L'état du PAQUIER, conséquence des lardorgueries
J'attirais ici l'attention sur l'utilisation excessive du PAQUIER à des fins commerciales. 15 jours après, les tribunes ne sont pas toutes enlevées et le PAQUIER est dans un état lamentable. Je viens d'envoyer un courriel à François ASTORG pour lui demander qui va payer la remise en état de la pelouse. Je n'aurai, encore une fois, sans doute aucune réponse. L'état d'apoplexie généralisée des LARDORG est tel qu'ils ont choisi de ne plus répondre à rien. Dépassés par la complexité de la gestion municipale et communautaire, ils sont manifestement passés de l'autre côté de la réalité quotidienne vécue par les annéciens. Hésitant entre l'autoritarisme le plus grossier comme quand il refuse de faire voter un voeu pourtant déposé dans les formes du règlement intérieur du conseil municipal, et la procrastination généralisée, le Maire est dépassé. Le premier adjoint essaie de se positionner pour être calife à la place du calife. Et Mme LARDET tisse sa toile auprès de certains commerçants qu'elle chérit pour se créer un espace politique en 2026. Leur seul accord est celui du mépris de la vie quotidienne des annéciens.
Avancement du budget participatif, selon les LARDORG
Le bulletin municipal de septembre 2024 en page 32 nous donne des nouvelles de l'avancement du "budget participatif". Trois exemples seulement sont donnés. Le premier sur la piste cyclable devant l'IMPÉRIAL a été réalisé en décembre 20...22. Le deuxième, planter des arbres fruitiers a été terminé en février 20...23. Le troisième pour la pose d'un bungalow boulevard TAINE a été finalisé en juin 20...23. Et nous sommes donc, si je ne me trompe pas, en septembre 2024.
Plus d'une année sans aucune réalisation concrète "montrable" aux annéciens dans le bulletin municipal, ! Quelques paroles verbeuses sur d'autres projets qui seraient réalisés en introduction de l'article. Et d'autres qui demanderaient des "études" supplémentaires (mais cela ne devait-il pas avoir lieu AVANT la sélection du projet pour être certains de dépenser l'enveloppe budgétaire dédiée ?).
En réalité, derrière ce budget participatif se cache un miroir aux alouettes pour les annéciens qui déposent leur dossier, une charge de travail supplémentaire pour les services et au final, des réalisations anecdotiques qui ne justifient pas un budget d'un million d'euros (dont combien en pure communication municipale ?).
La dilapidation du "trésor" financier dont ont hérité les LARDORG en juin 2020 - dans une ville citée alors comme l'une des mieux gérées de FRANCE et l'une des moins endettées - est patente. Derrière le vocable sympathique de budget participatif, c'est d'un autre exemple de "lardorguerie" qu'il s'agit.
La matière et l’usage
Faire préférer le réutilisable au jetable, tel était le souhait du législateur en interdisant le plastique à usage unique. L'idée était excellente. Mais quand les éco-cups ne sont pas consignées par paresse ou incompréhension de l'enjeu de la réutilisation, on les retrouve à la poubelle et c'est bien plus lourd à incinérer qu'un gobelet plastique à usage unique. Jean-Jacques FRESKO, rédacteur en chef d'INFO NATURE parle d'or : c'est l'usage qui est déterminant, c'est ce que chacun d'entre nous peut changer.
PS : Concernant les pots de yaourt et autres cartons enrobés de plastique, jetez les avec les incinérables car il n'y a pas de filière de valorisation. La simplification utile des messages de tri a malheureusement permis aux vendeurs de yaourts de faire croire que leurs pots sont recyclables.
Sur la route du retour des vacances, escale dans un petit hôtel proche de Saint-Flour, histoire d’admirer, de nuit, le magnifique viaduc de Garabit majestueusement éclairé. Plus rural, y’a pas. Dans la salle de bain, les gobelets sont en carton… chacun soigneusement emballé dans un sachet en plastique scellé.
Aux Jeux Olympiques, 10 millions de Coca servis dans des éco-cups… venaient de bouteilles en plastique individuelles jetées sitôt vidées.
Plus tôt dans la saison, match de Top 14 au stade du Montpellier Hérault Rugby (MHR) pour soutenir le club local (les causes désespérées sont toujours les plus belles). La rituelle bière de la mi-temps est servie dans des éco-cups et des pichets en plastique… non consignés. Les plus civiques des supporters, à la fin du match, les jettent scrupuleusement dans les poubelles du stade.
