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thierry billet
Articles récents

Sites palafittiques des lacs alpins

23 Mai 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

 

Réunion légèrement surnaturelle hier après-midi sur le classement des sites palafittiques des lacs de l'arc alpin au patrimoine mondial de l'UNESCO. Palafittique vient de la traduction de l'italien "pieux fichés", c'est à dire les habitats lacustres qui se sont développés au néolithique et à l'âge de bronze (- 3000 ans  jusque - 800 avant JC) autour des lacs alpins pour assurer la protection des populations qui venaient se réfugier sur les parties émergées des lacs en s'isolant grâce à des habitations surélevées protégées par des haies de pieux vers le rivage.

De ces sites il reste les pieux au fond de l'eau puisque le niveau des lacs a monté depuis cette période, plus ou moins arrasés et quelques traces de mobilier.

On va donc classer au patrimoine mondial un bien "sériel" car il se retrouve en de multiples endroits de la FRANCE à la SLOVENIE, invisible et dans un état de dégradation avancé à l'initiative de la Confédération helvétique qui porte ce projet et a eu l'intelligence de lui donner une dimension international pour mieux aboutir.

Les experts de l'UNESCO vont venir autour du lac d'ANNECY pour ce classement des 5 sites proposés autour du lac, dont l'un au large du PAQUIER et l'autre du Petit port d'ANNECY LE VIEUX.

Je n'ai pas pu m'empêcher d'interpeller les représentants du Ministère de la Culture sur l'ironie qu'il y a à classer des biens qui n'ont qu'une valeur purement patrimoniale et préhistorique, déjà protégés par leur immersion et pour lesquels la protection ne répond à aucun enjeu pour l'avenir, alors que le même Ministère a planté le dossier du classement de la Cluse du Lac d'ANNECY à la suite d'une visite expresse d'une inspectrice du même Ministère qui a abouti à une liquidation sans voie de recours du travail réalisé par le SILA...

Classer des pieux envasés, mémoire de nos ancêtres néolithiques, et nullement menacés par l'activité humaine d'aujourd'hui, et refuser d'envisager le classement du site exceptionnel du lac d'ANNECY au motif que l'habitat y est banal, sans évoquer ni la qualité du paysage encore à préserver, ni la masse d'eau et sa protection exceptionnelle, il y a quelque chose qui m'échappe.

La réponse a été que le dossier était piloté par les Suisses et pas par la FRANCE.

 Heureux helvètes qui arrivent à convaincre l'UNESCO de classer des vestiges invisibles qui ne risquent plus rien et malheureux français qui ne se battent pas pour classer un paysage et une politique de protection exceptionnelle d'un lac alpin...

 Et tant mieux pour les sites palafittiques en espérant que dans 5.000 ans nos successeurs obtiendront le classement...du collecteur autour du lac et de l'action de MM. BOSSON et SERVETTAZ.

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DTA & loi littoral : la preuve de ce que nous dénonçons !

22 Mai 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

 

M. ACCOYER m'a menacé car ce que je soutenais serait faux.

  C'est à dire que la modification de la loi littoral par l'amendement du sénateur VIAL mais aussi la cartographie de l'application de la loi LITTORAL sur le lac d'ANNECY dans le projet de directive territoriale des ALPES du NORD allait vider celle-ci de tout son sens.

La Ville d'ANNECY a donc commandé une étude sur les conséquences de l'application de la cartographie de la DTA en 2010  au regard de la cartographie réalisée par la même direction départementale de l'équipement en 2000.

Le cabinet SCURE a rendu sa copie qui est un véritable réquisitoire contre la cartographie nouvelle.

Dans un courrier du 21 mai remis au commissaire enquêteur, Bernard BOSSON écrit  : "Oui, vraiment ce n'est pas une directive terroriale d'application de la loi littoral, mais une véritable directive territoriale de la trahison de cette loi".

Le cabinet SCURE nous apporte la preuve que les espaces "remarquables" fondent de 700 hectares entre les deux cartographies : qu'est-ce qui explique que l'Etat réduise ainsi cette superficie ?

Il est stupéfait par le fait que les coupures d'urbanisation soient remplacées par des flèches de longueurs différentes suivant les endroits, mais d'épaisseur toujours identique...

