Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
thierry billet
Articles récents

1er et 8 mai, les lieux de vente des producteurs locaux vous accueillent.

27 Avril 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

COVID 19 – LA VILLE À VOS CÔTÉS

La ville d’Annecy organise chaque jour les conditions de maintien du service public, répond aux besoins des usagers et des acteurs de la lutte contre le Covid-19, et s’engage en faveur des acteurs économiques impactés.

Vendredis 1er et 8 mai, les lieux de vente des producteurs locaux vous accueillent.

Les lieux de vente de produits locaux des vendredis 1er et 8 mai sont maintenus et se tiendront dans la cour de l’école Vaugelas de 7h30 à 13h.

La Ville rappelle qu’en accord avec le Préfet de la Haute-Savoie, les marchés de proximité sont maintenus :

  • > chaque samedi à Vieugy, commune déléguée de Seynod,

  • > chaque dimanche, de 6h à 14h, dans le quartier du Vallon, place Jean-Moulin, commune

    déléguée de Cran-Gevrier,

  • > chaque jeudi, de 6h à 13h, dans le quartier de Novel, avenue de France, commune

    déléguée d’Annecy,

  • > chaque dimanche, de 7h à 13h30, dans le quartier des Teppes, place des Rhododendrons,

    commune déléguée d’Annecy.

    Ces marchés constituent des circuits de distribution indispensables évitant la concentration de la population sur un nombre limité de magasins et participant à la limitation des déplacements.

    La Ville espace les étals, des distances de sécurité sont tracées au sol afin d’éviter la promiscuité et une communication aux entrées et sur chaque stand rappelle les consignes sanitaires et de comportement à chacun.

    Horaires de vos services publics pour le début du mois de mai.

    Les services de proximité de la Ville sont joignables grâce à une permanence téléphonique mise en place au 04 50 33 88 88, de 9h à 12h et de 13h30 à 16h, du lundi au vendredi.
    Ils seront exceptionnellement fermés les vendredis 1
    er et 8 mai.

    Les agents de la propreté urbaine assureront une prestation de nettoyage de 5h à 8h les vendredis 1er et 8 mai.

    Annecy Tempo, une nouvelle page Facebook de la Ville d’Annecy.

    Fraîchement arrivé·e à Annecy ? Habitant·e depuis des décennies ? En cette période de confinement, Annecy Tempo vous propose un regard en arrière, une balade numérique à travers l’héritage culturel laissé par les Annéciens au fil du temps. Cette page (Facebook et Instagram) est un espace participatif. Vous pourrez y découvrir des photos d’époque, des vidéos, des podcasts, des citations d’oeuvres littéraires... mais aussi partager vos anecdotes, photos et souvenirs en lien avec notre belle ville.

    Retrouvez 4 publications par semaine les vendredi, samedi, lundi et mercredi.

    https://www.facebook.com/annecytempo/ https://www.instagram.com/annecytempo/

    Annecy Tempo est un projet culturel transversal du département Culture de la Ville.

Lire la suite

Pas de "jour d'après", mais des "jours avec"...

27 Avril 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Bien entendu, nous aimerions tous en avoir fini avec ce virus le 11 mai matin. Mais au fur et à mesure de nos apprentissages sur le COVID-19, nous devons nous rendre à l'évidence qu'il va falloir vivre avec ce virus jusqu'à ce qu'un vaccin soit trouvé, dans 18 mois ou plus. Cet allongement de la perspective temporelle a des conséquences qu'on ne sait toujours pas définir intellectuellement.

Au plan municipal, pour ne donner que cet exemple, comment réunir les presque 200 conseillers municipaux en attendant les prochaines élections qui n'auront à l'évidence pas lieu fin juin ? Comment associer la société civile à la gestion de cette "vie avec le virus" si l'on ne peut pas réunir physiquement les responsables associatifs ? Comment consulter et dialoguer avec les parents d'élèves pour le retour des enfants en classe dans l'incertitude des consignes gouvernementales ?

Le numérique peut sans doute nous aider grâce à des outils dématérialisés permettant l'intervention citoyenne, la consultation en ligne et la présentation de différents scénarii soumis à la discussion collective. La vie avec le virus nous oblige à inventer d'autres moyens de faire vivre la démocratie locale. Ce qui figurait déjà dans la commande conjointe de la Ville et du GRAND ANNECY pour la création d'une application "ANNECY & GRAND ANNECY dans ma poche" disponible sur son smartphone rencontre une actualité brûlante dans le dispositif de sortie du confinement.

