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thierry billet
Articles récents

En attendant d'être déboulonné, B. ACCOYER est déboussolé...

5 Mai 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

L'AFP nous informe que, en attendant d'être déboulonné, M. ACCOYER a été déboussolé par l'appel de François BAYROU...


Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a estimé vendredi que la décision de François Bayrou de voter pour François Hollande "déçoit et déboussole une grande partie de l'électorat de centre-droit".

"Cette décision résulte d'une démarche solitaire en reniement des valeurs, des idées, des propositions portées historiquement par le centre dans notre pays", écrit M. Accoyer dans un communiqué.

"François Bayrou se prononce ainsi en faveur d'un candidat dont il n'a pourtant cessé de dénoncer le caractère dangereux du programme notamment pour le rétablissement de nos comptes publics, pour le maintien de notre politique familiale et pour le renforcement de la construction européenne", poursuit-il.

"En tant qu'élu haut-savoyard, constatant sur le terrain que cette décision déçoit et déboussole une grande partie de l'électorat de centre-droit", M. Accoyer "appelle les électeurs de la droite et du centre à se rassembler autour de Nicolas Sarkozy pour défendre" le "projet pour une France forte".

 

Dans le Dauphiné, Bernard BOSSON a déclaré :

 

Au lendemain du discours de François Bayrou, l'ancien maire centriste d'Annecy, Bernard Bosson, a dit faire sien le choix de vote de celui dont il a défendu la candidature ces dernier mois. "Je n'ai rien à modifier au discours de François Bayrou. Je n'ai moi-aussi pas idée de voter blanc et je refuse les thèses défendues par Nicolas Sarkozy cette semaine. Je voterai donc moi-aussi pour François Hollande. Attention cependant ! Son programme tel que le présente le candidat de gauche est intenable. S'il est élu et ne change pas d'orientations, je serai tout comme François Bayrou dans l'opposition. J'ai toutefois espoir qu'il saura nous entendre pour être le Président de la République dont la France a besoin."

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Dernière centrale nucléaire arrêtée au Japon

4 Mai 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Des manifestations de joie au Japon pour fêter la mise en veille le 5 mai du dernier réacteur nucléaire encore en production

http://www.gen4.fr

 

Le 5 mai vers 23h (JST) le réacteur n°. 3 de la centrale électronucléaire de Tomari (1) sera déconnecté du réseau. Cet événement marquera un tournant dans la vie d'un grand pays industrialisé et fortement nucléarisé (2) : il prouvera qu'avec des mesures d'accompagnement minimales (3) le Japon peut s'affranchir de toute source d'énergie nucléaire.

A l'occasion de cet événement, de nombreuses manifestations de joie sont prévues à travers l'ensemble du pays et notamment à Iwaini où un rassemblement est organisé au niveau du pont du ferry le 5 mai à 22.00 (JST) ; la vue imprenable sur l'unité n°. 3 de Tomari depuis cette passerelle permettra de ressentir symboliquement toute la portée de l'événement.

Il s'agit donc de la première occurrence d'un sevrage complet d’électronucléaire dans un pays soit-disant étroitement dépendant de cette source d'énergie mais il aura malheureusement fallu une catastrophe de grande ampleur pour obtenir ce résultat. gen4 s'associe à la joie et la liesse que le peuple Japonais ne manquera pas de manifester dans cette grande occasion.


(1) REP de 912 MW, MOX-READY
(2) Le Japon est, en nombre d'unités de production, le 3ème pays le plus nucléarisé (54-4), après les États-Unis (104) et la France (58)
(3) Environ 15% de mesures d'économie d'énergie et avec une importation mineure de sources d'énergie conventionnelles non disponibles au Japon ; ce défaut est toutefois compensé par l'avantage de rendre mécaniquement les exportations Japonaises plus compétitives

Sources :

Japan Today, 4/5, anglais
enformable, 2/5, anglais

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BAYROU, le bon choix.

4 Mai 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Cela fait des années que je milite pour une alliance large des écologistes, du PS et du centre pour gouverner durablement le pays autour de valeurs démocratiques communes, d'un fort engagement européen et d'un pacte social renouvelé.

