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Vice président du SILA...
Depuis vendredi, je suis donc Vice Président du SILA, représentant la Ville d'ANNECY.
Pierre BRUYERE en assure désormais la présidence, et n'était l'incident déplorable concernant l'élection des représentants de la communauté de communes de CRUSEILLES qui donne lieu à toutes les suppositions, la première réunion du Conseil syndical a été marquée par un profond renouvellement des Vices présidents et du bureau du SILA.
Le mandat qui m'a été donné par la Ville, et qui sera porté par les représentants d'ANNECY au bureau et au Conseil syndical est très clair.
La première concerne le schéma d'assainissement collectif et en particulier le refus de continuer à financer des tuyaux pour raccorder quelques maisons individuelles à un coût rédhibitoire et qui incite et justifie ensuite de poursuivre l'urbanisation en mitage de l'espace rural.
La seconde porte sur la gestion durable du Lac d'ANNECY c'est à dire sur la compréhension des phénomènes en cours au niveau de l'éco système du lac.
La crise du PCB nous oblige à être à la hauteur de l'enjeu : comprendre le fonctionnement du lac, les raisons de la dégradation d'éléments naturels : 50% de roselières en moins en 10 ans, destruction des herbiers, diminution significative des pêches de corégones par les pêcheurs amateurs, etc. ou encore les capacités du lac à supporter une fréquentation touristique de bateaux à moteur croissante sans aucun contrôle...
Même si les nouvelles analyses permettent de valider l'absence de nouvelle contamination des poissons du lac par les PCB contenus dans les sédiments, cela ne signifie nullement que nous ne devons pas réfléchir à l'avenir du Lac.
En effet, nous savons déjà qu'une pollution des sédiments aux HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques) est avérée. Celle aux PCB est également une réalité.
De plus, d'autres problèmes doivent retenir l'attention.
Pour n'en citer que quelques uns :
● la réduction de moitié des roselières en 10 ans
● les fortes perturbations des quantités de poissons (corégones) pêchées par les pêcheurs amateurs sur le lac au cours de ces dernières années
● La disparition accélérée des herbiers
● l'absence de toute indication précise sur la fréquentation du lac par les bateaux à moteur à essence et sur leur impact sur le milieu naturel
● l'absence de suivi de l'avifaune et des populations de batraciens
● L'absence de tout système de contrôle des activités polluantes ou d'incivilité sur le lac (pas de « brigade verte » à la différence de lacs voisins)
Pour aller à l'essentiel, la Ville d'ANNECY constate que nous ne sommes pas en capacité aujourd'hui de disposer d'un état des lieux de l'écosystème du Lac d'ANNECY.
Cette lacune ne permet pas de rechercher les solutions de gestion à moyen terme du lac de nature à préserver la biodiversité sur les rives et dans le lac.
Au-delà de l'enjeu écologique, c'est une menace grave sur l'image de marque touristique du lac d'ANNECY et donc sur l'économie de notre territoire.
C'est la raison pour laquelle la Ville soutient le projet de mise en place d'un observatoire du lac, sous la présidence du Préfet de département, représentant de l'Etat qui doit rester le propriétaire du lac et le garant de sa gestion à long terme.
Cet observatoire aurait pour but de constituer une base de données sur l'écosystème de la cluse du Lac dans une démarche écologique intégrée permettant de mettre en oeuvre les moyens de gestion qui permettent d'assurer la plus grande richesse écologique du lac et de son bassin versant.
Si cette biodiversité existe, les poissons seront là au final.
Mais ne confondons pas les causes et les conséquences : le malaise actuel sur la pêche est d'abord la conséquence d'une insuffisante gestion intégrée du lac.
Et cette gestion est impossible si l'on ne se donne pas les moyens d'une étude et d'un suivi global du lac pour comprendre les mécanismes actuellement à l'oeuvre et qui font craindre à certains acteurs une « stérilisation » du lac, en parallèle de ses excellentes qualités biologiques.
Pierre BRUYERE en assure désormais la présidence, et n'était l'incident déplorable concernant l'élection des représentants de la communauté de communes de CRUSEILLES qui donne lieu à toutes les suppositions, la première réunion du Conseil syndical a été marquée par un profond renouvellement des Vices présidents et du bureau du SILA.
Le mandat qui m'a été donné par la Ville, et qui sera porté par les représentants d'ANNECY au bureau et au Conseil syndical est très clair.
La première concerne le schéma d'assainissement collectif et en particulier le refus de continuer à financer des tuyaux pour raccorder quelques maisons individuelles à un coût rédhibitoire et qui incite et justifie ensuite de poursuivre l'urbanisation en mitage de l'espace rural.
La seconde porte sur la gestion durable du Lac d'ANNECY c'est à dire sur la compréhension des phénomènes en cours au niveau de l'éco système du lac.
La crise du PCB nous oblige à être à la hauteur de l'enjeu : comprendre le fonctionnement du lac, les raisons de la dégradation d'éléments naturels : 50% de roselières en moins en 10 ans, destruction des herbiers, diminution significative des pêches de corégones par les pêcheurs amateurs, etc. ou encore les capacités du lac à supporter une fréquentation touristique de bateaux à moteur croissante sans aucun contrôle...
Même si les nouvelles analyses permettent de valider l'absence de nouvelle contamination des poissons du lac par les PCB contenus dans les sédiments, cela ne signifie nullement que nous ne devons pas réfléchir à l'avenir du Lac.
En effet, nous savons déjà qu'une pollution des sédiments aux HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques) est avérée. Celle aux PCB est également une réalité.
De plus, d'autres problèmes doivent retenir l'attention.
Pour n'en citer que quelques uns :
● la réduction de moitié des roselières en 10 ans
● les fortes perturbations des quantités de poissons (corégones) pêchées par les pêcheurs amateurs sur le lac au cours de ces dernières années
● La disparition accélérée des herbiers
● l'absence de toute indication précise sur la fréquentation du lac par les bateaux à moteur à essence et sur leur impact sur le milieu naturel
● l'absence de suivi de l'avifaune et des populations de batraciens
● L'absence de tout système de contrôle des activités polluantes ou d'incivilité sur le lac (pas de « brigade verte » à la différence de lacs voisins)
Pour aller à l'essentiel, la Ville d'ANNECY constate que nous ne sommes pas en capacité aujourd'hui de disposer d'un état des lieux de l'écosystème du Lac d'ANNECY.
Cette lacune ne permet pas de rechercher les solutions de gestion à moyen terme du lac de nature à préserver la biodiversité sur les rives et dans le lac.
