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thierry billet
Articles récents

Pas une seule voiture d'autopartage de plus en deux ans

28 Février 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Développer l'auto partage, c'est à dire des voitures partagées entre plusieurs utilisateurs grâce à une application dédiée gérée par une coopérative d'intérêt collectif; ça semblerait évident pour une municipalité écolo. C'est le pari que nous avions fait en achetant par exemple des voitures pour CITIZ de manière à les installer dans l'agglomération ou en facilitant l'installation des voitures Yeah !

J'ai vérifié : aucune nouvelle voiture installée depuis deux ans.

La monomanie vélocypédique de Mme LAFARIE est l'alpha et l'oméga d'une politique de mobilité déséquilibrée. Hors du vélo point de salut et aucune compassion pour ceux qui sont obligés ponctuellement d'utiliser leur voiture et qui pourraient utiliser l'auto partage.

La flotte de véhicules municipaux est telle que nous avions prévu de renforcer leur partage grâce à l'application de CITIZ : un test était en cours avec une convention signée entre la Ville et la coopérative. Rien n'a été poursuivi.  Je ne sais même pas si les nouveaux élus ont reçu CITIZ; mais je sais que rien n'est dans les tuyaux pour un déploiement de nouvelles voitures. Tout ce qui existe est donc à mettre à mon (notre) bilan.

Triste municipalité qui déçoit son propre électorat faute de travailler ses dossiers. 

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Charlotte JULIEN, se servir ou servir ?

27 Février 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

L'ESSOR SAVOYARD a fait une première liste des bénéficiaires de la location d'espaces aux Forges de CRAN par le repreneur condamné Frank SUPPLISSON : les compagnes de MM. MARIAS et DIX NEUF (les "faux derches" de l'un de mes posts comme par hasard) et le frère du Maire François ASTORG lui-même qu'on avait déjà vu occuper le Haras l'été dernier. 

Mais le journal a oublié de citer Mme Charlotte JULIEN, de la société MARGA qui est également membre de " la Ronde" mais aussi et surtout conseillère déléguée à l'économie sociale et solidaire du GRAND ANNECY. Mme JULIEN est la soeur de son frère, celui qui utilisa la photocopieuse de la MJC de MEYTHET pour imprimer le tract anonyme anti-JLR. On est dans le même petit monde des trentenaires annéciens où tout est permis sur le plan moral pourvu qu'on ait le label "bio". 

Ceci nous donne un ensemble de personnes, avec M. ANDREYS et d'autres, pour qui l'élection à la Mairie a ouvert des portes qu'ils utilisent pour leurs intérêts personnels. 

Bernard BOSSON rappelait chaque fois qu'il le pouvait que les élus étaient là pour servir et pas pour se servir. Avec cette municipalité élue en trichant, toutes les bornes posées par la morale stricte de la démocratie chrétienne depuis la Libération à ANNECY ont sauté.

Il n'y a donc pas de problème pour trinquer avec le fossoyeur des 85 emplois industriels de la SCOP ALPINE ALUMINIUM puisqu'il accueille mon frère, ma compagne, mon élue, se disent François ASTORG et son premier adjoint. Il vient pourtant un moment, deux ans après leur élection, où leur loghorrée participative et coopérative ne trompe plus personne. Comme LE PEN, ils préfèrent en réalité leur frère, leurs compagnes, leur copine, leurs amis aux annéciens anonymes qui subissent leurs décisions péremptoires.

La fuite continue des fonctionnaires municipaux et leur désengagement professionnel trouvent là une de leurs raisons majeures. Comment travailler sereinement pour des élus soupçonnés de ne pas être irréprochables ? Ils étaient habitués à ce qu'aucun d'entre nous depuis des dizaines d'années ne puisse être concerné par le moindre conflit d'intérêts. Ils sont aujourd'hui confrontés à une suspicion généralisée par exemple lors de l'attribution du marché de Noël à une société créée pour l'occasion qui n'aura en rien respecté son cahier des charges. 

