Duflot, Placé, bravo les artistes !
Bravo Madame Duflot et Monsieur Placé !
Avoir exigé l'abandon de l'aéroport de Notre Dame des Landes et la sortie du nucléaire et faire voter l'entrée sans conditions dans un gouvernement qui construira l'aéroport et fermera une seule centrale nucléaire dans les cinq ans qui viennent, c'est très fort !
Avoir fait campagne sur l'exemplarité et le respect de la Justice et reconduire la répartition des sièges réservés de députés dans le cadre de l'accord avec le PS, alors que cette répartition a été annulée par le Tribunal de grande instance de PARIS, c'est à dire refuser d'appliquer une décision de Justice; et faire avaler la pilule haut la main au Conseil fédéral, c'est du grand art !
Ils ne vont plus pouvoir faire plus fort, ils le savent.
Alors Mme DUFLOT quitte le secrétariat national pour l'Assemblée; M. PLACE est déjà au Sénat : ils auront réussi à satelliser les Verts au PS comme aucun socialiste n'avait osé le rêver après les succès d'EUROPE ECOLOGIE.
Pour les remercier, le PS les nommera peut-être ministres, il leur doit bien cela.
Silvain Pastor, ex élu régional écologiste de Languedoc Roussilon, est à l'origine de la condamnation d'EELV par le TGI de Paris pour non-respect des statuts.
Dans un entretien au Monde.fr, il dénonce les méthodes bulldozer de Cécile Duflot et de Jean-Vincent Placé.
Vous êtes à l'origine du recours déposé au TGI de Paris contre EELV. La justice vous a donné raison, mais le conseil fédéral du parti vient d'opter à nouveau pour ce scénario, pourtant invalidé par la justice...
Silvain Pastor : On assiste à un coup de force de la majorité qui s'affranchit de nos règles, de tous nos principes. Je rappelle que nous avons toujours défendu la proportionnelle, et plaidé pour la défense des minorités. C'est ça, le logiciel des écologistes. Résultat : nous, qui sommes la minorité du parti, mais qui avons tout de même obtenu 26 % des voix, nous retrouvons piétinés et humiliés. Quand on prend pour candidate Eva Joly, ancienne magistrate, que l'on fait l'essentiel de sa campagne sur l'exemplarité, et qu'on méprise la loi, je trouve ça assez piquant comme situation.
Avez vous engagé le dialogue avec la direction du mouvement ?
Non, parce que j'ai en face de moi un bulldozer, qui avance... pour aller dans le mur. Les dirigeants de ce parti s'enfoncent sans vouloir discuter avec qui que ce soit, dans une logique de dépendance toujours plus grande par rapport au PS, alors que nous devrions, en cette période de législatives, cultiver nos différences.
Comment en est on arrivé là, à ce refus de se conformer aux statuts ?
Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé ont mis en place au sein de ce parti un système qu'il faut bien qualifier de clientéliste. Ce clientélisme effréné leur permet de conserver le pouvoir. Ils en ont promis, des investitures... C'est la raison pour laquelle ils ne veulent en aucun cas redistribuer les circonscriptions. Ces places, ils souhaitent les conserver pour leurs affidés.
Que comptez vous faire sur le plan judiciaire ?
Continuer. Nous allons d'abord faire constater par le TGI de Paris la non-exécution de sa décision, rendue publique le 4 mai. Ensuite, nous allons demander à la justice que les candidats investis ne puissent utiliser les moyens du parti, dont son logo, pour faire campagne, ni se prévaloir de son investiture. Nous conservons la possibilité, après coup, de faire annuler les éventuelles élections en cas de non-respect de ces interdictions.
Fallait-il vraiment en arriver là ? Les négociations entre camarades étaient elles vraiment hors de portée ?
Nous avons, nous minoritaires, toujours été du côté de la raison. Avant de porter l'affaire sur la place publique, nous avons plaidé notre cause devant le conseil statutaire, l'organe du parti chargé de résoudre ce genre de conflits. Le conseil statutaire nous a donné raison, mais la direction a passé outre. Nous avons alors saisi la justice. A l'issue de la décision du TGI de Paris, nous étions en droit d'exiger pour notre courant dix circonscriptions supplémentaires. Nous en avons réclamé simplement trois. Mais, visiblement, c'était encore trop ! Alors, qu'on ne nous fasse pas de procès en irresponsabilité !
