Parrainage citoyen
La mise en place par la nouvelle majorité municipale annécienne d'un "parrainage citoyen" pour les enfants dont les parents ne souhaitent pas imposer un baptême catholique (ou d'une autre religion) a été un des débats intéressants de la nouvelle équipe municipale lorsque j'en ai fait la proposition.
Il a fallu quelque temps pour que l'information se diffuse dans notre ville, mais cette manifestation qui n'a aucun caractère officiel est en train de rencontrer un succès croissant.
Les parents trouvent ainsi le moyen de confier à des parrain/marraine l'éducation de leur enfant si il leur arrivait quelque chose, ou de les y associer dans des circonstances moins dramatiques.
J'ai pu ainsi rencontrer des parents qui ne souhaitaient pas imposer une religion à un enfant adopté venant d'ASIE, respectant son souhait de peut-être adopter une réligion d'origine asiatique.
Ou des parents qui se marient et qui font parrainer leurs enfants le matin avant de se marier l'après-midi...
La cérémonie a lieu les samedis matin, dans la convivialité, chacun pouvant apporter sa touche personnelle à une cérémonie simple, souvent émouvante, qui est très bien ressentie par les participants, en présence d'un élu qui cosigne l'acte d'engagement des parrain/marraine et des parents.
Je le répère, cela n'a aucune valeur légale (qu'attend le législateur pour faire avancer le droit sur ce sujet ?), mais c'est un service de plus offert aux annéciens.
Pour avoir fait ainsi "baptiser" mon fils un 1er mai 1982 par un maire ami, ancien curé qui avait quitté l'Eglise en mai 1968 et était plus ému que nous de cette cérémonie, je revis avec joie, à chaque fois, le plaisir de ce moment partagé entre des adultes réunis pour se préoccuper de l'avenir d'un enfant.
Un moment agréable et que chaque famille peut aménager comme elle le souhaite.
Dissuader l'usage de la voiture à ANNECY
DISSUADER LA VOITURE EN VILLE
Les transports à Annecy sont le second contributeur de nos émissions de Gaz à Effet de Serre.
Il convient donc de décliner, au regard de cet enjeu, les mesures qui vont nous permettre de réduire notre contribution au changement climatique.
J'ai le souvenir d'avoir rencontré Bernard BOSSON lorsque j'étais porte parole
départemental des Verts, avant qu'il ne mette en place le nouveau plan de circulation et les bus en sites propres. Il nous avait présenté en avant première le projet et nous avait demandé
nos observations. Il sentait qu'il aurait besoin de soutiens car il savait que les réfractaires seraient nombreux, comme à chaque fois qu'un changement se présente.
La pierre angulaire du système était d'interdire la traversée d'Annecy par le centre ville en bouclant la circulation rue Sommeiller au droit de la rue du Président Favre.
Au final, pression des commerçants aidant, il a été décidé de laisser tourner les voitures à gauche rue Sommeiller vers la rue du Président Favre.
Cette situation perdure depuis dix ans maintenant et nous confronte rue SOMMEILLER tous les samedis aux images des queues de voitures à l'arrêt, moteurs tournant, coincées par les piétons de la rue Carnot... Mais aussi toute la semaine, aux coups de frein des bus de la SIBRA confrontés aux véhicules qui leur arrivent de face et tournent à gauche pour traverser la ville en slalomant entre les piétons.
Il est temps de revenir aux objectifs initiaux : Annecy ne doit plus pouvoir être traversée de l'intérieur.
Vouloir entrer dans Annecy doit se faire en priorité en mode doux. L'échec des parcs relais de l'agglo est aussi
celui de la facilité de circuler et de se garer dans ANNECY.
Pour dire les choses simplement : le trafic de transit des voitures Est > Ouest doit être interdit.
Pour aller du Pont Neuf à Novel, on doit prendre le bus ou le vélo.
Il convient de fermer ce tourne à gauche rue Sommeiller – rue du Président Favre.
Mais ce signal politique fort est bien entendu insuffisant.
Il doit s'accompagner d'une extension de la zone piétonne dans le coeur de ville, globalement à l'ouest de la mairie et notamment de la rue Jean Jacques Rousseau.
Enfin, il faut réduire l'offre de parking de surface : toutes les études (notamment suisses) prouvent que tant que les gens peuvent aisément se garer, ils continuent d'utiliser leur voiture personnelle, même si l'offre de transports collectifs est pertinente. Ce n'est que si ils ont des difficultés à se parquer que le déclic se fait. La seule offre performante de transports collectifs ne suffit pas à changer les comportements individuels.
