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thierry billet
Articles récents

Et encore un départ à la direction générale !

17 Janvier 2023 , Rédigé par Thierry BILLET

L'épidémie de départs liés à un licenciement ou à une fuite des directeurs de la Ville d'ANNECY se poursuit. Une nouvelle directrice générale adjointe quitte ses fonctions aux Finances. Les réunions de la direction générale réduite à trois personnes peuvent maintenant se tenir dans une cabine téléphonique.

Avec une telle hécatombe, signe le plus visible de la maltraitance de l'équipe ASTORG/LARDET vis à vis du personnel municipal qu'ils n'auront réussi qu'à dégouter de ses missions de service public, la Ville se trouve comme un poulet sans tête courant dans le désordre généré par le manque de travail de la plupart des maires-adjoints et du maire.

Ce dernier, totalement dépassé par un habit trop grand pour lui, n'arrive pas à se dépêtrer des chausse-trappes déposées par sa meilleure ennemie Mme LARDET qu'il n'ose pas démettre de ses fonctions d'adjointe à la Ville car elle le tient par la barbichette de ses fonctions de vice-président du GRAND ANNECY.

François ASTORG a même délaissé la présidence de la SIBRA, stratégique au quotidien pour les annéciens au profit du maire de TALLOIRES, Didier SARDA, par ailleurs entrepreneur de transports ; ça ne s'invente pas dans leur monde de conflits d'intérêts récurrents.

Les réunions des voeux dans les communes déléguées, au cours desquelles il fallait poser les questions par écrit avant qu'elles soient filtrées par les maires délégués, sont l'expression de la crainte de l'équipe actuelle d'être débordée par les réprobations des annéciens à l'égard de leur incurie.

J'ai manqué la réunion de CRAN GEVRIER mais comme je sais que François ASTORG est attentif à mon blog, voilà ma question:

"Monsieur le Maire, vous avez été informé depuis des mois du licenciement des salariés d'ALPINE ALUMINIUM par les repreneurs de l'usine, vous avez été informé des condamnations de l'un d'entre eux pour des faits survenus au cours de son mandat de Président de l'agglomération de MONTARGIS, pourtant vous avez été pris en photographie trinquant avec ce dernier pour fêter l'installation de l'association LA RONDE sur le cimetière des 49 emplois industriels détruits par les repreneurs. Pouvez-vous m'indiquer si cette présence en forme de soutien est en lien avec l'accueil sur ce site de l'association de votre propre frère, de l'épouse de votre premier adjoint, de celle de M. DIX NEUF également adjoint et d'une maire adjointe de votre liste accompagnée de loyers défiant toute concurrence ?"

Je ne manquerai pas de publier la réponse que le Maire ne manquera pas de m'adresser.

 

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Les pots de yaourt à l'incinération !

16 Janvier 2023 , Rédigé par Thierry BILLET

La simplification de la consigne de tri sélectif nous invite depuis le 1er janvier 2023 à jeter dans les poubelles jaunes tous nos emballages, y compris les pots de yaourts (15 milliards par an en France, 500 par seconde...). C'est bien et cela incitera peut-être encore à plus trier. Mais c'est illusoire pour ce qui concerne les pots de yaourt qui sont en polystyrène et non en PET.

Entre 2 et 4% des pots de yaourts sont recyclés et seulement à l'étranger. Ces pots sont donc rejetés par les centres de tri comme celui qu'EXCOFFIER vient de construire à ELOISE au bord de l'autoroute : ils repartent à l'incinération puisqu'il n'existe pas de filière de recyclage. Une proposition de loi d'un député RENAISSANCE voulant obliger les industriels à abandonner le polystyrène a été rejetée par le gouvernement suite au lobbying des  énormes groupes du secteur.

Comme l'explique LE MONDE : "L’industrie des produits laitiers est très attachée au polystyrène : très léger et facilement cassable, il permet de détacher un yaourt de son lot. Ce sont ces propriétés qui rendent son recyclage particulièrement complexe. Lors de la collecte, les pots peuvent se casser en petites particules qui ne pourront pas être détectées sur les chaînes de tri. Pour corser davantage l’opération, un pot de yaourt n’est pas seulement composé de polystyrène. Il est entouré d’une membrane généralement en papier et d’un opercule, souvent recouvert d’une fine pellicule d’aluminium."