Au-delà de l'enjeu écologique, c'est une menace grave sur l'image de marque touristique du lac d'ANNECY et donc sur l'économie de notre territoire.
C'est la raison pour laquelle la Ville soutient le projet de mise en place d'un observatoire du lac, sous la présidence du Préfet de département, représentant de l'Etat qui doit rester le propriétaire du lac et le garant de sa gestion à long terme.
Cet observatoire aurait pour but de constituer une base de données sur l'écosystème de la cluse du Lac dans une démarche écologique intégrée permettant de mettre en oeuvre les moyens de gestion qui permettent d'assurer la plus grande richesse écologique du lac et de son bassin versant.
Si cette biodiversité existe, les poissons seront là au final.
Mais ne confondons pas les causes et les conséquences : le malaise actuel sur la pêche est d'abord la conséquence d'une insuffisante gestion intégrée du lac.
Et cette gestion est impossible si l'on ne se donne pas les moyens d'une étude et d'un suivi global du lac pour comprendre les mécanismes actuellement à l'oeuvre et qui font craindre à certains acteurs une « stérilisation » du lac, en parallèle de ses excellentes qualités biologiques.
SICN, une réunion d'informations utile
Nous l'avions promise lors de la campagne municipale lorsque l'UMP avait tente d'instrumentaliser
ce dossier que je connais bien pour avoir contribué à le placer sur la place publique il y a plusieurs années.
La réunion d'informations sur la dépollution de la SICN a donc été très utile pour expliquer aux riverains pour quelles raisons AREVA déconstruit l'un des bâtiments de l'usine qui ne peut être facilement décontaminé pour y installer en 2010 ensuite une pépinière d'entreprises.
D'où la création d'un "sas" à l'intérieur duquel, en dépression atmosphérique, les travaux auront lieu de manière à créer les conditions d'une parfaite étanchéité vis à vis de l'environnement.
Des piézomètres enterrés dans le sol mesureront la pollution éventuellement subie par la nappe phréatique pendant plusieurs années après l'arrêt des travaux.
Actuellement, ces piézomètres ne signalent aucune activité radioactive.
Un sas va donc recouvrir le bâtiment et se déplacer au fur et à mesure de la déconstruction.
L'ensemble des déchets sera évacué dans une décharge contrôlée pour la filière nucléaire.
Après ces travaux, l'utilisation du site par une activité "conventionnelle" sera parfaitement possible.
Plus de 50 ans d'activité nucléaire prendront donc fin définitivement.
La réunion a montré une bonne connaissance par les annéciens des problèmes posés par l'activité nucléaire, mais aussi combien les mensonges de TCHERNOBYL ont rendu nos concitoyens dubitatifs devant les allégations de l'Etat et d'AREVA...
La réunion d'informations sur la dépollution de la SICN a donc été très utile pour expliquer aux riverains pour quelles raisons AREVA déconstruit l'un des bâtiments de l'usine qui ne peut être facilement décontaminé pour y installer en 2010 ensuite une pépinière d'entreprises.
D'où la création d'un "sas" à l'intérieur duquel, en dépression atmosphérique, les travaux auront lieu de manière à créer les conditions d'une parfaite étanchéité vis à vis de l'environnement.
Des piézomètres enterrés dans le sol mesureront la pollution éventuellement subie par la nappe phréatique pendant plusieurs années après l'arrêt des travaux.
Actuellement, ces piézomètres ne signalent aucune activité radioactive.
Un sas va donc recouvrir le bâtiment et se déplacer au fur et à mesure de la déconstruction.
L'ensemble des déchets sera évacué dans une décharge contrôlée pour la filière nucléaire.
Après ces travaux, l'utilisation du site par une activité "conventionnelle" sera parfaitement possible.
Plus de 50 ans d'activité nucléaire prendront donc fin définitivement.
La réunion a montré une bonne connaissance par les annéciens des problèmes posés par l'activité nucléaire, mais aussi combien les mensonges de TCHERNOBYL ont rendu nos concitoyens dubitatifs devant les allégations de l'Etat et d'AREVA...
PCB : pour une gestion intégrée du Lac d'ANNECY
La crise du PCB dans les sédiments du Lac est le révélateur d'une situation non maîtrisée.
La décision brutale de M. le préfet d'interdire la pêche de l'omble chevalier sur un prélévement isolé montre que l'image de marque du Lac est extrêmement fragile, alors que nous savons qu'elle est un vecteur remarquable de l'économie touristique, et de l'économie tout court de notre bassin de vie.
Quels que soient les résultats des nouvelles mesures de pollution, il est indéniable que l'on ne peut plus continuer de cette manière.
Je viens de découvrir que nous ne disposions pas d'indicateurs intégrés de la gestion du lac. Personne ne dispose d'indicateurs qui permettent de qualifier la situation de l'écosystème et de mettre en relation ses différents paramètres.
Pour ne donner qu'un exemple, la fréquentation des bateaux à moteur n'est absolument pas évaluée : on ne sait pas combien il y a de bateaux sur le lac à l'instant "T", ni combien il serait optimal d'en accepter. Exactement le contraire de ce qui se passe sur le lac du BOURGET.
On sait que l'on a perdu la moitié des roselières en 10 ans, mais depuis peu de temps, et on n'a encore commencé pour s'y opposer.
On sait que les pêcheurs amateurs ont "perdu" plusieurs tonnes de corégones dans leurs filets au cours des dernières années, mais pourquoi ?
On sait qu'il existe une polémique sérieuse sur le nombre de pêcheurs professionnels sur le lac, mais on n'a pas les éléments objectifs utiles.
Par contre, on dispose de comparaisons sérieuses avec les lacs du BOURGET et d'AIGUBELETTE...où l'on ne tolère pas les bateaux à essence.
Bref, la crise du PCB doit nous engager dans la voie d'une gestion intégrée du lac.
Ce que les pêcheurs appellent un "OBSERVATOIRE DU LAC" et qui doit nous permettre d'évaluer l'état de santé de l'écosystème du lac et de prendre suffisamment vite les décisions de gestion qui s'imposent.
Par exemple, la question des eaux pluviales devient de plus en plus pressantes, avec l'imperméablisation croissante du bassin versant, et les pluies de plus en plus violentes qui lessivent les hydrocarbures : le lac se remplit en 6 heures contre 24 heures il y a peu. Ces lessivages drainent des hydrocarbures qui expliquent sans doute la présence de HAP dans les sédiments du lac. Ne faut il pas envisager de capter les eaux pluviales comme nos aînés l'ont fait des eaux usées...
