La fête des LARDORG
Et voilà la fête des LARDORG ! La vraie, celle qui leur ressemble, à défaut d'être celle qui nous ressemble. Rt que voilà une belle consultation citoyenne sur le sujet. Ah oui j'oubliais, cela concerne la fête du Lac. Pour faire oublier le grand vide de leurs réalisations concrètes, les LARDORG multiplient les consultations par internet sur tous les sujets. Le dernier en date, avec une vidéo du Maire en prime, concerne la fête du lac. "Une fête qui nous ressemble", ose t'il. Mais moi je ne veux rien qui ressemble aux LARDORG ! Je veux vous oublier au plus vite, dès 2026. Vous renvoyer dans les poubelles de l'Histoire comme un cauchemar dont il faudra bien tout le mandat 2026-2032 pour remettre la Ville et l'agglomération en marche. Mais revenons à la consultation.
L'amie Séverine GRARD a pu voter 3 fois; j'ai essayé, on peut voter autant qu'on veut... Cette consultation est totalement bidon. Quant aux questions, elles sont tellement orientées dans le sens des LARDORG que cela méritera d'être enseigné dans les écoles de communication comme exemple de manipulation. Sans compter la gamine qui pose les questions, preuve de l'infantilisation à laquelle les LARDORG voudraient nous réduire. Nous, nous savons. Et une gamine va vous expliquer ce que vous ne savez pas comprendre. Trop bêtes pour eux. Et les LARDORG vous le font sentir d'entrée vous interrogeant du haut d'une tête de trois pommes.
Et puis enfin, les principaux protagonistes sont absents : ce sont les spectateurs. Sur les 42 000 visiteurs payants, combien sont annéciens ? La Fête du lac est un spectacle que la Ville offre à ses visiteurs. Et ils ne sont pas interrogés... Cette particularité annécienne d'une fête pilotée par la Ville intégralement, sans recours au secteur privé, n'est jamais évoquée par les LARDORG. Veulent-ils sous-traiter au privé ? Tout est à craindre avec les LARDORG, alors que la Fête est aussi un moment de bravoure et de fierté pour le service Logistique événement de la Ville.
Aucun rappel historique n'émaille les propos du Maire : sans doute ignore-t'il que la Fête remonte à la visite de Napoléon III du 29 au 31 août 1860 pour fêter le rattachement de la SAVOIE à la France. Jusque là, ANNECY tournait le dos au lac. Nous avions raconté cette histoire en 2012 à l'occasion de l'élection d'ANNECY comme ville alpine de l'année, à l'occasion d'un cycle de conférences du service des archives de la Ville sur l'histoire des relations des annéciens à leur lac. Merci encore à Marice-Claude RAYSSAC pour le travail qu'elle réalisa à cette occasion.
Mieux traités en finançant DAESH qu'en défendant l'environnement ...
J'emprunte à Jean-Jacques FRESKO, de la lettre d'information INFO-NATURE, son éditorial sur les ciments LAFARGE et la surenchère répressive que représente les arrestations opérées suite à l'entrée de militants écologistes dans l'usine de VAL DE REUIL. Ils ont été menottés chez eux comme de véritables terroristes ou assassins (avec des erreurs de surcroît sur les personnes poursuivies...). Cet abus, criminalisant une action symbolique de quelques minute, est inquiétant. Alors que le gouvernement a laissé bloquer des axes routiers majeurs et saccager des édifices publics par la FNSEA, le "2 poids 2 mesures" à l'égard des écologistes que démontrent ces arrestations dénie au gouvernement tout bénéfice de la politique environnementale qu'il revendique.
Urgence Attentats |
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Où est passé l'argent ?
J'ai en souvenir une discussion de 2020 où Mme GREBER reprenait l'antienne de la "ville endormie sur son tas d'or"; qualifiant ainsi l'inanité de la politique municipale antérieure. Et me disant qu'ils sauraient, eux, utiliser le tas d'or pour financer leurs actions.
4 ans après, les LARDORG sont aux abois et ce souvenir me revient régulièrement quand j'entends l'abandon des projets utiles aux annéciens (Hotel de ville) ou indispensables (piscine des marquisats); mais aussi la location de longue durée de 6 bâtiments municipaux sous forme de baux emphytéotiques dont il faudra surveiller qu'ils ne sont pas confiés à des copains/coquins des LARDORG. Et les projets de cession d'une partie du patrimoine municipal "pour 6 millions d'euros" selon l'ESSOR qui ne peuvent manquer d'inquiéter tout observateur de la vie municipale.
Comment en sont-ils arrivés là ?
Un agent municipal m'a envoyé le dessin ci-dessous qui a démasqué le coupable. Je vous laisse en prendre connaissance.
L'amour au temps du réchauffement au pays des SAMIS
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Polluants éternels - amiante, mêmes causes, mêmes effets...
Cette vidéo de quelques minutes préparée par les journalistes du MONDE nous apprend ce que sont les PFAS et le problème majeur qu'ils posent. Tout comme l'amiante dans les années 1970, les PFAS sont des molécules miracles rendant de grands services, notamment en présence de fortes températures. Et comme pour l'amiante, les députés de droite et du F-HAINE ont refusé de les interdire hier. Il faudra donc attendre, comme pour l'amiante, l'explosion des pathologies pour que les parlementaires prennent la seule décision qui s'imposent dès maintenant.
