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thierry billet
Articles récents

Pour l'UKRAINE

6 Mai 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

La résistance opposée par le peuple ukrainien à l'invasion russe force le respect et l'admiration malgré le prix payé du fait des crimes de guerre qu'AMNESTY INTERNATIONAL a désormais documentés de manière rigoureuse. Tout ce qui peut être fait pour l'aider est nécessaire. Le gouvernement ukrainien vient de lancer une cagnotte participative pour l'aider dans les domaines militaire, de santé et pour la reconstruction. Vous choisissez sur le site à quel domaine vous souhaitez que votre aide soit consacrée et le gouvernement ukrainien s'engage à rendre compte de l'utilisation des dons chaque semaine. 

C'est simple, efficace, facile d'utilisation. Tout est expliqué (en anglais facile à comprendre) sur le site ci-dessous.

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Les drapeaux de prière

5 Mai 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

C'est au détour du chemin qu'on les aperçoit. En levant la tête pour observer les sommets alors qu'on est attentif au moindre caillou sur ce sentier abrupt où le col semble si lointain et la chute possible à tout instant. Ils sont souvent sales, défraichis, devenus blancs par le gel, la neige et la pluie, leurs couleurs perdues tranchent avec celles, vives et gaies des nouveaux venus, apportés par des boudhistes attentifs ou des touristes comme nous. Car, au fond, ne fait-on pas tous ces efforts que pour apporter nous-aussi nos drapeaux de prière à cet endroit-là ? En ce lieu de passage entre deux très hautes vallées où les yaks sont les rois incontestés et les panthères des neiges les vrais yétis introuvables...

Et puis, ils se dérobent. On les croyait proches et ils ont disparu. Le chemin se fait distance, éloignement, longueur, pente abrupte et on devine qu'il faudra encore s'accrocher pour pouvoir les atteindre. C'est à ce moment-là que je parle aux pierres. Qu'il faut prendre sur soi et accepter d'être si petit, perdu, fragile, fatigué, légèrement ivre ... Et que les seules auxquelles on peut se confier vraiment, sans crainte d'être trahi, ce sont les pierres du chemin. 

Mais, au bout, ils sont là. Un dernier coup de rein, une dernière sente, et les porteurs attendent, gais comme des pinsons, qui savent ce qu'on va faire et s'amusent de notre émerveillement devant le spectacle de l'EVEREST, du LHOTSE dans le ciel bleu imperturbable. D'abord, il faut les nouer bout à bout en faisant attention au sens des couleurs : jaune, vert, rouge, blanc et bleu. Ne pas bousculer le code sacré des boudhistes. Ne pas se tromper de sens comme si on ne savait pas qu'on passe les shortens sur sa gauche. Et puis, se hisser sur les rochers les plus hauts, vérifier qu'on les fixe bien et  que le premier coup de vent ne les emportera pas.

Alors, il faut se reculer autant qu'on peut pour les voir flotter. Heureux de poursuivre ainsi l'hommage immémorial des hommes  à la montagne. Juste savourer ce moment car on est venu pour cela; pour rendre hommage. Humblement.

Les drapeaux de prière
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29 Avril 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

La lettre "INFONATURE" analyse l'engagement d'Emmanuel MACRON que son second quinquennat soit "écologique". La charge est rude, mais la lecture de l'avis de la Haute Autorité de l'environnement ne laisse aucun doute sur le changement que nécessite cet engagement électoral solennel. La crédibilité du futur premier ministre quant à sa capacité à planifier la transition écologique sera déterminante avant les législatives.

« Le quinquennat sera écologique ou ne sera pas ! » : c'est ce qu'a promis le candidat Macron le 16 avril. Puisque nous savons maintenant qu'il sera, reste à voir comment il pourrait être "écologique".
 
Dans une lettre ouverte en forme de réquisitoire implacable, Claire Nouvian, la fondatrice de l’association BLOOM, avait dressé en février le consternant bilan du premier quinquennat : soutien au lobby du BTP pour la réalisation du « Grand Contournement Ouest » de Strasbourg… Saccage de la gestion des forêts publiques françaises… Reniement sur l'interdiction du glyphosate… Condamnation de la France par sa propre justice pour inaction climatique… Refus obstiné d'une journée sans chasse… Réintroduction des néonicotinoïdes tueurs d'abeilles… Impunité garantie aux lobbies de la pêche industrielle… Pouvoir donné aux préfets de déroger au Code de l'environnement…
 