Au fait, Mme LARDET a retiré son post Facebook dans lequel elle cartonnait le Directeur général des services d'ANNECY. C'est pire que si elle l'avait laissé : ce retrait est une nouvelle preuve qu'elle réfléchit seulement après avoir agi.

 

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Tous ukrainiens !

26 Février 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

L'agression de POUTINE sur l'UKRAINE laisse pantois. Que peut-on faire contre la force aveugle, la mise en scène grotesque d'une Ukraine "nazie" ou "droguée" ? Malheureusement rien sur le plan personnel à part s'apprêter à accueillir les réfugiés ukrainiens qui se résoudront à l'exil plutôt que de subir le joug de la nomenklatura russe. 

Mais on peut, ici et maintenant, combattre tous les "poutinophiles", les soutiens française de POUTINE qu'ils soient de gauche ou de droite. D'abord MÉLENCHON qui de CHAVEZ à POUTINE n'a jamais regretté de soutenir les dictateurs. Ensuite LE PEN et ZEMMOUR qui sont contraints à un virage sur l'aile aussi soudain que mensonger. Mais aussi l'ineffable FILLON qui a été à un cheveu d'être notre Président et qui a tenté de justifier l'agression avant de s'en écarter sans doute soumis à la pression de Mme PÉCRESSE qu'il entraînait dans ses abysses immoraux d'âpre au gain. Vivement qu'il aille en prison pour ses emplois fictifs et autres malversations et qu'on n'en parle plus !

Et puis, ces deux derniers jours, deux anciens EELV qui m'envoient des justifications complotistes rejetant sur BIDEN, JOHNSON ou MACRON la responsabilité de l'agression russe. Et des articles et des liens, tous inspirés directement du KREMLIN avec une passerelle pour les gens de gauche appelée "Front Populaire" menée par le philosophe Michel ONFRAY qui donne par exemple la parole à l'économiste Jacques SAPIR venu de l'extrême gauche à l'extrême droite. C'est là un combat très difficile car l'analyse du complotisme montre que tout nouvel argument opposé aux contre-vérités qu'ils diffusent leur sert de justification à l'enracinement de leurs convictions. " Puisque nous sommes critiqués, c'est donc que nous dérangeons et si nous dérangeons c'est que nous avons raison." Spirale dans laquelle au moins deux amis sont entrés manifestement, enfermés dans la bouillie délivrée sur internet par des articles redondants, se citant les uns les autres pour donner de l'audience et créer une forme de consensus délirant en dehors de toute réalité concrète. 

Je pense aux enfant ukrainiens, à Dimitri, le petit biélorusse que nous avions accueilli quelques années après Tchernobyl pour des vacances qui l'émerveillèrent, et je mesure notre chance d'être nés - par le plus grand des hasards - français et pas syrien, ukrainien ou biélorusse. 

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LARDET vs HUOT de SAINT-ALBIN

24 Février 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Décidément Mme LARDET ne nous épargnera rien. La voici maintenant qui attaque publiquement sur les réseaux sociaux  le directeur général des services de la Ville d'ANNECY, Dominique HUOT de SAINT ALBIN. Il a publié sur Linkedin un mot d'humeur et reçoit une volée de bois vert de la part de la maire-adjoint au commerce à propos d'un prétendu devoir de réserve qui ne concerne évidemment que son activité professionnelle local. Certainement pas des considérations générales sur la qualité de la campagne présidentielle.

Jamais je n'ai vu cela : une élue de la majorité qui attaque publiquement et nominativement un fonctionnaire municipal. C'est insensé. ANNECY est devenue une municipalité sans pilote, sans morale, sans respect humain. Bien entendu, le maire devrait monter au créneau pour défendre son plus proche collaborateur et démettre Mme LARDET de son mandat de maire-adjoint qu'il peut lui retirer à discrétion.