Chantage à l'emploi chez TEFAL
Au moins le PDG de SEB n'y va pas par quatre chemins. La direction a payé hier le salaire des salariés qui ont bien voulu aller manifester pour que le groupe puisse continuer d'utiliser des polluants éternels qu'une proposition de loi envisage d'interdire. C'est en 2024 et c'est à RUMILLY. Pas au fin fonds d'un pays totalitaire, ni au milieu de la brousse.
Et il se trouve quelques délégués syndicaux suffisamment déboussolés pour appeler à cette manifestation contre une mesure de santé publique incontournable. Leur syndicat d'appartenance n'y est sans aucun doute pour rien. Et la menace de la perte de 3 000 emplois par le PDG en personne n'est pas une nouvelle sans importance. Mais la ficelle est tellement grosse : comment tombent-ils dans ce piège à pieds joints ? Ou plutôt quelle est la contrepartie de leur soumission à un stratagème usé jusqu'à la corde ?
Car la stratégie de TEFAL est calquée sur les pires scenarii des industriels polluants telle qu'on la connaît sur le bout des doigts, celle des cigaretiers et celle des amianteurs. Et aucun syndicaliste sérieux ne l'ignore :
- D'abord, créer le doute en affirmant qu'on n'utilise plus qu'un produit inoffensif puisqu'on a remplacé le "PFOA" par de l'ADONA. Le problème c'est que l'ADONA lui-même est évalué négativement par l'Union européenne. Et puis, pourquoi manifester contre une interdiction si le produit qu'on utilise est "safe and Secure" ?
- Ensuite, menacer une région des pires conséquences sociales si le produit est retiré de la vente. Acheter le silence des habitants et des élus, sensibles à cet argument de poids quand tant d'emplois sont concernés.
- Enfin, s'acheter une virginité, en proposant de financer en partie les dépenses de fonctionnement de l'usine de traitement de l'eau que la collectivité de RUMILLY va devoir installer pour traiter l'eau polluée. Bien entendu, écrit TEFAL, cela ne vaut pas reconnaissance de la responsabilité de la pollution. Mais vous avez vu déjà beaucoup d'industriels aider à la dépollution d'un site qu'ils n'ont pas pollué ?
TEFAL serait mieux inspirée de reconnaître l'évidence et de s'attaquer aux racines de la pollution éternelle avec les acteurs publics concernés et les habitants. Toute autre stratégie d'évitement ridiculise une entreprise industrielle importante pour le bassin d'emplois. D'autant que sa communication institutionnelle est d'ores et déjà déconstruite par ce documentaire.
Messieurs les dirigeants du groupe SEB, il n'est pas encore trop tard pour éviter de nous tourner un remake de Erin BROKOVITCH en Haute Savoie.
Poisson d'avril
Et non ils n'ont pas (encore) démissionné. Je suis confus d'avoir abusé de votre confiance pour ceux qui auront poussé un "ouf" de soulagement aussi fort que le "bof" de confusion de ceux qui ont reçu le courrier de François ASTORG dans leurs boites aux lettres annonçant le nouveau plan de circulation du centre ville.
Deux pages de charabia sans un croquis, sans la moindre information concrète : pour ne rien dire donc. Sauf inquiéter tous les habitants du quartier qui s'attendent au pire avec raison.
N'a t'on pas vu la piste cyclable droite et bien roulante de la rue du Président Favre devenir une biscouette mal fichue décorée de bois brut ?
N'a t'on pas vu la rue de la Paix mise en sens unique sans tenir compte des garages qui la bordent obligeant ainsi les utilisateurs à faire le tour par la rue SOMMEILLER pour revenir par la rue du Président FAVRE ?
N'a t'on pas vu la rue Jean-Jacques ROUSSEAU mise à une seule voie pour permettre aux vélos de remonter sur une impasse ?
"Le pire n'est pas toujours sûr", disait Paul CLAUDEL, mais avec les LARDORG il est le plus souvent certain.
Frédérique Lardet et François ASTORG annoncent leur démission
J'apprends que Mme LARDET et M. ASTORG viennent d'annoncer leurs démissions respectives de présidente du Grand ANNECY et de maire d'ANNECY. Ils expliquent dans un communiqué que je vous livre en avant première les raisons de ces décisions.
"Nous sommes bien conscients des difficultés rencontrées par la Ville et l'Agglomération et que nos colisitiers n'arrivent pas à résoudre. A la Ville, le sentiment de délitement apparaît généralisé. A l'agglomération, le climat social est devenu délétère. Chacun se rend bien compte que malgré nos efforts et notre dévouement, nous n'y arrivons pas.
En 2020, nous nous sommes alliés pour le meilleur et pour le pire. Mais c'est seulement le pire qui est arrivé. Nous devons donc en tirer les conséquences.
Nous remettrons donc demain 2 avril notre démission dans les mains de Monsieur le Préfet qui prendra les mesures qui s'imposent en vue de convoquer de nouvelles élections municipales."