Il faut simultanément améliorer l'offre de transports en commun et réduire l'offre de parkings et en particulier de parkings gratuits qui sont, du point de vue environnemental, un « pousse au crime ».
De ce fait, la gratuité de la place des Romains doit être abolie.
Je connais personnellement deux personnes résidant dans l'agglo à proximité d'un bus, qui n'utilisent pas le bus car elles se garent gratuitement place des Romains. Leurs voitures y restent toute la journée. Du jour où ce parking devient payant, elles râleront mais surtout elles changeront leurs habitudes et prendront le bus. La gratuité du parking pour les non résidents est une subvention publique tacite aux utilisateurs de voiture individuelle alors que l'objectif de la lutte contre le réchauffement climatique est de développer les modes doux et collectifs.
Pour aller plus loin, il convient de programmer la « déprise » de la voiture sur l'espace public.
En clair, cela signifie qu'il faut annoncer d'ici 2020 puisque nous avons décidé de baisser nos émissions de GES de 20 % d'ici là, une réduction des places de parking du même ordre. Cette stratégie de dissuasion de la voiture, au delà du réchauffement climatique, est un enjeu majeur de santé publique. Les conséquences de la pollution aux poussières fines (PM10) sont maintenant bien documentées. Nous ne pouvons continuer de constater les dégâts des cancers pulmonaires et des allergies sans prendre les mesures qui s'imposent pour l'améliorer.
Enfin, la mobilité individuelle au XXIe siècle doit être celle de la voiture partagée, au moins pour la seconde voiture familiale. C'est l'enjeu stratégique de l'autopartage dans le développement de laquelle la ville doit investir pour ses agents et pour les annéciens.
Annecy devrait participer au capital d'une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) qui ne cherche pas à faire
des bénéfices mais à dispenser un service qualitatif aux citoyens. Une prise de participation municipale aurait un effet levier considérable avec l'avantage complémentaire que l'utilisation par
les employés municipaux et par les habitants ne se fait pas aux mêmes horaires et que la mutualisation est donc aisée puisque les moments d'utilisation sont différents.
Je suis persuadé que les annéciens sont prêts pour ce nouveau pas en avant vers une ville plus apaisée et une qualité
de l'air accrue.
Choc littéraire : MAUVIGNIER !
Laurent MAUVIGNIER
"Ce que j'appelle oubli"
Editions de Minuit
Un fait divers, une seule phrase de 60 pages, admirable !
Joly/Hulot : tout est il joué ?
Après la quasi élection de Eva JOLY au premier tour des primaires écologistes, la messe est-elle dite ? Mathématiquement Oui.
Pour autant, l'expérience de la primaire entre LIPIETZ et MAMERE montre que rien n'est jamais joué chez les écologistes.
Le problème politique est simple.
Si Eva JOLY mène sa campagne présidentielle comme elle a mené sa campagne primaire, elle sera exactement sur le créneau de MELENCHON.
Or, sur ce créneau, MELENCHON l'écrasera.
C'est un tribun, c'est un politique viscéral près à dire n'importe quoi face à une moraliste rigoureuse qui se taira plutôt que de
mentir ou de dire quelque chose dont elle n'est pas sûre.
Tandis que l'électorat centriste qui a été séduit par Dany COHN BENDIT va se trouver orphelin d'écologie.
Le scénario JOLY se révélerait alors un superbe cadeau à BAYROU qui attend son heure et à BORLOO qui reste quoi qu'on en dise auréolé par le GRENELLE de l'environnement.
Les électeurs de la primaire feront-ils ce raisonnement pour le 2° tour ?
A moins que l'électorat de la primaire ait voulu donner un signe à HULOT qu'on ne lui donnait pas un chèque en blanc, mais qu'au final, il vote pour lui pour assurer un électorat plus large aux écologistes ?
La décision est dans les mains des 30.000 personnes qui ont décidé de payer dix euros (au moins !).
A moins qu' Eva JOLY ait compris que pour se faire élire en interne il faut rassembler sur sa gauche et pour faire un bon score ensuite, il faut attirer l'électorat centriste ?
Après les scores euphoriques des européennes et des régionales où toute la famille écologiste était unie, l'écologie politique est à nouveau face à ses vieux démons.
On a déjà connu par le passé des scores à deux chiffres (addition des voix des Verts et de Génération Ecologie) qui s'effondraient dans les six mois.
Sans la locomotive COHN BENDIT, le risque de l'essouflement ou pire est toujours possible.
Climat, l’agglo ne fait rien
Je n’ai pas pu assister pour des raisons professionnelles au dernier Conseil communautaire. Je le regrette vivement car je souhaitais intervenir sur le sujet du plan climat de l’agglo.