La décision brutale de M. le préfet d'interdire la pêche de l'omble chevalier sur un prélévement isolé montre que l'image de marque du Lac est extrêmement fragile, alors que nous savons qu'elle est un vecteur remarquable de l'économie touristique, et de l'économie tout court de notre bassin de vie.
Quels que soient les résultats des nouvelles mesures de pollution, il est indéniable que l'on ne peut plus continuer de cette manière.
Je viens de découvrir que nous ne disposions pas d'indicateurs intégrés de la gestion du lac. Personne ne dispose d'indicateurs qui permettent de qualifier la situation de l'écosystème et de mettre en relation ses différents paramètres.
Pour ne donner qu'un exemple, la fréquentation des bateaux à moteur n'est absolument pas évaluée : on ne sait pas combien il y a de bateaux sur le lac à l'instant "T", ni combien il serait optimal d'en accepter. Exactement le contraire de ce qui se passe sur le lac du BOURGET.
On sait que l'on a perdu la moitié des roselières en 10 ans, mais depuis peu de temps, et on n'a encore commencé pour s'y opposer.
On sait que les pêcheurs amateurs ont "perdu" plusieurs tonnes de corégones dans leurs filets au cours des dernières années, mais pourquoi ?
On sait qu'il existe une polémique sérieuse sur le nombre de pêcheurs professionnels sur le lac, mais on n'a pas les éléments objectifs utiles.
Par contre, on dispose de comparaisons sérieuses avec les lacs du BOURGET et d'AIGUBELETTE...où l'on ne tolère pas les bateaux à essence.
Bref, la crise du PCB doit nous engager dans la voie d'une gestion intégrée du lac.
Ce que les pêcheurs appellent un "OBSERVATOIRE DU LAC" et qui doit nous permettre d'évaluer l'état de santé de l'écosystème du lac et de prendre suffisamment vite les décisions de gestion qui s'imposent.
Par exemple, la question des eaux pluviales devient de plus en plus pressantes, avec l'imperméablisation croissante du bassin versant, et les pluies de plus en plus violentes qui lessivent les hydrocarbures : le lac se remplit en 6 heures contre 24 heures il y a peu. Ces lessivages drainent des hydrocarbures qui expliquent sans doute la présence de HAP dans les sédiments du lac. Ne faut il pas envisager de capter les eaux pluviales comme nos aînés l'ont fait des eaux usées...
La piste cyclable victime de son succès
La piste cyclable du tour du Lac est aujourd'hui victime de son succès.
Elle est devenue la plus fréquentée sur le plan national, avant celle de l'Ile de Ré.
Sans doute peut on regretter que la laision ferroviaire qui serait si utile maintenant pour transférer sur le rail les voitures qui embouchonnent la RN 508, ait été démontée; nous obligeant à des travaux importants sur le "tram train" dans les années à venir.
Mais le succés actuel de la piste pose maintenant de réels problèmes de sécurité : les accidents se multiplient.
Les différences de vitesse entre les usagers occasionnent des chocs dont certains sont violents.
Destinée au loisir et à la promenade, elle est aussi le terrain de jeux de personnes qui y exercent une activité sportive intense à une vitesse incompatible avec celle des familles et des enfants.
On réfléchit donc à limiter la vitesse (!) sur la piste cyclable pour que certains sportifs deviennent plus raisonnables, notamment lorsqu'ils circulent en groupe compact.
Rançon d'un succès qui nécessite de toutes façons une réflexion d'ensemble à l'occasion du projet de bouclage de la piste cyclable, qui nécessite des aménagements sérieux, comme l'a montrée l'enquête publique, par exemple sur le territoire de la commune de TALLOIRES comme l'a fort bien montré l'association ADEPT en transmettant aux élus et au commissaire enquêteur un contre projet très cohérent.
Elle est devenue la plus fréquentée sur le plan national, avant celle de l'Ile de Ré.
Sans doute peut on regretter que la laision ferroviaire qui serait si utile maintenant pour transférer sur le rail les voitures qui embouchonnent la RN 508, ait été démontée; nous obligeant à des travaux importants sur le "tram train" dans les années à venir.
Mais le succés actuel de la piste pose maintenant de réels problèmes de sécurité : les accidents se multiplient.
Les différences de vitesse entre les usagers occasionnent des chocs dont certains sont violents.
Destinée au loisir et à la promenade, elle est aussi le terrain de jeux de personnes qui y exercent une activité sportive intense à une vitesse incompatible avec celle des familles et des enfants.
On réfléchit donc à limiter la vitesse (!) sur la piste cyclable pour que certains sportifs deviennent plus raisonnables, notamment lorsqu'ils circulent en groupe compact.
Rançon d'un succès qui nécessite de toutes façons une réflexion d'ensemble à l'occasion du projet de bouclage de la piste cyclable, qui nécessite des aménagements sérieux, comme l'a montrée l'enquête publique, par exemple sur le territoire de la commune de TALLOIRES comme l'a fort bien montré l'association ADEPT en transmettant aux élus et au commissaire enquêteur un contre projet très cohérent.
Trop payés ?
Je lisais dans un journal local que pour une réunion tous les trimestres, les élus étaient bien
payés...
Quand je vois la vitesse avec laquelle nos agendas se remplissent, je souris à cette méconnaissance (in)volontaire de l'activité des élus.
Réunion des adjoints tous les lundis après-midi : présentation des projets en cours, arbitrages sur des décisions engageant la Ville, mise en cohérence avec les objectifs de l'agglomération, informations diverses sur les réunions auxquelles la Ville doit être représentée, compte-rendus de l'activité de tel ou tel adjoint, et quelques traits d'humour pour que la réunion soit efficace.
Puis groupe de travail sur l'éventualité de la mise en place d'un parrainage citoyen : pour quelles raisons ? sous quelles formes ?
Puis conseil municipal privé ( c'est à dire sans la participation du public et sans compte-rendu) pour écouter la DRIRE et AREVA présenter le mode opératoire retenu, puis débattre de la dépollution de la SICN avant la réunion d'information de la population le 14 mai à 19 heures au gymnase, rue des edelweiss.
Et pour terminer la soirée, réunion du groupe majoritaire pour partager les informations, valider les décisions politiques à prendre, engager les réflexions nécessaires pour remplir le contrat de mandat passé avec les annéciens.
