Plateformes de déballage, la grande distribution en retard
Le CNIID appelle notre attention sur cette disposition de la loi GRENELLE 1 applicable au 1er juillet 2011 et nullement mise en oeuvre par les hypermarchés : la création de plateformes de déballage où les consommateurs puissent laisser les emballages inutiles à la garde des hypermarchés. Aucun hypermarché n'a mis en place de telles installations.
Une raison de plus pour préférer les commerces de proximité et les AMAP !
Au plus tard le 1er janvier 2011, un dispositif harmonisé de consignes de tri sur les emballages ménagers
est défini pour être mis en œuvre au plus tard au 1er janvier 2015 par décret en Conseil d'Etat après avis de la commission d'harmonisation et de médiation des filières de collecte sélective et
de traitement des déchets du Conseil national des déchets.
Au plus tard le 1er janvier 2012, tout produit recyclable soumis à un dispositif de responsabilité élargie
des producteurs fait l'objet d'une signalétique commune informant le consommateur que ce produit relève d'une consigne de tri.
Au plus tard le 1er juillet 2011, tout établissement de vente au détail de plus de 2 500
mètres carrés proposant en libre-service des produits alimentaires et de grande consommation se dote, à la sortie des caisses, d'un point de reprise des déchets d'emballage issus des produits
achetés dans cet établissement.
Plus d'information :
La mise en place de la redevance "DIB déchets industriels banals" dans l'agglo commence à porter ses fruits.
Pour ne donner qu'un exemple, maintenant que la redevance s'applique, le lycée BERTHOLLET a décidé de rendre la moitié de ses bacs destinés à l'incinération à l'agglo. En effet, pour diminuer
le coût du traitement des déchets qui est calculé sur les volumes de bacs mis à disposition, les producteurs de déchets ont intérêt à réduire le volume des bacs et à développer le tri sélectif
pour lequel une franchise de tarification existe. Un exemple pratique de ce que nous souhaitions en lançant la redevance DIB : faire payer pour responsabiliser.
TELERAMA et le lac
L'édition du 6 juillet de TELERAMA comporte un article de 3 pages sur le lac avec l'accroche suivante :
"A ANNECY, on est fier de son lac, ses eaux pures, sa transparence. Et pourtant, son écosystème est en péril et les pêcheurs sont priés d'aller voir ailleurs. Enquête en eaux (pas) troubles."
C'est proprement stupéfiant mais cela s'explique.
Stupéfiant : Comment peut on parler d'éco système "en péril" en parlant du lac ? Alors que la moitié de l'humanité n'a pas accès à l'eau potable et que nous pouvons boire l'eau du lac sans traitement chimique, une chance extraordinaire que le monde nous envie ! Les taux de phosphore dans le lac sont devenus remarquablement bas, de l'ordre de 5 microgrammes par litre. Bien entendu, cela impacte la ressource halieutique qu'il faut gérer avec précaution et dans la concertation avec les pêcheurs amateurs et professionnels, car les poissons ont moins à manger... Pour autant, l'éco système n'est pas en péril !
La journaliste me cite en tronquant mes propos.
Par exemple, je n'ai pas dit : "paradoxalement les rayons du soleil qui pénètrent mieux dans l'eau ont un impact négatif sur l'éco système".
J'ai attiré son attention sur le fait que le lac étant propre, les rayons du soleil pénètrent plus profondément et donc l'impact du réchauffement climatique sur le lac d'ANNECY est plus fort que dans un lac "sale". Ce n'est pas du tout la même chose !
Mais cela s'explique : arriver de PARIS sans aucune préparation de son enquête avec une liste de contacts enrichie par le bouche à oreille en 48 heures chrono vous expose à des contre sens incroyables... Etant arrivé en retard au rendez vous du fait d'une réunion sur le plan climat, je me suis fait copieusement sermonner par la journaliste à laquelle j'ai proposé de "passer mon tour" et d'aller de suite à son prochain rendez vous... Elle a préféré qu'on se parle rapidement. Trop rapidement...
Un peu plus de temps et de préparation lui auraient permis d'éviter d'écrire des bêtises comme : "La loi montagne empêche même toute construction dans la bande des 300 mètres bordant le rivage" .
Le déclin massif des abeilles en voie d'élucidation
Le MONDE daté du 9 juillet relate une étude publiée dans la revue "PloS One", et réalisée par des chercheurs de l'Université Blaise Pascal de CLERMONT FERRAND, qui met en exergue des co-facteurs dans la mortalité des abeilles.