Ou plus exactement de l’absence de plan climat de l’agglo.
C’est à dire que le sujet de l’embauche d’un chargé de mission n’a pas avancé d’un iota puisque toutes les communes de l’agglo ont répondu qu’elles ne pouvaient mettre aucun moyen à la disposition de l’agglo en ce domaine. On le savait déjà et cette interrogation des communes était un subterfuge pour reporter la réponse à la question. Le bureau de l’agglo ne prend pas pour autant la décision qui s’impose, malgré les efforts de Gilles FRANCOIS, maire d’ARGONAY et l’annonce de Pierre BRUYERE que le coût de cette embauche peut être pris en charge sur un budget annexe. Qu’attend le bureau ?
Presque plus grave et tout aussi déplorable, la C2A laisse repartir des subventions de la Région sur sa politique climat dans le cadre du Contrat de développement durable Rhône- Alpes (CDDRA) qui s’achève, faute d’avoir fait avancer le dossier ! Alors que l’on nous annonce une situation financière tendue et que le Plan climat sera obligatoire en 2012 pour l’agglo suite au GRENELLE, c’est à dire qu’il faudra bien « y aller » mais sans aide cette fois !
Ce manque de diligence me met en colère : on a perdu un temps précieux après le diagnostic du bassin de vie et les préconisations adoptées à l’époque, ce qui date maintenant de 3 ans et l’agglo a perdu une aide significative de la Région !
Le problème structurel est que l’environnement n’étant pas une compétence de l’agglo, puisque la commission dite « environnement » est une commission seulement consacrée aux deux thèmes « gestion des déchets » et « eau potable » malgré les efforts de la commission pour sensibiliser le bureau et étendre son champ de compétence à l’ensemble du champ environnemental à l’initiative notamment de feu Jean-Louis MOLIE et de René BOISSIER.
Nous avons pris le soin d’inscrire le plan climat de la Ville d’ANNECY dans une démarche qui lui permette d’être immédiatement en cohérence avec un plan climat de l’agglo et nous avons bien fait de ne pas attendre que l’agglo se décide.
Pour autant, l’inertie du bureau de l’agglo dans ce dossier emblématique est inquiétante sur la prise en charge réelle dans leur champ politique des enjeux des dérèglements climatiques.
Eva JOLY plutôt que Nicolas HULOT
Eva JOLY arrive nettement en tête de la primaire écolo avec presque 50% des voix des exprimés. Elle manque la désignation au premier tour de quelques dizaines de voix : bravo !
Elle peut compter sur le report de voix des deux autres candidats dont l'un a fait campagne uniquement contre Nicolas HULOT, soit de l'ordre de 60% des voix au second tour...
L'affaire semble donc réglée...
L'alliance pour le Congrès des VERTS entre les partisans de Cécile DUFLOT et les proches de Nicolas HULOT pour gagner le Congrès contre Dany COHN BENDIT n'a pas eu les conséquences espérées pour la primaire présidentielle...
Dominique VOYNET et Noël MAMERE doivent être contents. Pour bien les connaître personnellement et avoir fait avec ardeur leurs
campagnes présidentielles, je sais qu'ils ont fait un choix politique particulièrement réfléchi.
Que va faire Nicolas HULOT ?
Pas sûr qu'il accepte cette décision facilement.
Mais en acceptant de jouer le jeu des primaires au sein d'EELV, il prenait ce risque majeur de ne pas être adoubé.
J'avais pensé qu'il ne le prendrait pas et se lancerait directement dans la bataille présidentielle. Je m'étais trompé. Il le regrette peut-être ce soir.
Manifestement, les personnes qui se sont inscrites à la primaire et qui ont versé leurs 10 euros n'étaient majoritairement pas
des sympathisants de sa cause, à l'inverse de ce que l'on aurait pu penser.
Reste à Eva JOLY à convaincre au-delà des militants pour sortir les écologistes de la marginalisation électorale à la
Présidentielle : voilà un challenge bien ardu et elle va cumuler certains handicaps que sa volonté et son courage devront dépasser. Elle a montré ces qualités dans son métier de juge
d'instruction, et sa désignation est le fruit d'un scrutin démocratique indéniable.
Wake surf, démonstration utile à SEVRIER ce matin
Comme je l'avais indiqué (ici), les partenaires du lac en partage se sont retrouvés ce matin au slipway de SEVRIER en plein chantier de réaménagement pour embarquer à bord de quatre bateaux de wake surf sur le lac et expérimenter avec les professionnels de l'activité les conditions de pratique du wake surf sur le lac.