Enfin, concernant les espaces proches du rivage où l'augmentation de la constructibilité est limitée, ils sont réduits de  3 830 hertares, soit une réduction de plus de 60%.

A ANNECY LE VIEUX, non content d'une réduction des espaces proches du rivage de 423,20 ha à 85,80 ha, M. ACCOYER réclame que ces espaces proches du rivage soient ramenés à la limite de l'avenue du petit port, c'est à dire à l'intérieur de la bande des 100 mètres réputée inconstructible. Autrement dit, la protection liée à la définition des espaces proches du rivage serait nulle à ANNECY LE VIEUX.

Qui a donc tenu le crayon du directeur départemental ou régional des territoires ?

Croyez vous que ce haut fonctionnaire ait décidé seul dans son coin de réduire à la portion congrue les espaces protégés autour du lac, soudainement convaincu que le travail de ses services était devenu tout à coup obsolète ?

Pour connaître de l'intérieur le fonctionnement de l'administration, je vous avoue que je doute que l'inspiration lui fût venue par la voie divine.

Ce type de nouveau découpage n'est jamais le fruit du hasard ni d'une révélation mariale. 

 Il est le résultat de rencontres officieuses au cours desquelles on fait comprendre à l'administration qu'il serait utile de faire évoluer un document qui a "vieilli", qui n'est plus adapté aux contraintes actuelles du marché immobilier, qui ne permet pas le développement économique nécessaire à la préservation de la compétitivité du territoire, qui permet aux écolo de faire des contentieux, etc...

Il y avait  donc bien là une stratégie à deux étages : la première, directe, était la modification de la loi LITTORAL elle-même par le biais de l'amendement VIAL, et la seconde, indirecte, était de la vider de son sens grâce à cette cartographie insensée.

Nous avons réussi à bloquer la première grâce à notre mobilisation qui a permis le retour à la vesion originelle de la loi LITTORAL.

Mais le plan machiavélique ne s'arrêtait pas à cela, c'est maintenant que se pose la question de la dénaturation de la loi nouvellement rétablie par cette cartographie scélérate. Ce n'est pas encore le moment de chanter victoire.

Au contraire, plus que jamais, la mobilisation pour une attitude de gestion responsable sur le lac est nécessaire.

Pour télécharger les documents et vous faire votre avis par vous même , cliquez sur le lien ci-dessus qui vous aménera sur le site de la Ville :

http://www.annecy.fr/index.php?idtf=701

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Bénévolat

21 Mai 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

 

Retour de quelques jours passés dans une ville de la banlieue de CLERMONT FERRAND pour participer à une rencontre de chorales européennes venant d’ITALIE, d’ALLEMAGNE, de TCHEQUIE et d’UKRAINE, en plus des chorales françaises.

300 choristes environ à accueillir, nourrir, héberger, renseigner, promener, faire entendre, faire répéter, etc.

Tout cela avec une équipe d’une vingtaine de bénévoles qui ont passé des centaines d’heures lors de ce long week end pour accueillir les chanteurs et des milliers d’heures auparavant pour la préparation, passant de la participation à l’orchestre pour le concert final à la préparation des repas.

Tout cela pour le plus grand plaisir des choristes, mais une participation trop faible de la population locale, manifestement peu intéressée par les prestations des choristes tchèques et ukrainiens qui ont présenté des prestations absolument remarquables d’une qualité exceptionnelle.

Qu’est-ce qui pousse ces gens modestes à se donner tant de mal ? à se coucher à des heures impossibles et à sacrifier leurs congés pour un tel projet ? Accueillir des personnes dont on ne comprend souvent pas la langue, se mettre en difficulté personnelle de ne pas savoir répondre convenablement à telle ou telle demande, faire face à des situations imprévues, quelquefois dangereuses, pourquoi ?

C’est toute la question du bénévolat. Un militant politique et/ou syndical sait pourquoi il milite : l’espoir de faire triompher ses idées ou de faire aboutir ses revendications... Mais se créer autant de contraintes pour simplement permettre à d’autres humains ayant en commun l’amour du chant choral de se rencontrer et de s’écouter les uns les autres ?