Exposées aux insecticides comme le CRUISER ou le REGENT, les abeilles ne présentent pas de mortalité importante.
En revanche, si elles sont affaiblies par la présence d'un parasite intestinal appelé Nosema Ceranae, les mêmes expositions aux pesticides créent
une mortalité de 70 à 80 % avec un niveau de pollution aux insecticides marginal. L'effet amplificateur pathogène est donc énorme.
On est classiquement dans l'aggravation des conséquences de l'exposition à un polluant si il entre en synergie avec un autre facteur environnemental.
Cela n'avait jamais été prouvé pour l'abeille.
Compte tenu du fait que ce parasite est très courant chez les abeilles, le maintien de la commercialisation des insecticides identifiés comme
toxiques est à bannir d'urgence.
On ne sait pas supprimer le parasite avec lequel les abeilles vivent normalement et qui occasionne une mortalité limitée, il faut donc supprimer les toxiques qui les tuent en synergie avec le dit parasite.
Les abeilles annéciennes qui ont la chance de vivre dans un environnement sans pesticides remercient par avance le Ministre de l'agriculture de ce
geste.
Les rives du lac accessibles ?
TALLOIRES DEVELOPPEMENT DURABLE a réalisé un travail remarquable sur l'accessibilité des rives du lac. Merci à Jean-Loup BERTEZ de ce travail d'inventaire qu'il vous invite à compléter.
Bonjour
Entre mi-juin et fin-juin, TALLOIRES DÉVELOPPEMENT DURABLE a réalisé une grande enquête inédite, entièrement originale et complète, sur un véritable "enjeu local de société" :
l'accessibilité qualitative et quantitative des berges du lac d'Annecy, et le partage de cette accessibilité.
Nous avons caractérisé toutes les berges du lac d'Annecy d'une manière aussi indiscutable qu'originale : nous avons créé une "étiquette accessibilité berges" sur le modèle de l'étiquette énergie
que vous connaissez tous, classant les berges de G à A+ selon leur possibilité et leur confort d'accès ... et nous avons tout mesuré et caractérisé, de façon exhaustive sur les 38 km de tour du
lac !
Notre propos est de documenter le sujet de façon claire, objective et vérifiable (des images réelles, des mètres vraiment mesurés,
etc.), pour contribuer à faire avancer l'amélioration de la situation./
Les résultats complets sont rassemblés et exprimés de façon ludique sous la forme d'une visite multimédia, que vous pouvez parcourir en suivant le lien : http://www.talloiresdd.com/talloiresddletou.html
Avec ce mail, nous vous livrons quelques "bonnes feuilles" de notre enquête.
Rejoignez nos amis Charles-Édouard JAILABERGE et Éric HOUÉLO, amoureux imaginaires du lac créés pour l'occasion ...
Profitez de votre visite pour consulter nos autres propositions de progrès pour le périmètre du lac d'Annecy
:
- Le projet approuvé de "cheminement piéton au plus près du rivage", engagé l'hiver dernier par l'État et le SILA
-
L'idée de créer un "Pâquier du Petit Lac", conjugaison de l'absence d'une telle offre au public dans la partie Sud du lac (et plus généralement de la pauvreté de ce
secteur en accès à l'eau pour le public) et de l'existence d'une friche publique riveraine du lac dans ce secteur, de grande ampleur et opportunément située dans un corridor
biologique
-
Une proposition originale et à l'efficacité prouvée ailleurs de "transport en commun / mode doux pour le tour complet du lac", là où il n'existe
aucune offre utilisable aujourd'hui : notre enquête de juin a précisément mis en évidence que le public s'entasse en un petit nombre d'endroits bondés, faute des moyens de se répartir de façon
plus équilibrée sur le pourtour du lac
-
Nos suggestions pour la "Voie Verte Rive Est", dont la réalisation s'amorce, confirmant le risque d'en faire une servitude de passage "contre la montre" rectiligne
autour du lac, plutôt qu'un tracé "zen" permettant de découvrir les sites & paysages et d'accéder sans voiture à toutes les berges du lac ouvertes au public
N'hésitez pas à nous faire part de vos réflexions & observations sur notre enquête (et le reste de ce que vous aurez visité).
N'hésitez pas non plus à faire circuler cette annonce et le lien d'accès à notre enquête ... plus le débat sera large et participatif, mieux cela sera.