Ce matin, commission d'appel d'offres pour choisir les entreprises de gardiennage auxquelles la Ville va accorder sa confiance pour la sécurité des locaux municipaux et de BONLIEU : rigueur de la procédure, discussion sur les critères de choix entre les offres, débat sur les modalités d'intégrer encore plus la dimension du développement durable dans les cahiers des charges élaborés par les services.
Et puis préparer la réunion à la préfecture sur les PCB dans le lac qui a lieu ce 9 mai (quelle drôle de date pour être sûr qu'il y ait du monde...), et ne pas oublier de rappeler cette dame qui se plaint que l'on fume dans l'aire de restauration de la Piscine des Marquisats...
Bientôt la commission environnement de l'agglo en plus, puis le bureau du SILA...Il va falloir organiser l'agenda et travailler encore un peu plus. Mais l'enjeu vaut cet investissement en temps et en énergie.
En choisissant de quitter une posture de critique pour porter une politique de changement au sein d'une équipe qui porte un projet clairement écologiste, je savais qu'il faudrait changer de style sans renier les objectifs et les valeurs, mais au contraire les affirmer avec d'autant plus de force qu'ils sont partagés.
Travailler avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux sur un projet de "refuges LPO" dans les jardins municipaux, se préoccuper de planter des espèces méllifères pour participer à la sauvegarde des abeilles sans lesquelles la pollinisation est impossible et donc la vie sur terre, abandonner les productions industrielles dans les réceptions de la Ville au profit des productions locales,...
Petit à petit, inscrire la protection de l'environnement dans les réflexes des décideurs, des fonctionnaires municipaux et des citoyens... Mes premiers contacts avec le personnel municipal montrent une rélle empathie pour une mobilisation encore plus forte en ce sens; ensemble nous avons à relever ici et maintenant le défi du réchauffement climatique.
Avec un baril à 120 $, nous aurons moins de mal à convaincre de la rationnalité de nos choix... Mais lisez si vous ne l'avez pas fait "PETROLE APOCALYPSE" de Yves COCHET: il est urgent d'entrer dans une ère de frugalité énergétique et de convivialité collective.
Quand je vois la vitesse avec laquelle nos agendas se remplissent, je souris à cette méconnaissance (in)volontaire de l'activité des élus.
Réunion des adjoints tous les lundis après-midi : présentation des projets en cours, arbitrages sur des décisions engageant la Ville, mise en cohérence avec les objectifs de l'agglomération, informations diverses sur les réunions auxquelles la Ville doit être représentée, compte-rendus de l'activité de tel ou tel adjoint, et quelques traits d'humour pour que la réunion soit efficace.
Puis groupe de travail sur l'éventualité de la mise en place d'un parrainage citoyen : pour quelles raisons ? sous quelles formes ?
Puis conseil municipal privé ( c'est à dire sans la participation du public et sans compte-rendu) pour écouter la DRIRE et AREVA présenter le mode opératoire retenu, puis débattre de la dépollution de la SICN avant la réunion d'information de la population le 14 mai à 19 heures au gymnase, rue des edelweiss.
Et pour terminer la soirée, réunion du groupe majoritaire pour partager les informations, valider les décisions politiques à prendre, engager les réflexions nécessaires pour remplir le contrat de mandat passé avec les annéciens.
Ce matin, commission d'appel d'offres pour choisir les entreprises de gardiennage auxquelles la Ville va accorder sa confiance pour la sécurité des locaux municipaux et de BONLIEU : rigueur de la procédure, discussion sur les critères de choix entre les offres, débat sur les modalités d'intégrer encore plus la dimension du développement durable dans les cahiers des charges élaborés par les services.
Et puis préparer la réunion à la préfecture sur les PCB dans le lac qui a lieu ce 9 mai (quelle drôle de date pour être sûr qu'il y ait du monde...), et ne pas oublier de rappeler cette dame qui se plaint que l'on fume dans l'aire de restauration de la Piscine des Marquisats...
Bientôt la commission environnement de l'agglo en plus, puis le bureau du SILA...Il va falloir organiser l'agenda et travailler encore un peu plus. Mais l'enjeu vaut cet investissement en temps et en énergie.
En choisissant de quitter une posture de critique pour porter une politique de changement au sein d'une équipe qui porte un projet clairement écologiste, je savais qu'il faudrait changer de style sans renier les objectifs et les valeurs, mais au contraire les affirmer avec d'autant plus de force qu'ils sont partagés.
Travailler avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux sur un projet de "refuges LPO" dans les jardins municipaux, se préoccuper de planter des espèces méllifères pour participer à la sauvegarde des abeilles sans lesquelles la pollinisation est impossible et donc la vie sur terre, abandonner les productions industrielles dans les réceptions de la Ville au profit des productions locales,...
Petit à petit, inscrire la protection de l'environnement dans les réflexes des décideurs, des fonctionnaires municipaux et des citoyens... Mes premiers contacts avec le personnel municipal montrent une rélle empathie pour une mobilisation encore plus forte en ce sens; ensemble nous avons à relever ici et maintenant le défi du réchauffement climatique.
Avec un baril à 120 $, nous aurons moins de mal à convaincre de la rationnalité de nos choix... Mais lisez si vous ne l'avez pas fait "PETROLE APOCALYPSE" de Yves COCHET: il est urgent d'entrer dans une ère de frugalité énergétique et de convivialité collective.
Prendre ses marques...
Six semaines après l'élection municipale, nous entrons dans le vif du sujet.
Quand les élections au SILA auront été faites au sein des intercommunalités qui sont représentées dans ce
syndicat mixte, nous serons en mesure de travailler efficacement.
D'ores et déjà, les commissions se mettent en place, les dossiers prioritaires viennent sur la table, les coopérations se nouent.
Cette architecture à trois niveaux : commune, communauté d'agglomération et syndicat mixte demande à être simplifiée : elle est incompréhensible pour les citoyens, et pose un problème certain de contrôle démocratique sur les décisions prises; surtout lorsque les décisions relèvent de la compétence du Bureau de la structure et non du Conseil comme c'était le cas jusqu'alors au SILA.
Je suis favorable à une élection au suffrage universel des communautés d'agglomération sur listes à la proportionnelle : les 36.000 communes françaises sont aujourd'hui radicalement inadaptées aux enjeux de la défense de l'environnement.
A la Mairie, le dossier de l'agriculture biologique va nous occuper dans les prochaines semaines, tout comme le plan CLIMAT et la compensation des gaz à effet de serre, ou encore la mise en place d'un partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux avec le projet de faire des jardins de la Ville des "refuges LPO" accueillant au mieux l'avifaune.