C’est pour moi une grande interrogation. Je ne vois pas d’autre explication que le plaisir de faire ensemble, de contribuer à sa place et à son niveau à une action collective - modeste et ambitieuse à la fois - dans leur ville endormie de ce week-end de l’ascension.

Bravo et merci à cette équipe du festival de chant choral de GERZAT ; parce qu’ils existent et des milliers d’autres de par le monde, la vie est possible.

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Plan climat, réunion le mardi 25 mai

20 Mai 2010 , Rédigé par Thierry BILLET


La Ville d'ANNECY lance son plan énergie climat qui a pour objectif de réduire nos émissions de gaze à effet de serre et de s'adapter aux conséquences du réchauffement climatique que nous ne pourrons pas éviter compte tenu des tonnes de carbone que nous avons déjà rejeté dans l'atmosphère.


Une réunion publique d'information a lieu ce mardi 25 mai de 19 heures 30 à 21 heures 30 salle Pierre Lamy rue de la République à ANNECY pour présenter la démarche de la Ville et susciter la participation des annéciens à cette démarche qui doit mobiliser au-delà du périmètre des seuls services municipaux.


Charles MAGNIER, directeur de PRIORITERRE, présentera les enjeux généraux; tandis que des associations sportives annéciennes, comme celles qui organisent le MARATHON ou le tournoi de volley-ball de la PENTECOTE, présenteront ce qu'elles ont déjà engagé en ce sens.


Par exemple, pour le tournoi de Volley, l'association a mis en place les mesures suivantes pour l'édition 2010 :


- Compensation carbone sur les trajets des participants et les trajets de l'organisation auprès de ACTION CARBONE
- Affiches produites en papier recyclé
- Organisation de déplacement en vélos électriques (partenariat ERDF) pour les besoins de l'organisation
- Achat de vin biologique
- Utilisation de gobelets recyclés et recyclables ( 7000 pièces destinées au compost)
- Remise de sacs biodégradables et stylos biodégradables à chaque équipe
- Mise en place de récupérateurs de gobelets : fabrication par le club
- Mise en place d'une brigade sur ce thème ( 3 bénévoles)


Bienvenue à tou(te)s ce mardi pour recueillir vos premières impressions et vos inscriptions dans les groupes de travail que nous allons constituer sur les thématiques du changement climatique.



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Philippe MEIRIEU écrit à Bernard ACCOYER

19 Mai 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Monsieur Bernard Accoyer

Président de l’Assemblée nationale

Monsieur le Président

Nous sommes très surpris par les articles parus ces derniers jours dans le Dauphiné Libéré ; articles qui relatent vos attaques et sommations prenant pour cible un écologiste à propos de la Loi Littoral.Vous semblez reprocher à Thierry Billet d’orchestrer une contestation citoyenne qui ne serait pas justifiée.Nous souhaitons vous rappeler M. le Président que,  durant notre campagne pour les élections régionales, nous vous avons alerté contre les menaces d’amendements destinés, dans le cadre de la loi Grenelle II, à changer les modes opératoires de  la Directive territoriale d’aménagement et de la loi Littoral. Thierry Billet n’est pas le seul à être inquiet des atteintes faites aux protections de l’environnement et de notre cadre de vie pour aujourd’hui et pour demain.  De nombreux Hauts Savoyards s’inquiètent des manipulations qui se jouent autour de la DTA comme de la Loi Littoral, et particulièrement les 20,89 % de votants qui ont choisi Europe Ecologie aux dernières électionsLa démocratie s’accommode mal de l’abus de position dominante. Vous êtes le troisième personnage de l’Etat, et M. Billet, 12e maire adjoint de la Ville d’Annecy.

Nous vous saurions gré, M. Le Président, de rester garant de la démocratie.

Philippe Meirieu

Pour Europe Ecologie Rhône-Alpes.

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Brûlage des déchets verts, c'est non !

18 Mai 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

 

De mes souvenirs d'enfance, je  garde l'image des feux que mon père allumait de temps à autre avec les déchets de jardinage. Le bulletin n°39  hiver 2009-2010 de Rep'Air, le magazine de l'Air de l'Ain et des deux Savoie, l'organisme en charge de la mesure de la qualité de l'air dans nos départements, rappelle avec pertinence que le brûlage des déchets verts est une infraction au réglement sanitaire départemental.

