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Semaine alpine à l'ARGENTIERE,
Une Semaine
Alpine à L'ARGENTIERE, au Pays des ECRINS, pour débattre de l'INNOVATION dans les ALPES, à l'initiative de réseaux de l'Arc Alpin, porteurs de la Convention Alpine, comme la
Convention internationale pour la protection des Alpes (CIPRA), ou de l'Alliance pour les Alpes, un réseau de communes de l'arc alpin engagées dans une vision soutenable du développement de l'arc
alpin.
Il est toujours intéressant de voir comment d'autres pays, dans un même espace naturel et culturel, prennent en compte les problématiques d'aménagement du territoire : suisses, allemands, italiens, autrichiens, slovénes...et français.
Confrontés aux mêmes problèmes de saturation du trafic des camions dans les tunnels alpins, et à la question lancinante du réchauffement climatique qui va profondément modifier l'écologie montagnarde avec la fonte du permafrost et des phénomènes aggravés de dégâts météorologiques, ces journées ont permis de mesurer la mobilisation internationale pour une inflexion des politiques d'urbanisme et de transports et la prise en compte du moyen et du long terme.
Cette semaine montre l'utilité de la diffusion de "bonnes pratiques" au niveau de l'arc alpin dans son ensemble pour répondre à des questions comme la densification de l'urbanisation, ou la construction de maisons "passives" en énergie, dans le cadre de politiques d'innovation qui sont soutenues par l'Union Européenne dans le cadre des politiques INTERREG.
On rentre de ce genre de rencontres avec le plaisir d'avoir partagé des valeurs et l'envie de mettre en application au plus vite certains projets réussis ailleurs.
Post scriptum:
Et on retombe plus bas que terre en lisant l'entretien de Pierre HERISSON dans un hebdomadaire départemental... Je ne comprends pas bien l'utilité d'utiliser un langage de charretier pour expliquer une position politique ou critiquer un adversaire. D'autant que je ne l'ai jamais fait à son égard et que nos échanges au SILA ont pu être vifs, mais jamais discourtois.
Il est toujours intéressant de voir comment d'autres pays, dans un même espace naturel et culturel, prennent en compte les problématiques d'aménagement du territoire : suisses, allemands, italiens, autrichiens, slovénes...et français.
Confrontés aux mêmes problèmes de saturation du trafic des camions dans les tunnels alpins, et à la question lancinante du réchauffement climatique qui va profondément modifier l'écologie montagnarde avec la fonte du permafrost et des phénomènes aggravés de dégâts météorologiques, ces journées ont permis de mesurer la mobilisation internationale pour une inflexion des politiques d'urbanisme et de transports et la prise en compte du moyen et du long terme.
Cette semaine montre l'utilité de la diffusion de "bonnes pratiques" au niveau de l'arc alpin dans son ensemble pour répondre à des questions comme la densification de l'urbanisation, ou la construction de maisons "passives" en énergie, dans le cadre de politiques d'innovation qui sont soutenues par l'Union Européenne dans le cadre des politiques INTERREG.
On rentre de ce genre de rencontres avec le plaisir d'avoir partagé des valeurs et l'envie de mettre en application au plus vite certains projets réussis ailleurs.
Post scriptum:
Et on retombe plus bas que terre en lisant l'entretien de Pierre HERISSON dans un hebdomadaire départemental... Je ne comprends pas bien l'utilité d'utiliser un langage de charretier pour expliquer une position politique ou critiquer un adversaire. D'autant que je ne l'ai jamais fait à son égard et que nos échanges au SILA ont pu être vifs, mais jamais discourtois.
EUROPE, le "non" irlandais ?
Daniel COHN BENDIT analyse dans LE MONDE, la montée du NON au reférendum en IRLANDE sur le traité de Lisbonne...
Comment expliquez-vous la montée du non en Irlande ?
Par la folie de ce genre de référendum. On est dans des sociétés à logique égoïste. Les Irlandais qui disent non à l'Europe, c'est comme la Ligue lombarde qui rassemble 40 % des électeurs dans le nord de l'Italie pour ne pas payer pour le sud du pays. Pourquoi dire oui à quelque chose qui oblige à partager ce qu'on reçoit avec les nouveaux membres de l'Union que sont les pays de l'Est ?
La réaction basique est de protéger ses propres acquis. Dans le processus qui existe aujourd'hui avec la réforme de la PAC (politique agricole commune), les Irlandais savent, comme les Français, qu'ils ne seront plus protégés comme avant, qu'ils devront faire un effort pour renflouer les caisses de l'UE, qu'ils devront payer et non plus recevoir. Il faudrait qu'un référendum ait des conséquences : si on dit non, on sort de l'Europe.