Ce Lundi, conseil privé sur la dépollution de la Société industrielle de combustibles nucléaires (SICN) rue du radar à ANNECY et réunion publique d'information des riverains dès le 14 mai au soir comme nous nous y étions engagés pendant la campagne municipale.
D'ores et déjà, les commissions se mettent en place, les dossiers prioritaires viennent sur la table, les coopérations se nouent.
Cette architecture à trois niveaux : commune, communauté d'agglomération et syndicat mixte demande à être simplifiée : elle est incompréhensible pour les citoyens, et pose un problème certain de contrôle démocratique sur les décisions prises; surtout lorsque les décisions relèvent de la compétence du Bureau de la structure et non du Conseil comme c'était le cas jusqu'alors au SILA.
Je suis favorable à une élection au suffrage universel des communautés d'agglomération sur listes à la proportionnelle : les 36.000 communes françaises sont aujourd'hui radicalement inadaptées aux enjeux de la défense de l'environnement.
A la Mairie, le dossier de l'agriculture biologique va nous occuper dans les prochaines semaines, tout comme le plan CLIMAT et la compensation des gaz à effet de serre, ou encore la mise en place d'un partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux avec le projet de faire des jardins de la Ville des "refuges LPO" accueillant au mieux l'avifaune.
Ce Lundi, conseil privé sur la dépollution de la Société industrielle de combustibles nucléaires (SICN) rue du radar à ANNECY et réunion publique d'information des riverains dès le 14 mai au soir comme nous nous y étions engagés pendant la campagne municipale.
FRAPNA (3) Le point de vue des agriculteurs
Les agriculteurs étaient représentés à l'AG de la FRAPNA par Christophe LEGER président de la FDSEA et par Jean VULLIET de la Confédération paysanne.
Pour M. LEGER, en matière environnementale et de développement durable, "il y a beaucoup plus de croyants qu'il y a quelques années, mais pas plus de pratiquants". Il donne l'exemple des sites industriels. En HAUTE SAVOIE on installe une seule entreprise sur 1 hectare. En Suisse , sur la même surface, on installe 3 entreprises... Rappelant que l'exploitation moyenne haut savoyarde est de 43 ha, il plaide pour l'urgence d'un changement des politiques publiques.
Jean VULLIET développe l'idée que les urgences sociale, environnementale et économique sont à mener de front. Il est particulièrement déçu de l'absence de mise en oeuvre de la politique des zones agricoles protégées dans le département, et provoque l'assistance en évoquant la possibilité d'une urbanisation en zone forestière pour limiter l'impact sur les zones agricoles. Malgré la prise de conscience environnementale, on continue de renforcer la nécessité de produire toujours plus : la course à l’intensification continue : Une exploitation disparaît toutes les minutes dans l’Europe des 29.
Si l'exploitation maraîchère doit se développer de l'avis général. Les instances agricoles sont actuellement submergées de demandes de jeunes qui ne peuvent pas s’installer. La question du foncier est déterminante et on n'avance pas sur le sujet.
André MUGNIER ( Fédération des chasseurs) évoque la perte de 650 ha par an. Pour les chasseurs qui travaillent désormais fréquemment avec la FRAPNA (par exemple sur les corridors écologiques) la préservation est absolument nécessaire. Pour cela, il faut une vraie politique urbanistique. 1.200 mètres carrés pour une maison est aujourd'hui "ridicule". Il faut des PLU ambitieux pour préserver le territoire = il faut densifier, même en zone rurale.
Bernard DUFOURNET et Jean Michel METRAL (ADAbio) devaient revenir plusieurs fois sur la question de l'agriculture biologique dans le département et de son très faible développement. On importe des laitages bio en HAUTE SAVOIE : 1,3 M € et en viande : 0,8 M € en 2005. La réponse de la FDSEA selon laquelle l'agriculture "de qualité" développée par l'agriculture haut savoyarde autour des AOC rendrait inutile le bio dans le département ne les satisfait pas.
D'autant que les pratiques culturales concernant les prairies artificielles sont de nature à diminuer la richesse biologique des espaces agricoles, tandis que des "progrès technologiques" comme les robots de traite poursuivent dans la voie de l'intensification agricole et de la perte des emplois agricoles.
Pour M. LEGER, en matière environnementale et de développement durable, "il y a beaucoup plus de croyants qu'il y a quelques années, mais pas plus de pratiquants". Il donne l'exemple des sites industriels. En HAUTE SAVOIE on installe une seule entreprise sur 1 hectare. En Suisse , sur la même surface, on installe 3 entreprises... Rappelant que l'exploitation moyenne haut savoyarde est de 43 ha, il plaide pour l'urgence d'un changement des politiques publiques.
Jean VULLIET développe l'idée que les urgences sociale, environnementale et économique sont à mener de front. Il est particulièrement déçu de l'absence de mise en oeuvre de la politique des zones agricoles protégées dans le département, et provoque l'assistance en évoquant la possibilité d'une urbanisation en zone forestière pour limiter l'impact sur les zones agricoles. Malgré la prise de conscience environnementale, on continue de renforcer la nécessité de produire toujours plus : la course à l’intensification continue : Une exploitation disparaît toutes les minutes dans l’Europe des 29.
Si l'exploitation maraîchère doit se développer de l'avis général. Les instances agricoles sont actuellement submergées de demandes de jeunes qui ne peuvent pas s’installer. La question du foncier est déterminante et on n'avance pas sur le sujet.
André MUGNIER ( Fédération des chasseurs) évoque la perte de 650 ha par an. Pour les chasseurs qui travaillent désormais fréquemment avec la FRAPNA (par exemple sur les corridors écologiques) la préservation est absolument nécessaire. Pour cela, il faut une vraie politique urbanistique. 1.200 mètres carrés pour une maison est aujourd'hui "ridicule". Il faut des PLU ambitieux pour préserver le territoire = il faut densifier, même en zone rurale.
Bernard DUFOURNET et Jean Michel METRAL (ADAbio) devaient revenir plusieurs fois sur la question de l'agriculture biologique dans le département et de son très faible développement. On importe des laitages bio en HAUTE SAVOIE : 1,3 M € et en viande : 0,8 M € en 2005. La réponse de la FDSEA selon laquelle l'agriculture "de qualité" développée par l'agriculture haut savoyarde autour des AOC rendrait inutile le bio dans le département ne les satisfait pas.
D'autant que les pratiques culturales concernant les prairies artificielles sont de nature à diminuer la richesse biologique des espaces agricoles, tandis que des "progrès technologiques" comme les robots de traite poursuivent dans la voie de l'intensification agricole et de la perte des emplois agricoles.