Mon conseil donc pour réduire le coût de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères puisqu'il coûte plus cher de trier ce qui n'est pas recyclable pour le renvoyer à l'incinérateur, jetez directement vos pots de yaourts dans la poubelle noire,  ils iront directement là où ils sont destinés à aller; et privilégiez les gros contenants à moins que vous ne préfériez faire vos yaourts vous-mêmes dans des bocaux en verre. 

Les pots de yaourt à l'incinération !
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Square des martyr martyrisé

15 Janvier 2023 , Rédigé par Thierry BILLET

Retour de vacances et devant chez moi la désolation de l'état du square des Martyrs de la déportation après le démontage des stands du Noël des ALPES. La pelouse est digne d'un espace vert ukrainien bombardé par les russes. A l'image de l'état de l'espace public de notre Ville qui fut un des trophées d'ANNECY et est devenu la marque de l'actuelle équipe municipale : abandon et "je m'enfoutisme". Que deviendra la place François de Menthon une fois végétalisée et saccagée par de tels usages ? Gaspillage et incompétence.

Square des martyr martyrisé
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c'est la faute aux écolos !

31 Décembre 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Pour clôturer l'année, rien de mieux que de laisser la parole à Stéphane FOUCART, le journaliste en charge de l'environnement au MONDE. Dans une chronique du 30 décembre, il commente l'antienne de 2022 "c'est la faute aux écolos". Rien de mieux en ce début d'année que de soutenir cette presse exigeante, du MONDE à VERT en passant par REPORTERRE ou LES JOURS qui porte une volonté d'indépendance et une vraie pratique de recul critique à l'encontre des chaînes d'information en continu. Bonne année 2023, et d'abord la parole à Stéphane FOUCART.

En 2022, les effets du réchauffement et la limitation d’accès aux ressources se sont fait sentir plus cruellement que jamais. Des effets dont les écologistes ont souvent été, paradoxalement, tenus pour responsables, observe Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

La culpabilisation des mouvements écologistes est un tropisme habituel de la conversation publique, et la figure de style préférée des propagandistes du laisser-faire. Tout au long de l’année qui s’achève, cette tendance a pris des proportions extravagantes, dopée par l’importance grandissante des réseaux sociaux et des télévisions « tout info » dans l’animation du débat démocratique – pour peu qu’une telle expression ait encore un sens. « C’est la faute aux écolos ! » : c’est l’élément de langage de l’année.

Si cette ritournelle est revenue si souvent en 2022, c’est précisément parce que l’année écoulée a été marquée de manière spectaculaire par les dégâts liés à la dégradation du climat et de l’environnement, amplifiés par la guerre en Ukraine. En somme, plus le déroulement des événements donne rétrospectivement raison aux environnementalistes, plus leurs adversaires doivent les stigmatiser pour leur faire pièce.

C’est un cas classique d’inversion orwellienne. « La guerre, c’est la paix », « l’esclavage, c’est la liberté » et les effets de la dérive climatique, « c’est la faute aux écolos ».

Ainsi des incendies qui ont ravagé, tout l’été, les forêts françaises : à la Teste-de-Buch (Gironde), « les écologistes »auraient combattu avec succès, depuis deux ans, un plan d’aménagement de la forêt usagère destiné à la rendre plus facilement accessible aux pompiers. Cette fausse information, lancée le 15 juillet sur Twitter par un anonyme, puis aussitôt reprise par un célèbre publicitaire et animateur de la chaîne M6, a suffi à nourrir la controverse. Une semaine durant, elle a généré une quantité considérable de commentaires sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévision, avant que plusieurs titres de presse, en particulier 20 Minutes, n’en démontrent le caractère mensonger.

Par effet de glissement et de généralisation s’imprime ainsi dans l’opinion l’idée que les politiques environnementales sont en réalité… dangereuses pour l’environnement. Et tout le temps passé à commenter cette information fausse, puis à la démentir, a été autant de temps en moins pour discuter les causes premières des incendies monstres de cet été : le réchauffement climatique, la généralisation des monocultures de résineux fortement inflammables, etc.

Même narratif à propos du naufrage du parc nucléaire français, dont la production a été historiquement basse cette année : si les centrales sont en carafe, ce serait à cause de l’hostilité historique des écologistes pour l’atome. On ne sait pourtant trop à quel moment « les écologistes » ont pu être en position d’entraver sérieusement le développement de l’industrie nucléaire. Ni comment ils auraient pu jouer un rôle décisif dans les problèmes de corrosion qui ont entraîné des arrêts de réacteurs tout au long de l’année.