J'ai oublié de saluer Philippe POUTOU
J'ai oublié de saluer Monsieur Philippe POUTOU qui est retourné dans son usine après avoir fait sa campagne présidentielle.
Chapeau bas, Monsieur POUTOU qui êtes reparti à la base avec le sentiment d'avoir fait ce que votre conscience vous dictait de
faire, avec sourire et humilité malgré les comparaisons permanentes avec l'icône BESANCENOT, et reprendre votre activité syndicale de longue date...
Loin des arrivistes qui croient qu'ils vont pouvoir rafler des sièges de parlementaires sans avoir labouré le terrain de longues années ou qui se présentent loin de leur domicile en faisant croire qu'ils y résident ou que cela n'a pas d'importance... Après avoir surfé sur la vague COHN BENDIT, ils espèrent surfer sur la vague HOLLANDE...
Soulagé !
Donc Nicolas SARKOZY a été battu. J'en suis profondément soulagé.
Je ne supportais plus ces lois répressives accumulées les unes aux autres à chaque fait divers et la reprise de tous les thèmes de l'extrême-droite les uns après les autres, dans une accumulation invraisemblable de propositions contradictoires (rappelons nous la France des propriétaires et l'excellente idée des crédits hypothécaires avant la cris des subprimes, ou le Grenelle de l'environnement suivi du "trop c'est trop" en matière d'écologie...).
Les libertés publiques étaient de mon point de vue clairement menacées par son programme et sa démagogie
populistes.
Bien entendu, François HOLLANDE va se trouver dans une situation économique extrêmement difficile.
Pour autant, le simple fait de retrouver une réelle sérénité dans l'exercice du pouvoir et de prendre quelques mesures de bon sens en matière d'impartialité de l'Etat ou d'institutions va nous faire le plus grand bien.
Les premiers mots de François HOLLANDE vont dans le sens de cet apaisement et de ce rassemblement que François BAYROU a appelé de ses voeux.
Une pensée néanmoins pour les élections grecques et la percée d'un parti néo nazi : l'histoire se répète, comme en 1933 en ALLEMAGNE, la récession fait le lit de l'extrême droite...
Je n'oublie pas que, malgré ses dérives nationalistes, SARKOZY a réuni 48% des exprimés qui ont considéré que l'appel
de François BAYROU en faveur des valeurs républicaines ne suffisait pas à disqualifier le candidat de la Droite. Il y a encore du travail pour redonner aux mots solidarité et fraternité
leurs lettres de noblesse.
Favoriser les emplois pas les grenouilles...
On reste médusé en lisant ceci à propos de la Zone d'activités économiques de MONTAGNY LES LANCHES : "Il faut favoriser les emplois et les grenouilles iront ailleurs".
Mâchefers d'AVIERNOZ
Le SILA a mis en ligne en téléchargement tous les rapports relatifs à l'étude de l'éventuelle pollution engendrée par le dépôt illégal de mâchefers par la société MITHIEUX que le SILA a appelé en garantie suite à la violation de la réglementation.
Vous pouvez donc télécharger tous ces documents pour vous faire une idée précise des constats effectués et des démarches engagées.
En tout état de cause, dans un dossier aussi complexe que celui-ci où la vigilance des techniciens du SILA a été trompée, il convient de trouver la solution technique qui protège le mieux le milieu naturel et qui cause le moins de dégâts environnementaux collatéraux.
Le SILA a par ailleurs écrit au Président du Conseil régional pour demander des éclaircissements sur une étude qu'aurait lancée la Région à propos
de ce dossier; étude dont personne n'a jamais entendu parler à CONFLUENCE.
Le dossier est disponible sur le lien ci-dessous avec beaucoup d'autres documents sur l'impact environnemental des activités du SILA.
Si vous avez un problème, allez sur le site du SILA (sila.fr) et dans le bandeau, cliquez sur téléchargement.
http://www.sila.fr/inter.php?rubrique=39
En attendant d'être déboulonné, B. ACCOYER est déboussolé...