Lire la suite

Vers une transition du tourisme en montagne

26 Avril 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Alors que j'envisageais de reprendre la Grande Traversée des ALPES le 15 juin, Frédi MEIGNAN, président de MOUNTAIN WILDERNESS, dans un beau texte publié par ALPIN MAG nous propose une réflexion indispensable sur l'avenir du tourisme dans une montagne chamboulée par le nouveau régime climatique.

 

C‘est vrai, c’est difficile, en ce moment, de résister…. Une sacrée envie qui vient du fond de nous. Monter là haut, ça nous a toujours fait un bien fou ! Peut-être par recherche de distances avec le « en bas », son consumérisme ambiant souvent teinté de folie, ses pollutions envahissantes, sa pression sécuritaire, son stress et parfois les non sens de boulots qui bouffent nos vies… Mais grimper là haut, c’est aussi et avant tout une énergie intérieure qui nous fait vibrer, pour un monde d’une beauté du diable, un monde de liberté et d’autonomie, d’engagement et de responsabilité, de solidarité et d’entre-aide… Nous avons la chance inouïe d’accéder à toute la beauté des sommets du monde. Un sublime et des aventures intenses que nous souhaiterions éternelles.

Mais ces dernières années nous ont fait un peu (beaucoup) redescendre sur terre.
Mars 2020 pour la première fois dans l’histoire, nos montagnes sont rigoureusement interdites. Au mieux, ailleurs, elles ne sont « que » très fortement déconseillées. Nos secouristes bien aimés qui nous tendaient la main distribuent maintenant des PV en altitude. Et complètement inimaginable, c’est le monde entier qui subitement s’est quasiment mis à l’arrêt… Dans nos régions les pratiques et les professionnels de la montagne risquent d’être durablement et lourdement impactés. Cette brutalité est inédite. Mais, avant ce mois de mars 2020, depuis les années 2000 au moins, nous avons été aux premières loges pour assister à une dégradation accélérée de nos montagnes. Les mois d’août sont devenus tristes en altitude, nos glaciers gris, rocailleux et dangereux. Et les guides redescendus en vallées. Nos cathédrales de granite, de calcaire s’effritent et parfois littéralement s’effondrent. Gaston Rébuffat ne reconnaîtrait pas « ses 100 plus belles » dans le massif du Mont Blanc, dans les Ecrins, ou en Vanoise… En ce mois d’avril, la Mer de Glace est toute rocheuse. Comme gardien de refuge auprès de notre superbe Meije, j’ai assisté en direct à la disparition de glaciers, à la multiplication des éboulements, à celui impressionnant d’août 2018 qui a rendu quasiment inaccessible la plus belle course d’arêtes des Alpes. Une vraie violence, qui ne laisse pas indemne.

Ces questions nous devons nous les poser
avec tous les acteurs de la montagne

Alors sommes nous condamné à une descente aux enfers ? Il paraît évident que nos modes de vie d’en bas impactent fortement la haute montagne, celle que nous aurions voulu à l’abri des tourments et des comportements du genre humain. Allons nous passer du rêve au cauchemar ? Les jours, semaines et mois qui viennent vont être importants. Petit à petit nous allons quitter le confinement. Avec une envie forte, notamment, de retourner en montagne. Et pour beaucoup reprendre le boulot. Relancer l’économie. Normal. Mais le risque de repartir comme avant et d’accélérer la dégradation généralisée de notre planète existe. C’est pourquoi nous devons prendre le temps de réfléchir. En montagnard, nous connaissons la force d’une vie sobre et humble au cœur de la nature. Nous savons aussi nous arrêter, renoncer à une voie, changer d’itinéraire ou d’objectif. Nous savons l’importance de la lucidité et de l’entraide.

Mais force est de constater que les modes de vie très 20ème siècle «de l’humain dominateur» nous ont un peu rattrapé… Ces dernières décennies nous n’avons jamais autant sauté dans des avions pour une expé au Népal ou en Patagonie, jamais autant fait des centaines de bornes parce qu’il y a une super poudre ce weekend en Autriche, jamais autant utilisé d’hélico au cœur des massifs, jamais autant skié de supers lignes dans des vallons déserts sans se soucier des êtres vivants vulnérables qui au cœur de l’hiver survivent difficilement, juste là, sous nos spatules. Peut on continuer ainsi ?