Culpabilisation abusive

On ne voit pas plus par quelle diablerie ils pourraient être responsables des difficultés d’EDF à construire ses réacteurs de nouvelle génération – l’EPR de Flamanville (Manche) entrera en production avec douze ans de retard et un surcoût de 10 milliards d’euros. L’absurdité d’un argumentaire semble décidément n’avoir aucun effet sur son taux de pénétration dans le débat public.

Plus tôt dans l’année, avant que l’eau ne manque, que les forêts ne brûlent et que les centrales nucléaires ne soient arrêtées en nombre, c’est l’effondrement de l’économie du Sri Lanka qui a été attribué à des lubies écologistes. Le blocage des importations d’intrants agricoles sur la grande île, décrété en 2021, a certes plongé le pays dans le désarroi. Mais la mesure, prise de manière abrupte, sans plan de transition, était en réalité le fait d’un gouvernement aux abois, cherchant à gérer l’effondrement de ses réserves de change, dû à la pandémie de Covid-19 et à l’interruption du tourisme, première source de devises du pays. D’ailleurs, outre les intrants agricoles, ce sont aussi certaines denrées alimentaires, ou encore les automobiles, qui ont été momentanément interdites d’importation.

Présentée à tort comme le résultat d’un mouvement d’humeur d’irresponsables « khmers verts », la situation au Sri Lanka a généré des torrents de commentaires, brodant sur le thème de la culpabilité écologiste. Tout cela a sans doute eu un impact sur le torpillage du Green Deal européen, dont un des objectifs est, précisément, de réduire l’usage des intrants de synthèse en Europe.

La culpabilisation abusive des environnementalistes est un trope néolibéral ancien. L’interdiction du DDT, dans les années 1970, a par exemple été deux décennies plus tard rendue responsable d’une résurgence du paludisme, causant des centaines de milliers de morts en Afrique et en Asie.

Mais là encore, l’acte d’accusation est fondé sur une tromperie, le DDT n’ayant jamais été interdit dans la lutte contre les moustiques vecteurs de maladies. Au contraire : si le DDT a progressivement été abandonné dans la lutte contre le paludisme, c’est bien souvent parce qu’il avait été trop utilisé, induisant l’apparition de résistances chez les insectes !

Dans Les Marchands de doute (Le Pommier, 2021), les historiens Erik Conway et Naomi Oreskes ont montré que cet argument avait été forgé de toutes pièces par des think tanks libertariens et néoconservateurs américains. Il circule toujours, diffusé en France par des milieux se réclamant de la défense de la science, repris dans des ouvrages d’essayistes conservateurs, étayant l’idée d’un « précautionnisme » écologiste mortifère.

Les mêmes ont aussi tenté de faire accroire qu’en 2010, en Haïti, l’épidémie de choléra avait été favorisée par la crainte d’utiliser des désinfectants chlorés. Là encore, une fausse information qui, avant d’être démentie, a poussé l’idée que, même les maladies infectieuses, « c’est la faute aux écolos » !

Stéphane Foucart

 

 

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Trait d'Union

30 Décembre 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

C'est un numéro exceptionnel de la revue TRAIT D'UNION dont je voudrais vous entretenir aujourd'hui. La CRIIRAD y présente trois dossiers complets concernant les rejets thermiques des centrales nucléaires, la situation autour de TCHERNOBYL menacée par la guerre en UKRAINE et les "incidents" identifiés sur l'EPR chinois dont EDF est partie prenante et non résolus à FLAMANVILLE.

Seulement 30% de l'énergie produite par une centrale nucléaire est transformée en électricité : le reste est diffusé dans l'environnement sous forme de rejets dans l'eau quand le circuit de refroidissement est "ouvert" sur un fleuve ou la mer et dans l'air par les immenses tours aéroréfrigérantes que vous avez aperçu à côté des centrales si le circuit est fermé.