L'AFP nous informe que, en attendant d'être déboulonné, M. ACCOYER a été déboussolé par l'appel de François BAYROU...
Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a estimé vendredi que la décision de François Bayrou de voter pour François Hollande "déçoit et déboussole une grande partie de l'électorat de centre-droit".
"Cette décision résulte d'une démarche solitaire en reniement des valeurs, des idées, des propositions portées historiquement par le centre dans notre pays", écrit M. Accoyer dans un communiqué.
"François Bayrou se prononce ainsi en faveur d'un candidat dont il n'a pourtant cessé de dénoncer le caractère dangereux du programme notamment pour le rétablissement de nos comptes publics, pour le maintien de notre politique familiale et pour le renforcement de la construction européenne", poursuit-il.
"En tant qu'élu haut-savoyard, constatant sur le terrain que cette décision déçoit et déboussole une grande partie de l'électorat de centre-droit", M. Accoyer "appelle les électeurs de la droite et du centre à se rassembler autour de Nicolas Sarkozy pour défendre" le "projet pour une France forte".
Dans le Dauphiné, Bernard BOSSON a déclaré :
Au lendemain du discours de François Bayrou, l'ancien maire centriste d'Annecy, Bernard Bosson, a dit faire sien le choix de vote de celui dont il a défendu la candidature ces dernier mois. "Je n'ai rien à modifier au discours de François Bayrou. Je n'ai moi-aussi pas idée de voter blanc et je refuse les thèses défendues par Nicolas Sarkozy cette semaine. Je voterai donc moi-aussi pour François Hollande. Attention cependant ! Son programme tel que le présente le candidat de gauche est intenable. S'il est élu et ne change pas d'orientations, je serai tout comme François Bayrou dans l'opposition. J'ai toutefois espoir qu'il saura nous entendre pour être le Président de la République dont la France a besoin."
Dernière centrale nucléaire arrêtée au Japon
Le 5 mai vers 23h (JST) le réacteur n°. 3 de la centrale électronucléaire de Tomari (1) sera déconnecté du réseau. Cet événement
marquera un tournant dans la vie d'un grand pays industrialisé et fortement nucléarisé (2) : il prouvera qu'avec des mesures d'accompagnement minimales (3) le Japon peut s'affranchir de
toute source d'énergie nucléaire.
A l'occasion de cet événement, de nombreuses manifestations de joie sont prévues à travers l'ensemble du pays et
notamment à Iwaini où un rassemblement est organisé au niveau du pont du ferry le 5 mai à 22.00 (JST) ; la vue imprenable sur l'unité n°. 3 de Tomari depuis cette passerelle permettra de
ressentir symboliquement toute la portée de l'événement.
Il s'agit donc de la première occurrence d'un sevrage complet d’électronucléaire dans un pays soit-disant étroitement dépendant
de cette source d'énergie mais il aura malheureusement fallu une catastrophe de grande ampleur pour obtenir ce résultat. gen4 s'associe à la joie et la liesse que le peuple Japonais ne manquera
pas de manifester dans cette grande occasion.
(1) REP de 912 MW,
MOX-READY
(2) Le Japon est, en nombre d'unités de production, le 3ème pays le plus nucléarisé (54-4), après les États-Unis (104) et la
France (58)
(3) Environ 15% de mesures d'économie d'énergie et avec une importation mineure de sources d'énergie conventionnelles non
disponibles au Japon ; ce défaut est toutefois compensé par l'avantage de rendre mécaniquement les exportations Japonaises plus compétitives
Sources :
Japan Today, 4/5, anglais
enformable, 2/5, anglais
BAYROU, le bon choix.
Cela fait des années que je milite pour une alliance large des écologistes, du PS et du centre pour gouverner durablement le pays autour de valeurs démocratiques communes, d'un fort engagement européen et d'un pacte social renouvelé.