Ces questions nous devons nous les poser avec tous les acteurs de la montagne, c’est vrai des agriculteurs, des milieux du tourisme ou avec nos voisins qui bossent ou s’occupent des stations : nous n’avons jamais autant artificialisé la montagne, jamais détourné autant de cours d’eau, jamais émis autant de CO2, jamais mis autant de canons à neige. Et, pour certains, jamais eu autant la folie des grandeurs pour avoir la plus grande usine à touriste, à coup de bulldozers et de pylônes. Peut-on continuer ainsi ?

Nous sommes pris dans notre « business as usual »,
même si nous avons conscience qu’il faut changer.

Europe, Etat et régions vont débloquer des milliards pour tenter de sortir de la crise. Pour soutenir quoi ? Pour investir où ? Allons nous attendre les directives ? Dans cette situation grave pour nous tous, il y a besoin de tous s’y mettre. Souvent dans nos vallées, nous nous connaissons mais rarement nous travaillons ensemble. Nous sommes dans nos activités comme juxtaposés les uns à coté des autres mais sans réfléchir ensemble à l’avenir de nos massifs, pris dans notre « business as usual », même si nous avons conscience qu’il faut changer. Il manque le déclic, mais nul doute qu’il devrait y avoir là une sacrée énergie de changement pour repenser ce que nous faisons ensemble pour faire vivre nos montagnes. Dans un profond respect à la fois, de la nature et de nos existences.

En ce moment les choses bougent vite. Des initiatives citoyennes, des collectifs de vallées fleurissent. Pour dessiner ensemble un autre avenir à nos montagne. Nos communautés, de professionnels de la montagne, de pratiquants, d’industriels de « l’outdoor », de « simples » habitants, devraient s’inscrire activement dans ce mouvement, avec créativité.

A Mountain Wilderness nous voulons aider à fond ces rassemblements pour travailler concrètement sur le plan local dans une dynamique globale. A l’échelle de nos massifs français et européen nous avons proposé à tous les acteurs de « faire collectif ». Les retours sont super encourageants : les mondes scientifiques, des entreprises, du tourisme, les ONG, acteurs du milieu montagne, collectivités, régions, l’Etat, les pays européens de l’Arc Alpin… Tous se sont d’accord pour préparer pour la mi-novembre des Etats Généraux de la Transition du Tourisme en Montagne simultanément dans 30 à 40 lieux à travers toutes nos montagnes.
Nous ne sommes pas loin du mur, il est encore temps de réfléchir et d’agir vigoureusement, ensemble.

Lire la suite

Efficacité et résilience du service public annécien

24 Avril 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Le 14 novembre 2019, l'hôtel de ville d'ANNECY partait en flammes; 4 mois plus tard, le confinement exigeait la mise en place de mesures exceptionnelles de confinement, de télétravail, de maintien des services de première nécessité. Dans les deux cas, en quelques jours, le service public était remis en place sans presque aucun arrêt, alors qu'il venait tout juste de "digérer" la fusion complexe des 6 anciennes communes.

ANNECY est une exception, presque anachronique dans la FRANCE du XXI° siècle : aucun service au public n'a été confié au secteur privé. Ni l'eau potable, ni les parkings, ni la collecte & le traitement des déchets, ni l'assainissement, ni les bus n'ont été privatisés. Les deux chocs successifs de l'incendie et du COVID-19 ont montré la résilience du modèle du service public annécien. Ce point mérite d'être souligné tant les annéciens sont habitués à ce service de qualité qu'ils semblent ne pas se rendre compte du travail de titan qu'a représenté de surmonter ces deux épreuves.

Or cette résilience - alors que tant d'autres services publics sont en plein "crash" - est un héritage qui relève de la culture politique locale depuis l'après-guerre qui n'a jamais été remis en question depuis du fait de la continuité politique des maires d'ANNECY : celui de la maitrise publique de la qualité du service rendu pour des raisons d'efficacité et de maitrise des coûts de fonctionnement. En ces moments de profondes interrogations sur les dérives des options libérales de confiance absolue au secteur marchand, le modèle annécien de service public continue de faire ses preuves...

