Chemin de Saint Jacques
Retour d'une semaine de marche entre le PUY en VELAY et AUBRAC et une photo pour vous faire sourire...jaune.
Et cette autre pour la beauté de l'art populaire en MARGERIDE.
Enneigement & réchauffement climatique
Les travaux du Schéma régional climat environnement continuent. La dernière séance de l'atelier ADAPTATION auquel je participe a donné lieu à une présentation des perspectives d'enneigement en relation avec le réchauffement climatique par le Centre d'étude de la neige, rattaché à METEO FRANCE.
M. GIRAUD a commencé par rappeler que nous étions déjà dans une phase de réchauffement : ANNECY a vu sa température moyenne augmenter de 1° au cours du siècle dernier.
Citant l'exemple du Col de PORTE qui est leur station de référence, l'enneigement était supérieur à un mètre dans les années 1960, il est de 50 centimètres maintenant à 1.325 mètres.
Pour autant, il existe de fortes variations annuelles et entre les massifs qu'il ne faut pas confondre avec les
effets du réchauffement climatique qui sont à advenir.
Le Centre d'étude de la neige travaille sur 23 massifs alpins répartis en 4 groupes. Trois massifs servent de référence : le Chablais, les Grandes rousses et le Mercantour. Dès aujourd'hui entre ces massifs, la variabilité spatiale est forte : les précipitations varient du simple au double et les températures moyennes ont 3 à 5° d'écart.
Globalement, les perspectives sont un effondrement de l'enneigement à 900 mètres et aucun symptôme au dessus de 2.700 mètres.
Si d'ici 2030, les modèles ne permettent pas d'envisager de profondes modifications, vers 2050, on assisterait à un tournant considérable. Entre 2021 et 2050, l'enneigement diminuerait de 50% dans les ALPES du NORD à 1.400 mètres avec un fort impact jusque 1.800 mètres (l'altitude des pistes du SEMNOZ). Entre 2070 et 2100, l'enneigement baisserait de 50% jusque 2.200 mètres.
En 2070, le nombre de jours sous la neige dans le CHABLAIS serait ce qu'il est aujourd'hui dans le VERDON.
2030 pour les décideurs d'équipements de montagne, c'est un avenir stratosphérique : ils ont largement le temps d'équiper la montagne et d'amortir des équipements de plus en plus gros. La chute n'en sera que plus forte pour l'après 2030 si les prévisions du Centre d'études de la neige se vérifient. Comme les phénomènes climatiques liés au réchauffement vont plutôt plus vite que les prévisions du GIEC, ce modèle est peut-être trop optimiste.
En attendant, le raisonnement à long terme doit s'imposer, ne serait-ce que sur l'impact de la fonte des glaciers sur la réserve en eau. C'est le rôle des écologistes que de porter cette interrogation sur le long terme pour que les politiques publiques l'intègrent dès maintenant.
La sécheresse de cette année, qui n'est pas une conséquence des déréglements climatiques de long terme, nous montre la sensibilité de nos sociétés à ce type d'aléa climatique.
Quand ce ne sera plus un aléa, mais le climat "normal" : quelle est la viabilité de nos modèles économiques
gaspilleurs de ressources ?
Ligue des droits de l'Homme et législatives
Lors du rassemblement aux GLIERES, Jean Pierre DUBOIS, Président de la Ligue des droits de l'Homme, dont je suis "simple adhérent" a lu la déclaration suivante d'une singulière actualité.
Le 8 mars 2004 treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un « Appel aux jeunes générations » dénonçant notamment « la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ». Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement.
Nombre de citoyennes et citoyens s’en indignent.
Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance ouvrent l’espoir qu’un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau "programme de la Résistance" pour notre siècle.
Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter :
- des causes politiques des injustices sociales,
- des raisons des dérégulation internationales,
- des origines des déséquilibres écologiques croissants.
Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du CNR « Les jours heureux » adopté le 15 mars 1944.
Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l'identité républicaine française.
Avec l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielles et législatives de 2012 à prendre 3 engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine « Liberté Egalité Fraternité ».
Premièrement, afin de garantir l’égalité:
Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.
Deuxièmement, afin de garantir la liberté :
- Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.
- Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue et restaurer les conditions du principe d’ailleurs défini à l’article 2 de la constitution actuelle : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
- garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent comme en 1944.
Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d' « Assemblée constituante » vers de nouvelles pratiques républicaines.
Troisièmement, afin de garantir la fraternité:
Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine.
Ecarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie.
Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute-nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations.
Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l'Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection :
« Créer c'est résister. Résister c'est créer ».
Tarification combinée Sibra/Autopartage
C'était une idée émise lors des ateliers climat, elle était déjà dans les tuyaux de la SIBRA et de la C2A et elle entrera donc en vigueur avec une tarification combinée associant la SIBRA pour le bus, l'autopartage "Car Liberté" pour la voiture partagée et Vélonecy pour le vélo.
Avec ce type de forfait combiné, l'agglo offre aux habitants, mais aussi aux touristes une offre de transport variée et complémentaire qui va dans le sens de l'abandon de la seconde voiture de la famille au profit de l'utilisation de moyens doux de transports, n'excluant pas la voiture de dépannage lorsqu'elle est réellement nécessaire.
Une avancée à saluer qui devrait trouver son public.
Congrès d'Europe Ecologie les Verts
Le Congrès d'EELV hier donne des résultats très contrastés.
Les médias mettent en avant le succès de la motion de Cécile DUFLOT qui rassemblait très largement au-delà de son courant habituel chez les VERTS avec le soutien de Jean-Paul BESSET ou de Pascal DURAND, soutiens de la candidature de Nicolas HULOT et qui dépasse les 50%.
Mais la remarque qui s'impose est celle du corps électoral : moins de 15.000 adhérents et seulement 6.000 votants.
Je ne comprendrai jamais que l'on adhére à un parti politique et que l'on ne vote pas massivement dans ses délibérations internes. Moins de la moitié de votants, c'est une vraie question.
15.000 adhérents c'est somme toute ridicule, à peu près le nombre d'adhérents des VERTS lorsqu'ils fonctionnaient normalement.
Le résultat aurait été sans aucun doute différent si l'on avait interrogé notre électorat...
Cela confirme la pertinence de la démarche de la motion de Dany COHN BENDIT : EELV est un échec sur le plan de l'adhésion et du rassemblement. Ce parti n'a pas su attirer durablement les écologistes ni fédérer autour de lui les compétences de la société civile.
Dans les deux départements savoyards, où le nombre d'adhérents a doublé par rapport à celui des VERTS, la situation est radicalement différente (comme elle l'était chez les VERTS au demeurant). La motion de Dany arrive en tête et la motion que l'on peut qualifier de la gauche des VERTS est arrivée seconde. La motion de Cécile DUFLOT n'est que troisième. Beaucoup des nouveaux adhérents, notamment annéciens, chambériens et albertvillois ont soutenu la motion de Dany puisqu'elle correspond à leur demande politique : un grand parti écologiste rassembleur et créatif.
Maintenant que cet aspect des choses est acquis, le prochain débat va opposer Eva JOLY et Nicolas HULOT en rebrassant toutes les cartes puisqu'il y a des soutiens de l'une et de l'autre dans les motions du Congrès.
En lançant des adhésions à 10 euros pour pouvoir participer à la primaire entre ces deux candidats, les soutiens de Nicolas HULOT espèrent ne pas renouveler la mésaventure de Dany : être battus en interne du parti alors que leur candidat est plébiscité par l'électorat.
Peut être regretteront ils alors de n'avoir pas soutenu la motion de Dany à ce Congrès ?
Le ruisseau de Marsin et sa population d’écrevisses
La fédération départementale de la Pêche de HAUTE SAVOIE nous alerte sur les menaces sur les écrevisses autochtones, notamment dans le ruisseau de MARSIN, où
elles constituent une espèce particulièrement précieuse et endémique. Bravo à la Fédération pour ce travail rigoureux de connaissance et de défense des cours d'eau.