 

C'est de surcroît une source de pollution non négligeable. Brûler 1 kilo de déchets verts à l'air libre émet autant d'Hydrocarbures aromatiques polycycliques que d'emmener ses déchets verts à la déchetterie de MOSCOU (si elle existe !). Un détour à la déchetterie la plus proche de chez vous est donc la seule solution écologique.

 

Rep'Air publie un tableau des émissions de poussières inférieures à 10 microns le 6 mars 2010 : la courbe grimpe de 20 microgrammes par mètre cube d'air en moyenne sur la journée à plus de 400 microgrammes entre 8 heures 30 et 13 heures 30 suite au brûlage de déchets verts à proximité de la station de mesure de Saint Germain du Rhône. Cet histogramme est saisissant; alors direction déchetterie obligatoire. Parlez en à vos voisins et signalez les brûlages sauvages à la mairie de votre domicile.

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Anonymat & beuverie

17 Mai 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

 

Internet est un outil d'une remarquable efficacité pour le meilleur et pour le pire. La puissance de frappe et la vitesse de diffusion peuvent être au service de la liberté d'expression contre les tyrannies qu'elles soient chinoise ou iranienne. Mais elles peuvent aussi permettre la diffusion de n'importe quelles bêtises sur la toxicité des ampoules à basse consommation ou sur le Traité constitutionnel europée, relayées à foison sans aucun regard critique par un simple "transférer à" démultiplié quasiment à l'infini.


Accompagné du recours quasi systématique à l'anonymat, l'outil devient particulièrement dangereux. Cet anonymat est devenu la règle sur les forums, les listes de discussion, les commentaires sur les sites... Que cache t'il ? En quoi permet il des échanges plus pertinents ? Que craignent les "anonymistes" pour se protéger de la sorte ? Ce recours à l'anonymat me trouble car il permet toutes les manipulations. Il suffit de quelques internautes qui se donnent le message pour multiplier les commentaires sans aucune possibilité de déterminer si un courant d'opinion est né. L'exemple de la masse de commentaires sur le site du DL après la décision du SILA d'envisager d'accepter les déchets de CANNES est un excellent exemple, puisque le nombre de commentaires sur internet a alimenté...la version papier du DL. Pour autant, combien de gens différents ont ils commenté réellement l'artcile sur internet ? Il suffit de changer de pseudonymes et vous créez un pseudo mouvement d'opinion. Idem sur MEDIAPART et d'une manière générale sur tous les sites journalistiques. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé sur ce blog de ne pas répondre aux commentaires anonymes.

Cela m'amène aux réseaux sociaux et à l'interdiction de la beuverie prévue sur le PAQUIER ces derniers jours. L'interdiction ne règle rien : elle empêche la survenance de la saoulographie qui semble le seul objectif de l'apéro géant; mais en cassant le thermomètre, elle n'empêche pas de mesurer l'ampleur de la maladie. Qu'est-ce qui pousse certains jeunes à envisager comme festif le fait de se saoûler le plus vite et le plus violemment possible ? Même si tou(te)s ne viennent pas pour se saoûler, la participation de tous permet aux autres de le faire, et donne à ce geste une reconnaissance de normalité. Qu'est-ce que cela dit de notre société ?

Dans le dernier numéro d'ALTERNATIVES NON VIOLENTES, Philippe MEIRIEU émet l'hypothèse que les jeunes ne se constituent plus en contestataires de l'ordre existant, opposés à l'autorité. Mais comme "à côté" de cette autorité, prêts à se livrer à d'autres autorités bien plus contraignantes ou aliénantes que celles des adultes. De sorte qu'ils ne ressentent plus le besoin ni l'envie de contester cette autorité, développant par ailleurs leurs propres règles transgressives.

Le mélange de l'anonymat et des réseaux sociaux aboutit à cette société bizarre où il ne s'est trouvé aucun jeune pour contester la décision du Préfet d'annuler cet apéro pour des motifs juridiquement bien fragiles, ou pour venir protester sur le PAQUIER contre cette interdiction liberticide. Non, cette jeunesse n'est pas l'héritière de Mai 68, elle est l'expression terrible d'un manque d'avenir.

 

L'indifférence, pire que tout.

