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Repartir sur le chemin

par Thierry BILLET

Repartir pour deux semaines sur le chemin de COMPOSTELLE, retrouver le rythme de la marche et se couler dans les pas de millions de pélerins depuis des siècles. Plaisir renouvelé qui m'éloignera de ce blog quelque temps. Non sans penser à ces pélerins hindouistes croisés sur les chemins du NEPAL en haillons et pieds nus en route vers MUKTINAT dont je ne sais pas ce qu'il reste aujourd'hui. Fragiles montagnards des vallées himalayennes emportés peut-être comme d'autres par des avalanches incroyables.

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Quelles politiques demain pour une Montagne à Vivre ?

par Thierry BILLET

Je vous invite à découvrir cette contribution inter-associative en vue du débat parlementaire sur une nouvelle rédation de la loi MONTAGNE de 1985 que je découvre à travers la lettre d'information de la CIPRA à laquelle je vous invite à vous abonner..

L'avenir des montagnes, c'est maintenant !

Malgré les spécificités de la montagne, reconnues depuis 30 ans par la loi Montagne, et qui permettraient une grande diversification de l'offre, la montagne vit sur le modèle quasi-unique du tout-ski depuis 50 ans, les Alpes du Nord servant de phare à bon nombre d'autres massifs. Pour autant, le bilan de la politique de la montagne n'est pas négligeable : le dépeuplement a été presque enrayé (sauf en zones très rurales), le niveau de vie des régions de montagne s'est rapproché de la moyenne nationale, même si de fortes disparités existent entre les différents massifs, voire entre différentes parties d'un même massif. Très positif également sur cette période, le développement d'un réseau d'espaces protégés qui ont permis le maintien d'espaces et d'espèces sauvages patrimoniaux et emblématiques et la préservation d'espaces agricoles à forte valeur agronomique (AOC, etc).

Aujourd'hui, les fortes évolutions qui marquent nos territoires changent toutefois la donne :

  • Les conséquences du réchauffement climatique deviennent préoccupantes (disparitions de glaciers, menaces sur la ressource en eau, éboulements en haute montagne, enneigement réduit, érosion de la biodiversité montagnarde...).
  • La pression sur la ressource en eau s’accroît au point de compromettre les équilibres hydrologiques, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, avec notamment la menace d’un suréquipement hydro-électrique sur les têtes de bassins.
  • La pollution gagne les vallées et devient alarmante.
  • Les fonds de vallée et les piémonts autour des agglomérations subissent un mitage et une fragmentation de l’espace préoccupante sous la pression de l’urbanisation.
  • Le modèle économique du « tout-ski » a permis de faire vivre des vallées. Mais après avoir capté 90% des investissements touristiques et provoqué d'importants impacts, parfois irréversibles sur la nature montagnarde, il semble stagner, sans perspective d'avenir durable.
  • L'agriculture de montagne se tourne vers un nouvel avenir notamment autour des productions locales et des circuits courts.
  • Aujourd'hui nos sociétés sont à 80% citadines. Malgré des appréhensions liées à ce milieu si peu familier, trois quarts des Européens, et en particulier les jeunes générations, se déclarent clairement attirés par la nature montagnarde et par les expériences que les hommes peuvent y vivre. On retrouve aussi cet attrait dans le solde migratoire positif de la population vers les zones de montagne alpine.
  • Dans ces territoires rudes et historiquement considérés comme défavorisés, de plus en plus d'habitants tentent de vivre avec passion, créativité et détermination, parfois en cherchant hors des modèles classiques de la société de consommation.

C'est à la lumière de ces évolutions qu'il convient de travailler à l'acte II de la loi Montagne et au pôle d’excellence « tourisme de montagne » récemment mis en chantier.

Nos montagnes sont des joyaux inestimables pour la société humaine

Juste lever les yeux pour regarder là-haut cette formidable beauté...
Il s'agit là de territoires d'exception où l'être humain peut vivre des expériences singulières, faites de beauté, de relations marquantes avec la nature, de rencontres directes avec la grandeur et la fragilité de cette Terre qui nous héberge, de sensations simples mais Ô combien fortes : être un humain, parfois petit bon homme, au coeur de cette imposante nature dans la tranquillité de la contemplation ou l'engagement de soi dans des activités sportives de montagne.
Cette recherche d'une harmonie homme/nature porte en elle un profond respect et une indispensable préservation de nos richesses naturelles, c'est un facteur d'équilibre essentiel, pour chacun de nous, pour notre civilisation.