Le ruisseau de Marsin, affluent des Usses (74) situé sur les communes de Chêne-en-Semine et Vanzy, est
connu depuis de nombreuses années comme étant l’un des derniers sites à écrevisses autochtones de Haute-
Savoie. Officiellement recensé comme tel par le Conseil Supérieur de la Pêche (aujourd’hui ONEMA) en 2001, il
a ensuite fait l’objet d’un suivi complet par la Fédération de Haute-Savoie pour la Pêche et la Protection du Milieu
Aquatique entre 2002 et 2007 (atlas de répartition, étude de la population d’écrevisses, étude du milieu et du
bassin versant) dans le cadre du plan de conservation des populations d’écrevisses autochtones de Haute- Savoie (Huchet, 2007). Un diagnostic précis a pu ainsi
être réalisé sur l’état de santé du ruisseau et de la population d‘écrevisses qu’il héberge, et les principales causes de dysfonctionnement ont pu être identifiées comme telles.
En 2008, toujours dans le cadre du plan départemental de conservation mené par la Fédération, un bilan génétique a été entamé sur l’ensemble des populations
connues. Ce bilan, réalisé en partenariat avec le laboratoire de Génétique et Biologie des Populations de Crustacés de l’Université de Poitiers (UMR CNRS 6556), a mis en évidence que les
écrevisses du ruisseau de Marsin appartiennent à l’espèce « écrevisse des torrents » (Austropotamobius torrentium), et non pas à l’espèce « écrevisses à pieds blancs » (Austropotamobius pallipes)
à laquelle elles avaient toujours été rattachées. De plus, il est apparu que cette population diverge génétiquement de manière significative avec toutes les populations d’écrevisses des torrents
analysées jusqu’alors en Europe. Ce résultat, surprenant au vu de l’aire de répartition connue de l’écrevisse des torrents, fait de la population d’écrevisses des torrents du ruisseau de
Marsin l’une des trois seules populations connues en France, et, du fait de son statut génétique, la rend unique en Europe en terme de conservation de la biodiversité.
Une épée de Damoclès au dessus de la tête des écrevisses : un rejet aux sources du ruisseau !
Le diagnostic de bassin versant réalisé sur le ruisseau de Marsin par la Fédération entre 2002 et 2007 avait mis
en évidence le risque d’extinction qui pesait à court terme sur la population d’écrevisses, lié à la présence
aux sources même du cours d’eau d’une station d’épuration obsolète rejetant directement dans le
ruisseau (Huchet, 2007). Seuls la faiblesse des volumes rejetés, le caractère chronique des dysfonctionnements
et les capacités d’autoépuration du ruisseau permettaient le maintien de la population d’écrevisses.
Cependant, cette dernière se voyait cantonnée sur un linéaire de 1200m (le ruisseau en comptant 5400), désertant la partie amont du cours d’eau du fait de ce
rejet, la partie aval subissant quant à elle des pollutions minérales et toxiques la rendant totalement inhospitalière vis-à-vis des écrevisses. De fait, en l’absence de toute zone refuge
possible en cas
d’incident majeur au niveau de la station d’épuration située aux sources, la situation de la population était
considérée comme très précaire, le moindre changement naturel ou non des conditions du milieu étant susceptible de la faire disparaître.
Informée du projet de rénovation de cette station, la Fédération l'a étudié et a pris la position suivante :
En l’état actuel des choses, la Fédération, ne peut qu’émettre un avis défavorable sur ce projet. Elle
déplore également l’absence totale de concertation dès l’amorce de ce dossier, et regrette d’avoir encore une fois été mise au pied du mur par
l’administration en charge du dossier dans une telle situation. Des précédents avaient pourtant déjà eu
lieu, qui s’étaient soldés par des situations conflictuelles et par la disparition ou la forte dégradation des populations d’écrevisses concernées (Ruisseau du
Vaudrenaz en 2004, Ruisseau des Vignes en 2005).
Enfin, elle tient à rappeler que la situation précaire des écrevisses dans le département n’est pas un phénomène nouveau ni inconnu, qu’elle continue à se
dégrader régulièrement en dépit du fait que les ruisseaux les hébergeant soient protégés par un arrêté ministériel datant de 1983, et qu’un bilan complet des causes de régression ou des menaces
pesant sur les populations restantes (27 Km de linéaire colonisé sur un total de 3800 Km à l’échelle départementale) avait été finalisé en 2007 et largement divulgué, sans prise en compte depuis
lors.
Dans le cas présent, la Fédération ne se positionne pas contre projet de ZAC de la Communauté de Communes de la Semine, ni contre la réalisation d’une nouvelle
station d’épuration conduisant à l’arrêt de la station d’épuration actuelle, arrêt qui permettrait au ruisseau de Marsin de retrouver une qualité satisfaisante et constante, garantissant
la
pérennité de sa population d’écrevisses des torrents.