La ratification du traité dans les autres pays est-elle compromise ?
Si les Irlandais disent non, Gordon Brown (le premier ministre britannique) rentrera dans la niche. Politiquement, il n'est pas en position assez forte pour imposer de mener à terme le processus de ratification du texte actuellement examiné à la Chambre des lords. Les conservateurs diront : "Voyez, quand le peuple parle, il est contre."
En République tchèque, c'est plus compliqué. Le président Vaclav Klaus et son parti ODS (droite ultralibérale) font un chantage sur les Verts dans la coalition gouvernementale : s'ils ne se prononcent pas pour le radar de défense américain, l'ODS dira non à la ratification. Il faut espérer que les Tchèques ne jouent pas le jeu de la politicaillerie, mais celui de la responsabilité par rapport à l'Europe.
L'Europe n'a-t-elle pas une part de responsabilité ?
Les Irlandais ont tout obtenu de l'Europe et ils n'en ont pas conscience. C'est donc qu'il y a un problème. Visiblement, nous, Européens, n'arrivons pas à expliquer aux peuples ce que nous sommes en train de faire. Les Irlandais du non font se coaguler toute une série de problèmes qui n'ont rien à voir avec l'Europe, et l'un de leurs arguments récurrents est qu'ils ne voient pas pourquoi voter pour un traité qu'ils ne comprennent pas. C'est une question à mettre sur la table : on a cru malin de faire un texte incompréhensible sans penser qu'on pouvait s'étrangler dans un goulot, comme par exemple le référendum irlandais. La réaction des peuples devant un tel texte est de se demander : "Qu'est-ce que vous nous cachez ?" Le pire, c'est qu'on ne leur cache rien et qu'ils ont tout obtenu.
Quelles leçons la présidence française de l'Union européenne devrait-elle tirer d'un non irlandais ?
Si le non irlandais arrivait, elle serait obligée de reposer la question du fonctionnement de l'Europe et la question du droit de veto d'un pays dans la ratification des politiques comme des traités de l'Union européenne. Les Verts avaient proposé un référendum européen à double majorité pour mettre fin à ce processus suicidaire. La démocratie, c'est surmonter les droits de veto.
Comment expliquez-vous la montée du non en Irlande ?
Par la folie de ce genre de référendum. On est dans des sociétés à logique égoïste. Les Irlandais qui disent non à l'Europe, c'est comme la Ligue lombarde qui rassemble 40 % des électeurs dans le nord de l'Italie pour ne pas payer pour le sud du pays. Pourquoi dire oui à quelque chose qui oblige à partager ce qu'on reçoit avec les nouveaux membres de l'Union que sont les pays de l'Est ?
La réaction basique est de protéger ses propres acquis. Dans le processus qui existe aujourd'hui avec la réforme de la PAC (politique agricole commune), les Irlandais savent, comme les Français, qu'ils ne seront plus protégés comme avant, qu'ils devront faire un effort pour renflouer les caisses de l'UE, qu'ils devront payer et non plus recevoir. Il faudrait qu'un référendum ait des conséquences : si on dit non, on sort de l'Europe.
La ratification du traité dans les autres pays est-elle compromise ?
Si les Irlandais disent non, Gordon Brown (le premier ministre britannique) rentrera dans la niche. Politiquement, il n'est pas en position assez forte pour imposer de mener à terme le processus de ratification du texte actuellement examiné à la Chambre des lords. Les conservateurs diront : "Voyez, quand le peuple parle, il est contre."
En République tchèque, c'est plus compliqué. Le président Vaclav Klaus et son parti ODS (droite ultralibérale) font un chantage sur les Verts dans la coalition gouvernementale : s'ils ne se prononcent pas pour le radar de défense américain, l'ODS dira non à la ratification. Il faut espérer que les Tchèques ne jouent pas le jeu de la politicaillerie, mais celui de la responsabilité par rapport à l'Europe.
L'Europe n'a-t-elle pas une part de responsabilité ?
Les Irlandais ont tout obtenu de l'Europe et ils n'en ont pas conscience. C'est donc qu'il y a un problème. Visiblement, nous, Européens, n'arrivons pas à expliquer aux peuples ce que nous sommes en train de faire. Les Irlandais du non font se coaguler toute une série de problèmes qui n'ont rien à voir avec l'Europe, et l'un de leurs arguments récurrents est qu'ils ne voient pas pourquoi voter pour un traité qu'ils ne comprennent pas. C'est une question à mettre sur la table : on a cru malin de faire un texte incompréhensible sans penser qu'on pouvait s'étrangler dans un goulot, comme par exemple le référendum irlandais. La réaction des peuples devant un tel texte est de se demander : "Qu'est-ce que vous nous cachez ?" Le pire, c'est qu'on ne leur cache rien et qu'ils ont tout obtenu.