N'est-ce pas aussi cela qui stimule de plus en plus d'habitants à vivre de la montagne en inventant, façonnant une vie qui convient à leurs aspirations ?

De forts enjeux culturels et économiques

Dans des territoires aussi exceptionnels, il y a des enjeux particuliers qui nécessitent plus d'imagination, de créativité, d'engagement collectif et de volonté politique. L'exemple du tourisme est marquant : 90% des investissements vont au tourisme « hors sol », pour l'essentiel les grosses stations, qui transforment la haute altitude en zones urbanisées, presque « comme en bas » : la montagne n'est plus qu'un décor, un objet de consommation. Seulement 10% des investissements vont à la saison estivale, alors qu'elle représente 50% du chiffre d'affaires du tourisme et permet des activités très diversifiées dans la quasi-totalité des vallées, souvent au plus près des acteurs et de leurs vraies vies en montagne. Ils vivent individuellement leur milieu avec passion et peuvent être, en travaillant ensemble, une force créative, imaginative pour mieux parler de la montagne, la porter, la partager dans toutes ses dimensions et ainsi permettre l'accès de tous à ses formidables richesses naturelles et culturelles.

Il y a là un véritable défi, environnemental, économique et politique pour aller ainsi mieux à la rencontre de la société qui a besoin de ce lien fort, de ces expériences de vie en pleine nature. Une conception du tourisme véritablement ancrée dans les territoires de montagne peut avoir un bel avenir. Il passera par une forte volonté politique d'encourager l'investissement, non dans les canons à neige ou autres équipements lourds, mais dans l’engagement humain pour vivre, partager et préserver nos montagnes.

Pour avoir plus d'information...

Auteurs

Mountain Wilderness, Fédération française des Clubs alpins et de montagne, France Nature Environnement, Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature, CIPRA France, Coordination Montagne, Ligue de Protection des Oiseaux, Pôle Alpin d’étude et de recherche pour la prévention des Risques Naturels, WWF

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Warka Water, château d’eau en milieu aride

par Thierry BILLET

Dans la lettre d'information "LivingCircular", je trouve cette nouvelle réjouissante d'un chateau d'eau pour les milieux arides. De "petits" projets comme celui-là peuvent changer radicalement la vie dans les pays du Sud et éviter l'exode rural.

Jusqu’à 100 litres d’eau collectés chaque jour. Tel est l’objectif de Warka Water, qui tire son nom d’un figuier local majestueux, symbole de fertilité, également point de ralliement lors des réunions de villageois, ou des classes menées par les instituteurs. Le principe est simple : pendant les moussons, les gouttes de pluie glissent le long du cordage en bambou. Lors des périodes sèches, c’est un tissu très fin emprisonné dans la tour qui capture l’humidité de l’air sous forme de microgouttes de condensation. Le cordage achemine ensuite cette eau propre vers la base de la tour. Il n’y a plus qu’à se servir.

La tour est jouée

Selon son concepteur, l’architecte italien Arturo Vittori, aucune machine n’est utile à sa construction, et seulement quatre personnes suffiraient à l’édifier et l’installer. De plus, le matériel nécessaire se trouve aisément sur place. « On veut lancer un projet Do It Yourself » a-t-il déclaré. C’est là la grande force de Warka Water : cette tour a été inspirée directement par le lieu qu’elle peuplera, s’adaptant au mode de vie des habitants et à leurs traditions, mais aussi aux conditions climatiques et aux limites matérielles. « J’ai observé comment est construit l’habitat, indique Vittori, comment les gens fabriquent leurs objets de tous les jours. Et même comment ils s’habillent eux-mêmes. Je me suis inspiré des toukouls, ces maisons rondes faites en torchis avec un toit tissé. Des paniers ou des tapis tressés très typiques de cette localité... ».

La première tour Warka Water devrait être installée près de Bahar Dar, au nord-ouest du pays, à environ 3 000 ou 4 000 mètres d’altitude. Si le test est concluant, on devrait la voir fleurir partout où les populations en ont besoin, se fondant parfaitement dans le paysage local. Et parce que l’Éthiopie a perdu 90 % de ses forêts en à peine 50 ans, Vittori et son équipe ont décidé, à chaque tour installée, de planter un warka. Une façon de coupler l’accès à l’eau potable à une mise en valeur des ressources.