FRAPNA (2) Exposé introductif
Jean Claude BEVILLARD, membre de la commission AGRICULTURE de France Nature Environnement, et ancien président de la FRAPNA
de la HAUTE SAVOIE, devait introduire les débats.
Jean Claude devait insister sur la question des corridors bilogiques : les Massifs deviennent des isolats ce qui est un risque pour la biodiversité du fait de la construction de nouvelles routes qui empêchent la faune de circuler. Donnons le simple exemple de l'autoroute A 41 dont les deux branches isolent le SALEVE d'une manière dramatique.
L'ppel commun de la chambre d’agriculture et de la Frapna en 2001 pour défendre le territoire agricole n'a pas eu la suite escomptée.
L'agriculture haut savoyarde est fondée sur l’herbe; ce qui est très positif car c'est un moyen important de stockage du carbone et de réservoir d’eau : la prairie est une éponge qui empêche les lessivages et s'oppose au réchauffement climatique.
Mais l'espace en prairie naturelle diminue; tandis que se développe les prairies "artificielles" moins intéressantes sur le plan de biodiversité et traitées avec des désherbants sélectifs.
Les fauches précoces pour le foin ont pour conséquence que certaines espèces n’arrivent pas à maturité, ce qui contribue à la réduction de la flore présente dans les pâtures.
Les paysages demeurent encore, mais les fruitiers en bordure de pâtures sont en train de disparaître.
On constate un enfrichement des versants : c'est un labeur trop dur mais comment maintenir des espaces ouverts qui sont un atout touristique pour le département.
Enfin, notre département est indigent sur le plan de l’agriculture biologique: la production est très insuffisante : on importe pratiquement tout ce qui est consommé, alors que l'agriculture biologique a un effet d’exemple pour les agriculteurs conventionnels. Même si le monde agricole se félicite de son agriculture de qualité fondée sur des appellations d'origine contrôlée, il reste encore beaucoup de progrès à faire. La "monoculture du reblochon" masque le problème en partie, mais pour combien de temps ?
Jean Claude BEVILLARD tire la sonnette d'alarme : On urbanise pour des centaines d’années. L’espace agricole ne doit pas être conçu seulement comme un espace à urbaniser pour plus tard. Il faut préserver des zones agricoles sur la durée de plusieurs générations. En effet, la cause de ce phénomène est que les gens qui achètent dans le monde rural le font par défaut car les villes sont trop chères. La préservation des espaces agricoles et naturels passe par une politique de l'urbanisme en ville : associer qualité de vie, prix abordables et durabilité.
Cette tendance à la péri urbanisation est aggravée par le fait que les communes qui ne se développent pas beaucoup ne perçoivent pas d’aide. On entre donc dans une course productiviste classique. Pour avoir des ressources, il faut "grossir". Pour grossir, il faut s'endetter. Et pour payer les intérêts des emprunts, il faut à nouveau grandir. Les communes qui adoptent des attitudes plus mesurées apparaissent comme des demeurées...
Et donc les maires de ces communes deviennent les boucs émissaires de telle ou telle partie de leur population. Ceux qui ont refusé des permis de construire et voulu un développement plus durable se fonct sanctionner (Les Gets, Le Grand Bornand, etc.) : les bénéficiaires de permis de construire réfusés se vengent. Ailleurs, les rêves pharaoniques de certains élus (ma zone d'activité, mes lotissements, etc.) se heutent à la majorité du village qui veut raison garder (Andilly,...). La possibilité pour les maires des petites communes d'accorder les permis de construire est aujourd'hui un problème réel de "sécurité politique" des élus ruraux. Si ils ne veulent pas d'histoires avec leurs concitoyens, ils sont poussés à accepter tous les permis de construire quelles qu'en soient les conséquences sur les finances locales. Comme il n'existe aucune péréquation sur la valeur des terrains, la décision du maire peut rendre fortuné en une seule signature compte tenu de la flambée immobilière dans le département.
A suivre : les interventions des autres intervenants
Jean Claude devait insister sur la question des corridors bilogiques : les Massifs deviennent des isolats ce qui est un risque pour la biodiversité du fait de la construction de nouvelles routes qui empêchent la faune de circuler. Donnons le simple exemple de l'autoroute A 41 dont les deux branches isolent le SALEVE d'une manière dramatique.
L'ppel commun de la chambre d’agriculture et de la Frapna en 2001 pour défendre le territoire agricole n'a pas eu la suite escomptée.
L'agriculture haut savoyarde est fondée sur l’herbe; ce qui est très positif car c'est un moyen important de stockage du carbone et de réservoir d’eau : la prairie est une éponge qui empêche les lessivages et s'oppose au réchauffement climatique.
Mais l'espace en prairie naturelle diminue; tandis que se développe les prairies "artificielles" moins intéressantes sur le plan de biodiversité et traitées avec des désherbants sélectifs.
Les fauches précoces pour le foin ont pour conséquence que certaines espèces n’arrivent pas à maturité, ce qui contribue à la réduction de la flore présente dans les pâtures.
Les paysages demeurent encore, mais les fruitiers en bordure de pâtures sont en train de disparaître.
On constate un enfrichement des versants : c'est un labeur trop dur mais comment maintenir des espaces ouverts qui sont un atout touristique pour le département.
Enfin, notre département est indigent sur le plan de l’agriculture biologique: la production est très insuffisante : on importe pratiquement tout ce qui est consommé, alors que l'agriculture biologique a un effet d’exemple pour les agriculteurs conventionnels. Même si le monde agricole se félicite de son agriculture de qualité fondée sur des appellations d'origine contrôlée, il reste encore beaucoup de progrès à faire. La "monoculture du reblochon" masque le problème en partie, mais pour combien de temps ?
Jean Claude BEVILLARD tire la sonnette d'alarme : On urbanise pour des centaines d’années. L’espace agricole ne doit pas être conçu seulement comme un espace à urbaniser pour plus tard. Il faut préserver des zones agricoles sur la durée de plusieurs générations. En effet, la cause de ce phénomène est que les gens qui achètent dans le monde rural le font par défaut car les villes sont trop chères. La préservation des espaces agricoles et naturels passe par une politique de l'urbanisme en ville : associer qualité de vie, prix abordables et durabilité.