Quelles leçons la présidence française de l'Union européenne devrait-elle tirer d'un non irlandais ?
Si le non irlandais arrivait, elle serait obligée de reposer la question du fonctionnement de l'Europe et la question du droit de veto d'un pays dans la ratification des politiques comme des traités de l'Union européenne. Les Verts avaient proposé un référendum européen à double majorité pour mettre fin à ce processus suicidaire. La démocratie, c'est surmonter les droits de veto.
Rassemblement des écolos pour les européennes
«Nous avons jusqu’en 2015 pour agir» a dit
le président du GIEC et prix Nobel de la paix 2007.
Le scénario le plus optimiste montre en effet qu’on ne pourra plus éviter un élévation de la température moyenne de +2 et 2,4°C, et que, pour s’en tenir là, il faudrait une décroissance des émissions de gaz à effet de serre de -30% d'ici 2020 pour les pays développés comme l’Europe.
Etant donnés les délais de construction d'infrastructures, renouvellement des parcs, etc, les décisions doivent être prises et financées au moins 5 ans avant. Soit en 2015.
Et donc en 2009 on sera à 6 ans de la date fatidique. La mandature européenne, et la régionale qui suivra en France, seront donc décisives. La mandature européenne car le traité de Lisbonne aura considérablement élargi, on l’espère, le pouvoir du Parlement européen. La mandature régionale, car rien ne sert de penser et de légiférer globalement si on ne sait pas agir localement.
Si ce rendez-vous est manqué, on ne pourra pas éviter une dérive de +3, +5 °C et un changement total de l'écosystème planétaire.
En France, tout le monde, sauf les écologistes s'en moque plus ou moins et la vieille gauche productiviste en particulier. On ne fera pas d’écologie avec les professions de foi de la gauche ou de la droite, mais avec le savoir faire et la résolution des écologistes.
C'est pourquoi il serait irresponsable de se réfugier frileusement dans des listes unitaires PS-Verts aux élections européennes. On aurait plus "facilement" des élus, mais il n'y aurait pas de campagne autonome entraînant l’opinion publique vers les décisions courageuses à prendre tous ensemble, et on ne préparerait pas des élections régionales autonomes.
Donc on doit viser, dans la séquence d’élections à la proportionnelle européennes-législatives, un score à deux chiffres pour des listes écologistes autonomes.
Ce n'est possible que par un "big bang " de l'écologie, sans exclusive… si ce n'est d'avoir compris que le libéralisme (et, au niveau international, le souverainisme, qui revient au même puisqu'il n'oppose pas une Europe politique aux marchés) est incompatible avec l'urgence de la crise.
Cela implique des signes forts à donner à l'opinion publique. La mouvance associative et le courant de sympathie qui se reconnaissent dans Nicolas Hulot et dans José Bové y sont sans doute prêts.
Les Verts doivent être l’épine dorsale d’une telle initiative.
Alain Lipietz
Pour signer l'appel au rassemblement des écologistes : *
Le scénario le plus optimiste montre en effet qu’on ne pourra plus éviter un élévation de la température moyenne de +2 et 2,4°C, et que, pour s’en tenir là, il faudrait une décroissance des émissions de gaz à effet de serre de -30% d'ici 2020 pour les pays développés comme l’Europe.
Etant donnés les délais de construction d'infrastructures, renouvellement des parcs, etc, les décisions doivent être prises et financées au moins 5 ans avant. Soit en 2015.
Et donc en 2009 on sera à 6 ans de la date fatidique. La mandature européenne, et la régionale qui suivra en France, seront donc décisives. La mandature européenne car le traité de Lisbonne aura considérablement élargi, on l’espère, le pouvoir du Parlement européen. La mandature régionale, car rien ne sert de penser et de légiférer globalement si on ne sait pas agir localement.
Si ce rendez-vous est manqué, on ne pourra pas éviter une dérive de +3, +5 °C et un changement total de l'écosystème planétaire.
En France, tout le monde, sauf les écologistes s'en moque plus ou moins et la vieille gauche productiviste en particulier. On ne fera pas d’écologie avec les professions de foi de la gauche ou de la droite, mais avec le savoir faire et la résolution des écologistes.
C'est pourquoi il serait irresponsable de se réfugier frileusement dans des listes unitaires PS-Verts aux élections européennes. On aurait plus "facilement" des élus, mais il n'y aurait pas de campagne autonome entraînant l’opinion publique vers les décisions courageuses à prendre tous ensemble, et on ne préparerait pas des élections régionales autonomes.