Ces trois instantanés de vie quotidienne ont la même origine : l’interdiction, entrée en vigueur le 1er janvier 2021, des gobelets en plastique à usage unique. Louable intention, résultat désastreux ! Ce que les technocrates de la macronie vacillante et les dirigeants du MHR font semblant de ne pas comprendre, c’est que dans « plastique à usage unique », le problème c’est l’usage unique, bien plus que le plastique !
Sur le milliard et demi de gobelets en carton consommés chaque année en France, on estime qu’à peine 1 % sont recyclés… au prix de beaucoup d’énergie et de traitements physico-chimiques : le carton n’étant pas étanche aux liquides, il faut pour l’imperméabiliser lui appliquer une couche de polyéthylène… qu’il faut ensuite séparer dans la phase de recyclage. Et le polyéthylène, ça reste du plastique !
Un gobelet en plastique à usage unique pèse environ 2,5 g. Un éco-cup, 27 g. En ne récupérant pas sa vaisselle, le MHR génère 10 fois plus de déchets plastique qu’avec les bons vieux gobelets pas écolos du tout.
Et que dire des JO et de leur sponsor Coca-Cola, élu cette année encore médaille d’or de la pollution plastique ?
Pourquoi diaboliser le plastique, qui peut être un matériau durable, résistant, léger, et au final fort pratique ? Mieux vaut un objet en plastique utilisé dix ou vingt fois que le même objet en carton, en bambou ou en tout ce qu’on voudra mais jeté sitôt utilisé.
Ce ne sont pas nos matériaux qu’il faut changer, ce sont nos pratiques, nos habitudes, notre accoutumance au jetable et à la consommation frénétique.
Sea bubble et autres lardorgueries...
Rappelez vous c'était en mars 2020, c'était il y a un siècle, les mésalliés ASTORG et LARDET s'affichaient avec la société SEA BUBBLE pour montrer leur dynamisme écologico-économique. Il s'agissait de capsules volant sur l'eau alimentées à l'hydrogène. J'en reparlais en octobre 2020. L'été dernier les LARDORG donnaient 100 000 euros à cette entreprise pour des liaisons taxi confidentielles sur le lac.
Cet été 2024 rien. Et le site internet de la société ne bouge plus depuis des lustres. Aucune vente n'est annoncée et la revue de presse ne parle que de l'aide du GRAND ANNECY. Autrement dit, les LARDORG vous ont vendu du rêve sur fonds publics.
Mme LARDET avait déjà fait campagne pour le "supraways" en 2020. C'est ici. Avant d'abandonner toute référence à ce projet de déplacement fumeux dès le second tour des municipales.
En matière de mobilité, comme ailleurs, les LARDORG cultivent le buzz en alimentant la presse de projets ni faits ni à faire pour occuper la gazette locale et tenter de masquer leur incurie : pas un pouce en avant pour le tramway ni pour le BHNS depuis 4 ans et demi et il ne se passera rien d'ici 2026. Ce que j'appelle des lardorgueries.
Au fait, aucune réponse à ma demande concernant le réglement général de protection des données (RGPD) de la part de François ASTORG, ni de Mme LARDET à propos du recours à des consultants illuminés pour la cohésion des équipes du GRAND ANNECY.
Qualité de l'air, le retour
Rappelez vous, c'était en 2019/2020, c'était il y a un siècle. Les LARDORG étaient sur le front de la qualité de l'air. On allait voir ce qu'on allait voir quand ils auraient viré l'équipe sortante. Mme LARDET avait promis de régler la question de la congestion automobile autour d'ANNECY. M. DIX-NEUF avait publié un article mal intentionné sur le sujet en cachant qu'il était candidat RÉVEILLONS ANNECY.
Nous sommes à la fin de l'été 2024. ET ATMO annonce que sur les 12 derniers mois la qualité de l'air a été dégradée 28% du temps.
Autrement dit, les LARDORG n'ont rien réglé du tout. Aucune infrastructure de transports collectifs n'a été réalisée; aucune réduction du trafic automobile n'a eu lieu, le nouveau plan de circulation n'a fait que déplacer voir aggraver l'engorgement routier.
Les surcroîts de recettes obtenues par l'augmentation du versement transport payé par les entreprises servent à baisser le prix des billets sans augmenter sérieusement l'offre de transports collectifs et à développer des projets hasardeux sur l'électricité et surtout sur l'hydrogène. Rien que du fonctionnement sans investissement sérieux pour l'avenir du territoire.
Comme dans tous les centres villes de FRANCE quelle que soit la couleur politique de la municipalité, l'usage du vélo s'est développé. Mais au final cela ne concerne que dans l'hyper centre.
Le bilan des LARDORG est même dans leur "coeur de métier" notoirement insuffisant.