Y participaient notamment Philippe CHAMBELLAN pour Lac d'Annecy Environnement, Jean-Pierre CROUZAT pour la FRAPNA, Philippe BON pour l'ADEPT ainsi que des représentants du canoe-kayak et de l'aviron aux côtés des professionnels et de représentants de l'Etat.
Cette expérience sur site permet de clarifier les enjeux notamment sur la question de la hauteur et de la diffusion de la vague, mais aussi de la vitesse faible des bateaux (de l'ordre de 17 kilomètres/heure).
Les professionnels font remarquer que le chiffre d'affaires du wake surf est en forte croissance car la pratique est
plus ludique que le ski nautique ou le wake board dans la mesure où le pratiquant n'est pas attaché au bateau, mais aussi du fait que la chute dans l'eau est beaucoup plus douce car la vitesse
est moindre : les conditions de sécurité sont donc meilleures. Et bien entendu ce sport bénéficie de l'image générale du surf auprès des jeunes...
Après que Philippe BON eût fustigé un article mal intentionné du correspondant du DL à TALLOIRES à propos de ce sujet, les participants ont pu partager leurs impressions et faire part de leurs contraintes, notamment celles de l'aviron qui exige un lac plat et donc des conditions de navigation spécifiques qu'il faut faire respecter.
Une nouvelle réunion de travail aura lieu mi septembre pour avancer sur certains aspects du dossier : la répartition horaire par exemple pour permettre aux activités "douces" de s'exercer sur un lac plat (aviron, pêche) ou la question du détroit de Duingt qui pourrait être simplement une voie de transit, mais sans pratique.
Un problème a été évoqué par tous les participants, celui des nageurs isolés loin du bord, sans signalisation (bonnet
et/ou bouée) ce qui les rend particulièrement exposés.
AUBRY/HOLLANDE, JOLY/HULOT
Les primaires au sein des écologistes et au sein des socialistes présentent un trait commun qui mérite attention.
Avant de rejoindre EUROPE ECOLOGIE, Eva JOLY avait la réputation d'être une centriste qui avait failli adhérer au MODEM. Aujourd'hui pour gagner la primaire, elle donne des gages d'orthodoxie de gauche, forçant le trait pour se différencier de l'autre centriste de la primaire, Nicolas HULOT, qui lui assure en privé que BORLOO est un écolo.
Au PS, c'est pareil : qu'est-ce qui distingue sur le plan politique HOLLANDE et AUBRY ? Tous les deux issus de l'école Jacques DELORS, tous les deux caciques du PS, tous les deux issus des Grandes écoles, bref on pourrait les interchanger.
Cette proximité idéologique entre les candidats les oblige à s'affronter non pas sur les contenus (ils sont les mêmes !) mais sur la seul image qu'ils vont donner aux électeurs de leur camp en dehors de leurs partis si les primaires attirent réellement les citoyens au-delà des militants.
Le PS espère un million de votants. Les écologistes sont 33.000 à s'être inscrits ( c'est 3 fois le nombre d'adhérents et 5 fois le nombre de votants au Congrès). C'est cet électorat qu'il faut séduire et pour cela, se caler sur la représentation que les responsables des écuries se font de ce que ces "primo électeurs" attendent.
Et il y a fort à parier que ces "primo électeurs" ne choisiront pas leur candidat(e) sur leur programme, mais sur le fait qu'ils estiment que ce candidat peut faire un meilleur score que l'autre.
On choisira HOLLANDE parce qu'on pense qu'il peut battre plus facilement SARKOZY. On choisira HULOT parce qu'il peut faire 10% à la Présidentielle, alors qu'Eva JOLY et son accent épouvantable ne passeront pas la barre...
Les primaires renforcent le rôle des sondages et de l'image au détriment du fond.
C'est manifestement le côté pervers d'un effort salutaire de démocratie politique.
Plan climat d'ANNECY, comité de pilotage
Réunion du comité de pilotage du Plan climat pour faire le point de la concertation avec les habitants fin mai et de la rédaction du livre blanc et des fiches actions qui composeront le PCET.
J'en tire plusieurs réflexions.
D'abord le constat que nous devons sur le plan municipal franchir une nouvelle étape qualitative en deux domaines : la réduction de nos gaz à effet de serre et la démocratie locale.
Sur ce second point, on voit bien la différence qualitative entre les ateliers climat que nous avons tenus et les réunions de quartier effectivement bien remplies mais qui ne sont que des litanies de problèmes plus ou moins importants, plus ou moins vérifiables, plus ou moins sérieux, et le lieu d'une information descendante qui ne donne aux habitants qu'un rôle de spectateurs les conduisant à ne réagir que "contre" ou à être passifs.
