VERTS Région Savoie, un soutien aux élus écolo d'ANNECY et CHAMBERY
Suite à l’annonce de l’éventuel traitement des déchets de la région Cannoise
Les écologistes réclament un « plan durable », responsable et audacieux
du traitement des déchets ménagers en Région Savoie
Depuis plus d’une décennie, tant à Annecy qu’à Chambéry, les « Verts Région Savoie », leurs élus et les militants écologistes se sont battus contre la solution anti-écologique du « tout incinération » et l’augmentation constante et coûteuse des capacités d’incinération. Ils ont, sans cesse, tous seuls, défendu une gestion diversifiée incluant le développement du tri, du compostage, de la méthanisation, etc… accompagné d’une politique générale de réduction à la source,
Malheureusement, ils ont été peu écoutés… mais cela a quand même permis :
- l’annulation du plan d’origine et une réécriture, en 2004, du schéma départemental d’élimination des déchets ménagers en Haute-Savoie, incluant une certaine diversification et l’abandon du nouveau four à Marignier, (erreur matérielle sur ce point : les associations ont obtenu l'annulation du PDED de la HAUTE SAVOIE par le tribunal administratif et j'ai eu le plaisir de les assister pour ce faire. Il n'y a pas de nouveau PDED et l'abandon du 3° four à MARIGNIER a été annoncée par MM. SADDIER et MUDRY après l'annulation du PDED au cours d'une réunion des VERTS de CLUSES qui avaient invité l'ami Dany DIETMAN)
- une sensible limitation de l’augmentation de la capacité de traitement de l’usine de Chambéry.
- sans parler, bien sûr, de la fermeture de l’incinérateur d’Albertville, suite à la pollution par les dioxines, véritable scandale de santé publique.
Aujourd’hui, l’affaire de l’éventuelle incinération des déchets de la région Cannoise dans les usines d’Annecy et de Chambéry montre, incontestablement, que les écologistes avaient pleinement raison : ces 2 usines sont aujourd’hui en surcapacité de traitement… et ceci s’explique, pour l’essentiel, par l’esprit civique de nos concitoyens, qui se sont engagés résolument dans le tri des déchets, dès qu’on leur en a offert la possibilité…
Mais à l’évidence on peut aller beaucoup plus loin en s’engageant résolument dans le développement de toutes les solutions alternatives à l’incinération … et en s’engageant, en parallèle, dans une politique de réduction importante des capacités locales d’incinération.
Certes, l'accueil provisoire des déchets de la région Cannoise peut, à condition d’être strictement contrôlée et limitée dans le temps, apparaître comme la moins mauvaise solution pour diminuer l’impact financier, sur les familles, de ces surcapacités.
Mais l'accueil provisoire des déchets cannois doit surtout être considéré comme un sursis pour mener au plus vite, la réflexion et les études permettant d’adopter, pour l’ensemble des deux départements et une partie de l’Ain, un « plan durable » et audacieux de traitement des déchets ménagers.
La mise en œuvre de ce plan sera facilitée par les nouvelles dispositions visant à faciliter cette diversification, mises en place par la Région ces dernières années à l’initiative des Conseillers Régionaux Verts, et qui devront être renforcées à l’issue des prochaines élections régionales.
Henri DUPASSIEUX maire adjoint à CHAMBERY et
moi-même à ANNECY avons mené une action conjointe depuis de longues années en faveur d'une politique raisonnable des déchets, quelquefois dans la plus grande solitude. Il n'est donc pas
étonnant que nous ayons pris la même position favorable à la réponse à l'appel d'offre du SIVADES. Mais aujourd'hui nous commençons à être entendus et à CHAMBERY comme à ANNECY, l'accueil des
déchets cannois est une mesure temporaire qui doit permettre de faire un nouveau pas en faveur du recyclage et de la réduction des déchets à la source. Et de procéder à la fermeture de
l'incinérateur de PONTCHARRA pour CHAMBERY, et à la fermeture d'un des trois fours de CHAVANOD à ANNECY dans un délai de trois ans.
SIVADES suite
La décision de CHAMBERY METROPOLE et du SILA de répondre à l'appel d'offres pour dépanner le syndicat cannois du SIVADES pour l'élimination des déchets qu'il mettait jusque là en décharge donne lieu à des réactions épidermiques de quelques écologistes qui ne prennent pas le temps de travailler les dossiers et se contentent de réactions émotionnelles du type "pas de ça chez nous !"
A CHAMBERY METROPOLE, les élus verts ont voté en faveur de cette solution de dépannage qui permet de préparer l'avenir.