Losque le groupe des Verts d'ANNECY a décidé de faire alliance avec l'équipe de Jean-Luc RIGAUT aux élections municipales de 2008, nous avons assumé notre responsabilité de dépasser un clivage classique entre la gauche et la droite, car la victoire de Pierre HERISSON à la Ville et de Bernard ACCOYER à l'agglo nous feraient entrer dans une phase de régression démocratique et sociale insupportable qu'il nous fallait à tout prix l'éviter.

La personnalité souriante de Pierre HERISSON ne doit pas cacher qu'il fût l'un des principaux soutiens de Charles MILLON dans son alliance avec le FN à la Région !

La décision de François BAYROU d'annoncer qu'il votera pour François HOLLANDE est de la même nature que le choix que nous avions alors fait.

Celle du dépassement de clivages anciens au service de valeurs communes.

Quand BAYROU fustige l'obsession de l'immigration qui a frappé SARKOZY, l'obsession des frontières, le reniement des valeurs démocratiques, je me retrouve entièrement dans cette aversion à l'acceptation de toute forme d'alliance ou de tolérance avec la "bête humaine".

Quand BAYROU appelle à l'unité nationale contre la crise qui vient -  en écho aux alertes de l'appel ROOSEVELT 2012 - il a encore raison.

Et quand il souligne les engagements de François HOLLANDE en matière de moralisation de la vie politique, j'applaudis des deux mains.

Bertrand DELANOE s'est exclamé "c'est énorme" lorsqu'il a appris la nouvelle et c'est effectivement énorme. Pour la première fois dans ce pays, les centristes ne font pas un tour de piste électoral pour se rallier ensuite gentiment à la droite.

Comme le dit François BAYROU, cette décision permet de construire une nouvelle forme de gouvernance politique dans ce pays. La balle est maintenant dans le camp de François HOLLANDE : sa réaction sera un des signes de la réalité de ses promesses sur la nouvelle manière de gouverner qu'il propose.

Il faut écouter intégralement le discours de François BAYROU, il fera date, car il prend date pour les cinq prochaines années.

Le voici :


 

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François HOLLANDE, « Moi, Président »

3 Mai 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

François HOLLANDE a clairement pris l'avantage hier soir.

Se positionnant calmement dans la posture de celui qui va être élu, regardant dans les yeux SARKOZY qui cherchait quant à lui un appui chez les journalistes vers lesquels il s'adressait, François HOLLANDE a manifestement gagné cet échange notamment sur la question de la gouvernance lorsqu'il a développé, sans note, son long engagement sur le thème « Moi, Président, je ferai ceci ou ne ferai pas cela... ».

L'incapacité de SARKOZY à lui répondre sur la réunion de collecte de fonds pour l'UMP à l'Hotel BRISTOL n'a été que l'un des épisodes de cette incapacité de SARKOZY de sortir de l'invective et du déni.

Cette rhétorique habile le positionnait comme ayant déjà gagné, ce que SARKOZY, les mouvements d'épaule de plus en plus saccadés, n'arriva jamais à rendre crédible pour son propre compte.

Même sur le sujet délicat du droit de vote des immigrés hors Union européenne ayant 10 ans en France et 5 ans dans la commune, pour les élections locales, HOLLANDE a su débusquer les contre-vérités de SARKOZY relatives à l'immigration clandestine.

Extrêmement précis et pugnace, François HOLLANDE aura fait taire les caricatures sur son manque de charisme et de volonté.

Tout aussi pitoyable fut la conclusion de SARKOZY vis à vis des électeurs du FN et de François BAYROU dans un ultime racolage de dernière minute.

Les carottes sont cuites pour SARKOZY et l'UMP.

Il ne reste plus qu'à François BAYROU à être à la hauteur de l'enjeu pour les cinq ans qui viennent et de ne pas sombrer dans les stratégies picrocholines de recomposition de la famille centriste.

A suivre... J'ai quelques paris en cours que j'aimerais beaucoup ne pas perdre !

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Ce qui se passe aujourd'hui me rappelle 1998

3 Mai 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Gérard LONGUET annonce dans MINUTE qu'il faut discuter avec le FN.

