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thierry billet

Écologiste annécien

Aménagement des TRESUMS, peut mieux faire sur la sobriété énergétique.

Publié le 11 Mars 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale

Le parti pris d'aménagement de l'ancien hôpital, avec la création d'un espace vert en son centre, ouvert au public et rétrocédé à la Ville, doit être salué.Chacun pouvait craindre une enclave de luxe fermée sur elle-même et inaccessible.

Tel ne sera pas le cas et cela mérite d'être salué.

L'exigence unanime du conseil municipal de la mixité sociale, y compris sur cet espace prestigieux, a été entendu et on doit s'en féliciter.

L'eau sanitaire sera solaire : c'est un progrès sensible par rapport à ce qui se fait à ANNECY aujourd'hui. Nous sommes terriblement en retard en ce domaine. Espérons que l'adoption de l'agenda 21 et la pression incessante que je mets sur ce terrain au conseil municipal nous feront avancer dans la réalisation concrète de bâtiments solaires.

Mais il y a un point de progrès évident : celui de la consommation énergétique. 82 kwh/an/m² ont été annoncés. On peut faire deux fois moins par exemple avec le label MINERGIE que l'association annécienne PRIORITERRE importe en FRANCE. Allez voir sur leur site l'intérêt de cette démarche.

Il faudra que les maîtres d'ouvrage fassent un effort sur cet aspect. Cet aménagement doit être un symbole du passage de la ville d'ANNECY à l'urbanisme du XXI° siècle : sobriété énergétique d'abord.

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L'alliance pour la planète : 16,5/20 à VOYNET

Publié le 7 Mars 2007 par Thierry BILLET dans Elections 2007


L'alliance pour la planète qui regroupe les principales associations nationales de protection de l'environnement, a "noté" les programmes des candidats aux présidentielles.

Dominique VOYNET a obtenu 16,5 sur 20.

Vous trouverez l'explication de cette excellente note sur :

http://www.lalliance-2007.org/index.php?
page=notes&mode=campagne&parti
=HDDB4578f146ef185
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Paroles et débats...

Publié le 6 Mars 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale

Il est politiquement correct de considérer que nos concitoyens veulent plus de débats, plus de démocratie, plus de transparence.

Pour autant, les élus voyoux, condamnés par la justice sont réélus pour la plupart sans difficulté par leurs électeurs.

Pour autant, ceux qui pratiquent d'abord l'écoute sont accusés, comme Ségolène ROYAL, de ne pas avoir de projet et de ne pas avoir la "carrure". L'attente des Français est donc complexe.

Pratiquez la démocratie participative et on vous accuse de manquer d'idées.

Faites valoir un projet et on vous accuse de ne pas écouter.

Pour ne pas faire de la politique par métier, mais par envie, je me trouve néanmoins porteur d'une parole politique élaborée collectivement dans un parti politique foisonnant et créatif.

Il s'agit donc de ne pas trahir cette élaboration collective,car ma parole politique n'a de sens que dans un engagement collectif. Mais aussi d'y mettre mon style, ma conviction, mes préférences, pour ne pas tomber dans la litanie et être moi même.

Exercice difficile.

D'autant plus difficile quand le temps de la réponse est court, de plus en plus court : Répondre à une radio en 1 minute à peine oblige à tenter une synthèse "choc" d'un raisonnement qui est nécessairement complexe si l'on veut tenir une réflexion éco-logique. C'est la fameuse petite phrase que l'on vous reprochera toute votre vie, comme celle de VOYNET à propos de la marée noire de l'ERIKA..

D'autant plus difficile que le contexte est peu encadré, comme le café citoyen d'hier soir, à l'initiative de RCF, la radio chrétienne. Emission forum, où il y a plus de questions que de temps de réponse... Et où il faut assumer de ne répondre qu'à une partie de l'interrogation pour laisser du temps aux 6 autres intervenants. Pas simple !

Heureusement certaines émissions laissent le temps de la confrontation. Le débat sur 8 Mont Blanc avec M. MIGNOLA, de l'UDF de SAVOIE, vice président du Conseil général était de ce "format" : le temps de préciser son point de vue, d'écouter l'autre, de lui répondre, de rebondir sur la question du journaliste. Bref, le temps de ne pas caricaturer pour faire avancer la réflexion, à commencer par ... la mienne !