Mais Mme LARDET le tient au portefeuille de son mandat de maire et de VP de l'agglomération. Sans elle il n'a pas de majorité au conseil municipal. Je parie qu'il n'a jamais gagné autant d'argent de sa vie et avec lui toute une palette d'élus de sa liste RÉVEILLONS ANNECY; ce qui explique qu'ils acceptent d'avaler toutes ces couleuvres. 

En attendant, imaginez l'impact d'une telle sortie médiatique sur les agents municipaux et communautaires ! Comment garder le coeur à l'ouvrage quand  votre patron se fait tancer sur Facebook comme un gamin qu'on corrige ? Comment travailler sereinement quand vous pouvez vous trouver dénoncé publiquement par la Présidente du GRAND ANNECY ? Manager par la peur, c'est ce que Mme LARDET a dû apprendre chez ACCOR.

Remarquez il y a au moins un sujet sur lequel LARDET/ASTORG s'accordent, c'est d'accepter de boire ensemble un coup  avec le condamné Frank SUPPLISSON comme le prouve la terrible photo publiée par l'ESSOR ce jour. Et une petite coupe, toute honte bue, à la santé des 85 emplois perdus d'ALPINE ALUMINIUM et de la liquidation d'une entreprise industrielle patrimoniale ! Qu'en pensent les élus de CRAN GEVRIER qui participaient à notre association de soutien à la SCOP ALPINE ALUMINIUM ? 

 

LARDET vs HUOT de SAINT-ALBIN
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Les agriculteurs et les pesticides

22 Février 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

LE MONDE vient de consacrer une série d'articles passionnants à l'impact des pesticides sur la santé des agriculteurs qui les utilisent. Tout y est. Des conflits d'intérêts au sein de la Mutualité sociale agricole qui assure les risques professionnels  au refus de prendre en compte le travail réel des agriculteurs pour estimer la toxicité des produits, de la surestimation de l'efficacité des tenues de travail pour protéger les professionnels (la "permutation" de ces combinaisons de travail qui peuvent aggraver de manière significative l'exposition au lieu de la restreindre), LE MONDE passe en revue de manière détaillée comment les industriels des pesticides ont corrompu les guides méthodologiques qui ne sont pas écrits par des organismes indépendants, mais directement par des employés de l'agro-industrie. Pour ne donner que cet exemple du "travail réel" bien connu des ergonomes qui consiste à observer la réalité du travail des opérateurs, les difficultés qu'ils rencontrent (le vent, les buses de la sulfateuse qui se bouchent, la nécessité de souffler dedans pour les déboucher car les pesticides s'accumulent et colmatent, le vidage des cuves en fin de traitement, etc.), il faut ensuite le comparer au "travail prescrit". c'est à dire  mesurer l'écart avec les protocoles artificiels des bureaux d'études des industriels qui ont servi de base à l'étude de la toxicité de ces produits. La sous-estimation du risque est de l'ordre de 90% puisqu'aucun dysfonctionnement n'est pris en compte dans les modèles de l'agro-industrie. Ils veulent faire croire que les agriculteurs travaillent sur le terrain comme leurs éprouvettes dans leurs laboratoires. Et si il y a un problème, c'est que l'agriculteur n'a pas respecté les consignes. On masque ainsi la toxicité réelle du produit pour l'homme, autant qu'on l'a masquée pour l'environnement. 

La perversité du système est accrue par le fait que l'agriculteur qui utilise ces produits est aujourd'hui informé des polémiques scientifiques que suscite leur impact sur l'environnement, à commencer par les abeilles. Et malgré cela, la consommation des pesticides ne faiblit pas. Dès lors comment se plaindre quand on tombe malade d'un produit qu'on voulait ne pas croire toxique pour le vivant ?  La sous-évaluation des maladies professionnelles agricoles trouve ici une de ses raisons, et le syndicat professionnel majoritaire qui revendique l'usage des pesticides, la FNSEA,  joue son rôle au sein des instances de  la Mutualité sociale agricole pour freiner tout le processus de reconnaissance qui prend des années et se révèle un parcours du combattant pour les agriculteurs malades.