Avec le nouveau régime climatique et les sécheresses à répétition que nous connaissons (rien de bon à attendre en 2023 de l'absence de neige et de précipitations cet hiver), la réglementation des températures des fleuves dans lesquels se rejettent l'eau chaude des centrales nécessite de plus en plus fréquemment des dérogations qui aggravent l'impact écologique sur les milieux naturels. Pour éviter le black-out des centrales l'été, il faut qu'EDF puisse réchauffer toujours plus puisque les calculs des années 1970 quand les centrales ont été construites ne correspondent plus à la réalité. Une étude EDF sur le RHONE indique que la part du réchauffement du  fleuve serait de l'ordre de 33 à 50% sur la période antérieure à 2010. Qu'en est-il aujourd'hui ? Bien entendu, en période d'étiage, l'impact sur l'écosystème de ces rejets plus chauds dans une masse d'eau réduite en volume est encore renforcé .

Quant aux EPR, outre l'explosion des coûts tant en FINLANDE qu'à FLAMANVILLE, la CRIIRAD, sur la base d'un signalement d'un lanceur d'alerte a interpellé les autorités sur un défaut de conception de la cuve de la filière EPR apparu en CHINE à TAISHIN et non solutionné aujourd'hui. La CRIIRAD a  réalisé une vidéo pour détailler le problème rencontré. C'est ici.  Les réponses apportées étaient évasives jusqu'à un courrier de l'IRSN à la commission nationale de débat public du 12 juillet 2022 qui confirme qu'EDF doit prendre des mesures décisives afin de "résorber l'anomalie de conception du plenum inférieur (de la cuve) et ses conséquences". 

Décidément le nucléaire n'est pas et ne sera pas le vecteur de la décarbonations de l'énergie en FRANCE ni ailleurs dans le monde, sauf à parier sur la tête de nos enfants  que ces défauts récurrents n'entraineront aucune conséquence dans les 50 ans qui viennent. Personne ne peut faire ce pari. Ou plutôt personne ne devrait le faire...

Pour s'informer et aider la CRIIRAD, c'est là.

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Recyclage des panneaux solaires

18 Décembre 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Une des infox les plus récurrentes sur les panneaux solaires est qu'il n'existerait pas de circuit de recyclage ... Vous trouverez ci-dessous un exemple d'une installation récente de réemploi et de mise en valeur de panneaux dont la durée de vie est aujourd'hui de l'ordre de 30 ans avec une efficacité énergétique inégalée jusqu'alors. Le recyclage des panneaux qui ne contiennent, rappelons-le, aucun métal rare mais essentiellement du sable, est donc parfaitement opérationnel. Un taux de 95% de revalorisation est programmé dans cette usine flambant neuf.  Raison de plus pour ne plus hésiter à installer toujours plus de panneaux. 

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Les délinquants de l'environnement mieux traités pénalement que ses défenseurs

17 Décembre 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Le Parquet Général près de la Cour de cassation vient de publier un rapport sur le traitement pénal des infractions au droit de l'environnement. Alors que le souci de prendre soin de la Nature se généralise année après année, le rapport dresse un état des lieux résumé ainsi : "Actuellement, les réponses judiciaires ne sont pas satisfaisantes en raison de leur manque de réactivité et de fermeté". Le contentieux de l'environnement ne représente que "entre 0,5 et 1% des affaires pénales traitées, un chiffre en baisse continue ces dernières années, alors que les enjeux et les risques en lien avec l'environnement sont majeurs et que les préoccupations des citoyens qui en résultent sont légitimes"Même si 58 % de ces affaires sont poursuivables car leur auteur est identifié, le taux de classement sans suite et d'abandon des poursuites est 53%, bien plus que dans les autres domaines du droit pénal. Autrement dit, les Procureurs de la république jettent à la poubelle plus de la moitié du lilliputien contentieux de l'environnement même quand le délinquant est identifié. Plus fort, 75% des délits environnementaux qui devraient être jugés au Tribunal correctionnel se terminent par de simples rappels à la Loi et des classements sans suite. Les jugements correctionnels sont de ce fait de plus en plus rares (5,4% des délits environnementaux) et avec une chute de 10 points en 2022 par rapport à 2005.  Plus la population est sensible à l'environnement et moins les délits le concernant sont poursuivis.

Et l'infime proportion qui est jugée donne lieu à "8 fois plus de dispenses de peine" que dans les autres domaines du droit pénal. La Cour de cassation souligne enfin que les peines d'amende qui représentent 71% des sanctions baissent régulièrement.

