Parking payant au nouvel hôpital
J'ai refusé de signer la pétition demandant la gratuité du parking du nouvel hôpital.
Je m'en explique.
Le prix du parking et sa raréfaction sont les moyens les plus efficaces pour que les gens changent leurs habitudes : qu'ils abandonnent leur voiture chérie parce que le parking est trop cher et qu'il manque de places.
La gratuité du parking est au contraire une mesure incitative à la poursuite du schéma traditionnel : tout le monde dans sa voiture personnelle !
Le fait que le parking du nouvel hôpital soit payant est donc une bonne chose dans la mesure où le service public de transports collectif réalise une desserte remarquable de l'hôpital Nord dans des conditions de régularité et de confort exceptionnelles.
Il n'y a donc aucune excuse à ne pas prendre le bus.
Quant aux malades, habitants de l'agglo, et qui se rendent à l'hôpital en consultation, si ils peuvent venir en voiture, c'est que leur état de santé leur permet de se laisser conduire en bus !
Pas de démagogie donc : la gratuité des parkings est une mauvaise chose si l'on veut adopter une démarche cohérente sur le plan environnemental.
En matière environnementale, la ressource gratuite est gaspillable et gaspillée : la qualité de notre air en souffre gravement.
J'espère que d'ici la fin du mandat, la Ville aura étendu son aire de parkings payants car il nous faut convaincre et inciter au seul choix écologique; celui de la SIBRA.
Pour une autre politique agricole

Grâce à l'énorme travail militant fourni au plan local par les AMIS DE LA TERRE & la CONFEDERATION PAYSANNE, les deux jours organisés à l'occasion du Sommet des ministres européens de l'agriculture a été un grand succés.
Près de 1.000 personnes dans les ateliers et conférences de Samedi au Boulodrome, sans doute 3.000 manifestants cet après-midi sur la PAQUIER pour former en lettres immenses les lettres de "CHANGER LA PAC" sur fond de lac d'ANNECY.
On ne peut que se féliciter de cette réunion de militants, agriculteurs, consommateurs et écologistes autour de la revendication d'une agriculture de qualité qui respecte l'environnement et rémunère correctement le travail des paysans, au lieu de dispenser des aides aux céréaliers et de poursuivre dans la voie de l'intensification des pratiques culturales dont le dernier avatar est celui des agrocarburants, responsables de la tension sur les prix des matières premières agricoles de cette année.
Le problème c'est que le Ministre de l'agriculture en FRANCE est le secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) qui est dirigée par les céréaliers et autres betteraviers de moins en moins nombreux, mais de plus en plus puissants du fait de la concentration des productions.
En HAUTE SAVOIE, et le débat organisé par les VERTS avec Alain LIPIETZ ce vendredi l'a bien illustré, la FDSEA est en complet décalage avec la politique de la Fédération nationale.
Sans rentrer dans les débats très techniques des "droits à paiement unique" ou du recouplage entre les aides et la production (aujourd'hui, même si il arrête sa production l'agriculteur continue de toucher les subventions de l'Union européenne...), la FDSEA 74, comme la Confédération paysanne partagent le constat que le territoire n'est pas géré de la même manière par des petits agriculteurs que par des gros.
Nous sommes encore en HAUTE SAVOIE dans une agriculture qui ayant privilégié les productions fromagères de qualité rémunère correctement l'agriculteur et permet de maintenir une agriculture familiale efficace.
Mais les menaces sont là.
La Politique agricole commune doit intégrer le volet environnemental et celui de l'aménagement du territoire : dans ce débat européen, Michel BARNIER reprend la logique d'une agriculture productiviste tournée vers l'exportation.
Exactement l'inverse de ce que nous souhaitons.
Thermographie aérienne : l'exposition
En complément de cette photographie de l'existant, vous pouvez vous faire conseiller par des personnes compétentes sur les meilleurs moyens de trouver des solutions concrètes pour améliorer l'efficacité énergétique de votre logement.
Rendez vous donc très vite à la Mairie pour vous rendre compte des possibilités d'économies d'énergie que vous pouvez réaliser.
Ordures ménagères : une décrue continue
Malgré la croissance de la population, le tonnage de déchets incinérés diminue régulièrement depuis 2002.
A l'époque nous incinérions 53.338 tonnes sur l'agglomération et aujourd'hui seulement 42.052 tonnes pour 2008 en estimation au 31 juillet 2008 : nous avons donc réduit de 22% le volume à incinérer.
C'est une excellente nouvelle, même si nous restons de gros fabricants de déchets avec 418 kilos par an et par habitant.
D'autant que 151 autres kilos sont apportés volontairement dans les déchéteries.
Il nous faut encore faire diminuer nos déchets : le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas.
Des démarches volontaristes vont être engagées vis à vis des distributeurs de l'agglomération pour les raisonner sur les suremballages et sur la reprise des appareils électroménagers.
Si les médias s'y mettent...
FRANCE INTER
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16 septembre
En France, le pôle écologiste est en train de naître.