Losque le groupe des Verts d'ANNECY a décidé de faire alliance avec l'équipe de Jean-Luc RIGAUT aux élections municipales de 2008, nous avons assumé notre responsabilité de dépasser un clivage classique entre la gauche et la droite, car la victoire de Pierre HERISSON à la Ville et de Bernard ACCOYER à l'agglo nous feraient entrer dans une phase de régression démocratique et sociale insupportable qu'il nous fallait à tout prix l'éviter.
La personnalité souriante de Pierre HERISSON ne doit pas cacher qu'il fût l'un des principaux soutiens de Charles MILLON dans son alliance avec le FN à la Région !
La décision de François BAYROU d'annoncer qu'il votera pour François HOLLANDE est de la même nature que le choix que nous avions alors fait.
Celle du dépassement de clivages anciens au service de valeurs communes.
Quand BAYROU fustige l'obsession de l'immigration qui a frappé SARKOZY, l'obsession des frontières, le reniement des valeurs démocratiques, je me retrouve entièrement dans cette aversion à l'acceptation de toute forme d'alliance ou de tolérance avec la "bête humaine".
Quand BAYROU appelle à l'unité nationale contre la crise qui vient - en écho aux alertes de l'appel ROOSEVELT 2012 - il a encore raison.
Et quand il souligne les engagements de François HOLLANDE en matière de moralisation de la vie politique, j'applaudis des deux mains.
Bertrand DELANOE s'est exclamé "c'est énorme" lorsqu'il a appris la nouvelle et c'est effectivement énorme. Pour la première fois dans ce pays, les centristes ne font pas un tour de piste électoral pour se rallier ensuite gentiment à la droite.
Comme le dit François BAYROU, cette décision permet de construire une nouvelle forme de gouvernance politique
dans ce pays. La balle est maintenant dans le camp de François HOLLANDE : sa réaction sera un des signes de la réalité de ses promesses sur la nouvelle manière de gouverner qu'il
propose.
Il faut écouter intégralement le discours de François BAYROU, il fera date, car il prend date pour les cinq prochaines années.
Le voici :
François HOLLANDE, « Moi, Président »
François HOLLANDE a clairement pris l'avantage hier soir.
Se positionnant calmement dans la posture de celui qui va être élu, regardant dans les yeux SARKOZY qui cherchait quant à lui un appui chez les journalistes vers lesquels il s'adressait, François HOLLANDE a manifestement gagné cet échange notamment sur la question de la gouvernance lorsqu'il a développé, sans note, son long engagement sur le thème « Moi, Président, je ferai ceci ou ne ferai pas cela... ».
L'incapacité de SARKOZY à lui répondre sur la réunion de collecte de fonds pour l'UMP à l'Hotel BRISTOL n'a été que l'un des épisodes de cette incapacité de SARKOZY de sortir de l'invective et du déni.
Cette rhétorique habile le positionnait comme ayant déjà gagné, ce que SARKOZY, les mouvements d'épaule de plus
en plus saccadés, n'arriva jamais à rendre crédible pour son propre compte.
Même sur le sujet délicat du droit de vote des immigrés hors Union européenne ayant 10 ans en France et 5 ans dans la commune, pour les élections locales, HOLLANDE a su débusquer les contre-vérités de SARKOZY relatives à l'immigration clandestine.
Extrêmement précis et pugnace, François HOLLANDE aura fait taire les caricatures sur son manque de charisme et de volonté.
Tout aussi pitoyable fut la conclusion de SARKOZY vis à vis des électeurs du FN et de François BAYROU dans un ultime racolage de dernière minute.
Les carottes sont cuites pour SARKOZY et l'UMP.
Il ne reste plus qu'à François BAYROU à être à la hauteur de l'enjeu pour les cinq ans qui viennent et de ne pas sombrer dans les stratégies picrocholines de recomposition de la famille centriste.
A suivre... J'ai quelques paris en cours que j'aimerais beaucoup ne pas perdre !
Ce qui se passe aujourd'hui me rappelle 1998
Gérard LONGUET annonce dans MINUTE qu'il faut discuter avec le FN.
Cela me rappelle furieusement 1998. Rafraichissez vous la mémoire :
/image%2F0935223%2F20231224%2Fob_20fe5a_fa44fd04-3b83-4512-9dce-534c79192bb9-1.jpeg)