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A 41 (4), les études prospectives, enfin !

Publié le 5 Mars 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale


Pour avoir travaillé dans un organisme de planification régionale, j'ai acquis une certaine expérience de la langue de bois administrative en matière d'aménagement du territoire.

L'étude de l'agence économique de la HAUTE SAVOIE sur l'Impact de l'A 41 nord-
disponible sur www.haute-savoie.com - ne prend même pas la précaution de formules creuses.

Elle énonce tranquillement que le roi est nu, que rien n'a été anticipé pour prendre en compte les conséquences de cette infrastructure de transport, et qu'il n'y a toujours aucune mesure opérationnelle pour les années qui viennent : « Il s'agit d'imaginer quel peut être l'impact, à court mais aussi à moyen et long terme de la mise en service de l'A 41 nord ».


Or l'autoroute devrait être en service dans une trentaine de mois. D'ici là, il ne se passera RIEN.

L'agence rappelle ce que nous répétons inlassablement :

« Mais les effets négatifs sont et seront également présents, avec le renchérissement du foncier et de l'immobilier ayant un impact immédiat sur le marché du logement en général, sur les difficultés des personnes vivant avec un niveau de vie moyen ou faible, sur la pression à la hausse des salaires dans les entreprises françaises, avec en incidence un frein au développement économique du secteur productif, sur l'activité agricole avec la consommation d'espaces qui lui était dévolu. Tels sont bien les risques à éviter ».

On s'attend donc à ce que l'étude décline les moyens mise en oeuvre pour les éviter. Et pourtant, rien, nada, zéro,... pas un mot sur une politique structurante de lutte contre ces risques évidents.

Tout juste vous propose t-on une liaison par bus vers la nouvelle gare TGV de BELLEGARDE pour gagner 40' vers PARIS...

Et d'organiser le covoiturage pour lutter contre la politique de la ville de GENEVE de chasser les voitures « septante quatre » (sic !) du centre ville.

Pas un chiffre prévisionnel, pas une proposition de programmation, aucune perspective concrète.

Mais la reconnaissance de l'imbécillité du demi échangeur de COPPONEX qui ne dessert que vers le Nord, et de l'isolement de la plate forme d'ARCHAMP qui ne répond pas à l'ampleur des enjeux de la zone frontalière.

Quant à l'aéroport de METZ-TESSY, il sera encore plus concurrencé par les « low costs » de COINTRIN, au moment où le Conseil général reprend l'équipement. Il faudra suivre cela, M. NYCOLLIN quand vous aurez un moment...

A noter que la communauté d'agglomération d'ANNECY n'a même pas participé à cette étude...

Cette étude n'a qu'un mérite, dire que ce que nous savons tous, l'A 41 était un projet de pur copinage politique, qui devait avec feue l'A 400, donner une surface plus importante à la société du Tunnel du Mont Blanc, justifiant l'arrivée de Rémi CHARDON, proche de Jacques CHIRAC, pour son pantouflage doré à CHAMONIX... La catastrophe du 24 mars 1999 devait ruiner les espoirs de M. CHARDON de devenir un jour ministre. Mais l'appareil UMP a réussi à nous imposer l'A 41 pour le meilleur et surtout pour le pire :

Regarder encore plus de camions traverser le sillon alpin et polluer nos vallées.





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SEMNOZ : Un télésiège pour justifier des canons à neige ?

Publié le 4 Mars 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale


Arès une saison sans neige suivie d'une semaine entière de pluie, je ne sais pas quelle est l'épaisseur de neige qui reste au SEMNOZ.

Mais cette affaire de télésiège (2 millions 300.000 euros, soit 15 millions de francs !) me tracasse.

J'ai déjà évoqué sur ce blog les arguments qui sont développés en faveur de cet équipement.

Mais la discussion de l'autre soir avec M. DELATTRE, maire de QUINTAL et vice président du SIPAS, syndicat de protection et d'aménagement du SEMNOZ, confirme qu'il n'y a pas d'eau sur le SEMNOZ en quantité suffisante pour alimenter des canons à neige; et que le SIPAS y est par principe opposé (mais alors pourquoi un essai aurait-il été tenté ces derniers temps ?).