Bien entendu, ces réunions d'information peuvent être utiles. Mais elles n'épuisent pas l'attente démocratique de nos concitoyens et surtout elles entretiennent un mode de relation avec la population qui me semble dépassé notamment vis à vis de nos concitoyens les moins âgés.
Faire travailler ensemble en groupe de quelques personnes sur un thème donné des citoyens de toute la ville,de tous les quartiers et de tous les âges, voilà qui permet de valider les pistes de travail, de sentir les aspirations et de faire s'exprimer des idées ou des projets que le groupe priorise lui-même.
Il faut généraliser cela.
Sur le premier, deux sources de gaz à effet de serre sont à traiter en priorité : l'habitat et les transports individuels.
L'action municipale doit répondre à ces deux enjeux qui sont les principaux facteurs de GES à ANNECY, avec une
prépondérance manifeste pour le bâtiment qui est de loin le principal pourvoyeur de GES.
500 millions d'euros pour le parc privé annécien (plan climat
n°3)
Pour cela la Ville va devoir investir pour économiser ensuite en fonctionnement, économies d'autant plus importantes que le prix de l'énergie va augmenter dans les années à venir.
En matière de dissuasion de la voiture en ville, les efforts réalisés il y a dix ans avec le réseau de transports en commun en sites propres ne sont plus à la hauteur des enjeux de 2010.
J'y reviendrai.
Mauvaise qualité de l’air
L'association ITE Mont Blanc Maurienne communique :
La France assignée en justice
La décision est tombée le 19 mai dernier : la France est assignée devant la cour européenne de justice pour non-respect des valeurs limites de qualité de l'air applicables aux particules (PM10), en 2009. Une quinzaine de zones sont concernées en France, dont toute la région Rhône-Alpes. Cette décision confirme que la Commission européenne ne croit pas que les mesures prises ou annoncées par la France, à ce jour, pourront remédier efficacement à cette situation d'atteinte à la santé publique.
40 000 morts par an en France
Les particules (PM10) sont responsables, à elles seules, de plus de 40 000 décès annuels, selon le Ministère de l’Environnement. Le coût sanitaire, financier et avant tout humain est donc colossal pour la collectivité. L’exposition aux particules fines provoque des maladies respiratoires, des problèmes cardiovasculaires et des cancers.
Des mesures efficaces doivent être prises
La mesure phare annoncée par la France avait été la création de Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air (ZAPA) dans 8 villes en France, dont Grenoble. La France devra aller beaucoup plus loin pour que la qualité de l’air s’améliore réellement. De nombreux Plans de Protection de l’Atmosphère dans les grandes villes françaises n’ont pas apporté d’amélioration significative et le PPA de la vallée de l’Arve devra être exemplaire pour que cette tendance soit inversée.
Quelle image pour le tourisme ?
La carte ci-dessous, des dépassements de pollution aux PM10 va faire le tour de l’Europe pendant la période d’instruction du dossier et toute la durée du procès. Quelle image va-t-elle donner de la région Rhône-Alpes et de ses vallées de montagnes dans lesquelles beaucoup de vacanciers croient encore trouver un air pur ? Les élus, les acteurs socio-professionnels et associatifs de la région doivent enfin parler d'une même voix pour demander des mesures et des solutions ambitieuses et, avant tout efficaces, pour que la qualité de l'air soit améliorée significativement dans notre région.
Le transport longues distances responsable
Rhône-Alpes est traversée par d'abondants trafics routiers Nord-Sud et Est-Ouest. 87% des marchandises traversent la région par la route actuellement, mais ce sont les camions effectuant des trajets de plus de 150 km qui représentent, à eux seuls, 80% des tonnes/km transportées et qui ont donc des impacts proportionnellement très lourds sur notre qualité de l’air. Rhône-Alpes est aussi une région très touristique, vers laquelle 85% des vacanciers se dirigent en voiture. Il convient donc de travailler en priorité sur ces aspects longue distance, très émetteurs de polluants dans l’ensemble de notre région, sur lesquels les gains peuvent être rapides pour améliorer la qualité de l’air.
Vous pouvez télécharger le dossier de presse du Ministère de l'environnement sur :
www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DP_Assises_nationales_de_la_qualit_de_l_air_bureau_air.pdf
regardez la carte page 5 sur la pollution aux PM 10 et pensez que M. ACCOYER considère que l'on n'a pas assez de routes...
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