Dans un style plus policé, le rapport d'activités de l'Autorité environnementale (Ae) pour 2021, publié le 7 avril, est tout aussi décapant : " l’Ae ne détourne pas son regard. Elle analyse de nombreux dossiers de plans ou programmes censés engager une vraie transition écologique et des projets qui devraient y contribuer. Elle constate, dans ces dossiers, un écart préoccupant entre les objectifs fixés à moyen et long terme, les ambitions affichées pour les atteindre et les actes censés les traduire (…). Alors que la crise sanitaire a révélé et aurait pu conduire à revoir des modèles à bout de souffle, les mêmes programmes, les mêmes financements, les mêmes projets qui auront, pour la plupart d’entre eux, des conséquences irréversibles sur une ou plusieurs dizaines d’années sont invariablement présentés. Conservatismes ou intérêts économiques, les freins conduisant à l’immobilisme sont nombreux. Certaines décisions sont même des régressions". 
 
On continue ?
 
"Dans ce contexte, les modifications du droit français de l’environnement, au prétexte de « simplifier » les processus administratifs, ont multiplié les cas dérogatoires au droit commun, augmenté la complexité pour les services instructeurs et réduit la lisibilité des procédures pour les pétitionnaires. Elles conduisent à appauvrir l’analyse environnementale, l’information et la participation du public ".
 
La Commission européenne elle-même vient d'administrer une volée de bois vert à la France, sommée de réviser son plan stratégique national (PSN) qui déclinera à l'échelle nationale la nouvelle politique agricole commune (PAC)… elle-même déjà bien timide. Dans un courrier de 34 pages, la Commission considère, avec un sens délicieux de la litote, que le PSN de la France « ne permet d’accompagner que partiellement la transition écologique des secteurs agricole et forestier ».Suit une liste impressionnante de griefs qui visent tous des concessions au lobby de la panzer-agriculture.
 
C'est pourtant le nom du ministre de l'agriculture, Julien Denormandie, qui revient avec insistance pour devenir le prochain premier ministre "chargé de la planification écologique". Un peu comme si Vladimir Poutine recevait le prix Nobel de la paix…
 
Dimanche, la sentence est tombée : ayant échappé au pire du pire, la biodiversité et le climat en ont pris pour cinq ans ferme. A moins que, suite aux législatives, ils n'obtiennent un aménagement de peine.
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"We the power" le 4 mai à ANNECY

28 Avril 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

En matière énergétique, seule la décentralisation de la production d'énergie renouvelable (ENR) dans les territoires permettra de résoudre l'équation de la satisfaction des besoins et du rejet des solutions polluantes ou dangereuses comme le nucléaire. Pour cela, il faut des initiatives citoyennes de production d'ENR autour de projets coopératifs portés par des habitants. Comme c'est le cas à ANNECY avec la SOLAIRE DU LAC ou dans les BAUGES avec PERLE. La SOLAIRE qui organise le 4 mai à 19 heures 30 salle des eaux et forêts la projection de "We the power" sur ces expériences citoyennes absolument fondamentales pour faire face aux enjeux climatiques.

"We the power" le 4 mai à ANNECY
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TCHERNOBYL, Ukraine

26 Avril 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

TCHERNOBYL, 26 avril 1986 - 26 avril 2022... Nous avons frôlé une nouvelle catastrophe avec l'invasion russe de l'UKRAINE et l'occupation par des soldats russes totalement ignorants du risque de l'ancienne centrale nucléaire et de son sarcophage avec notamment des coupures d'électricité récurrentes. Ce n'est donc pas le moment d'oublier ce que fut TCHERNOBYL il y a 36 ans qui sonna le glas du nucléaire presque partout dans le monde... sauf en FRANCE et au JAPON. Catastrophe que le personnel politique français veut enfouir dans un passé qui ne se reproduirait pas chez nous puisque nous sommes les meilleurs, les plus compétents, etc. Au mépris des errements de l'EPR de FLAMANVILLE qui aura coûté 10 fois le prix prévu et de la fermeture de près de la moitié des centrales françaises aujourd'hui à cause de problèmes de corrosion. La CRIIRAD nous invite à continuer d'entretenir la mémoire de ce qui fut le cimetière de tant de russes et d'ukrainiens sacrifiés pour éteindre l'incendie.


A l'occasion de la date d'anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, nous vous proposons deux documentaires à voir ou revoir.
 
