La crise du PCB dans les sédiments du Lac est le révélateur d'une situation non maîtrisée.
La décision brutale de M. le préfet d'interdire la pêche de l'omble chevalier sur un prélévement isolé montre que l'image de marque du Lac est extrêmement fragile, alors que nous savons qu'elle
est un vecteur remarquable de l'économie touristique, et de l'économie tout court de notre bassin de vie.
Quels que soient les résultats des nouvelles mesures de pollution, il est indéniable que l'on ne peut plus continuer de cette manière.
Je viens de découvrir que nous ne disposions pas d'indicateurs intégrés de la gestion du lac. Personne ne dispose d'indicateurs qui permettent de qualifier la situation de l'écosystème et de
mettre en relation ses différents paramètres.
Pour ne donner qu'un exemple, la fréquentation des bateaux à moteur n'est absolument pas évaluée : on ne sait pas combien il y a de bateaux sur le lac à l'instant "T", ni combien il serait
optimal d'en accepter. Exactement le contraire de ce qui se passe sur le lac du BOURGET.
On sait que l'on a perdu la moitié des roselières en 10 ans, mais depuis peu de temps, et on n'a encore commencé pour s'y opposer.
On sait que les pêcheurs amateurs ont "perdu" plusieurs tonnes de corégones dans leurs filets au cours des dernières années, mais pourquoi ?
On sait qu'il existe une polémique sérieuse sur le nombre de pêcheurs professionnels sur le lac, mais on n'a pas les éléments objectifs utiles.
Par contre, on dispose de comparaisons sérieuses avec les lacs du BOURGET et d'AIGUBELETTE...où l'on ne tolère pas les bateaux à essence.
Bref, la crise du PCB doit nous engager dans la voie d'une gestion intégrée du lac.
Ce que les pêcheurs appellent un "OBSERVATOIRE DU LAC" et qui doit nous permettre d'évaluer l'état de santé de l'écosystème du lac et de prendre suffisamment vite les décisions de gestion qui
s'imposent.
Par exemple, la question des eaux pluviales devient de plus en plus pressantes, avec l'imperméablisation croissante du bassin versant, et les pluies de plus en plus violentes qui lessivent les
hydrocarbures : le lac se remplit en 6 heures contre 24 heures il y a peu. Ces lessivages drainent des hydrocarbures qui expliquent sans doute la présence de HAP dans les sédiments du lac. Ne
faut il pas envisager de capter les eaux pluviales comme nos aînés l'ont fait des eaux usées...
par Thierry BILLET
publié dans :
Environnement
2
recommander
La piste cyclable du tour du Lac est aujourd'hui victime de son succès.
Elle est devenue la plus fréquentée sur le plan national, avant celle de l'Ile de Ré.
Sans doute peut on regretter que la laision ferroviaire qui serait si utile maintenant pour transférer sur le rail les voitures qui embouchonnent la RN 508, ait été démontée; nous obligeant à des
travaux importants sur le "tram train" dans les années à venir.
Mais le succés actuel de la piste pose maintenant de réels problèmes de sécurité : les accidents se multiplient.
Les différences de vitesse entre les usagers occasionnent des chocs dont certains sont violents.
Destinée au loisir et à la promenade, elle est aussi le terrain de jeux de personnes qui y exercent une activité sportive intense à une vitesse incompatible avec celle des familles et des
enfants.
On réfléchit donc à limiter la vitesse (!) sur la piste cyclable pour que certains sportifs deviennent plus raisonnables, notamment lorsqu'ils circulent en groupe compact.
Rançon d'un succès qui nécessite de toutes façons une réflexion d'ensemble à l'occasion du projet de bouclage de la piste cyclable, qui nécessite des aménagements sérieux, comme l'a montrée
l'enquête publique, par exemple sur le territoire de la commune de TALLOIRES comme l'a fort bien montré l'association ADEPT en transmettant aux élus et au commissaire enquêteur un contre projet
très cohérent.
par Thierry BILLET
publié dans :
Politique locale
2
recommander
Je lisais dans un journal local que pour une réunion tous les trimestres, les élus étaient bien
payés...
Quand je vois la vitesse avec laquelle nos agendas se remplissent, je souris à cette méconnaissance (in)volontaire de l'activité des élus.
Réunion des adjoints tous les lundis après-midi : présentation des projets en cours, arbitrages sur des décisions engageant la Ville, mise en cohérence avec les objectifs de l'agglomération,
informations diverses sur les réunions auxquelles la Ville doit être représentée, compte-rendus de l'activité de tel ou tel adjoint, et quelques traits d'humour pour que la réunion soit
efficace.
Puis groupe de travail sur l'éventualité de la mise en place d'un parrainage citoyen : pour quelles raisons ? sous quelles formes ?
Puis conseil municipal privé ( c'est à dire sans la participation du public et sans compte-rendu) pour écouter la DRIRE et AREVA présenter le mode opératoire retenu, puis débattre de la
dépollution de la SICN avant la réunion d'information de la population le 14 mai à 19 heures au gymnase, rue des edelweiss.
