là encore un champ d’implication des écologistes pour construire le chemin, à condition qu’on partage cette conception du rôle d’Europe Ecologie-Les Verts.

En votant pour le Traité, nous voterons donc aussi pour les pistes ouvertes par le Conseil européen. Notre « oui » au TSCG est un « oui » accompagné d’un « si », c’est-à-dire si les conditions qui l’accompagnent n’ont pas peur de leur ombre, si elles sont de nature à engager une sortie de crise. Mais ces conditions, nous n’attendrons pas qu’elles tombent du ciel, nous nous impliquerons pour les réunir.

La cohérence

Si nous acceptons le Traité et ses compléments, ce sera sans se boucher le nez ni de manière honteuse, par opportunisme politique. Nous le ferons parce que nous jugeons sur le fond que ce « paquet » présente une issue raisonnable, accessible, et que ses dispositions, même si elles ne sont pas trempées dans la meilleure encre écolo, n’érigent pas d’obstacles rédhibitoires à nos yeux. Au contraire. Elles actent un principe d’équilibre financier correspondant à notre représentation du monde et elles présentent des opportunités d’investissements écolo compatibles.

Deux éléments supplémentaires doivent conforter notre résolution.

- La responsabilité européenne. Le Traité et ses compléments sont le produit d’un compromis entre Etats qui, d’un côté, offre à l’Allemagne et aux pays de l’Europe du Nord la garantie que leur solidarité financière se sera pas versée à fonds perdus et, d’un autre côté, ouvre à chaque pays une capacité de rebond économique et social. Il pose une démarche fédéraliste. Son échec, auquel nous aurions concouru peu ou prou, constituerait un séisme politique dont les marchés et les mouvements nationalistes feraient à coup sûr leur miel. La mutualisation des dettes, la perspective des eurobonds, seraient enterrées. Les pare feux de solidarité du MES seraient emportés. Les tentations d’isolement, notamment en Allemagne, seraient renforcées. Au bout du compte, même si le pire n’est jamais sûr, le risque d’un éclatement de l’euro et de l’Europe deviendrait patent.

Nous sommes dans l’Europe, nous souhaitons y rester pour toutes les raisons qu’il est inutile de développer ici, nous voulons faire de ce continent la patrie de l’écologie. Comment les écologistes pourraient-ils alors prendre le risque de participer à un rejet qui ajouterait une crise à la crise, provoquant un déchirement qui mettrait l’Europe à bas et offrirait chaque pays aux marchés comme autant de proies ? C’est une question de cohérence.

- La responsabilité française. François Hollande s’est fait élire sur ses propositions dont l’adossement au pacte budgétaire européen de réduction des déficits, « renégocié » dans le sens de l’ajout d’un volet de relance, constitue l’épine dorsale. Nous avons accepté de participer à la majorité et au gouvernement sur cette base (et non sur celle de l’accord PS-EELV). La volonté de réduction du déficit public à 3% en 2013 n’est un mystère pour personne et faisait partie des engagements du candidat socialiste. Elle déterminera le prochain budget, non sans douleurs. On pourrait préférer un rythme moins brutal. Mais notre participation au gouvernement et à la majorité vaut engagement à voter solidairement ce budget. Comment dès lors pourrions-nous refuser d’une main hautaine le cadre européen que le Traité institue et, de l’autre main, accepter piteusement sa traduction budgétaire en France ? Ou bien nous sommes solidaires de la démarche globale, pas par discipline majoritaire mais par conviction, ou bien nous devons tirer les conséquences de notre refus du Traité, rompre avec la majorité et quitter le gouvernement. C’est encore une question de cohérence.

Lire la suite