Cela me rappelle furieusement 1998. Rafraichissez vous la mémoire :

 

 

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Gaz de schiste : Lionel TARDY est "amusant"...

2 Mai 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Et oui, Lionel TARDY sait être rigolo, comme l'autre soir, à la réunion de PRIORITERRE sur les Gaz de schiste.

Lorsque ça l'arrange Lionel TARDY est un véritable électron libre, sans affiliation politique, critiquant vertement M. BORLOO qui a accordé des permis en 2009, et quand ça l'arrange il se met en scéne collant les affiches de Nicolas SARKOZY, la mine réjouie et la colle lui dégoulinant sur le pantalon...

Ne voilà t'il pas que l'autre soir il s'enflamme (c'est le cas de le dire) et nous déclare tout de go qu' il n'y aura pas de forage dans la 2° circonscription.

Bien entendu, je ne pouvais pas laisser passer une telle affirmation, caricature du nimby : pas de ça dans ma circonscription ! Sous entendu, mais ailleurs, je m'en fous...

Le voilà qui s'offusque que des parlementaires aient laissé filer des permis de recherche sur leurs territoires, en particulier dans le bassin parisien sans contrôler ce que faisaient les Préfets... Oubliant que c'est l'Etat qui accorde les permis de recherche et pas les Préfets...

En pleine forme, il déclare que le Préfet de Région, M. CARENCO, ne signera jamais de permis de recherche car les parlementaires l'ont alerté et sont vigilants... alors que je lui fais remarquer que M. CARENCO était le directeur de cabinet de Jean-Louis BORLOO lorsqu'il a signé les permis d'exploitation sur 64 sites en FRANCE en 2009 sans en parler à qui que ce soit...

Absent des débats à l'assemblée semble t'il, le voilà qui demande à la représentante de "NO FRACKING FRANCE" des explications sur ce qui a pu se passer en commission mixte paritaire (le lieu de rencontre entre les députés et les sénateurs lorsque le texte voté par l'assemblée nationale n'est pas identique à celui voté par le Sénat)...

Comme si il ne le savait pas !

Comme si il ignorait à quel groupe politique appartient le sénateur Michel HOUEL ?

Et pour quelle raison le texte de l'article 1 de la Loi telle que votée à l'Assemblée a été modifié et permet la fracturation hydraulique.

Je fais acte de pédagogie et je lui réexplique comment on en est arrivé là. Non, Lionel, ne me remercie pas !


Voici la version de l'article 1er votée par l'Assemblée nationale :

 

En application de la Charte de l'environnement et du principe d'action préventive et de correction prévu à l'article L. 110-1 du code de l'environnement, l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche sont interdites sur le territoire national.

 

Voici la version votée au Sénat :

 

En application de la Charte de l'environnement de 2004 et du principe d'action préventive et de correction prévu à l'article L. 110-1 du code de l'environnement, l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche sont interdites sur le territoire national, sauf dans le cadre de projets scientifiques d'expérimentation pour évaluer la technique de la fracturation hydraulique ou des techniques alternatives. Ces projets sont précédés d'une enquête publique soumise aux prescriptions du chapitre III du titre II du livre Ier du code de l'environnement et réalisés dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État.

 

On voit bien que le Sénat avait réintroduit la possibilité d'expérimentation "pour évaluer la technique de la fracturation hyraulique" qui est déjà parfaitement connue et qui est la seule actuellement sur le marché !

 

Cette formulation était trop "grosse" face à la mobilisation des citoyens. Elle permettait la fracturation hydraulique de façon évidente. Il fallait donc cacher la "m....e" au chat. Et c'est ce que les députés ont fini par voter. Au final, la loi dit ceci :

 

Article 1


En application de la Charte de l'environnement de 2004 et du principe d'action préventive et de correction prévu à l'article L. 110-1 du code de l'environnement, l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche sont interdites sur le territoire national.