En revanche, elle s’oppose au positionnement du rejet de cette nouvelle station au même endroit que celui de la station actuelle, et demande simplement à ce que
ce rejet soit placé sur un autre milieu récepteur plus apte à l’accepter, seule option constituant une mesure de conservation efficace de la population d’écrevisses des torrents. En
ce
sens, elle vient d’envoyer au préfet de Haute-savoie une demande de recours gracieux. Nous vous tiendrons informés des suites données.
Pour en savoir plus
(Copier/coller les liens)
Données sur la population d’écrevisses des torrents du ruisseau de Marsin :
http://www.pechehautesavoie.com/telechargement_fiche.php?fileid=98
Données sur la génétique des populations d’écrevisses de Haute-savoie :
http://www.pechehautesavoie.com/telechargement_fiche.php?fileid=185
Enquête nationale sur la situation des écrevisses :
http://www.onema.fr/IMG/pdf/2007_009.pdf
Données UICN sur l’écrevisse des torrents :
http://www.iucnredlist.org/apps/redlist/details/2431/0
Répartition des écrevisses en Europe :
http://www.onema.fr/BFPP/bfpp/Article/367/367p611.pdf
Ateliers citoyens du plan climat
Deux soirées la semaine dernière pour conduire le travail des ateliers citoyens sur le plan climat pour que puisse s'exprimer les annéciens qui le souhaitaient sur leurs points de vue sur le changement climatique.
Et surtout sur la manière dont eux-mêmes, individuellement, imaginaient qu'ils pouvaient faire quelque chose en ce domaine.
En partant des recommandations des ateliers techniques, les participants ont ainsi pu compléter les préconisations et les prioriser dans le cadre de petits groupes de travail de quelques personnes.
Ces propositions vont être synthétisées et seront intégrées dans le LIVRE BLANC qui reprendra toutes les idées émises lors de ces ateliers.
Un modeste travail de démocratie participative, loin des déclarations d'intention jamais suivies d'effet.
Eurovignette III : pas de péage poids lourds dans les ALPES
Dans l'UE, les transporteurs routiers pourraient à l'avenir payer pour la pollution engendrée par les poids lourds. La commission des transports du Parlement européen a en
effet donné son feu vert. Mais pour les associations écologistes, la proposition est trop timide, notamment en ce qui concerne les Alpes.
Le projet de révision de la directive Eurovignette prévoit que les poids lourds paieront pour l'utilisation des autoroutes, et, pour la première fois, qu'ils pourraient verser une taxe modique visant à prendre en compte les coûts externes lié à
leur circulation, tels que les nuisances sonores et la pollution atmosphérique. La directive adoptée à la mi-avril par la commission des transports à une
écrasante majorité est actuellement en cours de remaniement par le Parlement européen. Toutefois, à en croire les
organisations écologistes, les mesures proposées sont peu ambitieuses, voire décevantes. Elles
soulignent que les dérogations sont légion, et que les régions sensibles comme les Alpes ne sont pas suffisamment prises en compte. Selon elles, les intérêts des transporteurs se sont imposés à maintes reprises. Ainsi, des réductions
pourraient être accordées aux véhicules effectuant de forts kilométrages. Les Alpes, région de transit, sont particulièrement concernées. Certes, une
taxe supplémentaire peut être prélevée afin de financer des modes de transport alternatifs, et le plafond des coûts
externes lié à la pollution atmosphérique et au bruit est un peu plus élevé. Pour Heike Aghte de l'Alliance RPLP pour l'Europe, cela est beaucoup trop peu
comparé aux coûts réels engendrés par les nuisances environnementales. La commission des transports a en outre refusé le
principe d'un coefficient multiplicateur 5 pour les nuisances sonores dans les régions de montagne.
Les députés ont également dit non à une taxe complémentaire pour les Alpes, en sus des droits de péage pour les coûts externes. Seuls les camions les plus polluants (ceux des classes d'émission EURO 0 à 3) y seront soumis, mais ils ne circulent pratiquement plus dans les Alpes.