Donc on doit viser, dans la séquence d’élections à la proportionnelle européennes-législatives, un score à deux chiffres pour des listes écologistes autonomes.
Ce n'est possible que par un "big bang " de l'écologie, sans exclusive… si ce n'est d'avoir compris que le libéralisme (et, au niveau international, le souverainisme, qui revient au même puisqu'il n'oppose pas une Europe politique aux marchés) est incompatible avec l'urgence de la crise.
Cela implique des signes forts à donner à l'opinion publique. La mouvance associative et le courant de sympathie qui se reconnaissent dans Nicolas Hulot et dans José Bové y sont sans doute prêts.
Les Verts doivent être l’épine dorsale d’une telle initiative.
Alain Lipietz
Pour signer l'appel au rassemblement des écologistes : *
Nullité crasse
L'annulation du mariage par le TGI de LILLE d'une femme musulmane qui avait trompé son mari avant le mariage en l'assurant qu'elle était vierge est troublante.
Elle l'est d'autant plus que la décision de justice est défendue par Rachida DATI qui a elle-même fait annuler son propre mariage "non désiré".
Philippe VAL a lumineusement qualifié cette décision d'indigne pour un seul motif :
le Tribunal aurait il rendu la même décision si les époux n'avaient pas été musulmans ?
Evidemment non.
C'est donc en référence à une lecture étriquée de la religion musulmane - qui n'exige nullement la virginité au mariage - que le code civil a été appliqué.
Et la farce selon laquelle l'épouse était d'accord ne trompera personne, certainement pas le beau père qui a ramené l'épousée dans sa famille, sachant parfaitement quel déshonneur symbolique il lui infligeait...
La laïcité doit demeurer la pierre angulaire de notre vie en société.
Mme DATI l'oublie curieusement au regard de sa seule expérience personnelle et au mépris de la séparation des Eglises et de l'Etat.
Des bâtiments qui produisent de l'énergie
La conférence de Etienne WURTZ, directeur de recherche au CNRS, en poste à l'Institut national de l'énergie solaire au Bourget du Lac, ce jeudi au CSTI de CRAN GEVRIER a été passionnante.
M. WURTZ, à partir d'exemples concrets, a montré que l'on pouvait aujourd'hui construire des bâtiments qui divisent par 6 leur consommation énergétique et qui arrivent à être autosuffisants en matière énergétique.
Il a rappelé que la priorité était la réduction de la consommation et la recherche de l'efficacité énergétique AVANT de se préoccuper des énergies renouvelables.
Il vaut mieux du double vitrage que des panneaux photovoltaïques...
Mais une fois que la maison est bien isolée et construite en tenant compte des caractéristiques du climat local (j'ai appris la catastrophe énergétique que représentent les balcons solidaires de la maison comme pont thermique...), il devient pertinent de recourir aux panneaux thermiques pour le chauffage sanitaire et au photovoltaïque pour l'électricité.
Plus le pétrole est cher, plus ces investissements s'amortissent rapidement, de l'ordre de 10 ans en moyenne aujourd'hui.
La réhabilitation de la salle Chatenoud à ANNECY permettra par exemple une autonomie de la salle en matière énergétique.
La conférence est vraiment passionnante.
Elle devrait se trouver sur le site de l'université de SAVOIE :
www.univ-savoie.fr
L’air de l’Ain et des pays de Savoie
La récente assemblée générale de l’association qui a pour objet de mesurer la qualité de l’air dans notre région s’est
tenue à ANNECY il y a quelques jours.
Une première remarque concerne la participation importante de membres de la SAVOIE par rapport à celle de la HAUTE SAVOIE. Après les épisodes particulièrement sérieux de pollution de l’air cet hiver dans la haute vallée de l’ARVE, on pouvait s’attendre à une forte participation. Tel n’a nullement été le cas.
La seconde remarque concerne l’incinérateur de MARIGNIER qui n’est pas adhérent à l’association à l’inverse du SIDEFAGE et du SILA qui exploitent également un incinérateur. Pourquoi le SIVOM de CLUSES s’est il affranchi de cette adhésion ? Parce que certains élus ne veulent pas que l’on vienne y faire des mesures... comme l’a suggéré un élu haut-savoyard influent ? En tous cas, cela surprend évidemment.
Sur le plan plus technique, la présentation des capacités de L’air de l’Ain et des pays de Savoie à spatialiser par région, voir comme pour ANNECY, par quartier et par rue, les concentrations de pollution selon tel ou tel type de polluant (Ozone, NOx, poussières fines, etc.) est remarquable.