Surexploitation commerciale du PAQUIER
La philosophie de la municipalité depuis la LIBÉRATION concernant l'utilisation du PAQUIER était de le réserver aux manifestations d'intérêt général, portées par des associations annéciennes et sans aucune activité mercantile. Même si JLR pour faire plaisir par exemple à OUTDOOR SPORT VALLEY avait accepté de laisser faire un Hight Festival sur le PAQUIER ou un Martin Fourcade Nordic à ses débuts, il s'agissait d'exceptions qui réservaient le PAQUIER aux quelques manifestations emblématiques : le tournoi de volley de la pentecôte, le triathlon, la Fête du lac...
Avec les LARDORG, toutes les digues ont sauté. La privatisation du PAQUIER ces derniers jours par l'entreprise de Martin FOURCADE en est l'exemple typique. De la publicité, de la vente, des food trucks, un espace totalement bloqué pour la promenade et du bruit. Tout cela par 30° pour une manifestation sensée faire la publicité d'un sport d'hiver malmené par le nouveau régime climatique...
Où est la cohérence du discours sur l'urgence climatique que portent les LARDORG quand ça les arrange mais qu'ils oublient à tous les autres moments ?
Si il faut apaiser la Ville comme ils le radotent sans efficacité, c'est d'abord en reprenant la maitrise de l'espace public et en limitant drastiquement l'usage du PAQUIER pour revenir à une utilisation uniquement associative et non lucrative.
Ce bien commun doit servir à tous les annéciens pour le calme, la promenade et la vue sur le lac.
Cet été aura vu tous les excès vestimentaires, de baignade aux endroits interdits sans aucune intervention municipale pour la faire cesser, de débordements de plastique à usage unique dans les poubelles. Exactement l'image d'une ville dépassée par un tourisme irrespectueux de toute civilité.
Il faudra remettre de la modération dans tout cela. Dix huit mois encore à attendre !
SIBRA, des dépenses inconsidérées
En février 2024, la "SIBRA" a commandé 16 bus électriques qui viennent compléter les 6 déjà en service, qui ne peuvent déjà pas pas être rechargés ensemble. Je le racontais ici. Les nouveaux seraient livrés à partir de février 2025. Mais les bornes de recharge nécessaires ne sont toujours pas à l'ordre du jour. Aucune réponse ni date n'ont été données par le Président Didier SARDA.
Il est prévu également 2 bus hydrogène sans date certaine de livraison selon mes informations. Il serait judicieux de prévoir la station de fabrication et de livraison de l'hydrogène. Un permis de construire a été déposé et des terrassements sont en cours au 56 chemin de la prairie à proximité de la SIBRA. Une opération complexe que ce déploiement de l'hydrogène. Par exemple à PAU qui a voulu l'utiliser comme une vitrine politique et a décidé de faire machine arrière (ici). Tandis que WAUQUIEZ ne parle plus de son plan de mobilité HYDROGENE régional qui n'avait abouti à aucune réalisation concrète sur le terrain avant ce permis de construire…
Des bornes automates de vente de titre transport ont été commandées pour être installées à différents endroits, mais le Grand ANNECY a rétropédalé et annulé le projet. Quid du montant des pénalités?
Les retours des modifications du réseau d'avril 2024 me reviennent par ailleurs en pagaille dénonçant des bus vides, des horaires inadaptés aux usages ou au contraire des bus surchargés.Tout ceci explique certainement le départ inopiné du Directeur de la SIBRA.
Pour le reste, l'absence de tout développement d'infrastructures en site propre et l'absence de nouveau parking relais seront à mettre au crédit des LARDORG : 6 ans pour rien, leur bilan sera aisé à réaliser sur le plan des investissements structurants. Rappelons nous leurs promesses électorales dont aucune n'aura été tenue, à part exploser le budget de fonctionnement.
Rassurons nous, les bus gratuits de l'été permettent au président de la SIBRA de remplir sa gargotte du col de la FORCLAZ.
Qualité des espaces publics
Jusque 2020, la qualité de traitement des espaces publics faisait la réputation d'ANNECY. Nous avions ainsi obtenu la "FLEUR D'OR" dès 2015 : la plus haute distinction des Villes fleuries grâce à notre politique de gestion différentiée des espaces verts de la Ville en tenant compte des particularités de chaque parcelle selon qu'elle était particulièrement touristique, particulièrement utile à la biodiversité, etc. A cette occasion, la direction des espaces verts était devenue la direction "Paysage et biodiversité" pour illustrer cette transformation. En 2021, sur la lancée de nos actions, c'est toute la commune nouvelle qui a obtenu ce label. Tout cela a été rendu caduc par les LARDORG.