Toutefois H. Aghte précise : " La nouvelle version de la direction Eurovignette permettra au moins de récupérer quelques centimes de plus par kilomètre ". Les députés ont rejeté des barrières bureaucratiques supplémentaires qui auraient
rendu très difficile l'internationalisation des coûts externes. Des droits pourront également être prélevés pour les régions particulièrement touchées
par les embouteillages, et ce jusqu'à huit heures par jour. Ces droits sont de 200 % supérieurs à ceux prélevés en
dehors des heures de pointe. Enfin, la Commission de l'UE devrait être tenue de présenter un projet de loi concernant l'internationalisation des coûts pour le climat et la perte de la
biodiversité. La directive sur les péages des poids lourds sera discutée en juin au Parlement européen en séance
plénière.
Le Conseil en débattra une nouvelle fois à l'automne.
Sources : www.eu-koordination.de/umweltnews/news (de), www.lsva.eu/EU/110410-vignette-vote.
html (de), www.actu-environnement.com/ae/news
Téléphonie mobile, prédire les émissions
La Ville d'ANNECY a décidé de mettre en place une procédure innovante de contractualisation avec les opérateurs de téléphonie mobile pour mieux contrôler les niveaux d'émission d'ondes électromagnétiques sur la commune.
En effet, les "besoins" en matière de téléphonie mobile sont exponentiels et l'on verra prochainement arriver la "4G" qui permettra de voir des films sur son téléphone portable, de payer ses achats et d'ouvrir la porte de sa maison grâce à des applications domotiques variées.
J'ai déjà développé la stratégie municipale ici :
Téléphonie mobile, un pas supplémentaire pour la santé publique
La mise en oeuvre de cette politique est en cours.
La Ville a choisi la CRIIREM, association totalement indépendante des opérateurs, pour effectuer des mesures complémentaires à celles des opérateurs pour les antennes installées sur des bâtiments municipaux.
La Ville a également sélectionné un cabinet d'experts qui vont nous aider à prédire les émissions en fonction de la localisation des antennes sur tel ou tel bâtiment public, mais également nous aider à compléter nos préconisations en disposant d'un appui technique de la part de ce cabinet indépendant. Une cartographie prédictive sera ainsi disponible et servira d'aide à la décision pour que la Ville choisisse d'accepter ou de refuser une antenne en fonction des niveaux d'exposition prévus, avant même que l'antenne ne soit installée.
Ce conseil pourra y compris préconiser de réduire presque à zéro un des faisceaux si il est susceptible de concerner un établissement sensible.
La première réunion de travail avec ce cabinet a permis d'engager le travail concrètement avec des résultats attendus pour l'automne.
La Ville communique ainsi les données cartographiques utiles au travail des consultants, la liste des établissements sensibles (crèches, écoles, etc.) et la liste des antennes existantes et les dossiers en cours de manière à ce que le cabinet puisse modéliser les impacts à partir de tel ou tel bâtiment municipal.
Au quotidien, le travail de mesure continue au niveau des établissements sensibles comme par exemple la semaine dernière pour l'Ecole Vaugelas qui a
permis de constater des niveaux pratiquement nuls provenant des antennes installées sur des bâtiments privés sur lesquelles la Ville n'a pas de droit de regard.
Tchernobyl bis repetita ?
La CRIIRAD publie ce jour la carte qui prouve que la France a été contaminée dès le 22 mars 2011 :
1/ les masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de fukushima daiichi sont arrivées 2 jours avant la date indiquée par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) ;
2/ elles ont affecté les trois quarts de la France (et non pas le seul sommet du Puy-de-Dôme) ;
3/ l’activité de l’iode 131 particulaire était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le 24 mars.
Ni l’IRSN, ni les grands exploitants du nucléaire, ne pouvaient l’ignorer. Omission involontaire (mais invraisemblable) ou délibérée… mais dans quel but ?
La CRIIRAD a saisi ce jour, le Premier ministre et le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire d’une demande d’enquête sur la chronologie des faits et les différents niveaux de responsabilités.
http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html
Vous pouvez diffuser largement cette information car il faut que nous soyons nombreux (associations, citoyens) à nous mobiliser pour demander au Premier Ministre et à l’Autorité de Sûreté Nucléaire l‘ouverture d’une enquête.
Je peux vous adresser le
fichier pdf de la Criirad sur simple envoi d'un courriel à mon adresse que vous trouverez sur la page d'accueil.
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