Tel est notamment le point de vue de Henri DUPASSIEUX, vice président de CHAMBERY METROPOLE et l'un des meilleurs spécialistes de la gestion des déchets chez les VERTS avec son collègue chambérien Christophe BERARD.
Les incinérateurs d'ANNECY et de CHAMBERY sont en surcapacité. A CHAMBERY, la fermeture prochaine de l'incinérateur de PONTCHARRA devrait permettre d'adapter la capacité aux nouvelles réalités. A ANNECY, le SILA a d'ores et déjà décidé de fermer un four.
Il faut utiliser au mieux la capacité actuelle des fours et continuer d'aller dans le sens de la réduction de la production de déchets.
Mais laisser fonctionner temporairement des fours en deçà de leurs capacités est une hérésie écologique et un surcoût pour les citoyens que les écologistes responsables ne peuvent pas prendre.
On peut alimenter une polémique artificielle en alimentant internet de messages anonymes où quelques personnes submergent de commentaires un site. Cela ne trompe que ceux qui veulent être trompés. C'est en travaillant sur le terrain que les choses changent, pas en s'inventant des pseudonymes sur internet.
Neige artificielle, où en est on ?
Pour autant, où en est-on sur ce sujet ?
Je vous invite à lire l'article de Claude COMET qui fait le point sur un rapport de hauts fonctionnaires sur le sujet d'une manière particulièrement pertinente.
On y lit notamment que l'enneigement artificiel représente 20% de la superficie total du domaine français
L’enneigement artificiel représente aujourd’hui environ 5 300 ha, soit un peu plus de 20 % de la surface des pistes évaluée à environ 25 000 ha pour l’ensemble des 330 stations françaises. Sa croissance a été particulièrement rapide : en 79/80, on comptait 10 stations et 19 hectares enneigés ; en 85/86 : 35 stations et 150 ha ; en 94/95 : 136 stations et plus de 1 600 ha.
Ces 5 300 hectares sont enneigés artificiellement grâce à la transformation de 19 millions de m3 d’eau, en 38 millions de m3 de neige, soit une épaisseur moyenne de neige produite de 70 centimètres pour l’ensemble des stations.
La France est loin d’être le pays le plus producteur de neige de culture. Même si certains professionnels prévoient d’aller vers 30, voire 40 % de superficie de pistes en neige de culture, on est loin des chiffres des Dolomites : 80 %, ou des Etats-Unis : 85 à 100 %. L’Autriche en est à 40 % et la Suisse à 12 %, en surface, sachant que le chiffre réellement significatif serait celui du volume de neige produite par rapport à celui de la neige naturelle (en France, environ 50 % sur 20 % de la surface).
Cela vous permettra de visiter le site d'ENVISCOPE qui traite du développement durable en RHONE ALPES.
Claude vient de rejoindre EUROPE ECOLOGIE.
Merci de cliquer :
link
http://www.enviscope.com/18059-rapport-neige-culture-ministere.html
Conseil municipal du 9 novembre
Il a permis à la majorité municipale de préciser les conditions du lancement de la construction de l'éco quartier VALLIN FIER avec la signature d'une convention avec l'opérateur social SCIC qui va réaliser la "pointe" nord de l'éco quartier sur le ténement de MAURIS BOIS. La SCIC s'engage à respecter le cahier des charges : un seul parking par logement, une gestion de l'eau pluviale à la parcelle, une efficacité énergétique de niveau BBC, une intégration avec la coulée verte qui traversera l'éco quartier du Nord au Sud.
Mais aussi de préciser que l'objectif pour les constructions qui seront réalisées ensuite autour de l'école crèche qui remplacera l'école des FINS et accueillera les enfants de l'éco quartier. L'école sera "passive" sur le plan énergétique et ouvrira en septembre 2013. Les logements qui seront construits sur ces terrains achetés par la municipalité auront également pour objectif d'être passifs.
Une autre excellente nouvelle a été que le promoteur MONNET DECROIX appliquerait également du BBC "batiment basse consommation" sur le site de l'ancien hôpital comme cela lui avait été démandé.
Nous avançons donc dans la voie de l'efficacité énergétique.
Le bilan carbone de la Ville sera disponible dans quelques semaines et nous pourrons alors mettre en chantier le plan énergie-climat territorial qui permettra de mettre en oeuvre l'objectif voté en conseil municipal de réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020.
L'erreur boréale
En présence d'une soixantaine de personnes, Richard a pu expliquer sa lutte au Canada.