Deux photos pour l'illustrer.
L'une située à l'entrée de la rue du PAQUIER où un camion poubelle de l'agglomération a eu la mauvaise idée de reculer sur la grille qui masquait l'ancienne traversée sous le Pont Albert LEBRUN. Plusieurs semaines après, regardez l'état de cet endroit fréquenté par des milliers de personnes chaque jour.
L'autre sur le pôle d'échange de la gare : une forêt vierge sans aucune gestion à part la plantation de quelques tournesols alors que cet espace est également fréquenté par des milliers de personnes chaque jour qui aimeraient bénéficier d'un bel espace fleuri quand elles prennent le bus.
Par contre, la Ville a installé de hideux bacs à fleurs en bois peints en vert rue CARNOT alors que nous sommes ici en pleine terre, créant ainsi du travail supplémentaire pour les agents municipaux sans raison. puisqu'on pouvait y planter toutes les essences. Je vous invite à admirer la jolie coccinelle qui les décore...
Ce qui transparaît à travers ces deux exemples, c'est que la vie quotidienne des annéciens, les LARDORG s'en moquent. Ils sont soit dans leurs combines politiques souvent opposées (LARDET/GREBER et TATU), soit dans leur bulle théorique sans rapport avec la réalité (BERTRAND, RIVIERE, MARIAS,...). Mais le quotidien les ennuie. Passer du temps avec les agents, comprendre leurs difficultés, intervenir quand le service public se dégrade; c'est chronophage et ça ne se voit pas sur les réseaux sociaux.
Ouf, moins de 2 ans maintenant !
Surexploitation de l'eau en HAUTE SAVOIE
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Montagne : En catimini, le préfet de Haute-Savoie rattrape et punit deux stations
Les révélations de Blast - la semaine dernière - sur la surexploitation des cours et sources d'eau pour produire de la neige artificielle ont fait du bruit. Coup sur coup, ces mardi et mercredi, la
HARAS, appel à projets pour un café "associatif"
Chat échaudé craint l'eau froide... L'annonce de multiples appels à manifestation d'intérêts de la part des LARDORG concernant l'utilisation de bâtiments municipaux appelle à la vigilance tant les conflits d'intérêts qu'ils ont développés depuis 2020 sont nombreux. S'agissant de l'appel concernant un café associatif dans le HARAS, les alertes sont nombreuses. Par exemple, il n'y a pas d'exigence que l'association existe déjà : des amis des LARDORG peuvent donc créer leur association loi 1901 et se faire adouber par la Mairie. Par exemple, lil n'y a aucune redevance à verser à la Mairie pendant trois ans : c'est un blanc-seing accordé au président de cette association. Par exemple, cette activité est la poursuite du café qui existait au HARAS avant 2020 et qui a été exploité par une proche d'un maire-adjoint actuel.
Voici mon courriel au Maire.
Monsieur le Maire,
Votre municipalité vient de publier différents appels à manifestation d'intérêts en vue par exemple de l'occupation de différents bâtiments municipaux, ou encore en vue de l'exploitation d'un bar/restaurant au HARAS.
Une rapide recherche sur internet permet d'obtenir, à propos de la définition du champ d'application de ces AMI ou "appels à projets" :
Définition de l'Appel à manifestation d'intérêt
L’appel à manifestation d’intérêt (AMI), est « une procédure ad’ hoc non prévue par le code de la commande publique, permettant à une personne publique de solliciter l’initiative privée pour favoriser l’émergence de projets dans lesquels elle trouve un intérêt, sans pour autant que le besoin soit parfaitement exprimé ».
Dans une réponse au Sénat (QE n°01841, M. Jean-Louis Masson, 2 mars 2023) le ministère de l'économie précise les notions d'appel à projet ou d'AMI.
L'appel à projets, encore appelé "appel à manifestation d'intérêts", consiste pour une personne publique, en vue de la réalisation d'un objectif d'intérêt général, à susciter des initiatives de tiers intéressés, à sélectionner la proposition de ces tiers qu'elle considère comme la plus satisfaisante et à lui apporter un soutien qui peut consister en une subvention, la cession d'un bien à titre onéreux, l'attribution d'un droit d'occupation domaniale ou d'une autorisation d'urbanisme.
Bien que faisant également appel à une procédure de mise en concurrence, l'appel à projets se distingue des contrats de la commande publique en ce qu'il n'a pas pour objet de répondre aux besoins en matière de travaux, de fournitures ou de services d'une personne publique ou de confier à un tiers l'exécution d'une mission de service public, mais de sélectionner parmi des projets dont l'initiative et le contenu relèvent de leurs seuls auteurs celui qui sera le plus approprié à l'objectif d'intérêt général recherché.