Lire la suite

À partir du 23 avril, les déchets verts pourront être déposés en déchetterie sur rendez-vous.

22 Avril 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

La Ville agit

Les visites des familles en Ehpad et en résidence autonomie à nouveau autorisées sous condition.

A partir du mercredi 22 avril dans certains établissements, et dans tous d’ici la fin de la semaine, les familles pourront à nouveau voir leurs proches mais de manière gérée et organisée.

Les rencontres se feront sur rendez-vous les après-midi de semaine, les matins étant réservés aux communications en visio pour les résidents ne pouvant pas se déplacer.

Pour programmer une rencontre, les familles doivent contacter l’établissement où le proche réside. Les animateurs des établissements encadreront ces visites dans le respect des gestes barrières. Lors de ces visites, le nombre de visiteurs sera limité à deux personnes à la fois, il ne sera pas possible d’échanger des objets ou de la nourriture et la famille devra porter des protections fournies par l'établissement.

Des protocoles de désinfections stricts seront bien sûr mis en place. Toute circulation à l'intérieur des établissements sera limitée au maximum et la configuration des lieux adaptée aux contraintes de chaque site.

À partir du 23 avril, les déchets verts pourront de nouveau être déposés en déchetterie sur rendez-vous.

L’agglomération du Grand Annecy a décidé d’ouvrir partiellement ses déchetteries et la plateforme de Villaz à partir du jeudi 23 avril, uniquement pour le dépôt de végétaux.
En effet, les services de l’agglomération sont en capacité de traiter les déchets verts, par méthanisation ou compost.

En ce qui concerne les autres types de déchets, les filières de recyclage sont actuellement à l’arrêt. Ainsi, les déchetteries ne sont pas en mesure d’accepter de dépôt, leur capacité de stockage étant limitée.
Une réouverture des déchetteries sera possible quand tous les acteurs du recyclage seront de nouveau en capacité d’intervenir.

Modalités de prise de rendez-vous et information sur le site Internet www.grandannecy.fr.

Pour tout renseignement : decheteries@grandannecy.fr ou valorisationdechets@grandannecy.fr pour toute autre demande que les déchetteries et concernant les déchets ménagers. Une permanence téléphonique est assurée uniquement en cas d'impossibilité totale de s'inscrire par internet au 04 50 33 02 12.

Erratum : La Ville équipe 200 commerçants en visières de protection.

Une erreur s’est glissée dans le communiqué du mardi 21 avril. Ce ne sont pas 150 masques visières qui seront distribués par la Ville aux commerçants et producteurs sur les marchés mais 200, tout comme ce ne sont pas 50 masques visières qui seront distribués aux commerçants (sédentaires) proposant des livraisons à domicile mais 150.

Un parapluie pour l’hôtel de ville.

Le chantier de l’hôtel de ville est à l’arrêt depuis le 17 mars. Afin de permettre une reprise le lundi 27 avril, les services de la Ville et l’entreprise en charge de l’installation du parapluie ont apporté des solutions concrètes en matière de respect des règles de protection sanitaire sur le chantier.
Ce plan de prévention sanitaire prévoit que les 6 ouvriers présents soient répartis en 2 équipes. Ils interviendront en horaires continus de 7h à 13h de sorte d’éviter les risques lors des prises de repas.

Lire la suite

La Ville équipe 200 commerçants en visières de protection

22 Avril 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

La Ville équipe 200 commerçants en visières de protection.

Dans les prochains jours, la Ville va progressivement fournir environ 150 masques visières à des commerçants et producteurs présents sur les marchés.

Les marchés et sites de vente dédiés aux producteurs locaux répondent aux normes de prévention préconisées. Ainsi :

  • le commerçant sert les clients à l’aide d’ustensiles et pinces à usage multiple dédiées – il est interdit aux clients de toucher les produits,

  • les paiements carte bleue sans contact sont privilégiés. Le terminal de paiement est nettoyé après chaque utilisation au même titre que les caisses et plans de travail,

  • les commerçants protègent leurs marchandises, par l’installation de plexiglas ou de film polyéthylène sur l’ensemble des denrées,

  • les commerçants doivent respecter les mesures d’hygiène suivantes :

  • ne pas venir travailler s’ils sont symptomatiques,
  • se désinfecter régulièrement les mains en réalisant une friction hydroalcoolique, porter un masque et des gants s’ils vendent des denrées alimentaires fraîches directement consommables ne nécessitant pas de cuisson ni de lavage (pains, fromages, poulets ...),
  • afficher et veiller au respect des consignes par les salariés,
  • se désinfecter les mains systématiquement après avoir manipulé de l’argent.