Il se passe en ce moment chez les verts exactement l’inverse de ce qui se passe au PS et, il faut bien l’avouer, exactement l’inverse de ce qui se passe d’habitude chez les verts depuis des années, puisque dans le mouvement écologiste français, l’amateurisme politique disputait le pointillisme idéologique. Aujourd'hui, la galaxie écologiste est en train de se réunir avec les élections européennes comme horizon. Daniel Cohn-Bendit revient avec son charisme un peu foutraque mais aussi avec cette capacité à agréger des écologistes séparés depuis longtemps : l’alter mondialiste José Bové, le médiatique Nicolas Hulot, des responsables de Greenpeace et même l’austère Eva Joly qui travaille depuis plusieurs années sur les questions d’aide au développement. Ce ne serait qu’une affiche étoilée de plus s’il n’y avait pas en même temps l’amorce d’une réflexion de fond.
Ces derniers temps, beaucoup d’idées écologistes ont été reprises, notamment par le gouvernement.
Mais les responsables écologistes, les responsables d’associations, qu’ils aient participé au Grenelle de l’environnement ou qu’ils l’aient boudé, ont évolué ces derniers mois. D’abord, avant le Grenelle et avant que les principaux candidats à l’élection présidentielle ne défilent devant Nicolas Hulot pour se faire apposer une pastille verte sur le front ; les écologistes étaient considérés comme de doux rêveurs ou des gauchistes mal dégrossis. Les différents ministres verts qui se sont succédés sur le pauvre marocain rabattable de l’environnement se bagarraient avec leur maigre budget. Aujourd’hui, la cause environnementale –c’est vrai - est reconnue par tous. Le ministre de l’environnement est le seul ministre d’Etat, mais le terme "développement durable" est tellement galvaudé qu’il désigne même l’action de prendre un Vélib’ou de fermer le robinet quand on se lave les dents.
Il se trouve que devant ce qui peut apparaître comme leur victoire idéologique, les écologistes sont nombreux à penser que l’urgence environnementale n’est pas réellement prise en compte. Nicolas Hulot, qui est très silencieux en ce moment, laisse parler ses amis. Ces derniers - comme Jean-Paul Besset - se sont rapprochés des verts et de Daniel Cohn-Bendit. Nicolas Hulot rejoint ceux qui estiment que la régulation écologique se heurte au laisser-faire du marcher. Celui qui voulait convaincre les libéraux de promouvoir une croissance dite soutenable met maintenant -dit un de ses proches- : « de plus en plus en avant l’incompatibilité entre les mesures nécessaires à l’écologie et le libéralisme ».
Est-ce cette évolution marque un virage à gauche du mouvement écologiste ?
Ce serait trop simple de le qualifier ainsi. Ils constatent simplement la limite du concept de croissance soutenable. Le projet de plate forme du pôle écologiste, qui est en train de naître s’oppose à « l’organisation productiviste, libérale, consumériste portée par l’idéologie de la croissance ». Donc, la notion de croissance soutenable est caduque. Les écologistes se rapprochent des théories établies dans les années 70 par l’économiste Nicholas Georgescu-Rogen, développées aujourd’hui par Serge Latouche. L’idée c’est que la croissance, qui a longtemps permis l’enrichissement et la répartition est maintenant plus un problème qu’une solution, surtout qu’elle se heurtera bientôt à la raréfaction des matières fossiles. Alors c’est vrai que ce concept séduit plus facilement des électeurs de gauche que de droite puisqu’il implique une certaine régulation par l’Etat. Mais, en même temps, il parait incompatible avec le programme des socialistes qui se donne toujours comme but la redistribution de richesses produites dans le cadre du marché et d’une croissance maximum. Bref, nous sommes à la veille, à gauche d’un débat de fond qui n’a eu d’équivalent que celui entre communistes et sociaux démocrates après guerre.
Taxe Pique Nique
Le PS estime que le projet de "taxe pique-nique" sur les assiettes et couverts jetables était une "nouvelle taxe qui va peser sur le consommateur" et "une mauvaise nouvelle" pour le pouvoir d'achat...
Désolant et grave.
Désolant parce que personne n'oblige nos concitoyens à acheter des gobelets en plastique et autres couverts pour leurs repas, ni surtout les collectivités, les entreprise et les associations pour leurs manifestations, leurs distributeurs automatiques, etc.
Cette mesure permettra de relancer la discussion sur l'utilisation de couverts lavables que l'on a abandonné pour des raisons de confort, alors que cette pratique incite au gaspillage de ressources issues du pétrole.
Grave parce que le PS, en reprenant l'antienne du pouvoir d'achat comme l'alpha & l'omega de la politique de la gauche abandonne de facto le terrain de l'écologie, alors que l'amélioration du bien être de nos concitoyens n'est pas synonyme d'amélioration du pouvoir d'achat.
Gagner plus pour gaspiller plus n'est pas une posture progressiste.
La sobriété est une vertu : vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre, comme le disait Gandhi.
Le PS n'a pas fait sa révolution culturelle.
Maturité, maturité...