Il peut intervenir dans de nombreux secteurs de l'activité publique, dont celui de l'aménagement foncier, et n'est pas réglementé, sauf dispositions spéciales.
Lorsque l'appel à projets se traduit par l'attribution au tiers sélectionné d'une autorisation d'occupation du domaine public permettant l'exercice d'une activité économique, la procédure de sélection préalable prévue aux articles L2122-1-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques doit alors être respectée.
Même en l'absence de tout texte réglementant l'appel à projets, la personne publique qui l'a lancé est tenue de respecter les règles qu'elle a elle-même définies dans le cahier des charges de la consultation, ainsi que le principe d'égalité entre tous les candidats qui y ont répondu ou sont susceptibles d'y répondre (en ce sens : CE, 16 avril 2019, Sociétés Procedim et Sinfimmo, n° 420876). Elle ne peut donc, en principe, modifier le calendrier de dépôt des offres des candidats, sauf si elle a réservé cette possibilité dans le cahier des charges de la consultation ou si cette modification répond à une nécessité pratique, et doit, en tout état de cause, en informer tous les candidats afin d'assurer leur égalité de traitement.
La Circulaire du 18 janvier 2010 relative aux relations entre les pouvoirs publics et les associations précise qie pour la personne publique « il s'agit de définir un cadre général, une thématique. Les associations sont invitées à présenter des projets s'inscrivant dans ce cadre. Mais ce sont bien elles qui prennent l'initiative de ces projets et en définissent le contenu ».
Appel à projets
Procédure par laquelle une personne publique définit un cadre général, des objectifs et une thématique dans le but de susciter des initiatives privées qui apportent des réponses pertinentes à des enjeux d'intérêt général. Les opérateurs économiques sont libres de proposer les projets de leur choix. L'appel à projets implique une sélection du ou des projets les plus adaptés aux objectifs poursuivis.
Les appels à projet présentent un risque de requalification en marché public.
Au cas présent, la Ville veut confier d'une part des bâtiments publics à des usages privés, et d'autre part, la Ville veut confier la gestion d'un bar/restaurant dans un des bâtiments du HARAS qui lui appartient.
Il m'apparaît que, s'agissant du second thème, le besoin est parfaitement identifié. Ce qui ne correspond pas à la définition de l'appel à projets.
D'autant que l'enjeu d'intérêt général apparaît bien léger s'agissant d'une activité de café et de petite restauration.
Et s'agissant de la sollicitation en vue de l'occupation de bâtiments municipaux, il est nécessaire qu'un cahier des charges permette de sélectionner les candidatures éventuelles en respectant des critères d'impartialité.
Or, votre municipalité s'est faite remarquer depuis 2020 par des pratiques de conflits d'intérêts réitérés mélangeant le mandat des élus de votre majorité et leurs occupations professionnelles.
Le cas de Mme LAFARIE en aura été un exemple évident sanctionné par un rappel à la Loi de la Procureure de la République d'ANNECY mais celui de M. TATU confondant son activité journalistique et son mandat électif a été également reconnu par la commission de déontologie des journalistes.
Ce ne sont là que deux exemples.
Dans ces conditions, je vous serais reconnaissant de bien vouloir renoncer à la procédure d'appel à projets pour le bar/restaurant du HARAS au profit d'un appel à la concurrence s'agissant d'une activité économique spécifiquement définie et parfaitement déterminée par la Municipalité.
Ce point est d'autant plus sensible que cette activité n'est pas sans rappeler celle de la compagne de l'un de vos adjoints dans les années précédentes dans le même lieu; ce qui exige de votre part la plus grande vigilance quant au choix de l'exploitant de ce café.
L'absence d'exigence que l'exploitant à venir soit une association existante laisse la place à la création d'une association ad hoc exerçant une activité économique classique.
D'autant qu'aucune redevance n'est demandée à ce futur exploitant ce qui constitue un choix significatif alors même que l'activité principale est d'offrir un service payant. et que la Ville, sous votre direction, se plaint d'un manque de ressources financières l'ayant contraint à renoncer à des investissements majeurs.
Pour aller vite, je crains que cette procédure ne soit en réalité qu'un moyen de privilégier un ou plusieurs proches de l'actuelle municipalité au détriment de l'intérêt général.
Et s'agissant des utilisations de bâtiments municipaux, je vous prie de bien vouloir me communiquer le (ou les) cahier des charges de ces AMI qui permettra de déterminer les conditions exactes de sélection des projets.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l'expression de mes salutations distinguées,
Thierry BILLET
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