Nous allons réfléchir au niveau de la Ville à la possibilité de croiser cette information avec celle issue de la thermographie aérienne pour sensibiliser les annéciens sur la nécessaire amélioration de l’efficacité énergétique de nos logements.
Enfin, l’association a précisé son programme de travail pour l’année en cours, et notamment sur la question des poussières les plus fines inférieures à 2,5 microns pour lesquelles l’obligation de surveillance s’impose désormais pour les agglomérations de plus de 100.000 habitants. Ces particules particulièrement fines, qui pénètrent aisément dans les alvéoles pulmonaires, sont aujourd'hui identifiées comme particulièrement menaçantes pour la santé publique.
Une première remarque concerne la participation importante de membres de la SAVOIE par rapport à celle de la HAUTE SAVOIE. Après les épisodes particulièrement sérieux de pollution de l’air cet hiver dans la haute vallée de l’ARVE, on pouvait s’attendre à une forte participation. Tel n’a nullement été le cas.
La seconde remarque concerne l’incinérateur de MARIGNIER qui n’est pas adhérent à l’association à l’inverse du SIDEFAGE et du SILA qui exploitent également un incinérateur. Pourquoi le SIVOM de CLUSES s’est il affranchi de cette adhésion ? Parce que certains élus ne veulent pas que l’on vienne y faire des mesures... comme l’a suggéré un élu haut-savoyard influent ? En tous cas, cela surprend évidemment.
Sur le plan plus technique, la présentation des capacités de L’air de l’Ain et des pays de Savoie à spatialiser par région, voir comme pour ANNECY, par quartier et par rue, les concentrations de pollution selon tel ou tel type de polluant (Ozone, NOx, poussières fines, etc.) est remarquable.
Nous allons réfléchir au niveau de la Ville à la possibilité de croiser cette information avec celle issue de la thermographie aérienne pour sensibiliser les annéciens sur la nécessaire amélioration de l’efficacité énergétique de nos logements.
Enfin, l’association a précisé son programme de travail pour l’année en cours, et notamment sur la question des poussières les plus fines inférieures à 2,5 microns pour lesquelles l’obligation de surveillance s’impose désormais pour les agglomérations de plus de 100.000 habitants. Ces particules particulièrement fines, qui pénètrent aisément dans les alvéoles pulmonaires, sont aujourd'hui identifiées comme particulièrement menaçantes pour la santé publique.
PCB & HAP dans les sédiments du Lac
Nous devrions disposer mi-juin 2008 de nouvelles mesures de la pollution des sédiments du lac sur sept points du Lac pour ce
qui concerne les polychlorobiphényles (PCB) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) après les prélèvements effectués le 16 avril 2008 au fond du lac.
Il convient bien de distinguer la pollution des sédiments du Lac de celle des poissons qui vont « brouter » le fond du lac et enfin du risque couru le cas échéant par les consommateurs de ces poissons.
Des décisions administratives alarmistes suivies de « scoops » concluant à l’absence de problèmes de pollution des poissons, déstabilisent l’opinion publique qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer.
Tandis que Bernard ACCOYER fait sourire tout le monde en ordonnant un « traitement chimique » du lac pour s’attaquer aux PCB, alors que ce sont justement des molécules particulièrement stables utilisées spécialement du fait de cette caractéristique. On ne réglera pas le problème avec une mesure "technique" comme le croit M. ACCOYER qui pense encore que le "progrès" pourra réparer la nature abîmée; ce qui le rend hermétique à la démarche écologiste.
Bref, personne ne s’y retrouve et les rumeurs vont bon train.
L’insuffisante transparence des informations en provenance de l’Etat et des collectivités territoriales doit cesser : on ne peut plus continuer à souffler le chaud et le froid comme si de rien n’était.
Il convient de mettre en oeuvre sur le lac le plan de lutte contre les PCB adopté par la Ministre de l’environnement et de travailler au-delà du seul volet sanitaire à une réflexion d’ensemble.
On sait bien que personne ne consomme des ombles chevaliers en de telles quantités qu’elles puissent occasionner un cancer chez le consommateur.
Il suffirait d’interdire la consommation des ombles chevaliers les plus gras dépassant une certaine taille puisque l’on sait que la concentration des Polluants organiques persistants se fait dans les graisses ( car ces molécules sont hydrophobes : elles ne restent pas dans l’eau ) et de préciser si ces ombles chevaliers de l’ordre d’un kilogramme et de 50 centimètres de longueur doivent être détruits ou si ils peuvent être utiles en qualité de reproducteurs.
Il convient bien de distinguer la pollution des sédiments du Lac de celle des poissons qui vont « brouter » le fond du lac et enfin du risque couru le cas échéant par les consommateurs de ces poissons.