Service civique à ANNECY
La Ville travaille en ce moment à la mise en oeuvre d'une convention avec UNIS CITE dont l'antenne savoyarde souhaite étendre son activité vers la HAUTE SAVOIE.
UNIS CITE prend en charge l'animation du dispositif du service civique sur Rhône Alpes.
Plus d'infos : http://www.uniscite.fr
L'idée est que les jeunes volontaires puissent développer des actions utiles en faveur de la solidarité et de l'environnement.
Nous avons proposé par exemple que les jeunes puissent développer une action en faveur de la lutte contre la précarité énergétique en démultipliant l'action "Familles à énergie positive" auprès des personnes en difficulté, en servant d'animateur auprès de ces personnes démunies.
Un autre chantier sera la mise en oeuvre de la politique de labellisation des écomanifestations : animer le réseau de bénévoles que la Ville souhaite mettre en place, former les bénévoles sur l'accueil des personnes handicapées et le tri sélectif, etc.
Enfin, la Ville va développer une offre de jardins maraîchers sous forme de jardins partagés, mais aussi de régie municipale et les volontaires pourraient donner un coup de mains pour la mise en oeuvre pratique.
La mise en oeuvre concrète de la convention est prévue pour cet automne.
Les jeunes volontaires annéciens peuvent prendre contact directement avec UNIS CITE.
Le CIO égal à lui-même
Le projet d'ANNECY 2018 avait le sens d'une candidature moins coûteuse, plus ramassée géographiquement et développant les transports collectifs tout en programmant de l'habitat exclusivement passif sur le plan énergétique.
Il pariait sur le fait que le CIO, après la Russie, la Chine et le Brésil, allait se préoccuper de la question environnementale et pourrait accorder les Jeux à une candidature plus modeste.
Tel n'a pas été le cas.
La candidature qui a mis le maximum d'argent dans le lobbying a gagné. Merci Monsieur SAMSUNG !
Celle qui en a mis le moins (ANNECY) a largement perdu, histoire de marquer aux futurs candidats la désapprobation des membres du CIO devant un budget qu'ils ont jugé inférieur à ce qu'ils estiment mériter.
ANNECY ne les a pas assez choyés. Ils ont estimé que c'était les mépriser.
Ils voulaient plus de sous, la FRANCE n'en a pas mis assez.
Il ne faut pas aller chercher plus loin.
Le mode de cooptation au sein du CIO l'empêche de se réformer.
Il était sans doute naïf de croire que c'était possible.
En tous cas, loin d'être le signe de la prise en compte d'arguments écologiques, le vote de DURBAN illustre l'incapacité du CIO à prendre en considération l'environnement.
Il n'y a aucune raison de s'en réjouir.
Fukushima, le point sur la pollution par la Criirad
Le laboratoire de la CRIIRAD a effectué une mission au Japon du 24 mai au 3 juin 2011 1.
Le présent document fait état des constatations issues des premiers résultats d’analyse. Les dépôts de césium radioactif sur les sols ont été très importants. Ils génèrent, et vont générer pendant longtemps, un flux de rayonnements gamma responsable de l’irradiation de la population sur des très vastes étendues. En l’absence de mesures de protection, des centaines de milliers de personnes vont recevoir, du fait de cette seule exposition externe, des doses de rayonnement très supérieures à la limite de 1 mSv/an. Il faut ajouter à cela l’exposition interne (du fait notamment de l’ingestion d’aliments contaminés) et surtout toutes les doses reçues depuis le 12 mars dernier, des doses qui ont été ont pu être extrêmement élevées au cours de la première semaine du fait de la quasi absence de mesures de protection.
1 / Importance de la contamination à plus de 60 km : l’exemple de la ville de Fukushima
Les mesures de terrain et analyses de sol effectuées par le laboratoire de la CRIIRAD sur la ville de Fukushima, située à 60-65 km de la centrale nucléaire de
Fukushima Daiichi, indiquent que les retombées de césium 134 et 137 radioactif sont de plusieurs centaines de milliers de Bq/m2 : 490 000 Bq/m2 sur la pelouse de l’école primaire Moriai ; plus de
700 000 Bq/m2 dans le quartier Watari.
En se désintégrant, les atomes de césium émettent des radiations gamma très pénétrantes. Elles peuvent parcourir dans l’air plus de 60 mètres, c’est ce qui a permis
aux américains d’établir une carte des retombées au moyen de sondes héliportées. Ces radiations traversent également les murs et les fenêtres des habitations et irradient les gens dans leur
domicile.