Une soirée passionnante qui a été dédiée à la mémoire de Jean-Louis Molié.
Philippe MEIRIEU, tête liste régionale
Philippe est le candidat que nous soutenions fermement, preuve de l'ouverture et la poursuite du rassemblement autour des écologistes politiques. Quelle satisfaction pour les comités locaux d'ANNECY et de CHAMONIX d'avoir contribué à ce résultat qui prouve l'unité et la volonté de crédibilité d'EUROPE ECOLOGIE.
L'écologie politique poursuit donc dans la voie de l'affirmation que c'est autour de la question écologique que l'on doit construire une alternative crédible au sarkozysme, comme l'illustration d'un réel changement de paradigme social et économique : du jetable au durable, de la solidarité contre l'égoïsme, etc.
Philippe MEIRIEU a tenu, en clôture de notre réunion de samedi, un discours remarquable de profondeur et de conviction. Il a rappelé cette étude auprès des enfants de 6 à 14 ans dont 64% pensent qu'ils verront la fin du monde... Un frisson dans le dos en écoutant cela. L'urgence écologique est déjà intégrée par les gamins, reste à convaincre les adultes qu'il est temps de passer aux actes.
Si vous ne connaissez pas Philippe, ci-dessous un entretien où il explique sa candidature avant sa désignation.
Il reste à transformer l'essai en désignant à la tête de liste en HAUTE SAVOIE, un guide de haute montagne de CHAMONIX, ancien président de l'association pour le respect du site du MONT BLANC, l'ami Georges UNIA.
Philippe Meirieu tête de liste de Rhône-Alpes Ecologie?
envoyé par PierreGandonniere. - L'actualité du moment en vidéo.
Intérêts privés vs intérêt général à DUINGT
Bien entendu, l'Etat n'aurait jamais dû laisser ainsi le domaine public devenir progressivement un bien privatisé de facto par des propriétaires privés.
Au cours de la conférence lac du 5 novembre, Pierre BRUYERE, président du SILA, a été séchement pris à partie sur cette question par l'association qui s'est créée à DUINGT à ce propos.
Il a rappelé la position de la communauté de communes de la rive ouest du lac en faveur de ce sentier piétonnier et a fait une proposition de compromis qui serait de limiter le passage en bord de lac sur 1,50 mètre et de supprimer les pontons privés qui ont été installés.
Cette solution de compromis n'a pas été saisie. Au contraire, le principe même du passage sur les terrains publics a été une nouvelle fois rejetée, s'appuyant sur les dangers que cela ferait courir aux roselières et au harle bièvre.
Les associations de protection de la nature présentes ont fermement rappelé que cette position n'avait rien à voir avec l'intérêt général et que l'on pouvait tout à fait bien ouvrir un espace au public et en assurer la tranquillité pour la faune et la flore. C'est tout le travail que la Ligue de protection des oiseaux développe avec les collectivités locales par exemple. Pour toutes les associations de protection de la nature, nous sommes en présence de la défense d'intérêts particuliers qui se cachent derrière des déclarations généreuses.
Rappelons que le domaine public est inaliénable, et la proposition actuelle qui est de limiter le passage et non de récupérer tout le terrain du domaine public est une position de compromis qui aurait dû recevoir l'assentiment des propriétaires.
L'ouverture au public des terrains du Conservatoire du Littoral est une exigence légale qui permet une gestion de ces espaces et une appropriation par les citoyens de l'espace protégé.
On ne peut que s'en féliciter, d'autant que cette ouverture au public est assurée dans un cadre qui permet la protection de la faune et de la flore et une éducation à l'environnement.
Pierre BRUYERE a réaffirmé en conclusion que le SILA est déterminé à conduire cette politique d'ouverture au public en accompagnant la politique de l'Etat de faire appliquer partout la servitude de marchepied en commençant par les terrains qui lui appartiennent.
Jean Louis Molié

Jean-Louis Molié vient de décéder accidentellement.
Il avait pris une année sans solde juste avant sa retraite pour pouvoir se consacrer entièrement à son mandat de maire adjoint à l'environnement à CRAN GEVRIER car sa rigueur et son engagement ne toléraient pas de demie mesure. Il était conseiller d'agglomération et représentait la ville de CRAN au bureau du SILA.
