L'hommage au dernier poilu vu par une lycéenne pas convaincue
Par Lili-Jeanne (lycéenne) 16H38 22/03/2008
Je suis lycéenne et ma classe a été invitée à assister à la cérémonie d'hommage à Lazare Ponticelli. Beaucoup de choses m'ont choquée et j'ai écrit ce texte en réaction.
Lettre ouverte aux organisateurs et aux acteurs de la cérémonie d’hommage au dernier poilu.
Une dizaine de classes de cinq collèges et lycées réputés comme prestigieux à Paris furent "invitées" le lundi 17 mars 2008 par le rectorat pour participer à la cérémonie d’hommage aux poilus. Nous sommes arrivés enthousiasmés par l’idée de participer pour la première fois à une cérémonie officielle importante pour notre histoire.
Nous nous sommes retrouvés comme parqués derrière des grilles et des gens assis, entre des militaires et des journalistes, debout, loin et trop serrés pour voir. Les premiers mots du commentateur à notre encontre furent dits sur un ton menaçant. On nous a demandé plusieurs choses dont la plus importante paraissait être de nous lever pendant la Marseillaise mais comment faire puisque nous étions déjà debout et le sommes restés tout le long de la cérémonie, tentant d’apercevoir quelque chose et de comprendre cet hommage où nous n’étions pas là pour nous recueillir mais pour permettre à des présentateurs d’affirmer qu’il y avait beaucoup de jeunes.
Je n’ai pas suivi de près tout ce qui a entouré la vie et la mort de Lazare Ponticelli et me suis contentée de lire quelques articles de presse. Cependant je crois avoir compris qu’il ne voulait pas d’honneurs militaires ni de cérémonie en son nom. Pourtant tout a commencé par le défilé de six drapeaux des régiments jugés les plus prestigieux pendant la Première Guerre mondiale.
Puis vint le discours du Président de la République. Je me souvenais que Lazare Ponticelli avait accepté le principe d’une grande cérémonie à condition que celle-ci se déroule en l’honneur de tous les poilus. D’ailleurs, une plaque venait d’être découverte en leur mémoire dans le Dôme des Invalides quelques instants plus tôt. Cependant parler d’UN homme est plus poignant et plus émotionnel que d’évoquer la Grande Guerre et son cortège de morts dont le nombre trop important ne permet pas au public de s’identifier.
Ainsi le président commença son discours par l’évocation de ceux qu’il présenta comme les deux premiers morts de la Première Guerre mondiale, l’un français, Jules-André Peugeot, l’autre Allemand, Camille Meyer, tous deux morts à 20 ans. Le début de ce discours m’a paru réussi, alternant des figures de styles et des éléments poignants comme l’âge de ces deux hommes, à peine plus âgés que nous.
Le discours se poursuivit et bientôt nous entendîmes la biographie assez anecdotique de Lazare Ponticelli. Ainsi je peux vous dire qu’il naquit aux alentours du 24 décembre, ne fut déclaré que le 27 mais est considéré comme né le 7 décembre. Plusieurs erreurs m’ont étonnée, comme le fait que Lazare Ponticelli commence par traverser les Alpes avec des chaussures qu’il du se fabriquer lui-même au début du discours alors qu’à la fin de l’allocution il est arrivé en France pieds nus ! À cet instant, je me suis demandée qui était l’auteur du discours, pourquoi cette contradiction n’avait-elle pas été relevée ?
L’auteur n’aurait-il pas cédé à la facilité choisissant plutôt que la réalité une image pathétique et évocatrice d’un enfant de dix ans marchand pieds nus dans la neige ? Cela m’a donné l’impression d’un texte bâclé ou en tout cas mal préparé.
Le Président de la République a par ailleurs répété des mots qu’il attribue à Lazare Ponticelli et répétés par les anciens combattants de l’époque « plus jamais ça, plus jamais de guerre » ce que nos professeurs d’histoire nous enseignent avec l’expression « La der des ders ». Cependant Lazare Ponticelli fut résistant pendant la Deuxième Guerre mondiale (comme l’a souligné le Président de la République). Il n’était donc pas contre toutes les guerres et a accepté de reprendre les armes pour une cause qu’il considérait comme juste.