LE MONDE rappelle d'ailleurs (mais c'est vrai pour tous les tableaux de maladies professionnelles) que rien n'est scientifique dans la publication de nouveaux tableaux : tout est négocié entre les partenaires sociaux, les industriels et les ministères. Dans le régime général, un certain équilibre existe entre syndicats employeurs et salariés. Dans le régime agricole, c'est un seul syndicat pro-pesticides qui représente les agriculteurs : ça avance encore moins vite. Et l'externalisation des risques avance vite : désormais, ce sont des entreprises spécialisées qui effectuent certains travaux exposant à des risques particuliers; une façon de noyer ceux-ci dans une masse d'intervenants qui ne pourront jamais prouver leur exposition à un produit toxique.

 

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des centres plus verts, des banlieues plus grises

21 Février 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Je découvre seulement maintenant l'étude de 2021 de l'Institut des politiques publiques sur l'impact de la fermeture des 3,3 kilomètres de voies sur berges à PARIS en 2016. L'étude montre le transfert pérenne du trafic sur le périphérique sud dans ses axes ouest-est entraînant ainsi l'exposition à la pollution du double de personnes que si l'on avait maintenu les voies sur berges. Mais ce ne sont pas les mêmes personnes, pas les mêmes communes et donc pas les mêmes électeurs.

Ce qui est mis en oeuvre au niveau de la commune centre pour protéger ses habitants impacte les habitants des communes extérieures. La question sociale doit être prise en compte : celle de l'exposition accrue d'habitants qui n'ont pas les moyens d'habiter dans l'hyper centre mais auxquels on fait subir le transfert du trafic. Cette question sociale était au coeur du travail engagé autour de la Zone de faible émission que nous avions lancée. 

Il serait intéressant de mesurer l'impact de la fermeture partielle du Pont Albert LEBRUN sur la qualité de l'air du Crêt du Maure, du Boulevard du Rhône et de la Rocade pour illustrer cela et pointer l'enjeu de la spatialisation de la pollution. Le projet VIZIONNAIR devait nous permettre de le faire. Je ne sais pas si il a été mobilisé. Ce qui est certain, c'est que l'écolo-égoïsme actuel, en bloquant les permis de construire dans la ville centre, contribue à l'étalement urbain qui sature les voies de circulation et renforce la pollution de l'air. 

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Une ronde sur un cimetière industriel

20 Février 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

"La ronde" c'est cette association qui négocie avec le fossoyeur d'ALPINE ALUMINIUM pour s'installer dans les locaux des Forges de CRAN et lui louer des locaux alors que les 85 salariés licenciés tardent à retrouver du travail ou ont perdu du salaire dans leurs reclassements. Il faut vraiment être d'un parfait cynisme pour blanchir ainsi les agissements d'un ancien président de communauté d'agglomération condamné par un tribunal correctionnel tout récemment pour prise illégale d'intérêts.

De surcroît, il s'agit d'entreprises de l'économie sociale et solidaire et l'animatrice de "la ronde" est la compagne d'un élu "astorgien" influent.

J'apprends par ailleurs tout récemment que le duo LARDET/ASTORG accepte de fréquenter ce personnage qui n'a tenu aucun de ses engagements lors de la reprise de la SCOP ALPINE ALUMINIUM devant le tribunal de commerce d'ANNECY en décembre 2019. Mépris de ses engagements que le dit tribunal de commerce a sanctionné en refusant de clôturer le dossier de reprise cet automne et en demandant au liquidateur judiciaire un rapport exhaustif sur les engagements non tenus.

De tout cela "la ronde", et ASTORG/LARDET ont été parfaitement informés. Cela n'empêche pas "la ronde" de continuer de vouloir danser sur le cimetière de 85 emplois industriels et de redorer le blason d'un repreneur à propos duquel le Parquet d'ANNECY a ouvert une information judiciaire alors qu'il est déjà mis en examen dans le dossier ASCOMÉTAL.