J'entendais sur FRANCE INTER l'autre matin, un responsable national des remontées mécaniques nous expliquer que la saison avait pu être sauvée, malgré les trop faibles froidures, par les canons à neige. Son discours était clair : sans neige artificielle, pas de salut pour les stations de moyenne altitude.

Or le SEMNOZ est directement concerné par le réchauffement climatique compte tenu de sa faible altitude.

Si l'on ne peut effectivement pas y installer de canons à neige parce qu'il n'y a pas d'eau, alors il ne sert à rien de construire un télésiège sans assurance de neige. Ce serait jeter l'argent par les fenêtres. Et nous savons que nos élus UMP sont très attachés à ne pas aggraver les déficits publics et ne veulent surtout pas augmenter les impôts, c'est donc une hypothèse qui ne peut être retenue.

Sauf à ce que l'on ne construise le télésiège, pour ensuite constater que l'enneigement est insuffisant et justifier l'installation de canons pour rentabiliser l'investissement dans le télésiège ?

Comme au GRAND BORNAND où pour « rentabiliser » l'électricité nucléaire surabondante la nuit, on a construit le lac de retenue des MAROLY en haut des pistes en y montant l'eau, amènerait-on l'eau d'en bas au SEMNOZ pour alimenter les canons ?

Ne faut il pas, au contraire, prendre acte que le stade de neige de ski de piste du SEMNOZ est condamné par le réchauffement climatique, et centrer son développement durable sur le ski de fond, la raquette, la promenade et les alpages ?

Nos ainés ont refusé de créer une station de ski nouvelle au SEMNOZ malgré les pressions des promoteurs. C'est cette philosophie qu'il faut adapter à l'ére du réchauffement climatique : ne faut il pas y regarder à deux fois avant de dépenser inutilement 2,3 millions d'euros pour un dinosaure du XXI° siècle.

Les scientifiques de GRENOBLE peuvent sans aucun doute nous donner des éléments fiables sur les évolutions probables de l'enneigement au SEMNOZ, qui permettront de déterminer si cet investissement est faisable sans neige artificielle. Sinon, il faudra saisir les citoyens : voulez vous des canons à neige au SEMNOZ ou le respect du pastoralisme ? Ce pourrait être l'occasion d'une mise en route de liaisons en bus vers le SEMNOZ y compris l'hiver pour diminuer le nombre de voitures sur le

 

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1986, annus horribilis

Publié le 4 Mars 2007 par Thierry BILLET dans Elections 2007

J'avais trente ans en 1986. La gauche était au pouvoir depuis 5 ans. Et voilà que les législatives arrivent et la droite gagne.

Commence la cohabitation entre MITTERRAND et CHIRAC, que MITTERRAND conduira de main de maître, jusqu'à être réélu en 1988 pour un second septennat.

Je crois me souvenir que ce maintien au pouvoir m'avait choqué, sans que j'en mesure toutes les conséquences.

1986, c'est aussi l'explosion de la centrale nucléaire de TCHERNOBYL, et l'incurie des CARIGNON, MADELIN, BARZACH confiant les clés de la maison à l'inénarrable professeur Pellerin, qui ne dira jamais que le nuage radioactif s'est arrêté aux limites de l'hexagone...

C'est pour moi une année de plomb : elle a scellé le désamour des français pour la République, et la défiance permanente contre les pouvoirs.

La cohabitation a réduit la politique à un jeu bizantin abstrait entre un président de gauche et une majorité de droite, ou l'inverse, l'objectif étant d'arriver à la somme nulle en faisant peser le poids de l'inertie sur l'autre. Résultat : la droite et la gauche c'est pareil; votons LE PEN ou extrême gauche. Peut être aujourd'hui BAYROU, le républicain.