• il est recommandé de passer commandes auprès des commerçants (téléphone, mail, commande en ligne) afin de limiter le temps de présence sur le marché.

Une cinquantaine de commerçants (sédentaires) proposant des livraisons à domicile seront également équipés de masques visières.

Lire la suite

SAILLANS, défaite de la liste collaborative

22 Avril 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

La gestion "collaborative" de la petite commune de SAILLANS (environ 1 300 habitants) a été citée en exemple par toute la presse écologiste et au-delà comme un modèle de gestion associant toute la population aux décisions. Le verdict des urnes a été douloureux pour ces élus qui espéraient un second mandat : ils ont été battus de peu par une liste "classique" concurrente.

C'est que ce modèle de gestion "transversale démocratique" fondé sur des groupes de travail permanents, des assemblées délibératives, etc. nécessite pour fonctionner que les habitants décident d'y consacrer du temps sur la durée. Pas simplement dans le temps restreint d'une campagne électorale; mais chaque semaine au moins pendant 6 ans. Et ce rythme-là épuise les bonnes volontés, élimine ceux dont les contraintes de temps sont les plus fortes, exacerbe les mécontentements quand les réunions s'enlisent à cause d'un intervenant qu'on n'arrive pas à "canaliser"...

Je repense à cet instant à quelques moments de nos ateliers climat du printemps dernier où certains ne venaient que pour annoncer leur vérité révélée sans aucune envie d'écouter d'autres points de vue et hurlaient au déni de démocratie quand on leur rappelait les règles du jeu d'une co construction démocratique d'un projet à écrire ensemble. Ce faisant ils faisaient fuir les annéciens de bonne volonté qui venaient simplement pour participer et apporter leurs idées.

Cette question de la démocratie locale nécessite plus que des déclarations d'intentions louables dans le cadre d'une campagne municipale : elle nécessite une articulation entre le fonctionnement d'une équipe élue qui assure la continuité de l'action publique, arbitre et se serre les coudes en face des difficultés et la grande masse des habitants et notamment des plus démunis qui sont trop pris par les difficultés du quotidien pour avoir le temps de participer. Annoncer comme je l'ai lu pendant la campagne municipale annécienne qu'on organisera des formations en ce sens me paraît bien léger au regard de l'objectif à atteindre. Faire fonctionner ensemble une centaine de militants convaincus et disposant du bagage culturel et de la disponibilité de temps pendant quelques semaines pour rédiger un programme municipal n'a rien à voir avec la gestion quotidienne d'une ville de 130 000 habitants. Au-delà du changement d'échelle, c'est l'état d'esprit des participants qui diffère. Vouloir transposer l'un à l'autre, c'est se tromper de méthode et donc de facto réserver la prise de décision à ceux qui culturellement et sociologiquement en maîtrisent les outils, notamment numériques.

Des solutions empiriques comme l'observatoire citoyen du projet de territoire du GRAND ANNECY associant une centaine de personnes représentatives sociologiquement des habitants du territoire auxquels on laisse le temps de réfléchir en commun, de prendre des avis extérieurs et de faire un retour public de son analyse me semble, comme la convention citoyenne sur le climat, une pratique vertueuse qui prenne en considération tous les points de vue de départ sans exclusive.

PS : l'article ci-dessous du MONDE date d'avant les élections municipales du 15 mars.

Lire la suite

Sortir du déconfinement

21 Avril 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Cet article lumineux par le titulaire de la chaire MICROBIOLOGIE & MALADIES INFECTIEUSES au Collège de FRANCE mérite votre attention pour vous faire une idée éclairée sur les enjeux du déconfinement et ses modalités possibles dans cette épidémie complexe.