Des décisions administratives alarmistes suivies de « scoops » concluant à l’absence de problèmes de pollution des poissons, déstabilisent l’opinion publique qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer.
Tandis que Bernard ACCOYER fait sourire tout le monde en ordonnant un « traitement chimique » du lac pour s’attaquer aux PCB, alors que ce sont justement des molécules particulièrement stables utilisées spécialement du fait de cette caractéristique. On ne réglera pas le problème avec une mesure "technique" comme le croit M. ACCOYER qui pense encore que le "progrès" pourra réparer la nature abîmée; ce qui le rend hermétique à la démarche écologiste.
Bref, personne ne s’y retrouve et les rumeurs vont bon train.
L’insuffisante transparence des informations en provenance de l’Etat et des collectivités territoriales doit cesser : on ne peut plus continuer à souffler le chaud et le froid comme si de rien n’était.
Il convient de mettre en oeuvre sur le lac le plan de lutte contre les PCB adopté par la Ministre de l’environnement et de travailler au-delà du seul volet sanitaire à une réflexion d’ensemble.
On sait bien que personne ne consomme des ombles chevaliers en de telles quantités qu’elles puissent occasionner un cancer chez le consommateur.
Il suffirait d’interdire la consommation des ombles chevaliers les plus gras dépassant une certaine taille puisque l’on sait que la concentration des Polluants organiques persistants se fait dans les graisses ( car ces molécules sont hydrophobes : elles ne restent pas dans l’eau ) et de préciser si ces ombles chevaliers de l’ordre d’un kilogramme et de 50 centimètres de longueur doivent être détruits ou si ils peuvent être utiles en qualité de reproducteurs.
Stratégie réaliste confirmée chez les VERTS
Les VERTS REGION SAVOIE étaient en assemblée générale ce samedi 24 mai à CRAN GEVRIER.
Les VERTS sont en effet organisés en une seule Région pour les deux départements haut savoyards.
Ils sont présents notamment à la Mairie de CHAMBERY en responsabilités d'adjoints ou de vice président de CHAMBERY METROPOLE et Nicole GUILHAUDIN vient d'être élue Conseillère générale à CHAMBERY.
La ligne politique réaliste que nous souhaitons pour les VERTS a été confirmée très majoritairement par les adhérents qui ont rejeté à 61% toute forme de sanction à l'égard des choix que nous avions fait au moment des municipales malgré les demandes en ce sens d'une coalition hétéroclite, et ont voté pour la motion que je soutenais à 57% pour les élections au Conseil de région.
C'est un signe encourageant de maturité politique et de pragmatisme en cette période où le réchauffement climatique nous donne raison (bien tardivement) sur les alertes que nous lançons depuis vingt ans, alors que notre crédit électoral est amputé par des positionnements internes incompréhensibles et une incapacité à s'adresser au-delà d'un public tenté par l'extrême gauche.
Les VERTS devraient faire 15% aux élections nationales comme ils le font dans de nombreux autres pays européens : mais pour cela, ils doivent s'adresser à tout le peuple et se positionner en candidat pour exercer des responsabilités et non simplement témoigner ou jouer les Cassandre.
Compte tenu du mode de scrutin français, dont le MODEM fait douloureusement l'apprentissage alors que nous le subissons depuis toujours, cette stratégie passe par des alliances sur des programmes écologistes pour entrer dans les exécutifs.
Les VERTS sont en effet organisés en une seule Région pour les deux départements haut savoyards.
Ils sont présents notamment à la Mairie de CHAMBERY en responsabilités d'adjoints ou de vice président de CHAMBERY METROPOLE et Nicole GUILHAUDIN vient d'être élue Conseillère générale à CHAMBERY.
La ligne politique réaliste que nous souhaitons pour les VERTS a été confirmée très majoritairement par les adhérents qui ont rejeté à 61% toute forme de sanction à l'égard des choix que nous avions fait au moment des municipales malgré les demandes en ce sens d'une coalition hétéroclite, et ont voté pour la motion que je soutenais à 57% pour les élections au Conseil de région.
C'est un signe encourageant de maturité politique et de pragmatisme en cette période où le réchauffement climatique nous donne raison (bien tardivement) sur les alertes que nous lançons depuis vingt ans, alors que notre crédit électoral est amputé par des positionnements internes incompréhensibles et une incapacité à s'adresser au-delà d'un public tenté par l'extrême gauche.
Les VERTS devraient faire 15% aux élections nationales comme ils le font dans de nombreux autres pays européens : mais pour cela, ils doivent s'adresser à tout le peuple et se positionner en candidat pour exercer des responsabilités et non simplement témoigner ou jouer les Cassandre.