Tchernobyl c'est le mensonge d'Etat, c'est l'absence de toute transparence et le dénigrement de la réalité. Depuis vingt ans, à chaque fois qu'on leur ment, les français reparlent du nuage arrêté par miracle à la frontière. Les « bonnes » nouvelles de l'InVS sur les cancers autour des incinérateurs ne sont pas crues. Voir à la tribune un sous préfet triomphant, quelques experts qui repartiront demain et viennent délivrer la bonne parole, est effectivement un remède pour la confiance. Les gens n'y croient plus. La plupart du temps ils ont raison. L'usine d'incinération de GILLY SUR ISERE est exploité surtout depuis 1986, les cancérogènes s'expriment dans les 20 à 30 ans, soit surtout de 2006 à 2016. On s'attend donc à ce que l'on surveille la situation jusque 2016. Et bien non, 2002 suffira bien puisque la situation est sous contrôle. On compare un échantillon insuffisant de moitié de femmes allaitantes en 2006 avec les résultats des concentrations de 2002. En quatre ans, la production de dioxines s'est effondrée. On ment par omission, pour rassurer les populations, et ces mensonges alimentent les rumeurs.

TCHERNOBYL + cohabitation = fin de la politique

Ce scénario est à l'oeuvre depuis 1986 dans la thématique « sortez les sortants »; elle bénéficie en 2007 sans doute à François BAYROU, chevalier béarnais, féru de chevaux et de Jurançon; et c'est bien préférable à 2002 où il permit le scandale LE PEN, ou au NON au Traité constitutionnel européen.

Pourrons nous en sortir en 2007 ?

Certainement pas avec SARKOZY: il a montré avec les émeutes de 2005 ce qu'il était capable de faire.

Avec  ROYAL et sa volonté de débats, on a une chance de sortir de l'ornière et de refaire de la politique.

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"Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent..."

Publié le 2 Mars 2007 par Thierry BILLET dans Elections 2007

"Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent..." 

Depuis longtemps, je cherche l'auteur de cette phrase cynique et méprisante : j'ai enfin trouvé.

Felix ROME, dans la dernière livraison du recueil DALLOZ, stigmatise l'abandon de la promesse de CHIRACde mettre en place une "class action" à la française, c'est à dire la possibilité pour des victimes de se grouper pour faire face aux frais d'un procès dans les domaines de la consommation en particulier. Mais ce serait un énorme progrès en matière environnementale ou sociale. Le syndicat des avocats de France auquel j'appartiens, soutient cette perspective, sans sombrer dans les dérives du mercantilisme américain.

Vous savezque la loi qui devait en esquisser une ébauche a été retiré de l'examen au Parlement en ce début 2007.

L'auteur rappelle les voeux de CHIRAC en janvier 2005 « il faut donner aux consommateurs les moyens de faire respecter leurs droits. Aujourd'hui ils sont démunis parce que, pris séparément, aucun des préjudices dont ils sont victimes n'est suffisamment important pour couvrir les frais d'une action en justice. »

Promesse non tenue donc, comme le stigmatise QUE CHOISIR ? dans sa dernière livraison. Et l'éditorial du DALLOZ a pour titre « Action de groupe, tchao pantins ! »; un ton rarement employé par un revue aussi sérieuse.

Après avoir raconté les avanies de ce projet combattu par le MEDEF en particulier, Félix ROME conclue « Beaucoup de bruit pour rien » se plaindront les novices; « les promesse n'engagent que ceux qui les reçoivent » (J. Chirac, Le Monde, 22 février 1998), ajouteront les persifleurs. »

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François BAYROU, loi littoral et SARKOZY

Publié le 2 Mars 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale




Monsieur François BAYROU vient à ANNECY le 8 mars à l'invitation de Bernard BOSSON et Jean Paul AMOUDRY, les deux parlementaires rescapés de l'UDF en HAUTE SAVOIE.


La seule question que les écologistes veulent lui poser est simple et claire :

"Bernard BOSSON s'est engagé fermement contre la modification par l'UMP de la loi littoral sur les grands lacs, et en particulier sur le lac d'ANNECY. Bernard BOSSON en a fait un combat "sacré" en mémoire de l'action de son père et du Docteur SERVETTAZ. Nous avons réussi, grâce à la mobilisation des associations de protection de la nature et de 18.000 citoyens, à faire reculer le gouvernement qui a suspendu l'application de la loi et du décret d'application. Mais il ne faut pas se tromper : si Nicolas SARKOZY est élu, la loi et son décret seront appliqués par l'UMP triomphante. Dans ces conditions, appellerez vous néanmoins à voter pour SARKOZY au second tour de la présidentielle si vous n'y accédez pas ?"