Jean-Louis avait quitté le parti communiste à partir d'une critique du productivisme qu'il soit stalinien ou libéral. C'était pour lui la pierre angulaire de l'engagement écologiste. Il se battait quotidiennement pour que la gauche entende cela et rompe avec les schémas de la croissance du PIB comme seul viatique économique. Il avait alors rejoint un petit groupe d'anciens responsables communistes qui avait rejoint les VERTS en même temps que Noël MAMERE.
Depuis une quinzaine d'années, il avait mis son expérience politique au service des VERTS, assurant la fonction de membre du Conseil d'administration régional et de secrétaire régional.
Sous une expression courtoise et un calme déterminé, Jean Louis affirmait fermement ses convictions.
Nous avons depuis lors milité ensemble dans le même courant des VERTS et avons participé avec enthousiasme à la gauche plurielle et soutenu les efforts de Dominique VOYNET pour faire entendre à Lionel JOSPIN la petite voix des écologistes, ce qui fut largement peine perdue. Jean-Louis avait le souci de l'efficacité et de la responsabilité politiques. Il était pour lui établi que les écologistes devaient participer aux exécutifs sur un programme où ils ne renient rien de leurs engagements. Il était acteur de compromis. La simple critique catastrophiste ou les débats internes stériles n'étaient pas sa tasse de thé.
Il s'était investi dans EUROPE ECOLOGIE avec enthousiasme, y voyant la concrétisation de son engagement constant dans le courant de Dominique VOYNET et il souhaitait que cela entraîne un aggiornamento de la gauche dans son ensemble sur la question de l'urgence écologiste.
Les résultats d'EUROPE ECOLOGIE à CRAN GEVRIER doivent à son implantation locale et sa notoriété locale et au réseau de militants qu'il avait regroupés autour de lui dans le précédent mandat et dont plusieurs rejoignirent les VERTS.
Il avait été le seul membre du groupe local des VERTS, lors de la réunion collective qui devait trancher ce point, à se prononcer contre l'accord que nous envisagions de passer pour les municipales avec Jean-Luc RIGAUT. Pour lui, c'était une mauvaise décision car son objectif primordial était de changer la gauche. Nous avions ce désaccord tactique; cela n'entachait pas notre estime mutuelle. Nous avons continué de travailler ensemble à l'agglo et au SILA, unis par le même souci d'une écologie politique mature. Mais je sais qu'il m'en voulait d'avoir fait ce choix qu'il ne partageait pas. Il nous l'avait dit avec amitié lors d'une réunion d'EUROPE ECOLOGIE avec Philippe MEIRIEU où nous le vîmes pour la dernière fois, tout en se félicitant de poursuivre ensemble le chemin commun pour les élections régionales de mars 2010.
Il ne voulait pas être candidat : il s'était investi à CRAN et voulait aller au bout de cet engagement municipal qui lui convenait bien dans une commune dont il aimait les engagements, la vitalité, la convivialité. Il revenait de ses voyages à PIOSASCO, la ville jumelle italienne, avec entrain et tant de plaisir. Sa culture d'homme de gauche se sentait à l'aise dans l'équipe municipale de Jean BOUTRY, et il avait su regrouper autour de lui un groupe d'élus écologistes venus de la société civile dont l'implication municipale était à son image.
Jean-Louis, conseiller d'orientation, si investi dans l'égalité des chances pour les élèves et la rénovation pédagogique, faisant la campagne régionale de MEIRIEU, prof de sciences de l'éducation... je sais qu'il se réjouissait de ce nouveau combat électoral, que nous allions mener ensemble une nouvelle fois, et qui synthétisait ses engagements de syndicaliste dans l'Education nationale et de militant écolo.
Sa dernière intervention au SILA était pour demander une limitation de la puissance des bateaux sur le lac, estimant en écologiste qu'il ne servait à rien d'édicter des règles de vitesse limitée sur le plan d'eau si les hors bords avaient la puissance de la dépasser.
Investi dans la solidarité avec le tiers monde et en particulier le Burkina Faso, son engagement politique ne souffrait aucun temps mort. Il était sa vie, celle qu'il avait choisie par pur idéal militant et dont il ne déviait pas. Jean Louis était l'archétype du militant dévoué, pour lequel la fidélité était une valeur cardinale et le souci de la pérennité de l'organisation à laquelle il appartenait une véritable référence morale.
La peine qui m'étreint en écrivant cet hommage à un ami disparu si brutalement fait écho à celle de son épouse Anne Marie, et de ses enfants Claire et Arnaud auxquels vont mes pensées.