Fin mai 2011, les débits de dose relevés par la CRIIRAD dans la ville de Fukushima, à 1 mètre du sol, en extérieur, étaient typiquement plus de 10 fois, voire plus
de 20 fois supérieurs à la normale (supérieurs à 1 et 2 µSv/h). L’irradiation est encore mesurable dans les étages des bâtiments. Des mesures effectuées au 4eme étage d’un immeuble ont montré un
excès de radiation qui augmente lorsqu’on se rapproche des fenêtres (même fermées). A l’intérieur d’une maison individuelle du quartier Watari, la CRIIRAD a mesuré un débit de dose plus de 3 fois
supérieur à la normale au contact du tatami dans la chambre des enfants (0,38 µSv/h) et 6 fois supérieur dans le salon à 1 mètre du sol (0,6 µSv/h). Devant
la maison, on mesure, 2,2 µSv/h dans le jardin d’agrément et 2,9 µSv/h au niveau de la pelouse d’une école proche (mesures à 1 mètre du sol).
Cette irradiation ne diminuera que très lentement. Elle est due en effet principalement au césium 137 et au césium 134 dont les périodes physiques sont longues (30
ans et 2 ans respectivement). Cela signifie que la radioactivité du césium 137 sera divisée par 2 dans 30 ans. On peut estimer que dans les douze mois à venir, la radioactivité du césium 134 ne
sera abaissée que de 30 % et celle du césium 137 de 3%. La radiation ambiante ne sera réduite que de quelques dizaines de %.
Si rien n’est fait, les habitants de la ville de Fukushima pourraient subir dans les douze mois à venir une irradiation externe de plusieurs milliSieverts alors que
la dose au-delà de laquelle le risque de cancer mortel est jugé inacceptable par la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) est de 1 milliSievert par an, ce qui correspond à 5
décès pour 100 000 personnes exposées.
Or les autorités japonaises ont fixé une limite de dose de 20 milliSieverts comme critère pour décider d’évacuer définitivement ou non les populations. Ceci
correspond à un risque de cancer mortel à terme 20 fois supérieur au risque acceptable. Ceci est d’autant plus grave que les habitants de Fukushima ont déjà été fortement exposés. Il faut
également tenir compte des doses liées à la contamination interne que ces populations continuent à subir par ingestion de denrées contaminées et des risques liés à l’inhalation de poussières à
partir du sol contaminé.
Dans la ville de Fukushima, la CRIIRAD a mesuré par exemple dans la terre prélevée sous les balançoires de l’école primaire Moriai, une contamination en césium 137 +
134 de 370 000 Bq/kg. Ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié.
La persistance de la contamination en iode 131 des sols prélevés par la CRIIRAD fin mai 2011 dans la ville de Fukushima permet d’évaluer les retombées initiales en
iode 131 à des millions de Bq/m2. L’iode 131 a une période physique de 8 jours, sa radioactivité était donc plus de 600 fois supérieure lors des retombées. Ceci témoigne de la forte
contamination de l’air lors de l’arrivée des panaches contaminés en particulier le 15 mars 2011.
Il y avait également d’autres substances radioactives qui se sont largement désintégrées depuis comme le césium 136, le tellure 129, le tellure 132, l’iode 132,
l’iode 133, etc.. ainsi que des gaz radioactifs comme le xénon 133 et le krypton 85 qui ne sont pas accumulés dans les sols.
Les habitants de cette ville ont donc déjà été soumis à une contamination interne très importante d’abord par inhalation d’air contaminé et surtout par ingestion de
denrées contaminées du fait des dépôts de substances radioactives. Les autorités japonaises n’ont en effet édicté des restrictions de consommation sur la préfecture de Fukushima qu’à partir du 21
et 23 mars (selon les types d’aliments). Les populations ont donc consommé pendant plus d’une semaine des aliments très contaminés, sans aucune restriction ni information. Ils ont pu de ce fait
recevoir des doses efficaces
de plusieurs dizaines de milliSievert et les doses à la thyroïde dépassant le Sievert.
Pour mémoire, la contamination initiale des épinards par l’iode 131, à 100 km au sud de la centrale était telle qu’en consommant 200 grammes un jeune enfant pouvait
dépasser la dose maximale annuelle admissible de 1 milliSievert, à 40 kilomètres au nord-ouest, les végétaux étaient tellement contaminés que cette limite annuelle pouvait être atteinte en
consommant 5 grammes de végétaux.