Lire la suite

La faute à la CHINE

21 Avril 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Incontestablement ce virus est parti de CHINE. Il est parti d'un marché où sont vendus pour la consommation humaine des animaux sauvages et domestiques mélangés dont des pangolins, braconnés ailleurs en ASIE ou en AFRIQUE puisque les pangolins chinois sont en voie d'extinction. Marché qui aurait dû être fermé depuis 2003 et ne l'a pas été. Marchés d'animaux qui fonctionnent à nouveau semble t'il ailleurs en CHINE. Cet aspect de la culture chinoise mérite qu'on s'y arrête car elle est la cause par ailleurs du braconnage des rhinocéros - dont la corne serait aphrodisiaque - en AFRIQUE ou au NÉPAL ou de l'éléphant pour l'ivoire. Ces "vertus" sont inexistantes; les dégâts environnementaux sont considérables mais ces pratiques ne sont pas combattues par le régime communiste depuis 1949. Soupape de sécurité pour faire accepter la chape de plomb de la censure et de l'autocratie que l'acceptation de ces relents ancestraux ? On peut le penser de la part d'un régime cynique qui, sur d'autres plans, n'hésite devant rien pour imposer ses vues (cf. ce qui se passe ces jours-ci à HONG KONG).

Pour y ajouter, on pourra se perdre en conjectures sur la réalité de la date de la connaissance de l'existence de ce virus par les autorités chinoises, sur la rapidité et la fiabilité de l'information donnée à l'OMS, sur le nombre de morts réels comparé à l'EUROPE ou aux USA. Bref sur le manque total de crédibilité des informations en provenance d'un régime autocentré, ayant renoué depuis quelques années avec le culte de la personnalité et totalement imperméable à l'idée démocratique.

Pour autant, c'est à la CHINE que nous commandons maintenant des masques en quantités inouïes. Et c'est grâce à la CHINE que nous disposons de biens de consommation peu chers grâce à l'exploitation d'une main d’œuvre servile qui permettent à tout un chacun de disposer de tout un attirail de produits de mauvaise qualité mais accessibles à presque tous. Nos achats (et la volonté de profits exponentiels de certaines multinationales comme APPLE et tant d'autres) sont ce qui permet au régime chinois de se maintenir en place. Inconsciemment nous nous en satisfaisons car ce régime assure la garantie que les droits syndicaux ne viendront pas imposer une meilleure rémunération du travail en CHINE et donc une hausse des prix ici.

C'est à mon sens l'enjeu essentiel de la post-crise du COVID-19 : saurons nous réorienter une politique industrielle européenne tournée vers le marché local ou retomberons nous dans la facilité d'une usine-monde chinoise autoritaire avançant ses billes partout dans le monde comme elle le fait aujourd'hui massivement en AFRIQUE ?

On a tous en mémoire les déclarations de SARKOZY après la crise financière de 2008 et l'absence de suite concrète. Peut-on raisonnablement espérer que les déclarations d'Emmanuel MACRON auront plus de longévité et plus de mise en œuvre ? La presse annonce des contacts fréquents entre les deux. Le signal du meilleur si le premier se ravise aujourd'hui ou du pire si ils s'entendent sur le fait que les promesses n'engagent que ceux qui les croient ?

 

Lire la suite

Schéma directeur des énergies renouvelables

20 Avril 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

95% des agents du GRAND ANNECY sont au travail. Ceux qui remplissent les fonctions quotidiennes de collecte des déchets, de gestion de l'eau potable et bien entendu ceux qui travaillent dans  nos EHPAD sont physiquement présents. Et tous ceux qui le peuvent sont en télétravail; par exemple les techniciens de la Direction de l'action environnementale qui sont notamment en train de finaliser le cahier des charges du schéma directeur des énergies renouvelables.

D'ici début juin, le prestataire sera désigné qui aura pour mission d'élaborer le schéma : diagnostic des ENR sur le territoire, potentiel de production, scénarisation de leur développement, et enfin, traduction opérationnelle de déploiement en vue d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

Le schéma prévoira en particulier différents cas d'espèce adaptés à notre territoire pour faire adhérer les habitants sous la forme d'argumentaires par exemple, pour la maison individuelle chauffée au fioul, ou pour le raccordement à un réseau de chaleur urbain.

L'ensemble de ce travail sera terminé fin 2021 par une adoption par le conseil communautaire.

 

Lire la suite