Devant le "Parlement" des Verts réunis à Paris, Daniel Cohn-Bendit a annoncé, samedi 13 septembre, qu'il est candidat à la candidature aux élections européennes de juin 2009.
Il hésitait jusqu'ici entre se présenter en France ou en Allemagne et conditionnait son accord au vote du Conseil national interrégional des Verts.
Or celui-ci a approuvé, à l'unanimité, sa proposition d'un rassemblement écologique qui irait de José Bové à des proches de Nicolas Hulot.
"Je suis candidat à une des deux têtes de listes de l'Ile-de-France. Ca peut être une femme, un homme ou un homme, une femme", a déclaré le coprésident des Verts au Parlement européen.
"Je suis Vert européen et je passerai par la procédure des Verts", a-t-il affirmé, ajoutant : "Vous voulez faire un référendum ? On fera un référendum. Vous voulez faire trois assemblées générales ? on fera trois assemblées générales. Pour moi, il n'y a aucune question".
"Je veux un oui franc et massif pour qu'on dise dans la société, "c'est incroyable, il se passe quelque chose, un événement historique dans la galaxie écologiste, ils deviennent matures et capables de s'élargir'". Si on est capable de démontrer cela dans la société, le résultat de 2009, sera mieux que le résultat de 1999", a-t-il lancé sous les applaudissements, en allusion aux 9,72 % de la liste qu'il avait alors menée en France aux européennes.
Et d'assurer : "Les Verts sont incontournables dans cette initiative".
Le texte de la délibération des VERTS est disponible à
http://lesverts.fr/article.php3?id_article=4177
Voilà qui tombe à pic après la publication d'une partie de mon entretien avec LE FAUCIGNY dans l'édition de cette semaine où je plaide pour le réalisme des VERTS, enfin !
Supprimer le ramassage des encombrants.
Il s'agit de renoncer à un mode de collecte des ordures ménagères qui génère de nombreuses nuisances (déchets non conformes, dangereux, et déposés à contretemps par rapport aux jours de collecte).
Ce mode de collecte "en vrac" ne permet pas d'assurer le recyclage des matériels collectés et dont une proportion croissante finit par traîner dans les rues de plus en plus fréquemment.
La suppression s'accompagne du rappel de la possibilité d'une collecte personnalisée au domicile de chaque habitant au coût modique de 10 € le mètre cube par un simple coup de fil à l'agglo (04 50 33 02 12) et de l'obligation légale qui pèse sur les distributeurs de reprendre leurs appareils électroménagers depuis l'instauration de l'écotaxe.
De ce point de vue, les distributeurs font payer l'écotaxe au client mais se montrent peu empressés de lui rappeler que les téléphones, ordinateurs, lave-linges, fours doivent être repris gratuitement comme l'exige la loi.
Il s'agit donc d'améliorer l'efficacité du tri sélectif, tout en assurant un meilleur cadre de vie.
ANNECY devrait suivre cet exemple dans les mois qui viennent.
Une réflexion d'ensemble sur le niveau de qualité de la collecte des ordures ménagères s'impose pour plusieurs raisons : son coût , ses nuisances et sa productivité en termes de recyclage qu'il faut encore améliorer.
Nous pratiquons actuellement une forme de "surqualité" de la collecte en bacs gris sans doute trop fréquentes dans certains quartiers qu'il n'est réellement nécessaire, alors que nous manquons de moyens pour développer des alternatives.
Et nos concitoyens sont prêts à l'entendre et à s'engager : il y avait 107 préinscrits à ANNECY pour l'opération de réduction de sa production de déchets ménagers "STOP AUX DECHETS !" et 288 pour l'agglo. Nous n'avons pu en retenir que 50 sur toute l'agglo. C'est un signe excellent. Même si les objectifs assignés par le Conseil Général à cette opération manquent cruellement d'ambition : placer un "stop pub" sur sa boite aux lettres ou utiliser des paniers ou des sacs réutilisables...
L'urgence environnementale exige plus, mais on ne peut pas demander grand chose au Conseil général en matière de gestion de déchets.
Patrick SEBASTIEN
Je connais mal Patrick SEBASTIEN. Je ne regarde pas ses émissions.
Grâce à INTERNET, je découvre une autre facette de ce personnage tonitruant.
(...)
Interview donnée à TV8.
Compensation des gaz à effet de serre
Il n'y a plus de discussions scientifiques sérieuses sur le sujet.
Par contre, la question de l'accélération du phénomène est posée avec le retrait de la glace sur l'arctique : la banquise recule BEAUCOUP PLUS VITE que les modèles ne l'imaginaient.
On n'explique pas ce recul, mais il est peut-être le signal d'un emballement du phénomène climatique.
La conférence s'est donc fixée pour objectif d'être "carbone zéro"; c'est à dire de compenser la production des gaz à effet de serre (GES) en finançant des actions concrètes de reforestation.
L'idée d'appliquer cette règle à toutes les manifestations organisées à ANNECY (exemple le festival du film d'animation) est en train de germer.
A suivre.
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