Il est indispensable que les populations touchées obtiennent une évaluation fiable des doses déjà subies et il est impératif de tout faire pour limiter leur
exposition à venir.
2 / Ampleur de la zone touchée par les retombées
Les retombées concernent un territoire très étendu, bien au-delà de la zone interdite de 20 km, et bien au-delà de la préfecture de Fukushima. En fonction des
conditions météorologiques, les masses d’air contaminé se sont déplacées sur des centaines de kilomètres et les précipitations (pluie et neige) ont précipité au sol les particules radioactives.
Les dépôt de césium 134 et 137 entraînent une contamination durable.
Ceci est confirmé par les prélèvements de sol et par les mesures de débit de dose réalisées2 par la
CRIIRAD (à 1 mètre du sol), du 24 mai au 3 juin 2011. On mesure en effet :
• 0,47 µSv/h à Marumori (préfecture de Miyagi), à environ 60 km au nord de la centrale. Le niveau naturel calculé3 est de 0,1 µSv/h et les retombées4 en césium 137
et 134 de plus de 95 000 Bq/m2.
• 0,33 µSv/h près de Hitachi (préfecture d’Ibaraki) environ 88 kilomètres au sud de la centrale. Le niveau naturel calculé est de 0,07 µSv/h et les retombées en
césium de plus de 50 000 Bq/m2.
L’iode 131 est encore détecté dans le prélèvement du 25 mai.
• 0,28 µSv/h à Ishioka (préfecture d’Ibaraki) à environ 160 km au sud sud-ouest de la centrale. Le niveau naturel calculé est de 0,06 µSv/h et les retombées en
césium de plus de 48 000 Bq/m2.
Il existe donc, tant au niveau des préfectures d’Ibaraki que de Miyagi, des secteurs sur lesquels le taux de radiation artificiel est plus de 4 fois supérieur au
niveau naturel. Cela représente donc pour une personne qui passe 50 % de son temps en extérieur, une dose ajoutée sur les douze prochains mois susceptible de dépasser la dose maximale annuelle
admissible de 1 milliSievert par an, sans tenir compte, ni de l’irradiation externe induite à l’intérieur des bâtiments, ni de la contamination interne par ingestion de nourriture contaminée ou
par inhalation des particules radioactives remises en
suspension.
Ces résultats contredisent les informations relayées par l’Autorité de Sureté Nucléaire française qui écrit dans un communiqué du 28 juin 2011 : « A l’extérieur du site, la décroissance des débits de dose mesurés dans l’environnement continue. A Fukushima, le 7 juin, le débit de dose était 1,6 µSv (microSievert)/h. Les 45 autres préfectures présentent des débits de dose inférieurs à 0,1 µSv/h ».
• Au niveau de la ville de Tokyo, l’exposition résiduelle par irradiation externe est susceptible de conduire à une exposition non négligeable. La CRIIRAD a mesuré par exemple 0,14 µSv/h début juin, dans le parc Wadabori-Koen, à Tokyo (à environ 235 km de la centrale). Dans ce parc, le niveau naturel calculé est de 0,06 µSv/h et les retombées en césium 134 et 137 de plus de 14 000 Bq/m2. Il faudrait disposer de données pour toute l’agglomération.
C’est pourquoi la CRIIRAD demande aux citoyens japonais d’exiger la publication de cartes détaillées des retombées et de la contamination résiduelle, à l’échelle de tout le pays, et avec une précision suffisante, c’est-à-dire correspondant à des retombées en césium à partir de 1 000 Bq/m2 et non pas de 300 000 Bq/m2 comme sur les cartes publiées le 6 mai 2011.
Groupement pétrolier, évacuation en octobre
Je suis très attentif à la question des risques technologiques.
Dés avant ma désignation comme président du CLIC du Groupement pétrolier de la Haute Savoie, je réclame un exercice d'évacuation des salariés et des habitants concernés par le Plan particulier d'intervention du GPHS; surtout après l'échec de l'exercice incendie de l'année dernière.
Pour vous rafraîchir la mémoire, lisez ceci :
Groupement Pétrolier Haute-Savoie, réunion de bilan de l'exercice PPI
La Préfecture vient d'annoncer qu'un exercice aurait lieu en octobre 2011 qui concernera l'évacuation des personnes situées dans la limite des 272 mètres fixés par le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) que le Préfet vient d'approuver il y a quelques semaines; et pour lequel, il va falloir monter le dossier de financement des rachats des parcelles exposées au risque majeur, c'est à dire celles qui se trouvent rue de la Bouverie comme SEFOREST.