La réponse à cette question est déterminante quant à la sincérité de François BAYROU et de Bernard BOSSON dans leur combat affiché pour renouveler la vie politique : l'UDF retombera t-elle comme d'habitude dans le giron de la droite comme le pense Jean EXCOFFIER dans sa réaction à mon article "Une majorité UDF-PS-Verts", ou au contraire, affirmera t-elle (enfin !) son autonomie en prenant le risque d'une alliance avec la gauche ?

Si tel n'était pas le cas, Dany COHN BENDIT aurait une nouvelle fois raison : François BAYROU ne serait qu'un fusil à un coup.Et la loi littoral un simple prétexte électoral... Je ne veux pas le croire de la part de Bernard BOSSON.

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Yann Arthus Bertrand, les chevaux et VOYNET

Publié le 1 Mars 2007 par Thierry BILLET dans Elections 2007


J'adore cette série de photos de chevaux de Yann Arthus Bertrand mises en scène avec soin et en même temps replacées dans leur contexte social ou naturel.

Comme Renaud, Yann Arthus Bertrand soutient la candidature de Dominique VOYNET.

Yann Arthus Bertrand, qui a beaucoup voyagé pour faire ses photos aériennes milite pour la compensation des gaz à effet de serre.

Vous pouvez trouver ses photos de chevaux sur
http://www.yannarthusbertrand.com/yann2/affichage_bestiaux.php

Et  vous trouverez son projet de compensation des GES en mutualisant des dons de "pollueurs" comme nous le sommes tous au Nord, qui aideront des habitants du Sud à ne pas produire de CO2 sur le site de l'ADEME, l'agence pour la maîtrise de l'énergie.

Mais il vaut encore mieux limiter au maximum ses émissions de GES en utilisant au maximum les transports collectifs et la marche à pied ou le vélo.


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« Singing in the rain » à la C2A

Publié le 28 Février 2007 par Thierry BILLET dans Politique locale

On rit heureusement (aussi) lorsque l'on est élu.

L'avant dernière fois, ce fut lors de la réunion de la communauté d'agglomération, jeudi dernier.

Bernard ACCOYER fait la liste des décisions du président Bernard BOSSON. La dernière concerne la désignation d'un avocat pour défendre la CAA contre la ville d'ANNECY LE VIEUX.

Jean Louis MOLIE, conseiller municipal vert de CRAN GEVRIER pose alors la question de savoir comment une affaire d'abri bus a pu conduire à une saisine du Tribunal administratif.

Première réponse de Bernard BOSSON : tout cela s'est fait d'un commun accord; il faut régler le problème des appels d'offres sur les abris bus puisqu'on ne sait pas si c'est de la compétence de l'agglo ou des communes. Mais depuis 25 ans, c'est la compétence des communes, mais comme cela ennuie ANNECY LE VIEUX et SEYNOD, alors on demande au Tribunal de dire le droit.

Cela pouvait en rester là.

Mais Bernard ACCOYER reprit la parole, puis Françoise CAMUSSO, puis Bernard BOSSON, puis l'une , puis l'autre... Personne ne voulant parler l'avant dernier.

D'où il ressortait que les deux communes périphériques avaient refusé de créer un groupement commun avec ANNECY pour les abri bus, et que maintenant l'annonceur refuse de ne prendre que les abri bus périphériques qui sont moins intéressants pour la publicité...

Ce que contestaient avec véhémence Bernard ACCOYER et Françoise CAMUSSO... Le tout dura vingt bonnes minutes, plus que le débat d'orientation budgétaire.

Même sur les abri bus, les ponts sont rompus entre l'UDF et l'UMP; et ce fut vraiment un moment hilarant de voir nos grands élus se chamailler de la sorte.

J'imaginais, en ce soir pluvieux, Françoise CAMUSSO et Bernard ACCOYER chantant « Singing in the rain » dans une rue de SEYNOD, laissant partir un bus qui les éclaboussait, emportant Bernard BOSSON, au sec, vers les abris bus annéciens.

La politique, c'est presque une comédie musicale, quand on se donne la peine de rêver un peu.



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