 
La réalisatrice Emilie Dietrich (Les Documentaristes Indépendants) a mis en ligne une version courte de son documentaire « Tchernobyl, les combattants oubliés » sur les liquidateurs de Tchernobyl, pour lequel la CRIIRAD avait témoigné en 2016. Elle n’a pu disposer des financements nécessaires pour finaliser ce documentaire. Mais au début de la guerre en Ukraine, après que les soldats russes ont pris le contrôle de la centrale de Tchernobyl (février 2022), la petite-fille d'un couple filmé à Ivankiv l'a contactée manifestant le désir de voir le témoignage de ses grands-parents publiés. Emilie Dietrich a donc décidé de produire une version écourtée du projet initial. Vous retrouverez dans ce documentaire le témoignage du professeur Michel Fernex qui nous a quittés l’an dernier et qui a beaucoup œuvré pour faire reconnaitre les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl.

Pour ce qui concerne les retombées radioactives sur le territoire français, le documentaire de Mélanie Dalsace "Tchernobyl, le mensonge français" (2016) (auquel la CRIIRAD a participé) est rediffusé sur RMC STORY le 26 avril 2022 à 0h15. 
Il est également accessible 30 jours en Replay.
 
Rappelons que le césium 137 déposé sur le territoire français en 1986 est toujours présent dans les sols et certaines denrées alimentaires (champignons par exemple). Dans des secteurs très localisés, en milieu alpin par exemple, le niveau d’accumulation du césium 137 de Tchernobyl dans la couche superficielle du sol est tel que l’on peut les qualifier de déchets radioactifs. Revoir la séquence tournée par la CRIIRAD en 2015 dans le Mercantour.

Retrouvez les Dossiers CRIIRAD sur les retombées de Tchernobyl en France et sur le cas particulier du milieu Alpin, ainsi que des analyses critiques sur les évaluations officielles des conséquences sanitaires.
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Scenario NEGAWATT 2022 le 2 mai 2022 à ANNECY

25 Avril 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

La coopérative solaire "LA SOLAIRE DU LAC" organise le 2 mai à 19 heures 30 salle des eaux et forêts une soirée de présentation du nouveau scénario NEGAWATT; une occasion en or de refaire le point sur les perspectives énergétiques en FRANCE au moment où l'on devra s'opposer à la relance du programme électronucléaire annoncé par Emmanuel MACRON alors que la moitié des centrales nucléaires françaises sont à l'arrêt à cause de problèmes de corrosion... NEGAWATT propose à travers une analyse des besoins un scénario crédible de développement des énergies renouvelables efficace si l'on s'attaque au problème principal, celui de la sobriété énergétique. D'abord moins consommer, tel est l'enjeu que détaille NEGAWATT.  Une soirée indispensable pour s'informer sérieusement, loin des approximations répétées ad nauseam sur les chaines d'info en continu dans le but de justifier le recours au nucléaire. 

Scenario NEGAWATT 2022 le 2 mai 2022 à ANNECY
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Voter MACRON dimanche sans hésiter

21 Avril 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Retour du Népal à quelques jours du second tour de la présidentielle. Autant dire que le décalage politique est plus important que le "jet lag"... Il y a tant à dire des 80 % d'électeurs qui n'ont pas voulu entendre parler du nouveau régime climatique au moment de leur vote ou des 30% d'électeurs de candidats fascistes qu'il me faut aller à l'essentiel : il faut voter MACRON dimanche. Sans hésiter. Sans les finasseries de l'abstention et du vote blanc qui montrent la banalisation de l'extrême-droite perçue par trop d'électeurs de gauche et de droite comme une forme normale d'expression politique, ni plus ni moins critiquable que la droite classique. Je lis dans Libé l'interview d'une enseignante qui dit qu'elle ne peut pas voter MACRON parce qu'elle ira manifester contre lui. Pauvre imbécile qui a fait des études, mais n'a pas appris que les fascistes ne rendent pas le pouvoir quand ils l'ont pris. Je n'aime pas MACRON, je n'aime pas son côté "premier de la classe" à ne pas confondre avec celui de "premier de cordée", son arrogance  à l'égard des pauvres et des perdants, son mépris des syndicats et des associations. Mais c'est un démocrate avec lequel on partage les mêmes valeurs démocratiques. Bernard BOSSON rappelait souvent en conseil municipal lorsque nous nous engueulions sur tel ou tel sujet local : "Monsieur Billet, nous ne sommes pas d'accord, mais je sais qu'en cas de situation dramatique nous serons du même côté". Dimanche, nous devrons être du même côté, gens de gauche, gens de droite, unis contre le fascisme soft d'une LE PEN ou hard d'un ZEMMOUR. Le reste n'est que paroles verbales : Celles d'un snobisme de gauche ayant perdu ses repères de classe, celles d'une droite ayant perdu de vue sa boussole démocratique. Dimanche, pas une voix ne doit manquer à la démocratie.