 

Article 2

Il est créé une Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.
Elle a notamment pour objet d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives.
Elle émet un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public, prévues à l'article 4.
Cette commission réunit un député et un sénateur, désignés par les présidents de leurs assemblées respectives, des représentants de l'Etat, des collectivités territoriales, des associations, des salariés et des employeurs des entreprises concernées. Sa composition, ses missions et ses modalités de fonctionnement sont précisées par décret en Conseil d'Etat.

 

Article 3 


I. ― Dans un délai de deux mois à compter de la promulgation de la présente loi, les titulaires de permis exclusifs de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux remettent à l'autorité administrative qui a délivré les permis un rapport précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre de leurs activités de recherches. L'autorité administrative rend ce rapport public.
II. ― Si les titulaires des permis n'ont pas remis le rapport prescrit au I ou si le rapport mentionne le recours, effectif ou éventuel, à des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche, les permis exclusifs de recherches concernés sont abrogés.
III. ― Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, l'autorité administrative publie au Journal officiel la liste des permis exclusifs de recherches abrogés.
IV. ― Le fait de procéder à un forage suivi de fracturation hydraulique de la roche sans l'avoir déclaré à l'autorité administrative dans le rapport prévu au I est puni d'un an d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende.

 

Article 4 


Le Gouvernement remet annuellement un rapport au Parlement sur l'évolution des techniques d'exploration et d'exploitation et la connaissance du sous-sol français, européen et international en matière d'hydrocarbures liquides ou gazeux, sur les conditions de mise en œuvre d'expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public, sur les travaux de la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation créée par l'article 2, sur la conformité du cadre législatif et réglementaire à la Charte de l'environnement de 2004 dans le domaine minier et sur les adaptations législatives ou réglementaires envisagées au regard des éléments communiqués dans ce rapport.
La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.


Fait à Paris, le 13 juillet 2011.

 

Jouant sur les termes "recherche", "expérimentation" et "exploration" qui n'ont pas du tout le même sens entre le sens courant et celui du Code minier, l'UMP a ainsi permis d'accorder des permis de recherche correspondant à la phase d'exploration du gisement et utilisant la fracturation hydraulique.

 

Phase d’exploration : attribution d’un permis de recherche
Les travaux d’exploration sont entrepris dans le cadre d’un permis de recherches qui donne à son détenteur un droit exclusif d’explorer les hydrocarbures à l’intérieur du périmètre de son permis. Le permis ne donne pas par lui-même le droit de conduire des travaux sur le terrain. 

 

C'est à ce titre que le permis de recherche LYON-ANNECY a été déposé le 15 janvier 2009


 

Et le permis de GEX SUD le 20 avril 2010.

 

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Rue Jean Jacques ROUSSEAU ce dimanche midi...

2 Mai 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Quelques photos de la rue Jean-Jacques ROUSSEAU ce dimanche midi.
Civisme garanti...

 

 

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Indispensable tribune de LARROUTUROU dans le MONDE...

1 Mai 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Nous ne voulons pas mourir dans les décombres du néolibéralisme !

Pierre LARROUTUROU nous alerte sans relâche sur l'optimisme inconscient sur le taux de croissance de l'économie française tel qu'il nous est présenté. Comme moi, signez l'appel du collectif ROOSEVELT 2012.

 

Par Pierre Larrouturou, Membre du collectif Roosevelt 2012

 
 

 

Une du "Monde Eco & entreprise" du mercredi 2 mai 2012.

 

Les systèmes tiennent souvent plus longtemps qu'on ne le pense, mais ils finissent par s'effondrer beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine." En quelques mots, l'ancien chef économiste du Fonds monétaire international, Kenneth Rogoff, résume bien la situation de l'économie mondiale. Quant au gouverneur de la Banque d'Angleterre, il affirme que "la prochaine crise risque d'être plus grave que celle de 1930"...

La zone euro ne va pas bien, mais les Etats-Unis et la Chine, souvent présentés comme les deux moteurs de l'économie mondiale, sont en fait deux bombes à retardement : la dette totale des Etats-Unis atteint 358 % du produit intérieur brut (PIB) ; la bulle immobilière chinoise, presque trois fois plus grosse qu'elle ne l'était aux Etats-Unis avant la crise des subprimes, commence à éclater.