Compte tenu du mode de scrutin français, dont le MODEM fait douloureusement l'apprentissage alors que nous le subissons depuis toujours, cette stratégie passe par des alliances sur des programmes écologistes pour entrer dans les exécutifs.
NAPLES et le RAFFARAY
Sur le site de MEDIAPART, un reportage vidéo sur les brûlages d'ordures ménagères et industrielles dans la région de NAPLES laisse pantois.
Allez le voir, et lire l'article de Nicolas CANTALOUBE qui courvre l'Italie pour MEDIAPART (mais peut être accessible aux seuls abonnés ? alors n'hésitez plus...)
J'ai déjà commenté sur ce blog le livre "GOMORA" dont un film vient d'être tiré et a été projeté à CANNES.
Le travail d'investigation de l'auteur qui s'est infiltré dans le système mafieux et est maintenant menacé de mort doit être vigoureusement salué.
Ce qui est surprenant c'est de constater comment la CAMORA a réussi à investir un tel secteur industriel et ses ramifications sur toute l'EUROPE dans une totale incurie des pouvoirs publics, et une acceptation par la société civile, vaincue par les pressions physiques de la CAMORA et le manque de soutien des pouvoirs publics, largement corrompus.
La transformation des champs d'ordures en zones militaires par BERLUSCONI n'y changera pas grand chose.
En attendant la pollution par les dioxines est quotidienne et se traduit par des taux de cancer excédentaires dans la région...
Il faut sans doute y regarder à deux fois avant de manger de la mozarelle quand on voit les bouflonnes se nourrir DIRECTEMENT sur les tas d'ordures sur une autre vidéo publiée par MEDIAPART.
Allez ensuite sur le lien de mon blog avec le RAFFARAY et constatez que nous avons aussi des progrès à faire chez nous.
Y compris notre constructeur national RENAULT qui vient de recevoir
Allez le voir, et lire l'article de Nicolas CANTALOUBE qui courvre l'Italie pour MEDIAPART (mais peut être accessible aux seuls abonnés ? alors n'hésitez plus...)
J'ai déjà commenté sur ce blog le livre "GOMORA" dont un film vient d'être tiré et a été projeté à CANNES.
Le travail d'investigation de l'auteur qui s'est infiltré dans le système mafieux et est maintenant menacé de mort doit être vigoureusement salué.
Ce qui est surprenant c'est de constater comment la CAMORA a réussi à investir un tel secteur industriel et ses ramifications sur toute l'EUROPE dans une totale incurie des pouvoirs publics, et une acceptation par la société civile, vaincue par les pressions physiques de la CAMORA et le manque de soutien des pouvoirs publics, largement corrompus.
La transformation des champs d'ordures en zones militaires par BERLUSCONI n'y changera pas grand chose.
En attendant la pollution par les dioxines est quotidienne et se traduit par des taux de cancer excédentaires dans la région...
Il faut sans doute y regarder à deux fois avant de manger de la mozarelle quand on voit les bouflonnes se nourrir DIRECTEMENT sur les tas d'ordures sur une autre vidéo publiée par MEDIAPART.
Allez ensuite sur le lien de mon blog avec le RAFFARAY et constatez que nous avons aussi des progrès à faire chez nous.
Y compris notre constructeur national RENAULT qui vient de recevoir
La palme d'or du dérèglement climatique remise à Renault
à lire sur le site RUE89 avec une vidéo de Yves COCHET dont je vous recommande vivement la lecture de "PETROLE APOCALYPSE"...Conseil municipal du 19 mai
Un conseil municipal marqué par des dossiers très techniques concernant le casino de
l'IMPERIAL au regard de la Loi SAPIN sur les marchés publics, des dossiers d'investissement importants comme la seconde tranche du marché de l'ARCADIUM, la future salle de spectacles d'ANNECY (10
millions d'euros au total soit 4 fois moins que le coût du PHARE à Chambéry)et des dossiers plus politiques comme le stationnement payant et les voeux au conseil municipal.
Le stationnement payant décidé par le conseil sur le ténement BALLEYDIER à côté de l'ancien hôpital a donné lieu à une discussion assez stupéfiante.
D'abord sur les parkings relais (P +R) :
un parking relais est un parking extérieur à la ville centre dans lequel pour l'achat d'un billet de transport collectif, le parking et le gardiennage de la voiture individuelle sont gratuits. Ils doivent être excentrés de la ville : si ils sont en coeur de ville, c'est une incitation à venir en voiture en ville. Or, jusqu'à plus ample informé, le terrain BALLEYDIER est à 100 mètres de la vieille ville : le laisser gratuit est une incitation aux voitures ventouses !