Pour en savoir plus :

- Découvrez le site officiel du studio d’architectes à l’origine de Warka Water

Warka Water, château d’eau en milieu aride

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Au NEPAL, LANG TANG rasé

par Thierry BILLET

Au NEPAL, LANG TANG rasé

Beaucoup d'émotion en regardant ces images de la vallée du LANG TANG dont mon fils revient il y a deux semaines. Tout le village a été rasé par l'avalanche créée par le tremblement de terre. Qui a pu survivre à une telle tragédie ? Toutes mes pensées vont vers eux ce matin.

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Parasite de l'olivier, une fatalité ?

par Thierry BILLET

A propos de la bactérie qui attaque massivement les oliviers en ITALIE, encore une fois, Stéphane FOUCART dans LE MONDE, va plus loin que les propos habituels sur le sujet. Un réquisitoire contre l'agriculture industrielle dans l'élevage comme dans les cultures. Monsieur LE FOL, vous lisez le MONDE ? Ou seulement le bulletin des céréaliers avec les cours du blé et comment les manipuler ?

« Bien que Fastidiosa soit présente en Californie depuis plus de cent ans, seulement trois grandes épidémies se sont produites sur cette période, toutes associées à la vigne », écrit Rodrigo Almeida (université de Californie à Berkeley, Etats-Unis) dans un rapport publié en 2008 par l’Académie des sciences américaine sur les liens entre environnement et émergence des maladies vectorielles. La dernière épidémie en date, ajoute le biologiste, « a émergé après l’introduction d’un insecte-vecteur polyphage et invasif », à savoir la mouche pisseuse, plus présentable sous son nom savant d’Homalodisca vitripennis.

Ce qui n’était qu’un petit micro-organisme sans importance peut devenir un fléau polymorphe de grande ampleur

L’introduction, par l’homme, d’un petit insecte étranger à la région aurait donc suffi à déstabiliser suffisamment l’ensemble du système pour dévaster les vignes du sud de la Californie. Il n’est pas non plus anodin que ce soient les grandes exploitations viticoles – la vigne étant par nature génétiquement peu diversifiée – qui aient été le plus durement frappées.

C’est un autre aspect de l’accident en cours. Les vastes agrosystèmes – où les organismes mis en culture sont d’une grande homogénéité génétique – sont susceptibles d’agir comme des caisses de résonance, des amplificateurs de pathogènes naturels. Une bactérie trouvant un hôte végétal à son goût, et dont des quasi-clones sont cultivés sur des milliers d’hectares, va pouvoir croître, se multiplier, et l’augmentation de sa prévalence dans l’environnement fera grimper d’autant sa probabilité de mutation au contact des autres végétaux environnant. Ce qui n’était qu’un petit micro-organisme sans importance peut devenir un fléau polymorphe de grande ampleur.

De ce point de vue, il existe une claire analogie avec les risques présentés par les systèmes industriels de production animale, régulièrement rappelés par l’émergence de virus aviaires dans les grands élevages de volailles.

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Politique économique

par Thierry BILLET

J'entends sur FRANCE INTER un journaliste à propos des chiffres du chômage annoncer que les entreprises n'embauchent pas parce qu'elles ont actuellement des surcapacités de production car il n'y a pas assez de demandes et que la solution est qu'elles investissent "ce qui créera les emplois de demain"... Autrement dit, la solution est d'investir pour créer des nouvelles capacités de production déjà excédentaires... Vulgate économique habituelle de tous les médias sans aucune analyse critique du prêt à penser libéral depuis GISCARD et Helmuth SCHMIDT dans les années 1970.

Refus de tirer toutes les conséquences macroéconomiques des gains colossaux de productivité en partageant le travail équitablement au lieu d'exclure toujours plus de chômeurs que l'on assiste pour éviter qu'ils ne se révoltent, tout en les traitant plus ou moins officiellement de fainéants. Monde fracturé entre des gens qui travaillent trop et d'autres pas du tout.

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Biodiversité au jardin

par Thierry BILLET

Voici une mission pour vous si vous avez un jardin de la part des "incroyables comestibles" : procurez vous des graines de haricots "crochets de savoie" ( variété ancienne de haricot de notre région au bord de l'extinction) à sauvegarder et à planter dans un maximum  de jardins pour récupérer et multiplier les graines ...