 


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Bilan carbone de la Ville d'ANNECY

16 Mai 2010 , Rédigé par Thierry BILLET


Nous travaillons actuellement sur le bilan carbone de la Ville d'ANNECY. Il s'agit d'un bilan "patrimoine & services", c'est à dire qu'il concerne les activités de la municipalité et pas l'intégralité des émissions de gaz à effet de serre du territoire communal.


Les services municipaux émettent 17.000 tonnes de CO2, soit l'équivalent des émission annuelles d'un millier de familles. Les trois gros postes sont l'énergie pour 38% pour le chauffage des bâtiments municipaux, les déplacements domicile-travail des employés municipaux, les déplacements professionnels, et les déplacements des visiteurs des services de la mairie, pour 26%, et enfin les intrants, c'est à dire les émissions associées aux biens acquis par la collectivité notamment pour les travaux de voirie.


Des groupes de travail ont été créés dans les services municipaux pour réfléchir à toutes les pistes possibles pour réduire nos émissions. L'objectif est clair : décarboner l'activité municipale autant que faire se peut, tout en maintenant le même niveau de qualité du service public aux annéciens. Les travaux des groupes de travail sont maintenant synthétisés et vont être présentés aux chefs de service et à la municipalité pour prendre des décisions.

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Ferme de Quincy, incompréhension totale

14 Mai 2010 , Rédigé par Thierry BILLET


La ferme de QUINCY appartient à la Ville d'ANNECY, sur le territoire de SILLINGY. Elle avait été achetée pour y installer un jour les nouvelles serres municipales. Comme il apparait aujourd'hui malvenu d'aller planter à plus de dix kilomètres les plantes dont la Ville a besoin, il a été décidé d'implanter les nouvelles serres sur la zone industrielle de VOVRAY. Ce choix étant fait, il n'y avait plus d'intéret à conserver la ferme. qui est composée d'un bâtiment assez grand et de plusieurs hectares de terrain. La décision a donc été prise de la vendre avec le terrain attenant.

 

Afin de maintenir la vocation agricole de ce ténement, la Ville a chargé la SAFER, l'organisme agricole qui a vocation à préempter les terrains agricoles afin de les conserver en usage agricole, de chercher des acquéreurs dans le monde agricole en lui confiant un mandat de vente.

 

Ce mandat remonte à de longs mois. Il est connu de tous depuis longtemps puisque le Maire de SILLINGY avait proposé dans la presse d'installer dans la ferme les Haras Nationaux qui quittaient ANNECY. Cette perspective n'ayant pas prospéré, la SAFER a continué de chercher des agriculteurs intéressés. J'ai personnellement reçu plusieurs fois des représentants des AMAP à ce propos, leur conseillant de prendre contact avec la SAFER.

 

Avant-hier, j'apprends par un courriel qu'une manifestation aura lieu le 30 mai à l'initiative de la Confédération paysanne et d'associations écologistes sur le site, manifestation mettant en cause la volonté spéculatrice de la Ville ! L'incompréhension est totale...La volonté de la Ville a toujours été de maintenir la vocation agricole à ce ténement. La volonté de la Ville n'a jamais été de faire de la spéculation sur ce terrain qu'elle souhaite vendre au prix normal du terrain agricole. La volonté de la Ville n'a jamais été d'obtenir du droit à construire supplémentaire sur ce terrain. Or, en lisant l'appel au pique nique du 30 mai, on a exactement l'impression que la Ville veut construire sur ces terrains et faire flamber leur prix, ce qui est une contre vérité notoire ! 

 

Je regrette vraiment et je l'ai exprimé clairement à nos amis associatifs que ce ne soit qu'après avoir appelé à la manifestation que les associations aient demandé un rendez vous à Jean-Luc RIGAUT à propos de ce dossier...En discutant au téléphone, il apparaît que leur critique porte en réalité sur le rôle de la SAFER en matière de foncier agricole. Pour autant, dans le texte d'appel, il n'est pas fait état de la politique de la SAFER, mais de celle de la Ville en l'accablant de reproches infondés.

Mettre en cause la politique de la Ville avant d'avoir rencontré le Maire et sans aucun contact préalable permettant de penser que l'on allait aboutir à une telle manifestation me chagrine et n'est pas la meilleure façon d'aboutir à la meilleure solution pour le maintien d'une activité agricole sur ce terrain qui est l'objectif commun de la Ville et des associations.