Déjà le parking de COLMYR est criticable quant à cette définition : c'était un pis aller parce que Pierre HERISSON ne voulait pas d'un P+R à SEVRIER en cohérence avec le fait que la rive Ouest du Lac n'est pas dans le plan de déplacements urbains.
Demander de poursuivre la gratuité sur ces parkings est un contre sens manifeste.
Pour que les gens prennent le bus, il faut leur compliquer la vie quant aux parkings, sinon ils continuent de prendre leurs voitures, même si l'offre de transport collectif est importante et fiable.
Pan sur le bec au passage à notre collègue qui ignore tout de la tarification de la SIBRA et de la gratuité accordée à de nombreuses catégories d'usagers.
Et une nouvelle importante : la décision du conseil général de financer une étude sur le passage en site propre de la RD 1508
(ex RN 508) pour plus d'un million d'euros.
Ensuite sur les voeux au conseil municipal, puisque le maire a profité des deux premiers voeux déposés par l'opposition municipale sur le TIBET et la PALESTINE pour rappeler que l'usage était dans le conseil municipal que les voeux aient un lien direct avec la vie de la commune, au sens où il puisse s'en saisir pour les défendre utilement en sa qualité de maire auprès des instances compétentes.
C'est ce qui a été pratiqué depuis plusieurs mandats (exemples : le voeu adopté en CM sur la taxe d'habitation ou celui voté à l'agglo sur la loi littoral à mon initiative). Les voeux présentés ne permettant pas cette appropriation par le maire dans le cadre des attributions municipales, le réglement intérieur du CM sera amendé en ce sens.
Rien n'empêchera que ces points puissent être abordés en questions diverses et que chaque conseiller municipal puisse faire flotter un drapeau tibétain sur son balcon pour protester contre les violations des droits de l'homme en CHINE.
Personnellement, j'en ai acheté trois pour une installation sur mon balcon le 8 août 2008 pour la durée des Jeux Olympiques ...
Le stationnement payant décidé par le conseil sur le ténement BALLEYDIER à côté de l'ancien hôpital a donné lieu à une discussion assez stupéfiante.
D'abord sur les parkings relais (P +R) :
un parking relais est un parking extérieur à la ville centre dans lequel pour l'achat d'un billet de transport collectif, le parking et le gardiennage de la voiture individuelle sont gratuits. Ils doivent être excentrés de la ville : si ils sont en coeur de ville, c'est une incitation à venir en voiture en ville. Or, jusqu'à plus ample informé, le terrain BALLEYDIER est à 100 mètres de la vieille ville : le laisser gratuit est une incitation aux voitures ventouses !
Déjà le parking de COLMYR est criticable quant à cette définition : c'était un pis aller parce que Pierre HERISSON ne voulait pas d'un P+R à SEVRIER en cohérence avec le fait que la rive Ouest du Lac n'est pas dans le plan de déplacements urbains.
Demander de poursuivre la gratuité sur ces parkings est un contre sens manifeste.
Pour que les gens prennent le bus, il faut leur compliquer la vie quant aux parkings, sinon ils continuent de prendre leurs voitures, même si l'offre de transport collectif est importante et fiable.
Pan sur le bec au passage à notre collègue qui ignore tout de la tarification de la SIBRA et de la gratuité accordée à de nombreuses catégories d'usagers.
Et une nouvelle importante : la décision du conseil général de financer une étude sur le passage en site propre de la RD 1508
(ex RN 508) pour plus d'un million d'euros.
Ensuite sur les voeux au conseil municipal, puisque le maire a profité des deux premiers voeux déposés par l'opposition municipale sur le TIBET et la PALESTINE pour rappeler que l'usage était dans le conseil municipal que les voeux aient un lien direct avec la vie de la commune, au sens où il puisse s'en saisir pour les défendre utilement en sa qualité de maire auprès des instances compétentes.
C'est ce qui a été pratiqué depuis plusieurs mandats (exemples : le voeu adopté en CM sur la taxe d'habitation ou celui voté à l'agglo sur la loi littoral à mon initiative). Les voeux présentés ne permettant pas cette appropriation par le maire dans le cadre des attributions municipales, le réglement intérieur du CM sera amendé en ce sens.
Rien n'empêchera que ces points puissent être abordés en questions diverses et que chaque conseiller municipal puisse faire flotter un drapeau tibétain sur son balcon pour protester contre les violations des droits de l'homme en CHINE.
Personnellement, j'en ai acheté trois pour une installation sur mon balcon le 8 août 2008 pour la durée des Jeux Olympiques ...
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