Vu le contexte international, comment le PS et l'UMP peuvent-ils continuer de tout miser sur le retour de la croissance ? Il n'y a qu'une chance sur mille pour que ce rêve devienne réalité. "Ça va être effroyable, me confiait récemment un responsable socialiste. Il n'y aura aucune marge de manoeuvre. Dès le mois de juin, on va geler des dépenses. Dans quelques mois, le pays sera paralysé par des manifestations monstres et, en 2014, on va se prendre une raclée historique aux élections."

L'austérité est-elle la seule solution ? La gauche au pouvoir est-elle condamnée à décevoir ? Non. L'Histoire montre qu'il est possible de s'extraire de la "spirale de la mort" dans laquelle nos pays sont en train de s'enfermer.

 EN 1933

En 1933, quand Roosevelt arrive au pouvoir, les Etats-Unis comptent 14 millions de chômeurs, la production industrielle a diminué de 45 % en trois ans.

Il agit alors avec une détermination et une rapidité qui raniment la confiance : certaines lois sont présentées, discutés, votées et promulguées dans la même journée. Son objectif n'est pas du tout de "rassurer les marchés financiers", mais de les dompter.

Son but n'est pas de "donner du sens à l'austérité", mais de reconstruire la justice sociale. Les actionnaires sont furieux et s'opposent de toutes leurs forces à la loi qui sépare les banques de dépôt et les banques d'affaires, aux taxes sur les plus hauts revenus ou à la création d'un impôt fédéral sur les bénéfices.

Mais Roosevelt tient bon et fait voter quinze réformes fondamentales en trois mois. Les catastrophes annoncées par les financiers ne se sont pas produites. Mieux ! L'économie américaine a très bien vécu avec ces règles pendant un demi-siècle.

Ce qu'a fait Roosevelt en matière économique n'était sans doute pas suffisant (sans l'économie de guerre, les Etats-Unis allaient retomber en récession), mais les réformes qu'il a imposées en matière bancaire et fiscale ont parfaitement atteint leurs objectifs.

Jusqu'à l'arrivée de Ronald Reagan en 1981, l'économie américaine a fonctionné sans avoir besoin ni de dette privée ni de dette publique.

Alors que, pendant trente ans, des règles fordistes avaient assuré un partage équitable de la valeur ajoutée entre les salariés et les actionnaires, les politiques de dérégulation ont, en trente ans, fait passer la part des salaires de 67% à 57% du PIB des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ce qui a conduit à augmenter tant la dette publique - car les impôts sur les salaires et la consommation sont la première ressource des Etats - que la dette privée, car les salariés ont dû s'endetter pour maintenir leur niveau de vie.

C'est à cause du chômage et de la précarité que la part des salaires a tellement baissé dans tous nos pays : le chômage n'est pas seulement une conséquence de la crise que nous vivons depuis cinq ans, il en est une des causes fondamentales. On ne pourra pas sortir de la crise sans s'attaquer radicalement au chômage et à la précarité.

N'en déplaise aux néolibéraux, nous ne sommes pas face à une crise de l'Etat-providence, mais bien face à une crise du capitalisme dont l'extrême gravité rend insuffisantes les réponses classiques de l'Etat-providence. La justice sociale n'est pas un luxe auquel il faudrait renoncer à cause de la crise ; reconstruire la justice sociale est le seul moyen de sortir de la crise !


DEUX STRATÉGIES POSSIBLES POUR LE PROCHAIN PRÉSIDENT


Deux stratégies sont possibles pour le prochain président de la République : soit il pense que la crise est bientôt finie et qu'il suffit d'une bonne gestion des finances publiques pour passer les quelques mois difficiles qui nous séparent de l'embellie.

Soit il pense au contraire qu'il ne reste qu'un temps limité avant un possible effondrement du système économique, et il doit "faire du Roosevelt" : organiser un nouveau Bretton Woods dès le mois de juillet 2012, mettre fin aux privilèges incroyables des banques privées dans le financement de la dette publique, lutter frontalement contre les paradis fiscaux et agir avec force contre le chômage et la précarité en lançant dès le mois de mai des états généraux de l'emploi : trois mois de travail avec l'ensemble des partenaires concernés pour construire un nouveau contrat social, comme l'ont fait en 1982 les Néerlandais avec les accords de Wassenaar.