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Marc GRACIANO

22 Mars 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Aventure littéraire bizarre que de lire Marc GRACIANO. Découvert grâce à LIBÉRATION, "Jéhanne", son dernier livre nous emporte aux côtés de Jeanne d'Arc dans un style inimitable : une phrase jusque sur 70 pages comme un travelling littéraire sans dialogue, comme si l'écriture était au ras des personnages, des paysages, des sentiments et les suivait sans relâche. Des mots anciens désormais inusités, du subjonctif à longueur de phrases qui vous emportent dans un fleuve pas toujours tranquille et qu'on ne lâche plus si l'on accepte de se laisser emporter par cette langue rare de DOMRÉMY à CHINON. 

Marc GRACIANO
Photo de kevinbosc sur Unsplash
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Clément NOEL

21 Mars 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Je lis que Clément NOEL, notre champion olympique de slalom, a appris à skier dans une station qui n'existe plus dans les Vosges au-dessus de VENTRON. Vincent VLES, dans une étude consacrée aux PYRÉNÉES et au titre en forme de synthèse invite à "Anticiper le changement climatique dans les stations de ski : la science, le déni, l'autorité". L'article est transposable au mot près au massif alpin. Il "examine les rapports entre la prospective effectuée par la recherche scientifique sur l'impact attendu du changement climatique sur les stations de sports d'hiver pyrénéennes, et l'adaptation transformationnelle qu'elles ont entreprise en conséquence. Les difficultés de la science à faire entendre ses préventions, l'inertie des stations de ski à envisager leur reconversion, leur résistance claire, leur refus à expérimenter des programmes de transition de l'économie des sports d'hiver révèlent une distanciation, un fixisme, une dépendance au sentier qui apparaissent comme autant de résistances de ces territoires de montagne au changement". 

En vacances à BESSANS, je lis dans le journal de la communauté de communes de la HAUTE MAURIENNE VANOISE qu'elle lance une étude sur son enneigement en 2050. Et l'article prend soin de préciser que la situation de chaque commune sera étudiée spécifiquement. 

Le nouveau régime climatique au pays de Clochemerle, comme si chaque station pouvait s'en sortir toute seule parce qu'elle aurait 10 centimètres de neige de plus que la voisine d'ici 30 ans. Pas mieux dans les ARAVIS.

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Sobriété, écueil et boussole pour l'écologie

20 Mars 2022 , Rédigé par Thierry BILLET

Bruno VILLALBA, professeur de science politique, donne au MONDE une interview sur le thème de la sobriété, vecteur de l'écologie dans un monde que nous n'arrivons pas à penser comme "un monde fini" où le stock de ressources n'est pas illimité. Nous avons eu la chance depuis 1945 de vivre dans une perspective de société sans limite, "hors sol", n'ayant pas à tenir compte des contingences matérielles des éco-systèmes. VILLALBA cite Jean-Baptiste SAY l'économiste emblématique français en 1803 : "les ressources naturelles sont inépuisables, car sans cela nous ne les obtiendrions pas gratuitement"SAY a l'excuse de ne pas avoir connu l'accélération de la consommation de la seconde moitié du 20° siècle. Mais tous ceux qui nous promettent ces jours-ci "que l'on va pouvoir apporter une solution technique et rebondir par l'innovation sans voir que l'on ne fait que déplacer le problème" n'ont pas l'excuse de ne pas connaître la crise climatique que nous vivons. Presque tous les candidat(e)s aux présidentielles sont sur cette ligne : chercher de nouveaux moyens pour le "toujours plus". Même si c'est intenable pour la planète et pour le genre humain. L'utilisation des difficultés de nos concitoyens qui sont en situation de "sobriété contrainte"  pour s'opposer à une écologie "punitive" cache en réalité un refus de renoncer à "l'imaginaire d'une profusion du vivant" . VILLALBA a raison de rappeler que "la démocratie n'est pas seulement le régime politique qui donne des droits, c'est aussi celui qui organise la façon dont les citoyens s'imposent des normes communes".  La campagne présidentielle aura raté le coche de ce débat démocratique. Avec la relance du nucléaire, une agriculture toujours aussi polluante, MACRON, ROUSSEL, PÉCRESSE et autres LE PEN et ZEMMOUR nous invitent à reporter à plus tard les choix que nous impose la finitude de la planète... "Foule sentimentale" chantait pourtant SOUCHON il y a trente ans. Trente ans perdus pour un changement de modèle que la planète peine à imposer à nos courtes vues. Alors, je voterai pour Yannick JADOT au premier tour de la présidentielle qui aura bien seul essayé de porter ce débat.

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