 


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Le loup n’a pas d’impact négatif sur la faune sauvage au contraire !

13 Mai 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Contrairement aux idées reçues, la FRAPNA prouve que le loup n'a pas d'impact négatif sur la faune sauvage, bien au contraire. Voici son communiqué de presse à l'occasion du procès du braconnier professionnel en procès le 12 mai à BONNEVILLE

 

Voici le Communiqué de presse de la FRAPNA Haute-Savoie
 
Le procès de Frank Michel aura lieu mercredi 12 mai au Tribunal de Grande Instance de Bonneville. Il est accusé d’avoir tué un loup, espèce protégée sur le territoire national, et présenté par certains comme une victime. Nous souhaitons souligner les éléments suivants : non content d’avoir tué un loup, M. Michel l’a dépecé pour le naturaliser, il était également en possession des restes de plusieurs espèces protégées comme le bouquetin, le héron cendré, le grèbe huppé, le casse noix moucheté, l’épervier d’Europe. Toutes ces espèces ne sont pas de redoutables prédateurs qui déciment les troupeaux à l’estive! De plus M. Michel était en possession d’une arme prohibée. En l’occurrence, c’est bien de braconnage qu’il s’agit et M. Michel doit répondre de ses nombreux chefs d’accusation, c’est là le travail de la justice.

Nous reconnaissons pleinement que le retour naturel du loup crée des contraintes importantes pour les éleveurs de montagne. Par contre, les cris des chasseurs sont pour leur part injustifiables, eux qui chassent par loisir alors que l'animal tue pour vivre. Le loup est accusé par certains chasseurs de décimer les populations d’animaux sauvages, chamois, chevreuils et autres ongulés, et de mettre ainsi en péril l’avenir de la faune sauvage. Ce sont les mêmes chasseurs, ceux du Petit- Bornand, qui après avoir péremptoirement affirmé que le loup avait quasiment anéanti la faune sauvage, demandent une augmentation des attributions de chamois et de cerfs au plan de chasse pour la saison 2009-2010 ! De qui se moque-t-on ?
L'expérience prouve que la présence du loup n’entraîne pas de régression des populations de faune sauvage, au contraire
- les comptages de ce printemps montrent que sur l’Unité des Gestion des Glières (entendez le massif des Glières), le nombre de chamois compté est passé de 677 en 2004 à 889 !
- dans les départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur où le loup est présent depuis près de 15 ans (Alpes Maritimes, Hautes-Alpes), les plans de chasse des ongulés sauvages sont en constante progression.

Il est par conséquent incroyable que des gens qui se présentent comme responsables du monde de la chasse et comme «gestionnaires» des espèces naturelles, puissent évoquer la possibilité d'effondrement des populations-proies du fait des prédateurs, position qui est un non-sens scientifique.
En Haute-Savoie, les tableaux de chasse des chevreuils, chamois, cerfs, totalisent 4420 animaux tués pour la saison 2007-2008, et ceci sans compter des milliers de sangliers : est-il impensable dans ces conditions que les chasseurs qui représentent 1% de la population du département laissent une part au loup ? 

Rappelons que le loup n’est pas qu’une contrainte, en reprenant sa place au sommet de la pyramide écologique il est le garant du bon fonctionnement de l’écosystème entier.
Des exemples: 
- il empêche la concentration des grands ongulés sauvages qui compromet la régénération naturelle de la forêt et les jeunes plantations, 
- il élimine les individus faibles ou malades empêchant la propagation des maladies (nos troupeaux de chamois sont régulièrement décimés par la kérato-conjonctivite),
- il élimine les chiens errants  … et il constitue un formidable vecteur d'image sur la qualité des milieux naturels, support d'un tourisme respectueux de la nature essentiel pour les territoires de montagne.

Nous sommes pour notre part convaincus de la nécessité de la préservation de la biodiversité, ainsi que de la possibilité d'une cohabitation entre le loup et l'homme.
Si les Etats européens, de toutes orientations, ont pris depuis des décennies des mesures pour protéger de nombreuses espèces animales, c'est bien que la conception du rôle de l'homme dans la nature a changé. 
 

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