Prendre soin de la montagne
Lassés des queues et des usines à ski, nous sommes de plus en plus nombreux à tester de nouvelles façons de faire de la montagne l'hiver, au moment où les animaux emblématiques sont les plus fragilisés par le froid et le manque de nourriture. Le film de France 3 "chroniques d'en haut - hors piste sensible et sauvage" vient à point nommé pour nous sensibiliser à cette intrusion croissante dans des espaces jusque là sans présence humaine.
L'exemple du couple de gypaètes dans la falaise entre BESSANS et BONNEVAL SUR ARC est le plus typique. Pendant le COVID, deux naissances. En dehors du COVID, zéro naissance du fait du dérangement par les alpinistes à proximité immédiate du nid. Une zone de protection renforcée a été mise en place pour tirer les conséquences de ce constat par le Parc National de la VANOISE.
Et partout des initiatives et des formations sont engagées pour supprimer les interactions avec la faune sauvage.
Ce film de 26 minutes, outre de magnifiques images de terras lyres et autres lièvres variables, rappelle l'attention que mérite la préservation des espaces de montagne, trop souvent considérés comme de simples "terrain de jeux" par quelques sportifs qui n'ont pas encore mesuré l'impact de leur passion sur la faune sauvage. Heureusement ceux-là sont de plus en plus minoritaires et le film de France 3 leur donne les clés pour adapter leurs pratiques sportives.
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Chroniques d'en Haut Hors-piste, sensible et sauvage
Comment pratiquer au mieux les activités de pleine nature en montagne pour limiter leur impact sur la survie des animaux ?Depuis quelques années, les activités outdoor sont en explosion. Ce film...
Arithmétique économique
Pour augmenter un pourcentage, on a le choix entre augmenter le numérateur ou réduire le dénominateur. Pour augmenter un solde bancaire, on a le choix entre augmenter le chiffre des recettes ou diminuer le chiffre des dépenses. Quand on aborde le sujet du déficit du budget de l'Etat, il ne faut pas oublier ces équations simplismes. Le déficit exprimé en % du PIB est une fraction. Le déficit exprimé en valeur est une soustraction. Quand on parle d'un déficit de 5% du Produit intérieur brut (PIB), cela veut-il dire que le PIB a baissé ou que les dépenses ont augmenté sans que les recettes aient augmenté proportionnellement ? Poser simplement ces équations revient donc à s'interroger d'abord sur le déficit en valeur.
Or de ce point de vue, depuis 2017, Emmanuel Macron a fait baisser les recettes de l'Etat de 60 à 70 milliards d'euros. Il a donc baissé volontairement les recettes.
De l'autre côté de la soustraction, l'Etat a fait face au COVID-19 (le "quoi qu'il en coûte"); mais il a continué de réduire la voilure de l'Etat de manière significative et vient d'annoncer couper 10 milliards d'euros de crédits publics pour la seule année 2024.
Autrement dit, il y aura moins de rénovation énergétique des bâtiments, moins de recrutement d'infirmières, moins d'infrastructures de transports collectifs, etc. Réduire toujours plus les dépenses publiques au détriment des plus pauvres et des investissements dans la transition énergétique ? Est-ce cela que nous voulons ?
C'est la politique économique de MILEI en Argentine, de TRUMP aux USA ou celle que nous promettent les Républicains : haro sur les pauvres et tant pis pour la planète !
Les solutions existent pourtant pour sortir de l'impasse dans laquelle les baisses d'impôts successives pour les plus fortunés nous ont conduit. Selon ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES, les 1% les plus riches détiennent 1/4 du patrimoine total en FRANCE ( qui est de l'ordre de 7 fois le PIB soit 2 630 milliards d'euros multipliés par 7). En mettant en oeuvre une taxe progressive de 2% sur ce patrimoine, ALTER ECO estime que malgré les fraudes et les évasions fiscales, elle rapporterait de l'ordre de 55 à 60 milliards d'euros.
Nous sommes dans l'ordre de grandeur du déficit nécessaire pour préparer l'avenir soutenable que nous souhaitons tous.
Aujourd'hui des associations de millionnaires demandent le relèvement de leurs impôts qu'ils trouvent absurdement sous taxés.
Les profits "dingues" des entreprises du CAC 40 ces dernières années - par exemple en 2023 146,2 milliards d'euros de bénéfices - montrent que continuer de baisser les impôts de ces grands groupes n'a pas de raison objective de se poursuivre alors que la pauvreté augmente. La France compte 5,3 millions de pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian et 9,1 millions si l’on utilise le seuil de 60 %, selon les données provisoires 2021 (dernière année disponible) de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,3 % et, dans le second, de 14,5 %. Quel que soit le seuil utilisé, la pauvreté augmente en France depuis le milieu des années 2000, nous explique l'observatoire des inégalités.
Dés lors, la seule question qui vaille n'est pas mathématique, elle est politique. Un déficit qui prépare l'avenir en réduisant les inégalités est souhaitable. Exactement l'inverse de ce que décrit cet excellent dessin paru dans LE MONDE.
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