La Ville d'ANNECY est concernée directement puisque le parc des services techniques se trouve concerné par ce périmètre. L'actualisation des consignes d'évacuation est donc en cours pour que nous soyons fin prêts en octobre 2011.
Schéma régional Climat air énergie
Le Schéma régional climat air énergie de la Région Rhône Alpes avance à grand pas. Je ne sais pas si il sera destiné à s'empiler sur des étagères au milieu des autres documents d'orientation que la loi impose de réaliser, mais qu'elle n'impose pas de mettre en oeuvre concrètement...
Mais ce travail est, au moins pour les participants aux groupes de travail, fort intéressant.
Je participe à l'atelier "ADAPTATION", celui qui doit préconiser des actions en faveur de l'accomodation aux effets du réchauffement climatique.
Pour aller vite, même si on se bouge sur le sujet
(et mon dieu que cela ne bouge pas vite ! lire ici par exemple)
la planète va se réchauffer de l'ordre de 3° C compte tenu de la quantité de carbone que nous avons déjà émis et qui va se transformer d'ici 2050.
Il faut donc essayer d'atténuer ici et maintenant les conséquences pour la population et tous les êtres vivants de ce réchauffement.
La question par exemple du confort thermique devient avec +3° prégnante; la fréquence des canicules augmente, les risques naturels (chutes de pierres, fonte des glaciers,...) sont accrus, des espèces invasives peuvent s'adapter, les régimes hydrogéologiques sont modifiés, l'eau devient plus rare...
J'ai souligne combien cet atelier et ses préconisations étaient importants : sur l'atténuation du réchauffement climatique, nous sommes dans les mains des chinois et des brésiliens, sinon des indiens. Nos efforts peuvent être réduits à néant par les choix de ces pays en matière énergétique
Par contre, sur l'adaptation, nous sommes seuls décisionnaires.
A ANNECY, par exemple, le risque climatique doit être pris en considération au même titre que le risque sismique.
Le Schéma régional doit donc sensibiliser les élus à cette exigence d'une réflexion à 30 ans sur les changements climatiques et les précautions à prendre en matière de risques naturels, de gestion forestière, etc.
J'ai également insisté sur un autre aspect du réchauffement climatique, s'agissant des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE : les usines les plus polluantes) et les installations nucléaires de base (IBN : les centrales nucléaires et les sites maniant des produits radioactifs). Celles-ci sont autorisées à des rejets qu'un arrêté préfectoral établit en fonction de la capactité des milieux à les recevoir : plus le débit d'un fleuve est important, plus il peut supporter de pollution car plus il dilue... Ces autorisations de rejet devraient intégrer la variable climatique avec notamment l'étude prospective hydrologique. Que va t'il se passer pour l'étiage de cette rivière ou de ce ruisseau ? Typiquement la question que l'on ne s'est pas posée lorsqu'on a autorisé les rejets de GRAPHOCOLOR dans l'ISERNON où le débit du ruisseau en période d'étiage est celui des rejets de l'usine !
Des gypaétes et des hommes
Le réseau d'éducation à l'environnement EMPREINTES et ASTERS, en charge de la gestion des réserves naturelles de la HAUTE SAVOIE, présentaient au Chateau ce 5 juillet au soir le film "Des gypaétes et des hommes" de Mathieu LE LAY sur le programme de réintroduction des gypaétes dans les ALPES françaises notamment.
Un film remarquable qui dépeint avec beaucoup de pudeur l'amour des professionnels qui travaillent dans les Parcs et à ASTERS pour réinstaller le
gypaété dans nos montagnes.
Trois mètres d'envergure pour 6 kilos, de quoi faire rêver les parapentistes.
Les images sont magnifiques et les commentaires sobres pour ce film qui méritera une diffusion large, par exemple dans le cadre de "Ville des Alpes 2012".
La coopération européenne est une condition sine qua none de cette réintroduction car l'oiseai (et surtout celui-là compte tenu de sa taille) n'a pas de frontière et les mesures de protection doivent être prises sur l'ensemble de l'arc alpin.
Bravo encore à ces deux associations pour le travail remarquable qu'elles réalisent.
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