Nous connaissons tous la politique actuelle du gouvernement envers les immigrés, je ne suis pas là pour la juger mais j’ai trouvé intéressant de voir comment le Président de la République faisait l’éloge d’un immigré clandestin. Alors qu’il nous avait plutôt habitué à un discours ferme contre l’immigration clandestine. Lazare Ponticelli, lui, a bien fait de rejoindre la France J’ai été choquée de la façon dont la vie de cet homme était utilisée pour transmettre un message d’intégration et de réussite sociale par le travail.
J’ai entendu dans ce discours qui me semblait ne devoir être qu’un hommage, des idées partisanes et qui ne m’ont pas paru à propos. Cet homme est présenté comme un anarchiste. J’ai étudié cette année les courants politiques et leurs idées, je ne pense pas que la réussite sociale pour un anarchiste passe par le travail. Je ne sais pas grand-chose de la vie de Lazare Ponticelli mais il me semble qu’il ne témoigne que depuis peu de temps alors que le contraire nous a été affirmé. Peut-être est-ce parce qu’il faisait partie des derniers témoins qu’il s’est vu dans l’obligation de témoigner ?
Cette cérémonie que je pensais devoir être pleine d’émotion et en l’honneur de tous les poilus m’a laissée perplexe. Si je fus émue ce ne fut que pendant la Marseillaise et des chants de soldats (La Madelon par exemple qui par ses paroles contrastait beaucoup avec le sérieux de la cérémonie) car cela m’a semblé plus à même de nous rapprocher de ces hommes.
L’orateur ne m’a pas semblé imprégné du texte qu’il prononçait et ne nous a pas fait partager d’émotions. Je pense que cet hommage n’a pas réussi à atteindre la portée européenne et même universelle qu’il aurait pu avoir, Lazare Ponticelli était italien de naissance, engagé dans la Légion étrangère et a fraternisé avec les Autrichiens lorsqu’il était sur le front italien.La cérémonie n’a pas su quitter l’individuel pour rendre hommage à tous ceux qui ont précédé Lazare Ponticelli depuis quatre-vingt-dix ans et qui pour beaucoup d’entre eux n’ont pas eu droits aux honneurs ni même à une tombe.
Mme SEBIRE et mai 1968
La journée spéciale sur mai 68 sur France Inter et l'autopsie de Mme SEBIRE se téléscopent dans ma réflexion ce soir.
L'éditorial de Pierre VIANSON PONTE qui apparut ultérieurement comme le signal prémonitoire de mai 68, s'intitulait "la
FRANCE s'ennuie".
Il pointait une société
bloquée sur le plan culturel et politique et l'impossibilité pour les jeunes d'y faire leur place.
Société bloquée.
Mme SEBIRE qu'un procureur borné vient de faire autopsier pour découvrir ce que chacun d'entre nous savait : elle s'est suicidée, écoeurée par l'incapacité de nos législateurs à prendre leurs responsabilités sur un sujet qui est au coeur du débat sociétal depuis plus de vingt ans...
Le droit de mourir dans la dignité, par exemple pour les personnes atteintes de la maladie d'ALZEIMER : pourra t-on continuer
longtemps à se voiler les yeux ?
Alors que tant d'autres pays européens ont avancé dans le débat et trouvé des solutions appropriées, nous pataugeons de comité d'éthique en comité scientifique pour permettre aux députés de ne pas faire leur travail.
Et que dire de sujets comme le mariage des homosexuels ou de l'adoption ? L'ESPAGNE, après 40 ans de franquisme et une Eglise catholique vent debout, est aujourd'hui plus avancée que nous !
On pourrait multiplier les exemples du retard que nous prenons sur le plan sociétal par rapport aux pays de l'union européenne...
Oui, la société française de 2008 est bloquée.
Ce gouvernement ne s'intéresse qu'aux prétendus blocages économiques et sociaux qui sont pour certains un ciment
indispensable dans un Etat de droit comme les services publics, le droit du travail, etc. Mais sur les débats de société, nous attendons notre Zapatero.
Le décalage entre les élites politiques et les préoccupations des citoyens se traduit par un abstentionnisme de masse aux élections, une perte de confiance systématique, et le sentiment désespérant d'un autisme des grands élus.
Jusqu'à quand ?