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AG de prioriterre

par Thierry BILLET

L'assemblée générale de prioriterre a permis de faire le point sur la situation de l'association dans ses nombreux rôles de conseil en énergie, mais aussi en déplacements doux par exemple dans le cadre des plans de déplacement inter entreprises comme celui qui est en cours au parc d'activités des GLAISINS.

Par exemple, ce sont 8 000 familles à énergie positive qui ont concourru en 2014 sur 140 territoires pour 1 million d'euros économisés sur leurs dépenses d'énergie. Des modules "eau" et "déchets" sont testés en complément du volet classique des économies d'énergie. Ou encore le programme "SPIRIT" vise à mobiliser les communautés religieuses sur les questions environnementales dans le cadre d'un programme européen et un travail encourageant s'est engagé avec le secours catholique qui vient en aide aux plus démunis pour l'accompagner sur la précarité énergétique, une préoccupation croissante, notamment chez les retraités qui se retrouvent seuls dans des maisons trop grandes pour eux et qu'ils n'ont plus les moyens de chauffer... 5 millions de ménages sont touchés en FRANCE.

Bernard SERAFINI le président et le commissaire aux comptes devaient se féliciter du 3° exercice consécutif dégageant un résultat positif,ce qui permet de reconstituer les fonds propres de l'association dont le budget a été de 1 242 815 euros en 2014 dans un climat de sérénité retrouvée avec la nouvelle municipalité de MEYTHET.  Il reste donc à prioriterre de continuer sur ce chemin avec son équipe d'une vingtaine de salariés dans un contexte de stagnation (au mieux) des aides des collectivités territoriales qui nécessite que prioriterre imagine de nouveaux projets et de nouveaux partenariats pour toujours innover en matière de défense de l'environnement, d'éco consommation et de responsabilité sociale et environnementale.

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Club qualité de l'air

par Thierry BILLET

Le club "qualité de l'air" qui va réunir toutes les parties prenantes à une amélioration de la qualité de l'air dans le bassin annécien va être mis sur les rails. Les communes de l'agglo sont en train de procéder au tirage au sort des habitants de chacune des communes qui vont participer aux travaux aux côtés de toutes les autres composantes de la société civile. Une fois ceci réalisé, nous pourrons réunir un comité de pilotage ouvert à des représentants de chaque groupe d'acteurs concernés et ensuite des réunions plénières ouvertes aux personnes motivées pour travailler sur ce sujet et aux habitants tirés au sort pour que l'on dispose du plus grand nombre de points de vue sur la question et sur les solutions les plus adaptées.

L'autre jour , lors de l'assemblée générale de prioriterre, j'ai dû présenter mes excuses l à une annécienne volontaire pour conduire une ligne de "pedibus" vers une école de son quartier et à laquelle nous n'avions pas encore annoncé que nous ne pouvions pas donner suite à sa déclaration de bénévolat car AUCUN conseil d'école annécienne n'a donné son accord pour mener ce projet. Les parents auraient peur de confier leur enfant à un "inconnu". Ils préfèrent l'exposer aux poussières fines des voitures qu'ils utilisent pour les amener à l'école; mais se plaignent de l'inertie des élus pour règler le problème de la qualité de l'air. Pas simple....

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NATURA 2000 autour du lac

par Thierry BILLET

La cluse du lac est sertie de plusieurs sites classés au titre de la directive européenne NATURA 2000 : le roc de chère, les marais de l'enfer et les roselières de SAINT JORIOZ, le marais de GIEZ, FAVERGES et DOUSSARD, le marais du Bout du lac. C'est ASTERS, le conservatoire d'espaces naturels de la Haute Savoie qui assure la suivi scientifique et la gestion de ces espaces pour éviter qu'ils ne se referment ou ne s'assèchent en assurant des fauchages traditionnellement réalisés mais abandonnés depuis, ou pour essayer de limiter la progression de plantes invasives comme la berce du Caucase. Ces espaces contiennent des espèces floristiques rares comme le liparis ou l'orchis du marais.

J'ai le plaisir de présider le comité de gestion de ces sites au nom du SILA qui vient de valider le travail réalisé en 2014 et d'adopter le programme de travaux et d'animation foncière pour 2015 car plusieurs de ces sites appartiennent en partie au Conservatoire du littoral qui continue de proposer aux propriétaires l'acquisition de nouvelles parcelles pour en assurer la gestion et la préservation définitive.

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