Dit plus simplement : les délinquants de l'environnement ne risquent en réalité RIEN. Et ils le savent très bien. Malgré les efforts de quelques substituts du procureur pour améliorer la situation, les poursuites sont rarissimes et les sanctions manquent de la plus élémentaire dissuasion. L'exemple annécien de TUMBACH/TRIGENIUM est symptomatique : une sanction dont on se félicite après tant d'années d'impunité, mais un quantum d'amende tellement faible prononcé par le Tribunal correctionnel d'ANNECY qu'il constitue pour le pollueur un investissement bien plus rentable que d'avoir mis en place les mesures de prévention qui auraient empêché le délit. Un calcul cynique, mais d'une efficacité redoutable, permet aux actionnaires des délinquants de prouver qu'il vaut mieux être en infraction que de régulariser la situation puisqu'on ne risque en réalité qu'une amende symbolique. 

La Cour de cassation propose plusieurs recommandations techniques pour tenter d'améliorer la situation, à commencer par la formation des magistrats. C'est son rôle de conseil technique du Gouvernement. Mais il faudra sans aucun doute attendre une campagne d'opinion autour d'un "#Me-environnement" pour que ces infractions ne soient plus mises sous le tapis comme l'a fait "#Metoo" pour les violences faites aux femmes. Remarquons à l'inverse que les Parquets sont beaucoup plus réactifs lorsqu'il s'agit de poursuivre les militants écologistes faucheurs d'OGM et autres opposants aux mégabassines, devenus "écoterroristes" selon les ministres DARMANIN ou DUPONT-MORETTI et fréquemment condamnés à de la prison. Les délinquants de l'environnement sont mieux traités pénalement que ses protecteurs. Merci au Parquet général de la Cour de cassation d'avoir fourni avec son rapport les chiffres qui le prouvent. 

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Des partis politiques devenus des coquilles vides

16 Décembre 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Un peu plus de 5 000 votants au Congrès des VERTS, moins de 12 500 pour celui de RENAISSANCE, 90 000 dont 2 chats pour celui des RÉPUBLICAINS avec des cartes acquises auprès de maisons de retraite du midi au titre du clientélisme municipal,... Les partis politiques sont des coquilles vides alors qu'ils devraient être les lieux de la délibération collective en vue de présenter un projet politique aux français. Cette désaffection pour les partis a plusieurs conséquences. D'abord, l'essai de "primaires" ouvertes aux non adhérents pour désigner les candidats du parti. Autrement dit, en plus de ne pas payer de cotisation, n'importe qui devient "passager clandestin" d'une organisation à laquelle il refuse par ailleurs de consacrer du temps à y militer. Cela donne le presque crash de Yannick JADOT à la primaire écologiste submergé par le vote de coucous venus du féminisme le plus radical autour de Mme ROUSSEAU. Ensuite, c'est la porte ouverte aux bonapartismes : on n'a plus besoin de l'appareil et de la constance d'un parti pour se proclamer candidat. MÉLENCHON et MACRON en sont de parfaits exemples qui conçoivent l'organisation qui les soutient comme un simple club des amis et des affiliés prêts à accepter que la décision politique ne revienne qu'au "leader maximo". La façon dont la direction de LFI vient de se réorganiser dans la plus totale opacité en écartant les députés les plus en vue  ou l'absence de démocratie interne de RENAISSANCE l'illustrent avec éclat. Les chefs décident et écartent ceux qu'ils estiment insuffisamment proches puisque l'alpha et l'omega est l'élection présidentielle où une seule tête doit apparaître.

Mme TONDELIER répète sans aucun doute avec sincérité (comment fait-elle pour résister au rouleau compresseur du F-HAINE au conseil municipal de Hénin-Beaumont ? chapeau bas Madame !) qu'elle veut convaincre un million de personnes de rejoindre les VERTS; mais qui à l'extérieur du groupuscule que demeure les VERTS en pleine crise climatique peut croire que cela ait la moindre chance de se réaliser ? Car la question est celle du "zapping" institutionnalisé qui est le marqueur de ce début du 21° siècle dans tous les domaines. D'accord pour payer 2 euros pour pouvoir voter pour le candidat à la primaire qui me plaît le mieux. Et ensuite, je plie mes gaules et ne revenez pas me demander de faire campagne ou de rester "fidèle". L'examen des CV de nombreux élus de toutes tendances montre des cheminements dans tous les sens, des appartenances successives selon l'humeur du moment ou l'opportunité d'une élection. L'auberge espagnole qu'est RENAISSANCE le montre à l'excès. 