Début de mandat
Demain première réunion de la commission d'adjoints.
Cet après-midi, découverte du bureau à la Mairie, premier contact avec le secrétariat des maires adjoints, discussion à bâtons rompus avec Mireille BRASIER qui va suivre la Vie Scolaire, des
projets plein la tête.
Des projets qu'il va falloir organiser dans une programmation, faire partager, faire valider, préparer les financements, etc.
Profiter des expériences d'autres villes qui ont déjà expérimenté des solutions écologiques à des problèmes communs : réduire le volume des déchets ménagers, développer le solaire photovoltaïque et pour chauffer l'eau...
Et puis des premiers contacts positifs comme ces jeunes entrepreneurs qui développent des abris de vélo équipés de capteurs solaires photovoltaïques et qui m'ont contacté par ce blog.
Ou ce commerçant dans la rue, colistier non élu, et "emballé" par le projet de collecte des cartons des commerces du centre ville pour les recycler; tout comme le boulanger du coin qui m'indique que sa chaîne travaille déjà avec des emballages réutilisables lors des livraisons depuis le centre de fabrication.
Tout cela implique de travailler en transversalité, de faire de l'exigence du développement durable un réflexe partagé par tous les élus et tout le personnel municipal... Cela figure dans les engagements de la liste.
Toute la campagne m'a permis de constater la forte implication de tous dans ce projet y compris dans leur vie quotidienne, comme cette élue qui a vérifié sans relâche le contenu de ses placards après le documentaire sur MONSANTO... Il nous faut transformer cet essai et rentrer dans l'opérationnel.
La prochaine semaine du développement durable mi avril sera un moment important pour encore sensibiliser la population, rencontrer les militants associatifs, etc.
Demandez en vite le programme à l'accueil de la mairie !
MEDIAPART
La première impression est bonne avec une mise en page sur internet agréable y compris dans le glissement d'une page d'un article à la suivante...
MEDIAPART est en accès libre jusque dimanche prochain.
Profitez en pour le tester gratuitement.
Lire notamment l'article sur Claude ALLEGRE ou sur l'abstention aux élections...
Peut on faire un bilan de ces élections ?
Ces quelques exemples montrent combien ces élections municipales renvoient à des situations locales difficilement analysables sans prendre en compte les enjeux purement locaux.
Mais la tendance de fond ne peut être ignorée : la poussée du PS est évidente. Le désamour vis à vis de SARKOZY est patent. Pour autant le PS aurait tort de croire qu’il peut éviter son aggiornamento en vue des prochaines élections présidentielles ou législatives : rassembler les "contre" n’a jamais donné une majorité en faveur d’un projet. La gauche a gagné largement les Régionales. Et SARKOZY a gagné la présidentielle… Le referendum sur le traité constitutionnel a été perdu et aucun des partisans du NON n'a confirmé ses résultats ensuite.
L’électeur ne se sent plus d’un camp pour toute sa vie : il varie en fonction de l’élection et de l’offre politique du moment et se ravise plus vite qu’il ne s’est forgé une opinion. Ce phénomène, décrit par MENDEL dès les années 1980 (il faut (re)lire l’excellent « 60 millions d’individus sans appartenance ») s’accélère et s’amplifie. Et quand l’offre ne lui convient pas, l’électeur zappe et s’abstient sans hésiter.
Construire une majorité stable et crédible sur la durée de la mandature relève de la quadrature du cercle.
Dimanche pluvieux
Par exemple, dans lesactions que l'on peut engager sans délai : le ramassage des cartons des commerçants du centre ville pour assurer leur recyclage et ne plus les incinérer, ou tester les composteurs d'appartement (lombricompostage) auprès d'un certain nombre de foyers annéciens pour réduire le volume de déchets fermentescibles et fabriquer du compost de bonne qualité, ou bien entendu lancer rapidement le service d'automobiles partagées.
Et puis cette bataille de chiens dans le canisite en face de chez moi : bravo aux propriétaires de chiens qui font cet effort. Mais pourquoi cet engouement des français pour ces animaux de compagnie en ville ? Pourquoi nombre d'entre eux acceptent-ils de leurs chiens ce qu'ils n'acceptent pas de leurs enfants ? Crotter sur les trottoirs par exemple. Imagine t-on un chérubin faisant de même sans que ses parents ne réagissent ?