Tout ceci est d'autant plus choquant que  la société SAMFI qui mandate SUPPLISSON vient de tenter de couler définitivement le projet de reprise de l'usine papetière de LA CHAPELLE D'ARBLAY lâchée par son propriétaire finlandais et pour lequel un plan de reprise ambitieux a été proposé par VÉOLIA. SMAFI avait accepté de racheter le terrain au finlandais pour empêcher ce projet industriel. Heureusement la métropole de ROUEN vient de préempter le terrain pour permettre le redémarrage industriel. GREENPEACE s'en félicite tout comme la CGT du site qui n'a jamais baissé les bras. 

C'était exactement le projet du GRAND ANNECY présidé par JLR qui avait décidé en bureau de racheter le terrain pour le louer à la SCOP et lui permettre ainsi d'investir avant qu'elle ne soit contrainte au dépôt de bilan. Mais pas du tout ce que nous prépare l'actuelle majorité municipale. 

Nota : ne croyez pas les bons apôtres qui vont vous expliquer que la location d'une partie du site était prévue dans le plan de reprise et qu'il n'y a donc pas de problème dans l'entrée de "la ronde" sur le site. Il n'en est rien. Jamais SAMFI n'a annoncé vouloir louer des locaux à qui que ce soi et cela n'aurait pas été admis par le tribunal de commerce. SAMFI devait investir 15 millions d'euros pour relancer l'activité aluminium : il n'en a rien été;  et il devait développer d'autres activités industrielles. Le "polytechnicien, énarque et conseiller politique"  comme il est présenté dans le rapport de 2019 au Tribunal de commerce a donc bien trompé son monde.

Il ne faudrait pas que cela continue grâce à la complaisance de la majorité municipale.

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Connemara

18 Février 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

"Connemara"; bien sûr d'abord la chanson de Michel SARDOU, mais aujourd'hui le nouveau livre de Nicolas MATHIEU, dont j'ai eu le plus grand mal à me libérer pour ne pas le dévorer d'un trait. "Leurs enfants après eux", prix Goncourt 2018. (tiens, un an plus tard que VEILLARD dont je vous parlais avant-hier) marquait une inscription sociale chez les modestes gens. MATHIEU reste ici dans l'Est de la FRANCE pour faire se retrouver à leur quarantaine deux adolescents aux itinéraires scolaires et professionnels disjoints.

C'est l'occasion de descriptions ciselées de notre époque. Celle des cabinets de consultants qui se gavent de conseils stéréotypés en ces périodes de restructuration post fusion des Régions, ce gadget Hollande-Valls que MATHIEU critique vertement. Les pages concernant le fonctionnement de ces cabinets appelés à la rescousse pour faire passer la pilule du manque de moyens publics au nom de pseudo efficacités managériales méritent le détour.

Mais aussi celles concernant le club de hockey sur glace d'EPINAL dans lequel MATHIEU s'est immergé... Ou ces descriptions de l'ennui qui suinte de vies rabougries sans espérance d'un mieux crédible.

La tendresse n'est jamais loin pour autant car ces personnages malmenés sont terriblement attachants. Et Nicolas MATHIEU parvient à nous entraîner dans leurs pensées intimes grâce à une écriture travaillée au millimètre, au coeur de leurs différents vocabulaires personnels et professionnels. Courez chez votre libraire acheter "CONNEMARA"  et "Une sortie honorable" !

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ANDREYS, LARDET et leur directeur de conscience

17 Février 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Denis DUPERTHUY devrait lire mon blog plus souvent, il aurait pu ne pas attendre une année pour remarquer le magnifique conflit d'intérêt de Monsieur ANDREYS entre ses activités professionnelles et son mandat de vice-président au GRAND ANNECY. ( cf. ci-dessous).