Quel est le rôle historique de la gauche européenne ? Gérer l'effondrement du modèle néolibéral, quitte à mourir dans les décombres, ou accoucher d'une nouvelle société avant que la crise, comme dans les années 1930, ne débouche sur la barbarie ?


Pour pousser le prochain président à l'audace, nous venons de créer le collectif Roosevelt 2012 : avec Stéphane Hessel, Edgar Morin, Susan George, Michel Rocard, René Passet, Dominique Méda, Lilian Thuram, Robert Castel, Bruno Gaccio, Roland Gori, Gaël Giraud, la Fondation Abbé-Pierre, la Fondation Danielle Mitterrand, la Ligue de l'enseignement, Génération précaire et bien d'autres, notre objectif est simple : provoquer un sursaut !

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Lac 2020-2030, la réflexion est lancée

1 Mai 2012 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

La conférence lac de mercredi dernier a validé à l'unanimité le lancement d'une réflexion prospective baptisée "Lac 2020-2030" pour envisager quels étaient les scénarios de protection du Lac nécessaires pour assurer qu'il serait "plus pur que pur" selon l'expression de Pierre BRUYERE.

En résumé, l'identification des enjeux est assez simple : les eaux pluviales que l'imperméabilisation trop importante des sols autour du lac conduit à se charger en pollutions diverses lors des lessivages de plus en plus violents avec le réchauffement climatique, les pratiques sportives et la motorisation des bateaux sur le lac, le contrôle des "nouveaux" polluants pour lesquels il n'existe pas ou peu de valeurs limites de concentration, mais à propos desquels nous devons être d'une particulière réactivité.

Ces enjeux ont déjà conduit à des propositions concrètes comme par exemple, la demande de financement dans le cadre du prochain CDDRA à négocier avec la Région, de lieux adaptés de vidange des ballasts et des quilles des bateaux qui veulent naviguer sur le lac en provenance d'autres plans d'eau...

Mais le groupe de travail qui s'est constitué va devoir en faire un inventaire plus précis, et dégager les voies de progrès possibles pour que nous soyons d'ici 2020 fiers des améliorations apportées à l'excellente situation actuelle.

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SARKOZY, le FN dans le texte

30 Avril 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Cette fois-ci ce n'est plus du racolage des thèses du Front National que nous fait SARKOZY, c'est le FN dans le texte lui-même. L'ode à la FRONTIERE comme le futur crédo d'un Pays qui a donné la déclaration des droits de l'homme à la terre entière...

C'était il y a longtemps c'est vrai, il y a des siècles... avant que SARKOZY ne dévoit le pacte républicain pour tenter de sauver misérablement son siège de Président.

Jugez en plutôt en ce jour de la commémoration de la déportation :


«La frontière est au coeur du problème de l’immigration, au coeur du problème économique, au coeur du problème de la réciprocité, au coeur de la lutte contre les dumpings, au coeur du problème fiscal, au coeur de la lutte contre les trafics»


«Faites sauter les frontières et vous verrez les tribus et les communautés imposer à leurs membres des comportements dont nous ne voulons pas dans la République.»


Le repli sur soi comme avenir pour notre pays. Le rejet de l'autre comme viatique.

Et je regarde incrédule des soutiens de François BAYROU appeler à voter "quand même" pour SARKOZY. Tout est dans le "quand même"...Jusqu'où accepteront-ils d'aller dans le "quand même", dans le "malgré tout", dans le regret que cette campagne fût aussi droitière...

Quand le FN aura mangé l'UMP ou lui aura, et c'est pareil, insufflé définitivement son venin...combien accepteront encore de ne pas dire "NON, cette fois c'est trop" ?

Sans se rappeler les paroles célèbres : "quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit... quand ils sont venus...".

En ce jour du recueillement autour des déportés et de leurs familles, entendre SARKOZY exalter le mythe de la frontière me fait bouillir de rage.

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