Cette tendance à la péri urbanisation est aggravée par le fait que les communes qui ne se développent pas beaucoup ne perçoivent pas d’aide. On entre donc dans une course productiviste classique. Pour avoir des ressources, il faut "grossir". Pour grossir, il faut s'endetter. Et pour payer les intérêts des emprunts, il faut à nouveau grandir. Les communes qui adoptent des attitudes plus mesurées apparaissent comme des demeurées...
Et donc les maires de ces communes deviennent les boucs émissaires de telle ou telle partie de leur population. Ceux qui ont refusé des permis de construire et voulu un développement plus durable se fonct sanctionner (Les Gets, Le Grand Bornand, etc.) : les bénéficiaires de permis de construire réfusés se vengent. Ailleurs, les rêves pharaoniques de certains élus (ma zone d'activité, mes lotissements, etc.) se heutent à la majorité du village qui veut raison garder (Andilly,...). La possibilité pour les maires des petites communes d'accorder les permis de construire est aujourd'hui un problème réel de "sécurité politique" des élus ruraux. Si ils ne veulent pas d'histoires avec leurs concitoyens, ils sont poussés à accepter tous les permis de construire quelles qu'en soient les conséquences sur les finances locales. Comme il n'existe aucune péréquation sur la valeur des terrains, la décision du maire peut rendre fortuné en une seule signature compte tenu de la flambée immobilière dans le département.
A suivre : les interventions des autres intervenants
FRAPNA, une assemblée générale de grande qualité
La FRAPNA (Fédération Rhone Alpes de Protection de la nature) réunissait ce samedi son assemblée
générale et avait organisé une table ronde sur l'aménagement du territoire en HAUTE SAVOIE d'une grande qualité.
Malheureusement, M. MONTEIL, président du Conseil général, n'avait pu se déplacer et était remplacé par un collègue. Ce fut vraiment dommage car c'était l'occasion en pleine crise des PCB dans le lac d'ANNECY et dans le RHONE de réaborder la question de la dépollution de la décharge du RAFFARAY. Pour le reste, les propos tenus par le représentant du Conseil général furent à la hauteur de l'action du Conseil en matière d'environnement et d'aménagement du territoire.
En revanche, l'intervention de Martial SADDIER, député maire de BONNEVILLE, fut significative d'un franc parler qu'il faut saluer.
Avant d'entrer dans le détail des propos tenus, M. SADDIER devait déclarer qu'il s'abstiendrait lors du vote de la loi sur les OGM... Et Lionel TARDY indiquait quant à lui qu'il s'abstiendrait, mais plus sûrement qu'il voterait CONTRE la loi qui revient en seconde lecture apres l'OUKAZE de l'UMP et de SARKOZY enterrant les belles paroles du GRENELLE de l'environnement.
Cette prise de position des deux jeunes députés UMP haut savoyards est loin d'être étrangère à la particularité de notre département en matière agricole : notre économie agricole est fondée sur des productions de qualité et des produits d'appellation d'origine contrôlée.
Nous savons bien que l'introduction des OGM dans l'agriculture est un moyen redoutable de détruire la réputation de nos produits par le biais de la dissémination que personne ne peut empêcher.
Retenons seulement en guise d'introduction à ce compte rendu que 400 hectares agricoles sont perdus chaque année en HAUTE SAVOIE pour l'urbanisation selon la FRAPNA. 600 hectares selon la FDSEA qui considére que l'effet est plus que proportionnel : certaines parcelles enclavées dans l'urbanisation ou isolées ou difficiles d'accès pour les engins agricoles doivent s'ajouter à ce qui est bâti. La Fédération des chasseurs estime quant à elle la perte à 650 hectares.
Le constat est unanime : il faut arrêter cette consommation insensée d'espaces naturels et agricoles.
A suivre...
Malheureusement, M. MONTEIL, président du Conseil général, n'avait pu se déplacer et était remplacé par un collègue. Ce fut vraiment dommage car c'était l'occasion en pleine crise des PCB dans le lac d'ANNECY et dans le RHONE de réaborder la question de la dépollution de la décharge du RAFFARAY. Pour le reste, les propos tenus par le représentant du Conseil général furent à la hauteur de l'action du Conseil en matière d'environnement et d'aménagement du territoire.
En revanche, l'intervention de Martial SADDIER, député maire de BONNEVILLE, fut significative d'un franc parler qu'il faut saluer.
Avant d'entrer dans le détail des propos tenus, M. SADDIER devait déclarer qu'il s'abstiendrait lors du vote de la loi sur les OGM... Et Lionel TARDY indiquait quant à lui qu'il s'abstiendrait, mais plus sûrement qu'il voterait CONTRE la loi qui revient en seconde lecture apres l'OUKAZE de l'UMP et de SARKOZY enterrant les belles paroles du GRENELLE de l'environnement.
Cette prise de position des deux jeunes députés UMP haut savoyards est loin d'être étrangère à la particularité de notre département en matière agricole : notre économie agricole est fondée sur des productions de qualité et des produits d'appellation d'origine contrôlée.
Nous savons bien que l'introduction des OGM dans l'agriculture est un moyen redoutable de détruire la réputation de nos produits par le biais de la dissémination que personne ne peut empêcher.
Retenons seulement en guise d'introduction à ce compte rendu que 400 hectares agricoles sont perdus chaque année en HAUTE SAVOIE pour l'urbanisation selon la FRAPNA. 600 hectares selon la FDSEA qui considére que l'effet est plus que proportionnel : certaines parcelles enclavées dans l'urbanisation ou isolées ou difficiles d'accès pour les engins agricoles doivent s'ajouter à ce qui est bâti. La Fédération des chasseurs estime quant à elle la perte à 650 hectares.
Le constat est unanime : il faut arrêter cette consommation insensée d'espaces naturels et agricoles.
A suivre...
Qui est le plus blaireau ?
Je découvre sur la liste des "cyber actions" une demande d'aide des associations de protection de la nature, à l'occasion d'un championnat de FRANCE
de chasse au blaireau...
Vous avez bien lu.
Les 16, 17 et 18 mai 2008 est programmé à Cluny (Saône-et-Loire) un « championnat de France » de déterrage. Il s’agit d’un concours de chiens de chasse, dont les terrains de jeu seront les milieux naturels, et les « cibles » des animaux sauvages, en particulier des blaireaux.
Le déterrage, ou vénerie sous terre, consiste à faire capturer par des chiens un animal dans son terrier, puis à creuser une tranchée avec des pelles ou autres outils de terrassement, pour le saisir après plusieurs heures de harcèlement à l’aide de pinces métalliques dans l’accul où le maintiennent les chiens.