Maire adjoint au développement durable depuis ce matin
Après un discours d'accueil bien troussé de Robert SAINT ROMAIN, cette élection n'a réservé aucune surprise.
Les élus UMP ont voté pour Jean Luc RIGAUT ainsi que Pierre POLLES du MODEM.
L'émotion était palpable chez la plupart des maires adjoints au moment de la remise de leur écharpe, avec un fort sentiment d'une responsabilité nouvelle à prendre à bras le corps et de devoir y consacrer beaucoup de temps libre.
Un mandat de six ans commence et l'envie de prendre à bras le corps les dossiers relatifs au développement durable, en collaboration avec André MUGNIER qui continuera de suivre l'Agenda 21 de la Ville.
Un programme de travail à bâtir : le système de voitures partagées à mettre en place au plus vite, l'éco quartier VALLIN FIER à programmer, le développement du solaire en utilisant l'expérience de CHAMBERY qui est parti plus vite que nous dans ce dossier, le ramassage des cartons des commerçants en vue de leur recyclage, etc.
J'essaierai de continuer par ce blog de vous informer de nos avancées, de nos projets, de nos interrogations et de nos réussites ...
En route !
TITANIC
Champagne pour tous les spéculateurs sur l'or noir et le gaz !
Et tout à coup me vient l'image du naufrage du TITANIC : faisons la fête en attendant la catastrophe, se disent les nouveaux riches de l'EST et d'ailleurs.
Drôle de défi pour ce nouveau mandat sous le signe du développement durable à ANNECY...
OGM & dioxine, même firme, même inquiétude
Qu'elle est responsable des crises sanitaires sur la dioxine (agent orange de la guerre du VIETNAM), de l'hormone de croissance bovine et aujourd'hui des OGM dans l'agro-alimentaire et que sa puissance et son cynisme sont tels qu'elle influence directement les politiques publiques.
Le reportage illustre des cas par dizaines de scientifiques qui ont tout perdu parce qu'ils osaient émettre un simple avis critique sur les prétendues études réalisées par MONSANTO sur la toxicité de ses productions...
Christian VELOT, sur le plateau d'ARTE, rappelait son cas personnel puisque son laboratoire est dépecé parce qu'il a osé s'interroger sur les OGM (cf. le compte rendu de sa conférence du 29 février sur ce blog).
Le jeu des chaises musicales où un chercheur ou un avocat passent directement de MONSANTO à la Food & Drug Administration, sans que cela ne pose de problème de conflit d'intérêt ou d'éthique, est l'une des forces du système MONSANTO. La FDA est sensée représenter l'intérêt général, l'indépendance vis à vis des firmes agro chimiques... Et elle est infiltrée de l'intérieur par celles-ci...
Mais on aurait tort de railler les seuls américains : en FRANCE nous faisons la même chose tous les jours entre le corps préfectoral et la magistrature administrative, et cela jusqu'au niveau le plus élevé du Conseil d'Etat...
Restent ces images magnifiques des communautés villageoises en Amérique du Sud ou en Inde qui se battent au quotidien, avec leurs faibles moyens, mais la conscience de sauver la biodiversité et une certaine façon de vivre ensemble...
Et je repense à Michel BARNIER, à propos du CRUISER, qui se réfugiait derrière l'avis de l'AFFSA pour indiquer qu'il ne pouvait faire autrement que d'autoriser l'utilisation...malgré les menaces avérées sur les abeilles... Jusqu'à quand les politiques se cacheront ils derrière des expertises orientées, même au sein des organismes publics ?
PS : Nous ne sommes pas allés à la soirée de Lionel TARDY sur la SICN. Mais nous l'avions prévenu auparavant bien entendu.
Bravo Jean Marie DECOUT !
Mon ami Jean -Marie DECOUT s'y présentait au nom des VERTS pour la première fois.
Il a réalisé 8,28% des voix; ce qui est un excellent score et prouve l'enracinement profond des écologistes dans la vie annécienne.
Ce score illustre la crédibilité des VERTS à ANNECY.
Jean-Marie a publié un communiqué remerciant les électeurs et n'a donné aucune consigne de vote pour le second tour de scrutin.
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