Et pour terminer la soirée, réunion du groupe majoritaire pour partager les informations, valider les décisions politiques à prendre, engager les réflexions nécessaires pour remplir le contrat de
mandat passé avec les annéciens.
Ce matin, commission d'appel d'offres pour choisir les entreprises de gardiennage auxquelles la Ville va accorder sa confiance pour la sécurité des locaux municipaux et de BONLIEU : rigueur de la
procédure, discussion sur les critères de choix entre les offres, débat sur les modalités d'intégrer encore plus la dimension du développement durable dans les cahiers des charges élaborés par
les services.
Et puis préparer la réunion à la préfecture sur les PCB dans le lac qui a lieu ce 9 mai (quelle drôle de date pour être sûr qu'il y ait du monde...), et ne pas oublier de rappeler cette
dame qui se plaint que l'on fume dans l'aire de restauration de la Piscine des Marquisats...
Bientôt la commission environnement de l'agglo en plus, puis le bureau du SILA...Il va falloir organiser l'agenda et travailler encore un peu plus. Mais l'enjeu vaut cet investissement en temps
et en énergie.
En choisissant de quitter une posture de critique pour porter une politique de changement au sein d'une équipe qui porte un projet clairement écologiste, je savais qu'il faudrait changer de style
sans renier les objectifs et les valeurs, mais au contraire les affirmer avec d'autant plus de force qu'ils sont partagés.
Travailler avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux sur un projet de "refuges LPO" dans les jardins municipaux, se préoccuper de planter des espèces méllifères pour participer à la sauvegarde
des abeilles sans lesquelles la pollinisation est impossible et donc la vie sur terre, abandonner les productions industrielles dans les réceptions de la Ville au profit des productions
locales,...
Petit à petit, inscrire la protection de l'environnement dans les réflexes des décideurs, des fonctionnaires municipaux et des citoyens... Mes premiers contacts avec le personnel municipal
montrent une rélle empathie pour une mobilisation encore plus forte en ce sens; ensemble nous avons à relever ici et maintenant le défi du réchauffement climatique.
Avec un baril à 120 $, nous aurons moins de mal à convaincre de la rationnalité de nos choix... Mais lisez si vous ne l'avez pas fait "PETROLE APOCALYPSE" de Yves COCHET: il est urgent d'entrer
dans une ère de frugalité énergétique et de convivialité collective.
par Thierry BILLET
publié dans :
Politique locale
0
recommander
Les agriculteurs étaient représentés à l'AG de la FRAPNA par Christophe LEGER président de la FDSEA et par Jean VULLIET de la Confédération paysanne.
Pour M. LEGER, en matière environnementale et de développement durable, "il
y a beaucoup plus de croyants qu'il y a quelques années, mais pas plus de pratiquants". Il donne l'exemple des sites industriels. En HAUTE SAVOIE on installe une seule entreprise sur 1
hectare. En Suisse , sur la même surface, on installe 3 entreprises... Rappelant que l'exploitation moyenne haut savoyarde est de 43 ha, il plaide pour l'urgence d'un changement
des politiques publiques.
Jean
VULLIET développe l'idée que les urgences sociale, environnementale et économique sont à mener de front. Il est particulièrement déçu de l'absence de mise en oeuvre de la politique des zones
agricoles protégées dans le département, et provoque l'assistance en évoquant la possibilité d'une urbanisation en zone forestière pour limiter l'impact sur les zones agricoles.
Malgré la prise de conscience environnementale, on continue de renforcer la nécessité de produire toujours plus : la course à l’intensification
continue : Une exploitation disparaît toutes les minutes dans l’Europe des 29.
Si l'exploitation maraîchère doit se développer de l'avis général. Les instances agricoles sont actuellement submergées de demandes de jeunes qui ne peuvent pas s’installer. La question du
foncier est déterminante et on n'avance pas sur le sujet.
André MUGNIER ( Fédération des chasseurs) évoque la perte de 650 ha par an. Pour les chasseurs qui travaillent désormais
fréquemment avec la FRAPNA (par exemple sur les corridors écologiques) la préservation est absolument nécessaire. Pour cela, il
faut une vraie politique urbanistique. 1.200 mètres carrés pour une maison est aujourd'hui "ridicule". Il faut des PLU ambitieux pour
préserver le territoire = il faut densifier, même en zone rurale.
Bernard DUFOURNET et Jean Michel METRAL (ADAbio) devaient revenir plusieurs fois sur la question de l'agriculture biologique dans le département et de son très faible développement.
On importe des laitages bio en HAUTE SAVOIE : 1,3 M € et en viande : 0,8 M € en 2005. La réponse de la FDSEA selon laquelle l'agriculture "de qualité" développée par l'agriculture haut
savoyarde autour des AOC rendrait inutile le bio dans le département ne les satisfait pas.
D'autant que les pratiques culturales concernant les prairies artificielles sont de nature à diminuer la richesse biologique des espaces agricoles, tandis que des "progrès technologiques" comme
les robots de traite poursuivent dans la voie de l'intensification agricole et de la perte des emplois agricoles.
par Thierry BILLET
publié dans :
Politique locale
0
recommander
Commentaires