DD pointe cette fois l'évidence avec le SEMNOZ où M. ANDREYS mélange allègrement ses activités commerciales et son mandat d'élu. Il invente pour les journalistes qui le questionnent un nouveau sésame, le "déport"
Le déport s'applique quand une personne qui a une autorité quelconque estime en conscience qu'elle ne doit pas s'occuper d'un dossier que ses fonctions devraient le conduire à traiter. Il s'agit pour un magistrat de ne pas juger sur le fond un dossier pour lequel il a été juge d'instruction par exemple. Ou pour un élu de ne pas participer au vote d'une délibération ou de ne pas instruire un dossier auquel d'une manière ou d'une autre on a partie liée ou intéressée. Je me souviens ainsi de Bernard BOSSON annonçant en conseil municipal qu'il se déportait sur un dossier de permis de démolir concernant un immeuble où il était propriétaire.

Voilà donc l'excuse dérisoire de M. ANDREYS, il se "déportera"... Mais le déport se produit lorsque le risque de conflit d'intérêts survient au détour d'un mandat sans qu'on ne puisse anticiper celui-ci lorsque l'on prend des responsabilités. Il s'agit d'une démarche  ponctuelle et rare.  Alors que M. ANDREYS est directement impliqué dans des activités touristiques sur le SEMNOZ depuis des années. Il sait donc que le seul moyen de prévenir le conflit d'intérêts était de ne pas se faire élire dans une fonction qui traite de la gestion du SEMNOZ, que ce conflit d'intérêts soit direct ou indirect. Mais il s'est fait désigner et donc il a choisi de mélanger ses affaires professionnelles et politiques pour nécessairement en tirer profit; sinon pourquoi aller prêter le flanc à la critique du conflit d'intérêts.

Et Mme LARDET annonce qu'elle saisit le malheureux DGS de l'agglomération qui n'en demandait pas tant et qui n'est certainement pas le directeur de conscience des élus de la majorité ASTORG/LARDET. Il aurait d'ailleurs beaucoup à faire, entre Mme LAFARIE et M.  OSTERNAUD qui se font payer leurs lettres recommandées par nos impôts, M. TATU qui pige dans un journal sans mentionner son appartenance politique, etc.  

Cette manière de botter en touche pour ne pas respecter la charte de déontologie qu'ils ont tous voté en début de mandat ne trompe personne... Le mélange des genres et le copinage sont au coeur de la gestion ASTORG/LARDET. Il faut bien qu'ils soient au moins d'accord sur quelque chose.

 

 

 

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Une sortie honorable

16 Février 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Le prix GONCOURT 2017, Eric VUILLARD, publie "Une sortie honorable". Dans la même veine historique que "L'ordre du jour" qui relatait le soutien des grands industriels allemands à HITLER, le nouveau VUILLARD est introduit par un rapport de l'inspection du travail dans une plantation de MICHELIN en Indochine dans les années 50.

Le rapport évoque une "épidémie de suicides" chez ces travailleurs martyrisés. Le même terme que chez ORANGE il y a quelques années... Le système d'exploitation éhontée de la main d'oeuvre annamite est relaté factuellement dans toute sa cruauté et son cynisme.

Et c'est ensuite depuis PARIS, dans une confrontation des débats politiques de l'époque sur la fin de la Guerre, et la nécessité d'en provoquer une sortie honorable que le livre expose magnifiquement, et à partir d'un discours dissonant de Pierre MENDES FRANCE, le consensus politique terrible qui empêcha qu'on y mette fin plus vite et de façon moins tragique que par la capitulation de DIEN BIEN PHU.  

Il faut lire VUILLARD parce que la même volonté consensuelle d'en sortir par le haut fut appliquée (avec plus de succès grâce à MASSU, BIGEARD et la torture) en ALGÉRIE. Et qu'elle est aujourd'hui au coeur des hésitations pour sortir de l'échec de la force BARKHANE au SAHEL que Libération vient de documenter avec précision dans son édition d'hier. Sans oublier la fuite si récente des américains d'AFGHANISTAN, ce contre-exemple majeur ... 

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