Jean-Louis nous avait fait découvrir le Briançonnais et ses merveilles. Le pré de Madame Carle et le Val Clarée, mais aussi Dormillouse et tant d'autres randonnées autour des ECRINS qui resteront désormais attachées indéfectiblement à sa mémoire. De sa maison là-bas, la vue sur la citadelle de Briançon est imprenable. La montagne qu'il aimait tant ne le verra plus.
Jean-Louis, je ne sais pas te dire au revoir.
Gestion des déchets
Au Moyen Age ici et dans certains pays du Sud aujourd'hui, on jette les déchets dans l'espace public, on s'en débarasse sans aucun souci pour les conséquences sanitaires de ce geste. Il faut repousser au loin ses ordures, même si c'est simplement en bas de la rue. J'ai vu des images en Inde d'immeubles où la cour intérieure se remplit petit à petit de déchets qui montent au fur et à mesure le long des étages.
De cette pratique antique, il nous reste encore l'habitude des vides ordures -fréquemment obstrués- où l'on jette tout sans trier et de la collecte des encombrants en pied d'immeuble.
On a supprimé petit à petit les vides-ordures.
Il reste à supprimer la collecte des encombrants pour entrer de plein pied dans le XXI° siècle des déchets, celui du tri sélectif et de la réduction à la source.
Car là est l'enjeu : les encombrants laissés sur le trottoir sont la trace de cette vision ancienne des déchets, je les jette, les autres se débrouillent avec. On y trouve de tout, jetés n'importe comment, alors que beaucoup de ces produits sont recyclables et que d'autres sont dangereux et nécessitent des filières adaptées (médicaments, ordinateurs, produits chimiques, etc.).
Il faut donc franchir cette nouvelle étape du tri.
Sur la C2A, de 2002 à 2008, le tonnage des matériaux recyclables sur l'agglomération est passé de 3.752 tonnes à 12.104 tonnes, soit une augmentation de 322%.
Dans le même temps, les tonnages incinérés ont diminué de 28 %, passant de 59.983 à 43.601 tonnes.
La collecte des bacs jaunes a plus que doublé de 2.598 tonnes à 5.356 entre 2003 et 2008.
Le taux de recyclage est passé de 18,9% en 2002 à 32,8% en 2008.
Les statistiques des trois premiers trimestres de 2009 prouvent que l'effort des annéciens en ce domaine ne se dément pas.
Il est donc possible de franchir un nouveau pas concernant les encombrants dont le tonnage en collecte au porte à porte est également en forte réduction puisqu'il a été réduit de moitié pour s'établir à 1.000 tonnes aujourd'hui par an. Ce qui prouve que nos concitoyens ont déjà modifié leurs comportements sans attendre que cette collecte soit supprimée.
Il faut donc passer un nouveau cap pour le tri sélectif en supprimant la collecte indifférenciée dans la rue et en offrant aux habitants une qualité d'accueil dans les déchetteries qui permette de mieux trier ce qui sera amené. Pour exemple, la future déchetterie du Champ de l'Ale à CHAVANOD comprendra 14 bacs différents.
Quant aux déchets électriques et électroniques, ils doivent être repris par les commerçants, même ceux qui vendent par internet; c'est pour cela que nous payons une taxe sur le matériel neuf.
Le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas.
Mais celui qui existe est une source de matières premières pour l'avenir, et non un immondice qu'il faut détruire sans se poser de question.
Eau potable, attachement au service public
Qu'ANNECY n'ait pas sous traité au privé comme l'ont fait tant de villes est bien connu des habitants de l'agglo.
Seuls 5% pensent que l'eau potable est confiée à une entreprise privée.
90% sont d'accord avec ce choix, 4% pensent que c'est une mauvaise chose et 6% ne se prononcent pas.
Les raisons en sont à 37% la qualité du service et à 37% le prix de la prestation. Vient ensuite la confiance avec 17%.
La satisfaction globale du service est de 8,3 sur 10; ce qui est exceptionnel.
Des voies de progrès sont encore possibles concernant l'information des habitants, notamment sur le fait que nombre d'entre eux (25%) pensent que l'eau du robinet contient des produits chimiques ou des métaux nocifs. Ce point freine l'abandon de l'eau minérale et la consommation de l'eau publique, alors que ces craintes sont sans aucun fondement.On reconnaît là la puissance du marketing des entreprises d'eau minérale, puisque 59% des annéciens qui consomment de l'eau minérale pensent que l'eau du robinet n'apporte pas les bienfaits d'une eau en bouteille, ce qui est évidemment faux.
Pour autant, seulement 1 foyer sur 5 consomme principalement de l'eau en bouteille.
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