Contre ce zapping je ne vois pas d'issue. Je crains qu'il ne faille "faire avec" car il concerne tous les aspects de notre vie sociale dans les associations de toute nature, les syndicats, etc. Et les incantations au bon vieux temps des engagements d'une vie ne feront pas revenir le nécessaire sentiment d'appartenance qui structurait les vies en faisant tenir ensemble l'appartenance à une organisation et le projet de vie individuel. 

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Impossible n'est pas Béchu

15 Décembre 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Depuis Robert POUJADE premier ministre de l'environnement en FRANCE et auteur d'un livre  éponyme en 1975, on sait que ce Ministère est celui de l'impossible. La revue "PROJET" est à lire ici pour compilation des regrets et remords de tous les ministres qui se sont succédés jusqu'à la démission sur FRANCE INTER de Nicolas HULOT. Avec Christophe BÉCHU (ne me dites pas que vous ne savez pas qu'il est l'actuel ministre de l'environnement) il n'y a pas de risque d'impossibilité puisque pour qu'un projet soit rendu impossible à réaliser, il faut qu'il y ait un projet. Or Monsieur BÉCHU est le ministre de l'environnement le plus transparent qu'on ait connu depuis la création du Ministère. Il ne ne porte aucune politique. Il ne fait même pas semblant de se battre pour exister.  Sauf pour  condamner les activistes écologistes, il ne dit RIEN sur RIEN. Il vient de se réveiller pour critiquer les activistes écologistes contre LAFARGE ou d'autres. Le néant qui se réveille pour soutenir un groupe poursuivi pour avoir pactisé avec l'Etat islamique en SYRIE (778 millions de dollars d'amende rien qu'aux USA). Cela valait bien un dessin publié par "VERT".  

Impossible n'est pas Béchu
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Marché de Noël, marché truqué ?

14 Décembre 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Le groupe de JLR a interpellé Mme LARDET sur le respect des clauses du marché de Noël par les prestataires choisis par celle-ci. Le 8 décembre, elle a répondu et il faut se pincer pour ne pas rire ou pleurer en lisant son courrier. Bien sûr, les marchés des communes déléguées sont un bide complet, mais c'est normal puisqu'elles devaient faire l'objet "d'horaires adaptés". Mais là ce n'est plus de l'adaptation, c'est la fermeture permanente depuis leur installation. De toutes façons, ce qui est dans le contrat n'y est que pour mémoire puisque "pour rappel, le candidat a une obligation de moyen et non pas de résultat"; ce qui signifie qu'il peut faire ce qu'il veut en invoquant n'importe quelle excuse que Mme LARDET s'empressera de reconnaître comme valable. Le plus drôle vient à propos des implantations des chalets. "Les visuels présentés en commission d'appel d'offres (CAO) et aussi le mapping sont différents, les visuels de l'offre étaient des propositions et esquisses uniquement." Autrement dit, ce qui a été présenté aux élus de la CAO n'était que de la poudre aux yeux destinée à les convaincre de retenir le projet présenté, mais ensuite, comme d'habitude, les prestataires pouvaient faire autre chose. Mais il y a mieux concernant la place François de Menthon "il a été demandé au titulaire de modifier son projet initial d'implantation compte-tenu du projet de végétalisation". Vous avez vu des travaux de végétalisation en cours sur la Place, vous ? Alors que les chalets sont des lieux de boisson et de vente de produits importés pour la plupart, Mme LARDET insiste sur "la démarche favorisant les produits locaux portée par la Ville"; cela vous a échappé en visitant le marché, c'est que vous êtes mal intentionné. Quant aux toilettes sèches et donc moins consommatrices d'eau, Mme LARDET a le toupet d'indiquer que cela n'avait été prévu dans le marché que pour les sites ne pouvant être raccordés à l'assainissement. Et comme il n'y en a pas, et bien on a des toilettes classiques. Mais les services techniques le savaient parfaitement dès l'abord : les prestataires savaient donc que cette promesse n'engageait que ceux qui l'ont crue. La proposition de toilettes sèches n'était donc que du "greenwashing" des prestataires avec la complicité de Mme LARDET.

Il en est ainsi de la gestion de notre Ville. Là où la rigueur était la règle et la surveillance des marchés publics une ardente obligation morale des élus et des techniciens, c'est le laxisme et le copinage qui ont pris le dessus.  

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