S’il est encore chassé en France, le blaireau ne fait pourtant plus partie de la liste des espèces nuisibles depuis 1988 ! Chez nos voisins belges, la chasse au blaireau est interdite depuis 1973 et l’espèce est protégée depuis 1992. C’est également le cas en Grande-Bretagne, Italie, Irlande, Espagne, Grèce, Pays-Bas et au Luxembourg.
Le Blaireau est une espèce patrimoniale fragile, avec un faible taux de reproduction, et une dynamique de renouvellement lente. Il facilite la régénération et la dispersion de certaines graines. Il participe sans doute à la régulation de pullulation de rongeurs en forêt. L’espèce est indiquée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature comme espèce à surveiller ; elle peut être considérée comme indicatrice de biodiversité et du bon fonctionnement de grands ensembles paysagers. Le récent Grenelle de l’environnement a pointé l’appauvrissement de la biodiversité comme l’un des aspects les plus préoccupants de la crise écologique mondiale.
Pratiqué dans le seul but de faire concourir des chiens pour le « loisir » de quelques-uns, le déterrage ne présente aucune utilité publique. Ce championnat, activité traumatisante pour les animaux, est organisé au coeur de la période de reproduction (de mi-janvier à fin juillet). Comment justifier une chasse « concours » pendant la fermeture générale de la chasse, quand les espèces se reproduisent et que la meilleure chose à faire serait de les laisser tranquilles ? Le déterrage ne doit pas être considéré comme une « activité sportive ». Rien ne justifie, en effet, d’intervenir sur une espèce patrimoniale peu prolifique à une période clé de son cycle biologique.
Les associations signataires contestent la tenue d’un tel évènement et demandent au préfet de Saône-et-Loire de ne pas l’autoriser, considérant qu’il va nuire à la faune sauvage en perturbant un nombre important d’animaux et en détruisant leurs terriers.
Le fait que les terriers puissent être utilisés pendant des décennies, voire des siècles, par des générations successives et qu’ils représentent le lieu quasi exclusif de mise bas leur confère un rôle-clé dans la politique de conservation du blaireau. A la date prévue les jeunes blaireautins ne sont pas encore indépendants de leurs parents : la destruction des terriers a alors un impact aggravé. Certaines espèces, dont la plupart sont protégées, profitent aussi de ces terriers, comme le chat forestier, les chauves souris, le renard, les amphibiens, etc. La protection des animaux va donc de pair avec celles des terriers !
L’observation des animaux sauvages dans la nature, l’information scientifique et la pédagogie de la préservation sont des activités accessibles à tous et plus éducatives pour valoriser et préserver la nature que cette « technique de chasse » cruelle et anachronique que nous condamnons.
La faune sauvage est une richesse. Ensemble, agissons pour protéger notre patrimoine naturel
Coordination : FNE - CAPEN : Thierry GROSJEAN – 09 71 38 89 64 Courriel : thierry.grosjean5@wanadoo.fr
Pour participer à la cyber action :
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=218
Vous avez bien lu.
Les 16, 17 et 18 mai 2008 est programmé à Cluny (Saône-et-Loire) un « championnat de France » de déterrage. Il s’agit d’un concours de chiens de chasse, dont les terrains de jeu seront les milieux naturels, et les « cibles » des animaux sauvages, en particulier des blaireaux.
Le déterrage, ou vénerie sous terre, consiste à faire capturer par des chiens un animal dans son terrier, puis à creuser une tranchée avec des pelles ou autres outils de terrassement, pour le saisir après plusieurs heures de harcèlement à l’aide de pinces métalliques dans l’accul où le maintiennent les chiens.
S’il est encore chassé en France, le blaireau ne fait pourtant plus partie de la liste des espèces nuisibles depuis 1988 ! Chez nos voisins belges, la chasse au blaireau est interdite depuis 1973 et l’espèce est protégée depuis 1992. C’est également le cas en Grande-Bretagne, Italie, Irlande, Espagne, Grèce, Pays-Bas et au Luxembourg.
Le Blaireau est une espèce patrimoniale fragile, avec un faible taux de reproduction, et une dynamique de renouvellement lente. Il facilite la régénération et la dispersion de certaines graines. Il participe sans doute à la régulation de pullulation de rongeurs en forêt. L’espèce est indiquée par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature comme espèce à surveiller ; elle peut être considérée comme indicatrice de biodiversité et du bon fonctionnement de grands ensembles paysagers. Le récent Grenelle de l’environnement a pointé l’appauvrissement de la biodiversité comme l’un des aspects les plus préoccupants de la crise écologique mondiale.
Pratiqué dans le seul but de faire concourir des chiens pour le « loisir » de quelques-uns, le déterrage ne présente aucune utilité publique. Ce championnat, activité traumatisante pour les animaux, est organisé au coeur de la période de reproduction (de mi-janvier à fin juillet). Comment justifier une chasse « concours » pendant la fermeture générale de la chasse, quand les espèces se reproduisent et que la meilleure chose à faire serait de les laisser tranquilles ? Le déterrage ne doit pas être considéré comme une « activité sportive ». Rien ne justifie, en effet, d’intervenir sur une espèce patrimoniale peu prolifique à une période clé de son cycle biologique.
Les associations signataires contestent la tenue d’un tel évènement et demandent au préfet de Saône-et-Loire de ne pas l’autoriser, considérant qu’il va nuire à la faune sauvage en perturbant un nombre important d’animaux et en détruisant leurs terriers.
Le fait que les terriers puissent être utilisés pendant des décennies, voire des siècles, par des générations successives et qu’ils représentent le lieu quasi exclusif de mise bas leur confère un rôle-clé dans la politique de conservation du blaireau. A la date prévue les jeunes blaireautins ne sont pas encore indépendants de leurs parents : la destruction des terriers a alors un impact aggravé. Certaines espèces, dont la plupart sont protégées, profitent aussi de ces terriers, comme le chat forestier, les chauves souris, le renard, les amphibiens, etc. La protection des animaux va donc de pair avec celles des terriers !
L’observation des animaux sauvages dans la nature, l’information scientifique et la pédagogie de la préservation sont des activités accessibles à tous et plus éducatives pour valoriser et préserver la nature que cette « technique de chasse » cruelle et anachronique que nous condamnons.
La faune sauvage est une richesse. Ensemble, agissons pour protéger notre patrimoine naturel
Coordination : FNE - CAPEN : Thierry GROSJEAN – 09 71 38 89 64 Courriel : thierry.grosjean5@wanadoo.fr
Pour participer à la cyber action :
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=218
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